Ce lundi se tenait la 8e étape du Dakar 2025. Et la victoire est loin d'être acquise pour le duo sud-africain Lategan - Cummings. Ils sont talonnés par l'équipage Al Rajhi - Gottschalk. Nasser Al-Attiyah est en embuscade avant d'attaquer l'épreuve des dunes mardi.
Au classement général de ce Dakar 2025, c'est toujours la Toyota de Henk Lategan qui est en tête. Le Sud-africain a repris un peu d'air sur son dauphin, Yazeed Al Rajhi. Il le devance désormais de 5 min 41. L'écart avec l'équipage Ford Raptor Ekstrom - Berggkvist est de 28 min 55 et il est de 34 min 14 sur la Dacia Sandriders de Nasser Al-Attiyah et Édouard Boulanger à l'issue de la 8e étape qui reliait Al Duwadimi à Riyadh ce lundi pour 487 km de spéciale.
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Les Français Serradori et Minaudier 6e du classement
Côté français, après l'abandon samedi de Guerlain Chicherit, il ne reste que Mathieu Serradori et Loic Minaudier dans le Top 10. Ils sont actuellement 6e du classement au volant de leur voiture Century Racing à 58 min 24 du leader. Une très belle performance pour ce duo qui réalise une belle édition 2025.
Nasser Al-Attiyah espère performer dans les dunes
Relégué à 34 min, le pilote qatari - quintuple vainqueur de l'épreuve - attend avec une certaine impatience l'étape de mardi, la 9e, qui se déroulera dans les dunes. Un exercice qu'il affectionne particulièrement et durant lequel il espère regagner du temps sur les leaders tout en profitant d'ennuis mécaniques probables.
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Le classement général du Dakar 2025 après la 8e étape
H.Lategan - B.Cummings | Toyota Gazoo Racing
Y.Al-Rajhi - T.Gottschalk | Overdrive Racing
M.Ekström - E.Bergkvist | Ford M-Sport
N.Al-Attiyah - E.Boulanger | Dacia Sandriders
M.Guthrie - K.Walch | Ford M-Sport
M.Serradori - L.Minaudier | Century Racing Factory Team
J.Yacopini - D.Oliveiras | Overdrive Racing
S.Quintero - D.Zenz |Toyota Gazoo Racing
J.Ferreira - F.Palmeiro | X-Raid Mini JCW Team
B.Baragwanath - L.Cremer | Century Racing Factory Team
U.Männama - R.Lepik | Overdrive Racing
M.Prokop - V.Chytka | X-Raid Mini JCW Team
R.Baciuska - O.Mena | Overdrive Racing
N.Cavigliasso - V.Pertegarini | Team BBR
G.Guerreiro - C.sachs | Red Bull Off Road Jr Team
P.Spierings - J.Van der Stelt | Team Rebellion
L.Moraes - A.Monleon | Toyota Gazoo Racing
M.Macik - F.Tomasek - D.Svanda | MM Technology
B.Heger - M.Eddy | Sébastien Loeb Racing
L.Baud - L.Baud | X-Raid Mini
Crédit photo : A.S.O./F.Gooden/DPPI.
Des modèles importants au salon de l'automobile de Bruxelles, il y en a bien quelques-uns. On peut naturellement considérer la 6e, remplaçante 100 % électrique de la berline 6, comme l'un d'entre eux. Présentation.
Nous pensions que la Mazda 6 n'aurait aucune descendance. La course à l'électrification et les alliances nouées par le constructeur japonais en Chine ont permis de la relancer. Tant mieux pour les amateurs de berline, genre automobile à l'abandon. Afin de compléter sa gamme 100 % électrique, la marque nippone est allée piocher dans la gamme de son partenaire chinois Chang'An Automobile et a recarrossé la Deepal SL03. Un modèle qui prend l'appellation EZ-6 en Chine et débarque enfin officiellement chez nous, quelques mois après sa présentation dans l'Empire du milieu. Son nom, très sobre au demeurant ? 6e.
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Esprit Mazda respecté
11e de la 8e étape du Dakar 2025, Nasser Al-Attiyah était content d'en finir ce lundi en arrivant à Riyadh. Car il sait que sa course va se jouer lors des trois prochains jours, notamment mardi dans les dunes lors de la 9e étape. Un exercice dans lequel il excelle.
Une étape compliquée. Voilà comment Nasser Al-Attiyah a résumé le 9e jour de course de ce Dakar 2025. Avec Édouard Boulanger, son copilote, ils finissent 11e de l'étape à 11 min 27 de Lategan, le vainqueur du jour :
"Ça a été une journée très difficile. Par moments, nous avons ouvert la route, ce qui n'était pas facile. Quand Yazeed [Al-Rajhi] est arrivé, il avait une bonne trajectoire et nous l'avons suivie. Jusqu'aux dunes, nous l'avions dépassé, mais c'était vraiment compliqué, donc je suis heureux d'avoir terminé cette journée. Il nous reste encore quatre jours, on verra bien. La navigation était très difficile aujourd'hui. Parfois, nous avons eu de la chance, parfois non, mais nous sommes là”.
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Les dunes, un exercice qu'affectionne le pilote Dacia
Au classement général, Nasser Al-Attiyah et Édouard Boulanger sont actuellement 4e à 34 min 14 de Lategan et Cummings. Mais il reste encore quatre étapes avant l'arrivée finale de ce Dakar 2025. Et notamment l'étape de mardi dans les dunes. Un parcours de 609 km dont 357 km où il peut se passer beaucoup de choses pour les concurrents alors que Nasser Al-Attiyah est très à l'aise dans les dunes. S'il veut encore espérer gagner avec son Dacia Sandriders, ou au moins monter sur le podium, il faudra se surpasser mardi. D'autant plus qu'avec son équipier, ils partiront 11e ou 12e. Une bonne chose car ils bénéficieront des traces des concurrents devant eux.
