Sans trop de surprises, le marché automobile français termine l'année 2025 dans le rouge. Plusieurs représentants du secteur tirent la sonnette d'alarme.
2023 aura-t-elle été “une parenthèse dans une normalité ancrée sous les 1,7M d'unités en moyenne depuis la crise du Covid” ? C'est la question que se posent avec justesse les experts d'AAA Data. C'est que, sans que l'on s'en étonne vraiment, l'année 2024 n'aura pas été meilleure que le précédent cru. Elle aura même été moins bonne avec des immatriculations en recul de 3,2 % par rapport à 2023. Pire, par rapport à 2019 (juste avant la pandémie), la baisse s'établit à -22,39 %. Selon le délégué général de Mobilians, Xavier Horent (organisation patronale qui représente le secteur de la distribution automobile), “2024 se place à la 7ème position des pires années sur un demi-siècle”. Et il y a même plus gênant encore dans cette histoire…
Le leasing social n'aura pas servi à grand-chose
C'est que 2024 avait démarré sur les chapeaux de roues. Une raison à cela, le dispositif gouvernemental permettant de s'offrir une voiture électrique pour 100 € par mois, parfois beaucoup moins, qui a connu beaucoup de succès avec environ 50 000 dossiers validés (on attend toujours les détails du gouvernement). S'il n'avait pas été mis en application, le marché serait donc sans doute sous les 1,7 million d'unités.
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La voiture électrique stagne
D'ailleurs, malgré ce coup de pouce, les ventes de voitures électriques ont stagné. Leur part de marché s'établit à 16,9 %, c'est seulement 0,1 % de plus qu'en 2023. Les volumes sont même en baisse de 2,5 % (291 143 immatriculations au total). C'est simple, c'est la première baisse depuis que les modèles zéro émission ont été mis en avant par les pouvoirs publics. Inquiétant alors que l'objectif de 2035 se rapproche et que les constructeurs vont devoir vendre environ 20 % à 25 % de véhicules électriques pour ne pas payer des amendes faramineuses avec le durcissement de la norme CAFE en 2025.
La Renault 5 pour aider le marché en 2025 ?
Ce qui pourrait aider malgré tout, l'arrivée en masse de modèles (un peu) plus accessibles. Une Renault 5 sous les 30 000 €, c'est toujours mieux qu'un Tesla Model Y au-dessus des 40 000 €, mais cela reste moins bien qu'une Renault Clio démarrant sous les 20 000 €.
Les voitures hybrides gardent la tête hors de l'eau
Parce que les Français n'adoptent pas en masse les voitures électriques, peut-on dire pour autant qu'ils ne prêtent pas attention à leur bilan carbone ? Pas tout à fait car les voitures purement thermiques se sont effondrées l'année dernière. Les modèles essence ont chuté de près de 21 % et les diesel de plus de 27 %.
Une voiture neuve sur 5 vendues est hybride
Les grandes gagnantes de 2024, ce sont les voitures hybrides avec, en premier lieu, les full hybrid ou hybrides auto-rechargeables (comme les Toyota Yaris et Renault Clio) dont la part a augmenté de presque 5 points pour atteindre 19,5 %. Les véhicules à hybridation légère ont également le vent en poupe avec 5,1 points de part de marché en plus. Enfin, les hybrides rechargeables sauvent les meubles avec 8,5 % de part de marché, une baisse de seulement 0,5 point.
De sombres perspectives
Qu'à cela ne tienne, ces petites victoires ne suffisent pas à rassurer les experts du secteur. Et ce n'est pas la légère progression au mois de décembre mettant fin à 7 mois de baisses consécutives qui va changer quoi que ce soit à leur position. En même temps, si le marché termine à +1,47 % en décembre, c'est parce qu'il y avait un jour ouvré en plus. En appliquant la correction, on se retrouve à -3,36 %, il n'y a pas de quoi pavaner.
Pour Xavier Horent, “la crise automobile est le reflet de la crise politique française et des labyrinthes dogmatiques bruxellois”. Vincent Salimon, patron de BMW France (une marque qui s'en sort pourtant avec les honneurs avec +14,3 %), voit carrément rouge. Selon lui, “les politiques en place sont presque parfaites pour ne pas renouveler le parc, pour renchérir le marché du véhicule d'occasion, pour ralentir les ventes de véhicules 100% électriques”. “Fini de rigoler. Il est temps de sonner la fin de la récréation !”, ajoute-t-il. Des paroles qui seront entendues ?
