On n'arrête plus les constructeurs venus de Chine. En 2025, de nouveaux entrants vont faire leur arrivée en Europe. Polestar ou encore Firefly, nouvelle et troisième marque du groupe Nio, lequel est déjà présent chez certains de nos pays européens et pourrait justement faire son entrée dans l'Hexagone à cette même période. La Firefly pourrait-elle débarquer un peu avant. Chez nous aussi ?
Des atouts pour l'Europe et la France
Que le Vieux Continent soit considéré de très près par le premier modèle de Firefly qui porte le même nom que la marque, cela se comprend. Avec ses dimensions réduites (non précisées, mais elles se situeraient quelque part entre une Mini et le SUV Smart #1), son look sympathique à mi-chemin entre la Mini Cooper électrique (qui serait clairement sa concurrente principale) et la Honda e dessiné en Europe par un ancien de chez BMW et ses motorisations électriques, elle a de sérieux atouts pour s'imposer.
Petite mais pratique, elle dispose - chose unique dans la catégorie - d'un petit coffre sous le capot avant (un frunk, pour les connaisseurs) d'un beau volume : 92 litres. On connaît également la valeur du coffre avec les sièges repliés : 1 250 litres (c'est mieux que le Smart #1 et ses 986 litres).
Hélas, c'est tout ce que nous savons à son sujet. Puissance des moteurs, architecture de traction ou de propulsion, nombre de batteries proposées (une ou plusieurs, capacité), rien n'a été été précisé à ce stade.
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Un prix plus agressif
Si, une chose tout de même, le prix de base annoncé à 148 800 yuans (environ 19 600 €), un peu plus bas qu'une Mini Cooper électrique de base (189 800 ¥, autour de 25 000 €). Comme toujours, il est agressif.
Elle sera lancée dès le mois d'avril en Chine et sa venue en Europe - on l'a dit - est déjà actée. Reste à savoir si la France sera concernée. Une production en Chine serait un frein entre des droits de douane trop élevés au niveau européen et la quasi-certitude qu'elle ne soit pas éligible au bonus dans l'Hexagone.
La stratégie de renouveau d'Alfa Romeo n'a pas encore porté ses fruits sur le plan commercial. Il n'empêche que le constructeur italien a quelques atouts dans sa manche pour faire parler d'elle l'année prochaine.
Comme beaucoup de constructeurs, l'année 2024 est difficile pour Alfa Romeo. Ses ventes sont en recul. De l'ordre de 13% à l'échelle européenne. Le Tonale et le nouveau Junior n'ont pas encore permis au constructeur de retrouver sa gloire d'antan. Toutefois, ce sont deux modèles sur lesquels elle compte en 2025 pour retrouver des couleurs. Et pas seulement. On fait le point sur ce qu'Alfa Romeo pourrait / devrait annoncer l'année prochaine.
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Le SUV compact électrique va changer de nom au Canada. Se peut-il que ce soit le cas ailleurs ? Nos pronostics.
Si Toyota est le maître incontesté de la technologie hybride auto-rechargeable, le constructeur japonais brille moins sur les autres formes d'électrification. Des véhicules hybrides rechargeables et électriques, il y en a bien quelques-uns mais peu.
La gamme zéro émission ne comprend ainsi que des véhicules utilitaires conçus en partenariat avec Stellantis et un modèle 100 % Toyota… qui peine à se faire un nom dans la catégorie des SUV compacts électriques. Depuis le début de l'année, 22 559 exemplaires ont été immatriculés… en Europe. Le Tesla Model Y, bien qu'en petite forme, peut dormir sur ses deux oreilles avec 180 682 unités écoulées sur la même période.
Un manque de succès qui fait qu'on s'interroge en interne. Parmi les possibles raisons expliquant son manque de succès, il y aurait son appellation complexe.
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Beyond zero
Une appellation qui nécessite - il est vrai - un décryptage pour la comprendre. “bZ” est la contraction de “beyond Zero” car ce modèle est zéro émission. “4” car il s'agit d'un véhicule de taille moyenne. Plus on descend en gamme et plus on s'approche du zéro et inversement. Enfin, il peut y avoir une lettre supplémentaire comme ici un “X” signifiant qu'il est un crossover. Mais on peut également trouver un “C” pour coupé.