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Crédit photo : A.S.O./C.Lopez.
Début février prochain lors de sa vente parisienne en marge de Rétromobile, RM Sotheby's mettra aux enchères deux combinaisons portées par Michael Schumacher lors de son passage au sein de la Scuderia Ferrari. Des combinaisons dont le prix est estimé entre 30 000 et 50 000€.
Qu'on le veuille ou non, Michael Schumacher reste une légende de la Formule 1. Son nom résonne toujours auprès des fans de la discipline comme ceux de Fangio, Prost, Senna ou encore Lewis Hamilton, pour ne citer qu'eux. Et les fans du Baron rouge auront l'occasion les 4 et 5 février prochains à Paris de s'offrir un morceau de la légende. En effet, la maison RM Sotheby's met en vente deux combinaisons portées par Michael Schumacher lors de son long passage au sein de la Scuderia Ferrari (1996 - 2006).
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Une combinaison Scuderia Ferrari de la saison 2002
Le duo sud-africain Lategan - Cummings remporte la 8e étape de ce Dakar 2025 reliant Al Duwadimi à Riyadh. Une étape durant laquelle le duo français Serradori - Minaudier s'est classé 3e.
Doublé Toyota en ce lundi à l'occasion de la 8e étape qui menaient les équipages d'Al Duwadimi à Riyadh. Une étape de 487 km de spéciale à l'issue de laquelle Henk Lategan a terminé premier devant son équipier sud-africain Botterhill et les Français de Century Racing Serradori - Minaudier. L'équipage français finit à 4 min 04 de Lategan - Cummings. Quasiment invisible depuis le début de ce Dakar, Nani Roma signe une très belle 5e place au volant de son Ford Raptor. Dauphin de Lategan au classement général, Al Rajhi finit 6e de l'étape à 5 min 20. Nasser Al-Attiyah et Édouard Boulanger finissent 11e de l'étape à 12 min 17 de la tête.
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Le classement de la 8e étape
H.Lategan - B.Cummings | Toyota Gazoo Racing
G.Botterhill - D.Murphy | Toyota Gazoo Racing
M.Serradori - L.Minaudier | Century Racing Factory Team
B.Baragwanath - L.Cremer | Century Racing Factory Team
N.Roma - A.Haro | Ford M-Sport
Y.Al-Rajhi - T.Gottschalk | Overdrive Racing
M.Prokop - V.Chytka | X-Raid Mini JCW Team
J.Ferreira - F.Palmeiro | X-Raid Mini JCW Team
R.Baciuska - O.Mena | Overdrive Racing
S.Quintero - D.Zenz |Toyota Gazoo Racing
N.Al-Attiyah - E.Boulanger | Dacia Sandriders
C.Gutierrez - P.Moreno | Dacia Sandriders
S.Vitse - M.Delfino | MD Rally Sport
M.Gastaldi - A.Metge | Century Racing
M.Guthrie - K.Walch | Ford M-Sport
M.Ekström - E.Bergkvist | Ford M-Sport
U.Männama - R.Lepik | Overdrive Racing
J.Yacopini - D.Oliveiras | Overdrive Racing
V.Jurkevicius - A.Paliukenas | X-Raid Mini
I.Esteve - J.Villalobos | Repsol Toyota
Crédit photo : A.S.O./F.Gooden/DPPI.
Depuis ce week-end se tient le 101e salon de Bruxelles. Salon auquel participe Hyundai avec plusieurs de ses nouveautés et un concept : l'Initium. Un véhicule hydrogène qui donne les grandes lignes de ce que sera le successeur du Hyundai Nexo.
Après un passage par la Chine (Guangzhou) puis les États-Unis pour le salon automobile de Los Angeles, Hyundai a posé son concept Initium au salon de Bruxelles depuis ce week-end. Ce véhicule préfigure le design et les caractéristiques du successeur du Hyundai Nexo. À savoir : un moteur d'une puissance de 204 chevaux et une autonomie de 650 km. Et le concept pourrait rapidement se transformer en véhicule de série. On évoque une production pour le premier semestre de cette année 2025.
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Un air de SUV coupé
Sur le plan esthétique, cette étude Hyundai Initium rompt avec le design tout en rondeur du Nexo. Ici les traits sont tranchés avec des formes carrées et rectangulaires. Un peu à la manière d'un Hyundai Santa Fe. Rendez-vous très prochainement pour savoir si le constructeur sud-coréen suivra cette direction pour son modèle de série.
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Pas la seule Hyundai exposée en Belgique
Le concept Initium n'est pas la seule voiture Hyundai exposée en Belgique cette semaine. Le public bruxellois peut découvrir deux nouveautés : la version baroudeur du Inster, l'Inster Cross, ainsi que le grand SUV électrique Hyundai Ioniq 9. Deux véhicules électriques qui doivent arriver en Europe dans le courant de cette année 2025.
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Si la version revue et corrigée du “petit” SUV électrique américain ne cache plus rien, elle est pour le moment réservée à la Chine. Patience, tout vient à point qui sait attendre.
Les rumeurs disaient vrai. Il se murmurait depuis quelques semaines que Tesla avait démarré la production du Model Y restylé (nom de code : Juniper) dans son son usine chinoise. On en veut pour preuve que la Chine et quelques États situés non loin de l'Empire du milieu sont les premiers à en profiter (Hong Kong, Singapour). Car oui, il a bien été présenté officiellement. On passe en revue les changements pour vous.