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La marque à l'Étoile n'a pas que la nouvelle génération de CLA dans sa sacoche pour l'année prochaine. Non, bien au contraire, c'est sans nul doute le constructeur qui a le programme le plus chargé en 2025.
Les derniers résultats de Mercedes ne sont pas bons. Au dernier trimestre, les bénéfices ont ainsi diminué de moitié. Des difficultés que la marque attribue surtout à une compétition féroce en Chine. Force est de constater que même en Europe, l'heure n'est pas à la fête. La plupart des best-sellers ont vu leurs ventes baisser depuis le début de l'année : la Classe A (-3 %), la Classe C (-29 %), les GLA et GLC (respectivement -18 % et -6 %).
Le constructeur de Stuttgart serait bien contraint de revoir dans un avenir pas trop lointain sa stratégie qui consiste à monter en gamme puisque, sur les segments supérieurs, les ventes sont carrément franchement décevantes (la Classe S plonge de 32 % et le SL de 57 %).
Qu'à cela ne tienne, avec une gamme toujours aussi riche, le programme de nouveautés permet à la marque de sauver les meubles et de faire preuve de dynamisme. En 2025, de nombreux modèles sont attendus.
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Lancement du Mercedes-Maybach SL
Après des années 2023 et 2024 plutôt calmes, le cru 2025 sera nettement plus attrayant avec au moins deux grandes nouveautés, et sans doute une supplémentaire.
Depuis le restylage des DS 3 et DS 7 en 2022, il ne s'est pas passé grand-chose hélas chez DS Automobiles. En outre, les facelifts n'ont pas aidé les deux modèles suscités à se maintenir avec des ventes en baisse de respectivement 10 % et 25 %. Il était temps que le constructeur automobile premium français insuffle un vent de fraîcheur dans sa gamme. C'est prévu pour 2025 !
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DS 4 électrique
Parce qu'ils sont toujours autant appréciés des acheteurs, il nous semblait indispensable de réaliser un gros plan sur les SUV incontournables de la nouvelle année. C'est parti !
Ils ont beau être attaqués de toutes parts, il n'empêche que les SUV progressent encore et toujours. En 2024, leur part de marché est passée de 47 % à 49 %. Oui, près d'un modèle neuf vendu sur deux en est un. En d'autres termes, ils comptent pour vous. Aussi avons-nous pensé à vous : voici une sélection de modèles qui vont compter en 2025.
Alpine A390 électrique
Audi Q3
BMW iX3
Citroën C5 Aircross
DS N°8 électrique
Range Rover électrique
Renault Austral
Skoda Epiq
Tesla Model Y Juniper
Volkswagen T-Roc
Bonne nouvelle pour les amateurs de “muscle cars” américaines, la dernière génération de Charger pourrait poser ses roues en Europe dès l'année prochaine.
Oui, la législation européenne est particulièrement contraignante, mais il n'empêche que les habitants du Vieux Continent sont en mal de voitures plaisir. Or, il semblerait que les constructeurs automobiles aient entendu leurs doléances puisqu'elles font peu à peu leur retour. Après la commercialisation de la MG Cyberster, l'annonce du retour de la Honda Prelude prévu pour 2026, voilà qu'une américaine pourrait débarquer sur nos routes l'année prochaine, la Dodge Charger.
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Vers la fin 2025
“Elle sera disponible auprès des importateurs en Europe”, a annoncé un porte-parole du groupe à nos confrères de Carscoops. Il ne semble donc pas question de relancer la marque en Europe. Qui sait, si la sportive séduit le public européen, peut-être songera-t-on à revoir cette position ?
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La nouvelle année approchant, faisons le point sur ce qui va évoluer pour les automobilistes dès le 1er janvier 2025 ou plus tard durant l'année. Et en l'occurrence, les mauvaises nouvelles vont globalement s'accumuler.
