Ça sentait déjà moyennement bon pour Bigben quand, le 17 janvier, l’entreprise lilloise avait annoncé son incapacité à rembourser un emprunt dont le reliquat s’élève à près de 60 millions d’euros et dont l’échéance était prévue au 19 janvier. La conséquence directe est désormais tombée, lourdement et promptement, du côté de l’éditeur et fabricant d’accessoires Nacon, détenu aux trois quarts par Bigben, qui se déclare en cessation de paiement et qui place maintenant son destin entre les mains du tribunal de commerce de Lille. Ce dernier a un an et demi pour ménager la chèvre des créanciers qui veulent revoir leur argent et le chou de la sauvegarde d’un maximum d’emplois, en particulier parmi les nombreux studios concernés, comme Kylotonn (Test Drive Unlimited), Cyanide (Styx) ou Spiders (Greedfall). L’industrie française du jeu vidéo est décidément dans une forme olympique. K.