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Des changements esthétiques visibles
Comme c'était le cas pour la Model 3, et plus encore pour le Model Y, le restylage est bien visible. Il change assez radicalement sa physionomie et le SUV se rapproche comme prévu non pas de la dernière Model 3 mais du Cybertruck. Exit les phares en amandes, ils sont remplacés par de fins blocs venant dans le prolongement d'un bandeau lumineux. Le bouclier est également redessiné avec des entrées d'air verticales plus suggestives. Avec ce facelift, le Model Y se veut plus sportif.
Après plusieurs mois de rumeurs et de tractations, Red Bull a exfiltré Sergio Perez de son équipe. Remplacé par Liam Lawson, le pilote mexicain s'est exprimé sur son départ de l'écurie autrichienne et, partiellement, sur un retour en Formule 1.
Sergio Perez ne sera pas pilote de Formule 1 en 2025. Malgré un contrat qui courait jusqu'à la fin de la saison 2026, Red Bull a décidé de rompre son contrat. En cause, des résultats insuffisants en 2024 qui a conduit l'écurie à perdre son titre de champion du monde des constructeurs. Parmi les points noirs de la saison du Mexicain : aucune pole position, aucune victoire et le dernier podium acquis au printemps en Chine. À l'inverse, Max Verstappen, malgré une voiture difficile à conduire, a obtenu 9 victoires et acquis un 4e titre mondial de suite.
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Pas préparé à quitter la F1
D'après ce qu'il a déclaré il y a quelques jours à la presse, Sergio Perez ne s'attendait à être mis à l'écart :
“Tout s'est passé très vite à la fin de la saison dernière. Je ne m'attendais pas à quitter l'équipe”.
Bon, on imagine que c'est avant tout de la communication. Car tout le paddock savait que le baquet de Sergio Perez était en danger depuis de longues semaines. Déjà cet été, des tractations avaient eu lieu pour le remplacer. Quant à un retour en Formule 1, c'est encore trop tôt pour le dire, d'après lui :
“Il est trop tôt pour dire si je prévois de revenir en F1”.
La piste la plus évidente d'un retour en l'état est à chercher du côté de la nouvelle écurie Cadillac. Sergio Perez est très populaire en Amérique latine. Il a également de nombreux sponsors derrière lui qui pourrait l'aider à retrouver une place dans une écurie de second rang.
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Une année de transition
En attendant de voir ce qui peut se présenter à lui (Endurance, IndyCar, retour en F1), Sergio Perez déclare vouloir prendre du temps pour lui et ses proches avant de s'engager dans un nouveau projet :
“Ma priorité est de prendre du temps pour moi, de profiter de ma vie, de faire des choses que je n'ai pas encore faites…En F1, on est constamment concentré sur la performance, sur comment devenir un meilleur pilote. Cela laisse peu de place à autre chose”
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Si Nissan est l'une des marques qui a misé très rapidement sur l'électrique, elle s'est depuis lors largement fait distancer par la concurrence. Les choses devraient enfin changer avec une kyrielle de nouveautés zéro émission attendues d'ici peu de temps.
Le contexte est particulièrement difficile pour Nissan, à tel point que certains évoquent une disparition prochaine. Le vice-président responsable de la région AMIEO (Afrique, Moyen-Orient, Inde, Europe et Océanie) Arnaud Charpentier avec lequel nous avons échangé récemment a confirmé que de nombreuses suppressions de postes étaient bien prévues (9 000 environ) mais s'est montré rassurant.
”Il y a un vrai plan qui est raisonné et qui donne la priorité à une chose : le produit”.
Tout en précisant que les investissements n'ont pas été coupés sur ce point très précis.
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À la peine sur la voiture électrique
Ce qu'il faut retenir ici, c'est que la situation est un peu meilleure en Europe. Et si le constructeur limite la casse dans cette zone (+2,9 %), c'est grâce à des valeurs sûres comme le Qashqai ou le Juke, toujours aussi performants. Là où le bât blesse, c'est plutôt quand on se penche sur la gamme électrique. Cela peut paraître étonnant dans la mesure où la marque nippone a été l'une des toutes premières à croire à l'électrique, mais elle est aujourd'hui largement à la traîne sur cette technologie. Avec une Leaf en fin de vie et un Ariya dont les ventes ont été pénalisées par de multiples facteurs (absence de bonus en France et prix trop élevés de manière générale, crise des semi-conducteurs qui a perturbé son lancement commercial), impossible de faire des miracles.
Nissan entend justement revenir dans la course, et pas qu'un peu, en 2025 avec de nombreuses nouveautés électriques (il n'y aura que de l'électrique en 2025, mais le thermique n'a pas dit son dernier mot, nous y reviendrons). Dans un ordre qui sera comme suit, voici ce qui nous attend l'année prochaine.
Le retour de la Nissan Micra
L'hiver est de retour, et les basses températures avec ! Découvrez tous nos conseils d'entretien et nos bonnes pratiques pour prendre soin de votre voiture et rouler en toute sécurité. Aujourd'hui, l'importance de bien faire chauffer son moteur avant de prendre la route par temps froid.
Bien faire chauffer sa voiture, plutôt que de démarrer et partir immédiatement. Une notion dont tout automobiliste entend parler un jour ou l'autre dans sa vie de conducteur. Mais que signifie réellement « faire chauffer » sa voiture, et pourquoi est-ce que c'est important, en particulier par temps froid ? Quel est le temps de chauffe à respecter ? Pourquoi faut-il éviter de « taper dedans » à froid ? On vous explique.
Pourquoi faire chauffer le moteur de sa voiture avant de rouler ?