La situation politique a beau être pour le moins complexe en France, le pays n'est pas en situation de blocage complet. Sur le plan de la réglementation automobile, de nombreuses évolutions sont attendues en 2025. Regardons cela de plus près.
Bonus, prime à la conversion, leasing social… le point sur les aides à l'achat d'une voiture électrique
Pour le coup, les nouvelles dispositions concernant les aides à l'achat sont en vigueur depuis le début du mois de décembre, mais une piqûre de rappel sera tout sauf inutile. Première chose, la prime à la conversion est purement et simplement supprimée.
4000€ de bonus écologique maximum en 2025
Le bonus est pour sa part raboté. Désormais, on peut espérer au mieux 4 000 € de déduction pour l'achat d'une voiture électrique coûtant moins de 47 000 € et pesant moins de 2,4 tonnes. C'est le cas pour les Français ayant un revenu fiscal de référence par part (RFR/part) inférieur ou égal à 16 300 euros. Il s'élève à 3 000 € pour ceux dont le RFR/part est supérieur à 16 300 euros et inférieur ou égal à 26 200 euros et à 2 000 € pour tous les autres. À noter que seuls les acheteurs particuliers peuvent encore profiter de ce coup de pouce de l'État, pas les entreprises.
Jusqu'à 9000€ pour la prime rétrofit
La prime rétrofit est maintenue. On peut toujours déduire de 500 € à 9 000 € en transformant son véhicule thermique en une voiture hybride rechargeable ou 100 % électrique selon que l'on soit un particulier ou une entreprise. Les détails sont listés ici.
Le leasing social de retour mi-2025, normalement
Reste la question épineuse du leasing social. Après le grand succès de ce dispositif en 2024, l'État envisageait de relancer cette opération durant la seconde partie de l'année 2025. Toutefois, le gouvernement Barnier a chuté depuis lors. Sa reconduction dépendra de la tenue de celui de François Bayrou.
La carte grise toujours plus chère dans de nombreuses régions !
Le montant du cheval fiscal augmente le 1er janvier 2025 dans plusieurs régions. Il passera de 46 à 60 € en Normandie, de 55 à 60 € dans la région Centre-Val de Loire, de 51,20 à 59 € dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, de 45 à 53 € en Nouvelle Aquitaine et enfin de 48 € à 60 € dans le Grand Est.
Hausse de 60% en Corse
La Corse va également perdre sa couronne de région la moins chère de France puisque le prix du cheval va évoluer de 27 € à 43 €, ce qui représente une hausse non négligeable de 60 % !
Enfin, la Bretagne va également revoir le montant du cheval fiscal en 2025 mais seulement à partir du 1er février. Là aussi, le plafond de 60€ sera atteint.
Petit lot de consolation, pour toute demande d'un certificat d'immatriculation, le document vous sera désormais envoyé par voie postale selon un arrêté datant du 13 décembre dernier.
Les ZFE vont pousser comme des champignons
Cela avait été décidé longtemps à l'avance, et même si l'État est quelque peu revenu sur certaines de ses décisions, les Zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) vont se multiplier dès le 1er janvier. Outre celles de Lyon et Paris qui vont devoir interdire les véhicules Crit'Air 3 et celles qui existaient déjà mais n'ont pas pour obligation d'aller plus loin en matière de restrictions (mais peuvent le faire et vont pour certaines se montrer plus sévères), de nombreuses nouvelles métropoles doivent interdire les modèles non classés (toutes les voitures datant d'avant 1997) dès le 1er janvier. Vu leur nombre, il y en a forcément une à côté de chez vous.
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Fin de la circulation interfiles
Elle avait été prolongée, la circulation interfiles sur les voies rapides et autoroutes prend fin au 31 décembre 2024. À compter de la nouvelle année, les deux-roues et trois-roues motorisés ne pourront plus circuler entre les voitures dans les périodes de forte affluence. Reste aux services de l'État de déterminer si cette expérimentation a été profitable et si elle peut être intégrée au Code de la route. En attendant, le fait de continuer à le faire vous expose à un retrait de 3 points sur le permis de conduire et à une amende forfaitaire de 135 €.
