> Pendant près de quinze minutes, Bad Bunny, tout de blanc vêtu, maillot de football siglé 64, et Ocasio écrit dans le dos – il s’appelle Benito Antonio Martinez Ocasio –, a fait exactement ce que la droite réactionnaire américaine redoutait : une ode à la culture latino, presque intégralement en Espagnol, qui dit mieux qu’aucun discours la force indiscutable qu’offre aux États-Unis l’immigration en ce moment conspuée par les autorités étasuniennes.
[...]
> Mais c’est probablement dans sa conclusion que l’artiste aura été le plus explicite. «Que Dieu bénisse l’Amérique», dit-il cette fois-ci en anglais, l’entendant au sens large, puisqu’il déroule ensuite le nom de la plupart des pays du continent, de l’Argentine au Canada suivi d’une parade de drapeaux en pagaille. Sur l’un des écrans du stade, on peut lire que «la seule chose plus forte que la haine est l’amour», et l’artiste de présenter à la caméra un ballon de football sur lequel est inscrit «Ensemble, nous sommes l’Amérique».
> Le destinataire a visiblement bien reçu le message. Et il n’a pas apprécié. «Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est absolument horrible, l’un des pires de tous les temps !»
Chouette.
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