Une voiture, c'est un ensemble de systèmes mécaniques, électriques, et électroniques. Ça, vous le savez. Surtout, ce sont autant d'ensembles qui n'aiment pas tout particulièrement les températures très basses. Parmi ceux-ci, le moteur tient évidemment une place indispensable, et est composé de nombreux composants en mouvement, dont la lubrification et le bon fonctionnement nécessitent une bonne circulation de l'huile. À froid, l'huile moteur est naturellement plus épaisse et visqueuse. C'est la raison pour laquelle il est préférable de laisser celle-ci monter en température, afin que son « pompage » depuis le carter d'huile soit facilité. Une fois les différents éléments mécaniques à bonne température, la lubrification ainsi que la dilatation des composants sont optimales, et permettent au moteur de tourner correctement.
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Quel est le temps de chauffe à respecter ?
Le temps de chauffe correspond, comme son nom l'indique, au temps nécessaire à la montée en température du moteur et de ce qui l'entoure. Contrairement aux véhicules plus anciens, antérieurs à l'injection électronique notamment (carburateurs), il était nécessaire d'attendre quelques minutes à l'arrêt afin de s'assurer d'être prêt à rouler. De nos jours, l'évolution technologique et l'ingénierie générale permettent aux moteurs modernes de grimper beaucoup plus rapidement en température, et donc de partir plus vite. Ce n'est pas pour autant qu'il faut démarrer, passer la première (ou en D !), et partir immédiatement par grand froid, pour les raisons physiques évoquées en première partie. L'idéal, c'est de démarrer, et d'attendre une petite trentaine de secondes afin de s'assurer que tout monte en température, et que l'huile moteur a bien le temps de circuler partout. À partir de là, vous êtes prêt à prendre tranquillement la route.
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Faut-il faire chauffer son moteur à l'arrêt ?
Oui et non. Oui car comme nous venons de le voir, quelques instants de chauffe ne peuvent que faire du bien au moteur avant de partir. Non car rester longtemps à l'arrêt n'apporte rien si ce n'est consommation d'essence et pollution sur place. Par grand froid, il suffit de démarrer, puis éventuellement de gratter le pare-brise et/ou les vitres si nécessaire en attendant. Vous pouvez ensuite vous remettre derrière le volant et démarrer tranquillement. Sous des températures douces, il est déjà important de veiller à ne pas stresser inutilement le moteur si celui-ci est à l'arrêt depuis plusieurs jours, ou tout simplement s'il n'a pas tourné depuis la veille. C'est d'autant plus vrai en période hivernale. Inutile d'attendre que l'aiguille de température arrive à 90° sans bouger, ni d'envoyer des coups de gaz pour accélérer le processus, c'est contre-productif. Démarrez tranquillement et roulez en souplesse.
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Amende de 135€ : attention !
Par ailleurs, sachez que « les véhicules à moteur ne doivent pas émettre de fumées, de gaz toxiques, corrosifs ou odorants, dans des conditions susceptibles d'incommoder la population ou de compromettre la santé et la sécurité publiques » (article R318-1). Un arrêté du 12 novembre 1963 précise quant à lui que « les véhicules en stationnement doivent avoir leur moteur arrêté, sauf en cas de nécessité ». Concrètement, évitez de laisser tourner votre voiture à l'arrêt inutilement, au risque d'écoper d'une amende forfaitaire de 135€.
Pour résumer, il est loin le temps où laisser son véhicule chauffer à l'arrêt était indispensable. La mécanique et l'électronique moderne permettent une gestion intelligente et rapide des conditions nécessaires au bon fonctionnement de votre moteur. Pour préserver votre voiture par grand froid, il suffit de respecter un léger temps de chauffe, le temps d'entendre votre moteur tourner rond, de gratter le givre au besoin, puis de prendre la route sans se presser. Et ce, que vous rouliez à l'essence ou au diesel. Sur ce, bonne route et prudence au volant !
L'armada Toyota a perdu deux de ses membres. Giniel De Villiers, vainqueur en 2009 et le duo Toby Price - Sam Sunderland, quatre titres en motos à eux deux, s'arrêtent ici.
“Tous les Hilux sont encore dans la course”, se réjouissait Jean-Marc Fortin, le patron d'Overdrive lors de la journée de repos. Deux jours plus tard, cette affirmation sonne déjà faux. Les 18 Toyota présentes au départ de Bisha ne sont plus toutes en course : deux duos ont abandonné avant même le début de la 7ème étape.
Le vétéran Giniel de Villiers (52 ans) tenait, depuis l'an dernier, un impressionnant record : le Sud-Africain est devenu le pilote ayant enchaîné le plus de Dakar sans abandon, avec 21 rallyes consécutifs terminés depuis 2003, effaçant ainsi Yoshimasa Sugawara (20 Dakar de suite en camion) des tablettes.
La folle série du vainqueur 2009 s'est toutefois arrêtée ce dimanche matin, lorsqu'il a annoncé son abandon. Son coéquipier Dirk Von Zitzewitz souffre de douleurs cervicales qui l'empêchent de poursuivre la route du Dakar. Le duo, qui a gagné ensemble en 2009, pointait à la 19ème place du général et n'avait réussi qu'une seule fois à intégrer le top 10 lors de la 3ème spéciale (10ème).
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Les anciens motards s'arrêtent là
Pour Toyota, cet abandon s'ajoute à celui d'un autre Hilux, piloté par Toby Price, assisté par Sam Sunderland. Le duo d'ex motards, chacun sacré deux fois au Dakar, avait fait forte impression pour ses débuts sur quatre roues durant les premiers jours d'épreuve. Quatrième du général après deux étapes, Toby Price a ensuite perdu beaucoup de temps à cause de soucis mécaniques.
L'Australien a finalement dû renoncer pour une raison similaire à son coéquipier Giniel de Villiers : son coéquipier souffre d'un traumatisme crânien.