Le contrôle technique moto étendu
Depuis l'année dernière, le contrôle technique des deux-roues et trois-roues motorisés ainsi que des quadricycles légers (accessibles sans permis) et lourds (avec permis B1) est obligatoire. Toutefois, il avait été décrété qu'il serait mis en place progressivement. Après les modèles datant d'avant 2017, il s'étendra en 2025 aux deux-roues, trois-roues et quadricycles légers et lourds immatriculés entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2019.
Augmentation annuelle pour les péages
Évidemment, qui dit nouvelle année dit augmentation du prix des péages. Impossible de ne pas y couper, hélas. Comme toujours, la hausse est prévue pour le 1er février 2025. Le ministère des Transports a promis que ce serait “la plus faible depuis 2021” et qu'elle serait “bien inférieure à l'inflation”. Elle devrait s'élever en l'occurrence en moyenne à +0,9 %. À titre de comparaison, on était à +3 % en moyenne au 1er février 2024 et +4,75 % un an plus tôt. Il y a du mieux, incontestablement.
Même s'il est en danger, l'objectif d'interdire la vente de voitures thermiques neuves à l'horizon 2035 est pour le moment maintenu. L'arrivée de nombreux modèles de petite taille et donc moins chers pourrait enfin aider à démocratiser cette solution.
Avec des ventes qui ont baissé de 5,4 % depuis le début de l'année dans l'Union européenne et une part de marché en régression de 0,8 point à un toujours très faible 13,4 %, la transition vers le tout électrique décidée par les Etats membres est en grande difficulté. D'ailleurs, la quasi-totalité des constructeurs font aujourd'hui machine arrière et ont décidé de poursuivre l'aventure du thermique pendant encore quelques années.
Si l'année 2024 a été marquée par de nombreuses nouveautés électriques de petite taille plus adaptées aux besoins des Européens que les gros SUV et les grandes berlines proposées jusque-là, les deux prochaines seront décisives. D'une part, les véhicules lancés récemment prendront leur envol commercial. Nous regarderons de très près les performances de la Renault 5, du Hyundai Inster ou de la Citroën ë-C3. Enfin, les modèles “accessibles” vont se multiplier. Par “accessibles”, nous entendons les SUV urbains sous les 30 000 €, les citadines sous les 25 000 € ainsi que les mini-citadines sous les 20 000 € avant déduction du bonus écologique. Nous vous proposons de revenir en images sur les nouveautés électriques déjà lancées et celles qui arrivent. Et comme vous allez pouvoir en juger par vous-même, nous ne mentons pas quand nous disons qu'elles vont se multiplier !
Celles qui sont déjà là
La Dacia Spring de retour au top niveau en 2025 ?
Nous avons déjà évoqué certaines d'entre elles, sans doute les plus importantes. Quoique… Avec la baisse du coup de pouce de l'Etat, la Dacia Spring pourrait reprendre des couleurs dans les prochains mois. Renouvelée en profondeur avec brio en début d'année, la citadine roumaine prend ses distances avec la ë-C3 question tarifs. Dans le même temps, la Leapmotor T03 (du même groupe Stellantis) qui aurait pu lui mener la vie dure n'est toujours pas éligible au bonus. Et il se pourrait que le gouvernement revoit ses textes dans les prochains mois pour pénaliser les voitures comme elles qui sont produites en kit. Les ventes de la Spring ont progressé en fin d'année, ne reste plus qu'à voir s'il s'agit d'un simple phénomène passager provoqué notamment par l'arrivée en concessions des modèles restylés.
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Découverte en avance et en photos des nouveautés qui marqueront l'année 2025 chez BMW.
En pleine forme en 2024, BMW peut envisager l'avenir sereinement. Un futur qui sera toujours plus électrifié mais dans lequel les voitures de sport thermiques auront toujours parfaitement leur place. La preuve en images.
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Selon un blog dédié à la marque à l'Hélice, la variante coupé de la sportive serait sur le départ. De manière générale, toutes les versions de la Série 8 pourraient bientôt disparaître.
Audi et Mercedes aimeraient pouvoir en dire autant, BMW a réalisé une excellente année 2024. Ses ventes ont progressé de 6,4 % sur le Vieux Continent. Avec 564 667 véhicules vendus de janvier à novembre, elle est de loin la marque premium la plus appréciée des Européens, Mercedes n'ayant écoulé que 502 861 voitures (-0,6 %) et Audi 476 416 (-9,5 %).