Selon nos confrères québécois de Motor Illustrated, cette complexité aurait convaincu Toyota de revoir sa copie. Le responsable Toyota de la zone Québec et Canada Atlantique a ainsi annoncé qu'il va bientôt changer de nom.
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Pas avant 2026 sans doute
Ce ne serait pas exactement pour tout de suite. Sachant que le millésime 2025 a déjà été lancé, les paris sont lancés sur le modèle 2026. Il n'est pas dit que ce changement se fasse partout dans le monde. Pourtant, nous avons des raisons d'y croire.
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Le cas de l'Urban Cruiser
Récemment, Toyota a levé le voile sur son tout nouveau véhicule 100 % électrique. Tout le monde imaginait qu'il allait prendre l'appellation bZ2X. Et pourtant, la marque nippone a préféré ressortir une vieille appellation du placard, Urban Cruiser. Un nom qui avait été porté par un SUV urbain vers la fin des années 1990 et qui n'avait pas rencontré le succès escompté.
Dans ces conditions, et sachant que le bZ4X devrait justement être restylé dans le courant de l'année à venir, on verrait bien Toyota en profiter pour modifier le nom de son SUV zéro émission.
Source.
4e marque la plus vendue sur notre territoire, Toyota est en pleine forme. L'année prochaine, elle pourra compter sur de nombreuses nouveautés, dont deux très importantes.
Sur un marché en baisse de presque 24 % depuis le début de l'année, Toyota fait mieux que se défendre avec des ventes en progression de près de 22 %. Son secret ? Toujours le même, l'hybridation. Alors que les modèles électriques stagnent sur le plan commercial, freinés par une conjoncture non favorable et de nombreuses incertitudes quant à leur avenir (tous les constructeurs reviennent en arrière sur leur stratégie d'électrification), les Français font néanmoins attention à leurs rejets de CO2 et l'hybride gagne toujours plus de terrain avec 41,8 % de part de marché pour toutes les formes cumulées (légère, full hybrid et hybride rechargeable).
La marque nippone en profite clairement avec ses Yaris et Yaris Cross qui se vendent toujours aussi bien, le dernier venu ne cannibalisant pas les ventes de l'autre - ce qui est assez rare pour être souligné. Le nouveau C-HR pullule déjà sur nos routes. Quant à la Corolla, elle continue à progresser malgré son grand âge (elle a été lancée en 2018).
En résumé, l'avenir est plutôt radieux. Et, de toute façon, elle pourra compter sur une ribambelle de nouveautés en 2025 pour conforter ce beau succès.
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Lancé en même temps que la mini-citadine T03 a fait son retour, le SUV compact n'était jusque-là disponible qu'en électrique. Une nouvelle variante avec prolongateur d'autonomie sera lancée au Salon de l'automobile de Bruxelles.
Même si l'on avait appris aux essais presse des T03 et C10 que Leapmotor - la nouvelle acquisition d'origine chinoise du géant automobile - pourrait lancer des voitures électriques avec prolongateur d'autonomie, nous ignorions que le SUV familial C10 serait le premier à profiter de cette solution. Ce sera le cas et il sera exposé au Salon de l'automobile de Bruxelles en janvier.
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Le Leapmotor C10, c'est quoi déjà ?
Pour rappel, le C10 est un SUV de grande taille (4,74 m) ayant dans son viseur des modèles comme le Peugeot e-5008 (4,79 m) ou le Tesla Model Y (4,75 m). Par ses prix, il évolue plutôt néanmoins deux catégories en dessous avec un ticket d'entrée inférieur, à peine au-dessus des 36 000 €. C'est moins qu'un Peugeot e-2008 (39 250 €) pourtant 44 cm plus courts. Ultra-concurrentiel.
Une autonomie limitée
En contrepartie, il fallait se contenter d'une batterie assez juste pour la catégorie (69,9 kWh) et donc d'un rayon d'action limitée (420 km au mieux selon la marque). De quoi freiner les familles en quête d'un véhicule polyvalent.