"Malheureusement, nous avons choisi de nous retirer du Dakar pour des raisons médicales. Sammy (Sam Sunderland) a subi une commotion cérébrale jeudi, que nous avons gardée secrète car il voulait vraiment continuer comme le vrai combattant qu'il est. Aujourd'hui (samedi), nous avons eu un problème avec la voiture qui nous a poussés dans la poussière avec une visibilité réduite et Sammy a pris un autre coup à la tête, perdant la vue et aggravant sa commotion cérébrale. Je pense que ce n'est pas juste de continuer car nous avons beaucoup plus à perdre qu'à gagner.” a partagé l'Australien sur son compte X.
“C'est dommage de finir comme ça et nous sommes tous les deux dévastés. Nous savons réparer les voitures mais pas les humains, et Sam est de la famille pour moi, donc sa santé passe avant tout. Nous ne pourrons jamais assez remercier tout le monde pour leur soutien, en particulier Black Rock Motor Resort et Overdrive Racing. Cela signifie beaucoup pour nous et nous ne serions pas là sans chacun des partenaires qui nous ont aidé à donner vie à ce projet ! J'espère que ce ne sera pas le dernier, seul le temps nous le dira et merci encore à tous, ce fut une aventure incroyable !”
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Malgré ce double coup dur pour Toyota, il reste quatre Hilux dans le top 10 du classement général, dont deux aux deux premières places : Henk Lategan compte 21 secondes d'avance seulement sur Yazeed Al-Rajhi. Par ailleurs, les autos japonaises ont déjà signé 7 succès en 8 étapes, en comptant le prologue, ne laissant échapper que la sixième spéciale, revenue hier à Mini et au Belge Guillaume de Mévius.
Crédit photo - Red Bull Content Pool.
Le Qatarien a failli tout perdre sur la septième étape du Dakar, ralenti par une erreur dans le roadbook qui lui a coûté de précieuses minutes. Finalement sauvé par la direction de course, qui a neutralisé la section en cause, Nasser Al-Attiyah a fait une belle opération en reprenant plus de huit minutes à Henk Lategan.
Malgré douze étapes longues chacune de plusieurs heures, le Dakar se joue souvent sur des détails et se gagne à coup de secondes. L'édition 2025 ne déroge pas à la règle : un petit manque de vigilance peut finir par des tonneaux et un abandon ou une navigation hasardeuse peut coûter de nombreuses minutes.
Chez Dacia, la première situation avait déjà été douloureusement vécue avec le retrait de Sébastien Loeb de l'épreuve, puis l'erreur de navigation a bien failli assommer définitivement les espoirs de l'autre leader du constructeur roumain, Nasser Al-Attiyah, ce dimanche. Le Qatarien, relégué à une demi-heure de la Toyota de Henk Lategan avant le départ de la 7ème étape, n'a déjà plus vraiment le droit à l'erreur.
Pourtant, son Dakar a failli être définitivement perdu après un peu plus de 100 kilomètres de spéciale, quand le quintuple vainqueur de l'épreuve s'est retrouvé à tourner en rond en plein désert, incapable de trouver le waypoint, le point de passage suivant. Accompagné dans son malheur par les autres voitures ouvreuses, Al-Attiyah a rapidement compris que l'erreur de navigation n'était pas de son fait, ni de celui de son copilote Edouard Boulanger, mais bien une mauvaise indication du roadbook.
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L'ascenseur émotionnel pour Al-Attiyah
La direction de course s'est rapidement rendu compte de sa boulette et a décidé de neutraliser une portion de plus 20 km après laquelle Al-Attiyah était virtuellement pointé à 20 minutes de Henk Lategan, soit un total de 50 minutes au général qui aurait ressemblé à un coup de grâce.
Finalement, sauvé par la suppression de cette section, le Qatarien a fait la belle opération en reprenant 8 minutes au Sud-Africain, qui n'a plus que 21 minutes de marge sur le pilote Dacia.
“C'était un cauchemar.” souffle le quintuple vainqueur de l'épreuve à AUTOhebdo. “À un endroit, nous avons rattrapé les deux de devant et nous avons essayé d'ouvrir, mais nous avons trouvé que quelque chose n'allait pas. Nous avons dû faire machine arrière pour vérifier, à trois reprises, et ensuite nous avons compris qu'il y avait un problème avec le roadbook. Ce n'était pas facile : nous avons essayé de gérer avec ça, et soudainement, par chance, on a retrouvé le bon cap, mais ce n'était pas inscrit dans le roadbook. Dans la voiture, on se disait que cette étape devait être annulée… et à l'arrivée, on nous indique que cette section a été neutralisée pour tout le monde.”
Toujours quatrième du général, Nasser Al-Attiyah (Dacia) devra désormais s'attaquer aux Toyota de Henk Lategan et Yazeed Al-Rajhi et à la Ford de Mattias Ekström pour viser la victoire, mais aussi pour marquer de précieux points dans l'optique du championnat du monde de rallye-raid (W2RC), dont il est triple tenant du titre.
La septième étape du Dakar 2025 a permis à Yazeed Al-Rajhi (Overdrive) de refaire quasiment tout son retard sur Henk Lategan (Toyota). Mais attention : Mattias Ekström (Ford) et Nasser Al-Attiyah (Dacia) n'ont pas dit leur dernier mot …
Sauf énorme surprise, un de ces quatre mousquetaires remportera le Dakar 2025. Pour trois d'entre eux, il s'agirait d'une première. Henk Lategan (Toyota), dispute le rallye-raid le plus célèbre du monde pour la quatrième fois seulement, tandis que Mattias Ekström (Ford) n'a jamais été en mesure de jouer le très haut de tableau lors de ses trois années avec Audi.