Pourtant, si la plupart des modèles rencontrent le succès, il existe quelques exceptions, à commencer par la Série 8 dont les immatriculations ont plongé de 34 % avec un maigre 2 433 exemplaires vendus depuis le début de l'année. Des résultats faibles qui feraient qu'on s'interroge en interne…
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Déjà la fin en France
D'après le BMWBlog, les distributeurs de la marque auraient reçu une note de la part du siège indiquant que la production de la version la plus sportive du coupé, la M8, serait interrompue au début de l'année 2025. Ce véhicule disparaîtrait du site et ne serait plus configurable dès le mois de janvier. Il ne resterait donc plus que les variantes cabriolet et Gran Coupé (le coupé 4 portes, si vous préférez). Enfin, il ne s'agirait pas d'une disparition temporaire. Aucun retour ne serait prévu en 2026.
Un petit détour sur le site France et on remarque que plus aucune des variantes M8 n'apparaît sur le site. Si les coupés 2 et 4 portes et le cabriolet peuvent encore être commandés, on ne peut les choisir qu'avec le 6 cylindres en ligne diesel de 340 ch associé à une transmission intégrale (840d xDrive). Ce n'est pas le cas en Allemagne par exemple où tous les modèles sont encore au catalogue. Une disparition prématurée qui pourrait s'expliquer chez nous par une fiscalité particulièrement éprouvante pour ce type de véhicules.
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Un remplacement encore incertain
Toujours selon le BMWBlog, le remplacement initialement prévu pour 2026 de la Série 8 aurait été gelé en interne. Si ce modèle venait à refaire son apparition, ce ne serait pas avant la fin de la décennie. Et la version Cabriolet serait abandonnée.
Étant donné le contexte actuel, on est en droit de se questionner sur son remplacement. Mercedes a par exemple abandonné le CLS qui avait pourtant lancé la mode des grands coupés 4 portes. Quant aux coupés et aux cabriolets de manière générale, ils sont régulièrement mis de côté par les constructeurs. L'heure est à l'électrification et à la rationalisation, et pas - hélas pour les amateurs - aux véhicules plaisir.
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Lancement du Tavascan, présentation et commercialisation du Terramar sans compter le restylage des Formentor et Leon, Cupra était toujours aussi dynamique en 2024. Elle le sera un peu moins l'année prochaine, Seat étonnamment le sera un peu plus.
Si le développement de Cupra ne doit pas mettre un frein à celui de Seat, force est de constater que la première des deux marques citées est nettement plus en forme que l'autre. Enfin, sur le plan de l'actualité produits (4 nouveautés en 2024 dont deux facelifts pour Cupra, 1 timide restylage chez Seat) car, pour ce qui est des résultats commerciaux, Seat a toujours l'ascendant tant en matière de volumes (197 137 unités écoulées de janvier à octobre contre 149 644 pour Cupra) que de dynamique (+11,5 % vs +9,4 %). Stupéfiant compte tenu de sa gamme vieillissante.
Justement, chose rare, on attend davantage d'animations du côté de chez Seat en 2025 et un peu moins chez Cupra. On fait le point pour vous !
Un restylage pour les Arona et Ibiza
L'année touchant à sa fin, prenons le temps de revenir sur ces véhicules dont la commercialisation a cessé en France. Cette année, la liste est plutôt éclectique.
Le durcissement en juillet dernier de la norme sécuritaire GSR II imposant aux constructeurs d'équiper leurs véhicules de technologies évoluées aura eu la peau de plusieurs véhicules trop anciens pour être mis à jour (pour des questions d'ordre technique ou financier), mais finalement pas tant que ça. Et le revirement soudain de la quasi-totalité des groupes automobiles sur leur stratégie d'électrification a fait que peu de voitures thermiques ont été poussées vers la sortie.
De fait, si la liste des voitures ayant déserté le catalogue en 2024 est assez longue, on aurait pu attendre qu'elle le soit davantage. Mais alors, quelles sont-elles ?
Selon une source généralement bien renseignée, la marque britannique pourrait carrément faire un virage à 180° sur sa stratégie d'électrification.