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Comment fêter dignement les 40 ans du tout premier concept-car signé Peugeot ? Avec une version revisitée pardi ! Place aux photos.
Nouvel hommage à la Peugeot 205
Non, le Quasar - c'est le nom de ce showcar - n'est pas une Peugeot 205 à proprement parler. Mais ces deux véhicules ont un point en commun : le designer Gérard Welter. Cette parenté se retrouve au niveau du dessin de la calandre du Quasar, clairement inspiré par celui du sacré numéro de Peugeot.
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Inter-quasar
Une caractéristique que l'on retrouve sur le Quasar revisité par les équipes actuelles du design Peugeot présidée par Matthias Hossann. Les trois fines bandes de carrosseries superposées sont de retour. Au centre trône néanmoins le logo actuel de la marque. Ils sont entourés par des phares évoquant ceux du concept Inception dévoilé au CES de Las Vegas en 2023.
On retrouve ainsi dans l'habitacle le fameux volant carré Hypersquare qui devrait faire son apparition dans les prochains modèles Peugeot. En premier lieu les futures Peugeot 208 et 2008.
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On pensait que la Peugeot 208 allait de nouveau prendre l'ascendant sur elle, la citadine au Losange a finalement réalisé une remontée assez spectaculaire en fin d'année. Et même au niveau européen, ses performances commerciales forcent le respect.
Tous les ans, à la même période, la question se pose. Qui de la Renault Clio ou de la Peugeot 208 sera la citadine préférée des Français ? N°1 des ventes en 2023 avec 97 421 exemplaires immatriculés sur l'année complète, la Renault Clio avait assez nettement devancé sa rivale de toujours la Peugeot 208 (86 263 unités sur la même période). Seulement, depuis le début 2024, c'est cette dernière qui avait pris la tête des ventes. À quelques jours de la fin de l'année, la lutte est plus acharnée que jamais.
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Une centaine d'unités d'écart
Au dernier décompte, seuls 165 exemplaires séparent la Clio de la 208 avec un avantage pour cette dernière. Tout va se jouer sur le mois de décembre. Et a priori, c'est la Renault qui dispose d'un avantage puisque l'écart s'est nettement resserré. En juin, la Lionne la devançait de 2 576 exemplaires. Elle pourrait bien être la meilleure vente en France pour la 2nde année consécutive. Trop proche sur le plan du style par rapport à sa devancière, la 5e génération n'était jamais parvenue jusque-là à revenir en tête. Il semble bien que le restylage de mi-carrière ait porté ses fruits.
Des ventes en baisse en 2024
Pas de quoi pavoiser pour autant, le marché du neuf n'est pas au meilleur de sa forme et cela se ressent dans la mesure où, au global sur les 11 premiers mois de l'année, les ventes de la Clio sont en régression dans l'Hexagone avec -7,3 %. Il semble illusoire qu'elle dépasse la barre des 90 000 exemplaires comme en 2023 (81 414 à date). A contrario, la 208 a réalisé un meilleur exercice pour le moment (+1,4 %).
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Une deuxième place en Europe ?
Autre match très serré, celui qui l'oppose à la Volkswagen Golf en niveau européen : 198 866 exemplaires de janvier à novembre pour cette dernière, 195 930 pour la Renault. Le Tesla Model Y, ancien n°1, est aujourd'hui dépassé avec 180 682 unités. Largement en tête, on trouve la Dacia Sandero, 245 646 ventes, signe des temps qui courent. Plus que des voitures électriques, ce sont des véhicules pas chers qu'attendent les Européens.
Progression des ventes de la Clio en Europe
Pour en revenir à la Clio, sa progression (+9 %) est moins forte que la Golf (+20 %). Là aussi, tout va se jouer sur les derniers jours.Une belle performance pour un modèle en fin de vie. De quoi envisager sereinement l'avenir alors que sa remplaçante se profile à l'horizon.
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BYD se prépare à lancer un petit SUV électrique en Europe, l'Atto 2. Avec de multiples atouts sur le papier, il pourrait rencontrer le succès.