Yazeed Al-Rajhi (Overdrive), réputé friable mentalement, rêve d'être le premier Saoudien à s'imposer sur le Dakar, a fortiori à domicile, dans son désert. Les trois hommes trônent sur le podium provisoire à cinq jours de l'arrivée à Shubaytah, mais la principale menace vient de l'arrière. Quatrième, Nasser Al-Attiyah (Dacia) est en embuscade pour briguer un sixième titre, après avoir perdu du temps lors de la première semaine.
Une lutte à quatre pour la victoire finale
En regardant le classement général, les quatre hommes ont leur chance, avec des forces et des faiblesses différentes et des courses aussi très différentes depuis le départ de Bisha. Henk Lategan mène le rallye depuis la deuxième étape, à la surprise générale, mais son avance a fondu comme neige au soleil ce dimanche. Dans une étape à la navigation périlleuse, le Sud-Africain a bu la tasse, mais a évité la noyade : il s'est accroché à sa position de leader pour 21 secondes seulement de moins que Yazeed Al-Rajhi.
Le Saoudien, vainqueur de la terrible 48h chrono, où il avait perdu ses illusions en 2024, fait preuve d'une belle régularité depuis le début du Dakar, comme Mattias Ekström (Ford). Sans faire parler de lui, le Suédois est revenu à 10 minutes de Lategan en prenant la deuxième place de la septième étape, derrière le vainqueur du jour Lucas Moraes.
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Ford et Dacia, dans le mile du premier coup ?
Ford et Dacia sont lancés à l'assaut d'un défi colossal : remporter le Dakar dès leur première année avec leurs Raptor et Sandrider. Malgré l'abandon de son leader Carlos Sainz, Mattias Ekström porte haut les couleurs du constructeur américain, comme son coéquipier Mitch Guthrie, brillant 5ème pour sa première participation en Ultimate, à 28 ans.
Chez Dacia, l'abandon de Sébastien Loeb a laissé les clés du camion - ou plutôt du 4x4 - à Nasser Al-Attiyah, coleader désigné. Le Qatarien est revenu à 21 minutes de Henk Lategan, sur qui il accusait 35 minutes de retard après la 5ème étape. Avec l'appui dévoué de l'autre Dacia de Cristina Gutierrez et les talents de mécanicien de son copilote Pablo Moreno, le quintuple vainqueur de l'épreuve peut prétendre à une nouvelle couronne et se rapprocher des huit sacres en auto de Stéphane Peterhansel, recordman de victoires.
Dans le top 10, outre Edouard Boulanger, le coéquipier de Nasser Al-Attiyah, les seuls français sont Mathieu Serradori et Loïc Minaudier, auteurs d'un très beau début de rallye. Le duo français pointe à la 6ème place du classement au volant du CR7 4 roues motrices de Century Racing, étrenné pour la première fois sur ce Dakar.
Le classement général du Dakar 2025 après la 7ème étape
Lategan/Cummings (Toyota) : 37h13min08s
Al-Rajhi/Gottschalk (Overdrive) : +0:21
Ekström/Bergkvist (Ford) : +10:25
Al-Attiyah/Boulanger (Dacia) : +21:57
Guthrie/Walch (Ford) : +40:01
Serradori/Minaudier (Century) : +54:20
Yacopini/Oliveiras (Overdrive) : +1.13:05
Quintero/Zenz (Toyota) : +1.28:32
Ferreira/Palmeiro (Mini) : +1.58:25
Baragwanath/Cremer (Century) : +2.07:38
Crédit photo - Red Bull Content Pool.
Au lendemain d'une journée gâchée par des ennuis mécaniques, le Brésilien a offert à Toyota sa sixième victoire d'étape sur ce Dakar en écrasant la septième spéciale autour d'Al Duwadimi, où une erreur dans le roadbook a perturbé la course des leaders. Lategan n'a plus que 21 secondes d'avance sur Al-Rajhi.
Le verbe "jardiner" peut prendre plusieurs sens, surtout lorsqu'il est utilisé en sport automobile. Employé notamment en F1 pour qualifier la période de congés forcés d'un salarié passant d'une écurie à l'autre, le “jardinage” est aussi une expression qui revient lors du Dakar.
Malgré les terres peu fertiles du désert saoudien, on dit des pilotes qu'ils "jardinent" lorsqu'ils se perdent et tournent en rond afin de retrouver leur chemin. Nasser Al-Attiyah (Dacia) et Yazeed Al-Rajhi (Overdrive) se sont découvert la main verte lors de la 7ème étape autour d'Al Duwadimi. Les deux hommes, respectivement 4ème et 2ème du général, se sont égarés à cause d'une erreur de roadbook, qui leur a coûté virtuellement près de 20 minutes sur Henk Lategan, le leader de l'épreuve.
Une erreur de roadbook perturbe l'étape
Le Sud-Africain n'a pourtant pas pu creuser son avance au général, car la direction de course a reconnu sa responsabilité dans la perte de temps des ouvreurs de l'étape et a décidé de supprimer les chronos sur une portion d'une vingtaine de kilomètres. “Une note de road-book erronée au km 158 de la spéciale autos a perdu plusieurs véhicules ouvrant la piste ce matin. Une portion d'une vingtaine de kilomètres environ, en amont et en aval de ce point, sera donc déterminée pour ne pas prendre en compte les temps enregistrés sur cette partie de la spéciale.” explique l'organisation.
Si Nasser Al-Attiyah conserve ainsi ses chances de victoire finale, le Qatarien termine à 11 minutes du vainqueur de l'étape, Lucas Moraes (Toyota). Le Brésilien a écrasé la septième spéciale de l'épreuve, bien aidé par sa position de départ (26ème). Il s'agit du premier succès au Dakar de celui qui avait terminé 3ème du général pour ses débuts en 2023.