Les publications du BMW Blog sont en principe des sources sûres. Quelle ne fut donc pas notre surprise de lire les deux derniers articles concernant Mini, la marque britannique détenue par le groupe allemand. Selon les membres dudit blog, le constructeur serait en train de faire un volte-face sur sa stratégie d'électrification. Détails.
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La Mini Cabrio électrique apparemment abandonnée
Première surprise, alors qu'on s'attendait logiquement à ce que la nouvelle Mini Cooper électrique soit déclinée en un cabriolet 4 places, le projet (J03 de son nom) aurait été d'après eux gelé en interne.
Les amateurs de conduite cheveux au vent pourront toujours se consoler avec la décapotable thermique renouvelée il y a peu. Mais voilà qui peut paraître surprenant alors que, avant de partir à la retraite, la précédente mouture de Mini Cabrio avait profité en toute fin de carrière d'une variante électrique en série limitée à prix d'or donnant à voir un futur silencieux.
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Après avoir renouvelé ses best-sellers 3008 et 5008 en 2024, la marque de Sochaux aura un programme bien plus light l'année prochaine.
En l'espace de deux ans, la quasi-totalité du catalogue de Peugeot aura été revue avec les restylages des Peugeot 208, 2008, 508 et Rifter et le renouvellement des 3008 et 3008. Et c'est sans compter l'arrivée d'un modèle tout nouveau dans les concessions début 2023, la 408. Dans ces conditions, il ne reste plus grand-chose à faire pour le constructeur français. Logiquement, l'année 2025 sera moins animée.
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Baisse de prix pour la Peugeot e-208
Après une année 2024 faste, la marque aux Anneaux rempilera avec un cru 2025 qui le sera tout autant. Faisons le point ensemble sur ce que nous prévoit le constructeur allemand dans les prochains mois.
Ça y est, après des années de calme olympien, Audi s'est enfin décidée à renouveler plus ou moins en profondeur la plupart de ses modèles tout en ajoutant quelques nouveautés. A3 et e-tron GT restylées, A5, A6 e-tron, Q6 e-tron, la liste est longue. Et elle le sera tout autant en 2025 !
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Nouvelle Audi A7
Seule marque du groupe Stellantis à garder la tête hors de l'eau en cette année 2024, elle pourra compter sur de nombreuses nouvelles additions en 2025. Suivez le guide.
L'année 2024 est difficile pour le géant automobile Stellantis, c'est le moins que l'on puisse dire. C'est simple, toutes les marques vendues sur le Vieux Continent sont dans le rouge depuis le début de l'année. Toutes sauf une, Jeep qui sans vraiment progresser stagne avec +0,3 % de janvier à octobre. Merci l'Avenger dont les ventes ont bondi de 117 % !
Les autres modèles sont moins à la fête : -35 % pour le Compass, -47 % pour le Grand Cherokee ou encore -50 % pour le Renegade. Qu'importe, les perspectives sont bonnes pour 2025 avec l'Avenger qui devrait poursuivre sur sa lancée (surtout qu'il est désormais proposé en hybride et en thermique) et des nouveautés à venir.
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Le Jeep Compass enfin renouvelé
La première et la plus importante en matière de volumes étant la nouvelle génération de Compass. On le sait déjà depuis quelques mois mais Jeep a enfin daigné partagé en France un croquis annonçant l'allure générale de son nouveau venu, il sera commercialisé dès l'année prochaine en Europe.
La première image laisse entrevoir un baroudeur né avec des passages de roues marqués et carrés, une garde au sol surélevée, des formes plutôt rectilignes mais plus élancées que l'actuelle avec une surface vitrée moins importante, notamment après le montant C. Bref, une véritable Jeep.
Si 2024 a été l'année de la Renault 5, 2025 sera celle de la Renault 4 avant le retour de la Twingo en 2026. Bref, la Renaulution n'est pas terminée. Zoom sur les nouveautés attendues dans les prochains mois.
Entre le lancement du Rafale, la présentation et la commercialisation dans la foulée du Symbioz (version longue du Captur), la révélation de la Renault 4 de série mais aussi et surtout l'introduction de la tant attendue R5 dont les premiers résultats commerciaux sont très encourageants (c'était l'électrique la plus vendue en France en novembre), on ne s'est pas ennuyé une seule seconde avec Renault en 2024. Autant vous dire qu'il en sera de même pour 2025…
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La Renault 4 électrique débarque !