Nos confrères britanniques d'Auto Express sont formels, le petit SUV électrique dévoilé en Chine en début d'année par BYD - le Yuan Up - va bientôt arriver sur leur territoire mais il prendra l'appellation Atto 2. A priori, il n'y a pas de raison pour que nous ne soyons pas concernés à notre tour par ce véhicule, d'autant plus qu'il dispose d'atouts intéressants pour s'imposer, davantage que les autres modèles de la gamme déjà vendus en France.
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Un véhicule compact
4,31 m de long, 1,83 m de large et 1,68 m de haut, ses dimensions font de lui un rival tout désigné des Peugeot e-2008, Suzuki e Vitara et Citroën ë-C3 Aircross. Alors certes, il existe déjà un véhicule de petite taille chez BYD, la Dolphin, mais cet Atto 2 a un petit truc en plus, c'est un SUV, soit la carrosserie la plus en vogue à l'heure actuelle. Cette descente en gamme pourrait être salutaire au constructeur asiatique, lui qui vend pour le moment surtout de grands SUV.
300 km d'autonomie
Il va arriver dans une catégorie très disputée, aura un look passe-partout et ne pourra certes pas compter sur un blason très connu mais il n'aura sur le papier pas grand-chose à leur envier sur le plan technique. Un poids raisonnable, sous les 1 600 kg. Une belle puissance avec 130 kW (environ 177 ch). La batterie de petite capacité, 42,4 kWh selon les données partagées par l'organisme Green NCAP qui l'a soumis à son protocole d'étude, ne lui permet pas de traverser la France avec à peine plus de 300 km de rayon d'action mais il pourrait contrebalancer cela avec des tarifs étudiés. En Chine, il démarre à environ 13 000 € et coûte un peu moins de 16 000 € dans sa version de pointe.
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Une potentielle éligibilité au bonus écologique en France
Chez nous, le tarif sera plus élevé mais pourrait rester attractif, tradition de marque oblige (même si BYD ne fait pas aussi fort que MG). En outre, il ne sera pas soumis aux nouveaux droits de douane dans la mesure où il sera produit sur le Vieux Continent, en Hongrie, comme confirmé récemment par la responsable de la marque en Europe Stella Li au magazine allemand Capital.
Une sortie attendue en 2026
Or, qui dit production non loin de chez nous et gabarit raisonnable dit quasi-assurance de profiter du bonus écologique en France. Avec un tarif étudié, l'Atto 2 pourrait enfin aider BYD à percer et même couper l'herbe sous le pied de MG, le seul constructeur chinois à s'être véritablement imposé jusque-là (sans nul doute grâce à son blason connu des locaux). Constructeurs européens, prenez garde, l'Empire du milieu contre-attaque. Seul petit lot de consolation pour ces derniers, la production des Atto 3 et Dolphin en Europe ne démarrera qu'à la fin de l'année prochaine. Pour l'Atto 2, visons donc plutôt 2026.
Comme Lancia, la marque premium française s'était fixée pour objectif de ne plus lancer que des modèles 100 % électrique à compter de 2024. Oui mais ça, c'était avant…
Décidément, avec le départ de Carlos Tavares, le groupe Stellantis n'en finit plus de multiplier les annonces pour rassurer les investisseurs. Il sera par exemple présent en force au prochain Salon de l'automobile de Bruxelles le mois prochain, avec même davantage de marques qu'au Mondial de l'Auto de Paris en octobre dernier. Surtout, John Elkann - le patron par intérim du groupe - et Jean-Philippe Imparato - ex-dirigeant d'Alfa Romeo et Peugeot aujourd'hui en charge de toutes les marques sur la région Europe - ont tenté d'apaiser le gouvernement italien avec lequel les relations étaient houleuses ces dernières années.
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Le tout électrique en pause chez Stellantis
La Botte est clairement au cœur des décisions stratégiques du groupe pour les années à venir. Outre la confirmation que la Fiat 500 sera renouvelée en 2030, le plan dévoilé par nos confrères de Quattroruote certifie que Stellantis a bien pris en compte la situation actuelle et décidé de fait de ne pas virer trop vite vers le tout-électrique. La future Gamma de Lancia sera ainsi électrique et hybride, ce qui n'était pas prévu à l'origine, et il en sera de même pour la prochaine mouture du DS 7.
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