Yazeed Al-Rajhi revient à 21 secondes de Henk Lategan
L'Auriverde peut toutefois regretter sa journée de samedi, où ses espoirs de victoire finale se sont envolés. Cinquième du général au départ de Hail, Lucas Moraes a dû s'arrêter pendant 1h30 dès les premiers kilomètres de la 6ème étape, reculant à 3h34 de son coéquipier Henk Lategan.
Victorieux de la 7ème spéciale, il devance Mattias Ekström (Ford, +7:41), qui se replace à 10 minutes de Henk Lategan. Le Sud-Africain a conservé la tête du général pour … 21 secondes ! Yazeed Al-Rajhi, 7ème du jour, s'est dangereusement rapproché, tout comme Nasser Al-Attiyah, pointé lui à 21 minutes. Ils sont six pilotes en moins d'une heure avec les belles performances de Mitch Guthrie, 3ème du jour et 5ème du général (+40:01) et du Français Mathieu Serradori (6ème, +54:20).
Le classement de la 7ème étape du Dakar 2025
Moraes/Monleon (Toyota) : 4h01h49s
Ekström/Bergkvist (Ford) : +7:41
Guthrie/Walch (Ford) : +9:28
Al-Attiyah/Boulanger (Dacia) : +11:15
Quintero/Zenz (Toyota) : +11:38
Gutierrez/Moreno (Dacia) : +12:00
Al-Rajhi/Gottschalk (Overdrive) : +12:48
Variawa/Cazalet (Toyota) : +13:13
Krotov/Zhiltsov (Mini) : +14:24
Yacopini/Oliveiras (Overdrive) : +16:00
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Troisième de la sixième étape du Dakar, le Qatarien a réussi son objectif : reprendre du temps à ses rivaux, sans avoir pour autant à ouvrir la route dimanche. Le voilà pointé à 30 minutes de Henk Lategan (Toyota) avec encore six étapes au programme.
Nasser Al-Attiyah a perdu gros, au soir de la 4ème étape, lorsque ses déboires l'ont relégué à plus de 35 minutes de Henk Lategan, le leader du classement général. Piqué, le Qatarien pensait avoir remis les pendules à l'heure dès le lendemain en assommant la cinquième spéciale, avant de recevoir une pénalité conséquente.
Les dix minutes ajoutées à son chrono pour avoir laissé une roue dans le désert lui ont coûté une 49ème victoire d'étape sur le Dakar, revenue à Seth Quintero (Toyota) pour … une seconde ! Surtout, la pénalité d'Al-Attiyah l'a fait rester à 35 minutes du leader du général, là où il avait l'occasion de se rapprocher à 25 minutes.
Objectif : reprendre 30 minutes en six jours
Malgré une journée d'attaque en vain, le quintuple vainqueur de l'épreuve croit toujours en ses chances de victoire finale. Il a commencé son opération “remontada” en reprenant cinq minutes à Henk Lategan sur la sixième étape, qu'il a bouclé à la troisième place, à deux minutes du vainqueur Guillaume de Mévius.
“Ce n'était pas une étape facile.” concède le Qatarien au micro de nos confrères d'AUTOhebdo. “Nous avons essayé, au moins, de nous améliorer un peu sans faire de folie. Je suis heureux du rythme, nous avons ouvert la route tout au long de l'étape à partir du 25ème kilomètre. Nous avions la vitesse et nous avons essayé de la maintenir. Il nous reste six jours de compétition, ça va devenir de plus en plus dur mais nous sommes bien préparés et nous allons essayer de faire de notre mieux.”
Le médaillé olympique de tir sera le troisième pilote à s'élancer lors de la septième étape dimanche, derrière les Mini de Guillaume de Mévius et João Ferreira, tandis que ses principaux rivaux Henk Lategan (Toyota), Yazeed Al-Rajhi (Overdrive) et Mattias Ekström (Ford) le suivront à la trace.
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Le pilote français et son copilote Alex Winocq ont eu un accident impressionnant dès les premiers kilomètres de la sixième étape du Dakar 2025. Héliportés à l'hôpital pour des douleurs au dos et aux cervicales, leur rallye s'arrête là.
Miné dans son aventure immobilière par des problèmes financiers qui lui gâchent la vie, Guerlain Chicherit espérait utiliser le Dakar comme exutoire. Le Français n'aura finalement pu disputer que six petites étapes avant de rendre les armes.
Après seulement seize kilomètres dans la 6ème étape, le pilote de l'équipe X-Raid a décollé sur une petite bosse au volant de sa Mini. La voiture s'est envolée sur quelques mètres avant de retomber violemment et de partir en tonneaux.
Un 5ème abandon sur le Dakar
La voiture de Guerlain Chicherit et Alex Winocq s'est finalement immobilisée dans un état calamiteux, témoignant de la violence de l'impact. Le pilote tricolore, qui dispute son quatorzième Dakar, a ressenti des douleurs au dos et aux cervicales et a demandé une évacuation par hélicoptère à l'hôpital.
Il pointait à la 10ème place du général avant le départ, à plus d'une heure de Henk Lategan (Toyota). L'accident de Guerlain Chicherit assombrit le tableau d'une journée autrement parfaite pour Mini, qui a signé un doublé sur la 6ème étape grâce à Guillaume de Mévius et João Ferreira.
Henk Lategan (Toyota) a perdu un peu de son avance après la 6ème étape du Dakar 2025. Le Sud-Africain voit Yazeed Al-Rajhi (Overdrive) revenir à sept minutes.
Ce Dakar aura déjà fait du dégât. A la mi-course, atteinte ce samedi, des noms parmi les plus ronflants du plateau ont déjà plié bagages. Sébastien Loeb (Dacia) et Carlos Sainz (Ford), les deux hommes forts de l'édition 2024, ont abandonné, tandis que Nasser Al-Attiyah (Dacia) a lui perdu 45 minutes sur des crevaisons.