Dans une vidéo revenant sur les meilleurs moments de 2024, le constructeur italien aurait glissé un indice sur la prochaine mouture de son grand SUV. Explications.
Besoin impérieux de modifier le nom de son nouveau petit SUV pour satisfaire les autorités italiennes qui n'ont pas apprécié qu'un modèle non assemblé en Italie porte le nom d'une ville locale (c'est ainsi que le Milano est devenu Junior), Tonale déjà en difficulté commercialement parlant alors qu'il est encore tout jeune, etc., si Alfa Romeo se félicite d'une année 2024 réussie dans une vidéo publiée récemment, nous nous montrons pour notre part plus circonspects. Et nous regarderons de très près les résultats du Junior en 2025 qui seront déterminants pour l'avenir de la marque.
En 2025, la marque pourra compter sur d'autres nouveautés pour essayer de remonter la pente. Une version 4x4 du Junior qui sera dévoilée au Salon de Bruxelles, de (trop) légères modifications pour le Tonale qui aurait sans doute mérité davantage mais aussi et surtout la nouvelle génération du Stelvio… dont Alfa Romeo aurait justement donné un avant-goût dans le teaser.
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Un préparateur européen vient de concevoir un kit carrosserie pour le Ferrari Purosangue. Ainsi paré, le SUV s'éloigne encore davantage du statut de voiture pour père de famille pressé.
Plus qu'aucun modèle Ferrari jamais lancé, le Purosangue concilie sportivité et praticité. La voiture du bon père de famille en somme. Oui mais paré du kit carrosserie réalisé par les équipes de Venuum, il s'en éloigne quelque peu et devient nettement plus exubérant.
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Encore plus agressif
De base, le kit comprend un pare-chocs avant revu, des jupes latérales élargissant encore le SUV et un pare-chocs arrière avec un diffuseur nettement moins discret. On peut encore ajouter des prises d'air supplémentaires, un garde-boue ou un becquet à l'arrière pour plus de sportivité… ou moins de discrétion, c'est selon.
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Le prix n'a pas été communiqué
Le prix de la transformation n'est pas précisée. Mais bon, quand on est capable de débourser un minimum de 400 000 € hors options et hors malus pour s'offrir la version “de base”, on peut bien faire une petite folie supplémentaire.
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Le préparateur allemand Mansory vient de dévoiler une de ses dernières créations sur base de la plus puissante des Lamborghini actuelles, la Revuelto. Déjà agressive à souhait dans sa version classique, elle se fait carrément monstrueuse sous la houlette de Mansory. Présentations en images.
Seul le coloris est discret
Cela passe à l'avant avec une prise d'air sur le capot surmontée de carbone. Le bouclier se veut également plus sportif avec, là aussi, du carbone à profusion et un déflecteur redessiné, lui même en carbone.
Des déflecteurs guidant le flux d'air au mieux font également leur apparition sur les côtés. Les monstrueuses jantes de 21” à l'avant et 22” à l'arrière sont également spécifiques. C'est à l'arrière que cette Revuelto se fait tout particulièrement agressive avec un becquet extensible et un déflecteur au dessin revu, tous deux en carbone. Finalement, la livrée intégralement noire adoucit quelque peu l'ensemble.
L'habitacle aussi avec, sur l'exemplaire en photos, quelques touches de couleur pour agrémenter l'ensemble par ailleurs plutôt sobre… pour une Lamborghini s'entend.
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Encore plus puissante
Etait-il possible de faire plus fou que la mécanique de base de la Revuelto ? Mansory a voulu tenter l'expérience. Le V12 maison développe ici 880 ch et 725 Nm de couple, soit une progression de respectivement 55 ch et 35 Nm par rapport à l'originale. Au cumulé, avec les trois moteurs électriques, cela donne aux alentours de 1 070 ch, à comparer aux 1 015 ch de la Revuelto. De quoi augmenter de peu la vitesse maximale (354 km/h) et le 0 à 100 km/h de 2,5 s à 2,4 s.
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