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En ajoutant à cela les nombreux outsiders écartés de la lutte pour le podium final (Nani Roma, Guerlain Chicherit, Seth Quintero, Cristina Gutierrez…), le top 10 du général a un look inédit. Henk Lategan (Toyota) mène toujours les opérations depuis le soir de la deuxième étape et se montre plus solide qu'attendu.
Après une journée où il a su faire mieux que limiter la casse (7ème), le Sud-Africain conserve sept minutes d'avance sur Yazeed Al-Rajhi, qui lui en a repris trois. Les deux pilotes ne sont pas coéquipiers, mais roulent tous les deux avec le Toyota Hilux, vainqueur de six des sept premières étapes en comptant le prologue.
Al-Rajhi se rapproche de la tête, Al-Attiyah en embuscade
Derrière eux, deux autres constructeurs prétendent à la victoire finale. Mattias Ekström (Ford) se fait discret, mais montre qu'il n'est pas qu'un champion du prologue (vainqueur de l'exercice en 2023 et 2024). Le Suédois (3ème), débarqué après trois Dakar avec Audi, pointe à 22 minutes et peut exploser son meilleur résultat sur l'épreuve (9ème en 2022).
Le podium sera pour lui un objectif, même s'il lui faudra contenir le retour de Nasser Al-Attiyah (Dacia). Le quintuple vainqueur du Dakar vise toujours une sixième couronne, malgré sa demi-heure de retard sur Lategan. Son expérience - qu'il assurait être un facteur clé pour gagner avant le départ, ce qui n'a pas plu aux jeunes loups du bivouac - lui servira à dompter les dunes et les pierres durant les six jours restants jusqu'à l'arrivée à Shubaytah.
Côté Français, l'abandon de Guerlain Chicherit ne laisse plus qu'un seul tricolore dans le top 10. Mathieu Serradori occupe la 6ème place au volant de son 4x4 de Century Racing, qu'il étrenne pour la première fois. Le bien nommé CR7, qui n'a rien à voir avec Cristiano Ronaldo, est doublement représenté dans le haut du classement général grâce à la dixième place de Brian Baragwanath.
Le classement général après l'étape 6 du Dakar 2025
Lategan/Cummings (Toyota) : 32h51min36s
Al-Rajhi/Gottschalk (Overdrive) : +7:16
Ekström/Bergkvist (Ford) : +22:27
Al-Attiyah/Boulanger (Dacia) : +30:25s
Guthrie/Walch (Ford) : +50:16s
Serradori/Minaudier (Century) : +56:28s
Yacopini/Oliveiras (Overdrive) : +1.14:18s
Quintero/Zenz (Toyota) : +1.36:37s
Ferreira/Palmeiro (Mini) : +1.47:13s
Baragwanath/Cremer (Century) : +2.05:30s
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Le Belge a mis de côté une première semaine ratée sur le Dakar pour remporter sa première étape sur l'édition 2025, sa deuxième en carrière, qui lui permet de prendre des points importants pour le championnat.
Pour son deuxième Dakar en catégorie reine, Guillaume de Mévius était attendu. Le Belge a créé la surprise l'an dernier en terminant deuxième du général, derrière Carlos Sainz, pour ses premiers pas au volant du Toyota Hilux T1+ de l'équipe Overdrive.
Parti du giron japonais pour rejoindre Mini, le fils de Grégoire de Mévius, qui a disputé huit Dakar, voulait faire encore mieux en 2025, mais son début de rallye a viré au cauchemar. Le Belge a perdu gros dès la deuxième étape et ses chances de victoire finale se sont envolées. Mais depuis, il a retrouvé du rythme (4ème de l'étape 3, 12ème de l'étape 5) sans jamais vraiment prétendre à une victoire d'étape… avant ce samedi.
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La renaissance de Guillaume de Mévius
De Mévius est revenu comme une balle sur Guy Botterill (Toyota), longtemps leader de l'étape, pour aller chercher un succès finalement acquis devant l‘autre Mini de l'équipe X-Raid, pilotée par João Ferreira.
“Pour l'instant on est premiers sur le tableau, on a fait une bonne étape, enfin !” s'est réjouit de Mévius à l'arrivée. “On voulait grapiller du temps et des points pour le championnat, donc on a tout donné. Ma voiture porte quelques stigmates de la semaine passée, aujourd'hui on a un peu volé mais on n'a rien touché. La journée de repos sert aussi à faire un reset, on repart sur une meilleure spirale après avoir connu de mauvaises choses en première semaine. Ce n'est pas spécialement mon terrain : sur le sable, j'arrive à bien rouler, mais je sais aussi que je dois encore m'améliorer.”
Remonté à la 14ème place du général, à plus de 3 heures de Henk Lategan, Guillaume de Mévius a toutefois perdu un coéquipier en cours de route. Guerlain Chicherit a été contraint à l'abandon après un violent accident dès le 16ème kilomètre. Le Français a été transporté à l'hôpital, comme son copilote Alex Winocq, pour des douleurs au dos et aux cervicales.
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Victime d'un accident, Guerlain Chicherit (Mini) a abandonné alors qu'il était 10ème du général au départ de la 6ème étape, remportée par son coéquipier Guillaume de Mévius, qui met fin à l'hégémonie de Toyota.
Ils avaient réalisé un sans-faute jusque-là. Les pilotes Toyota sont déchaînés depuis le départ de Bisha et cinq d'entre eux ont remporté au moins une étape. Après les succès de Seth Quintero (deux fois), Henk Lategan, Rokas Baciuska, Saood Variawa et Yazeed Al-Rajhi, Guy Botterill a bien failli devenir vainqueur d'étape lui aussi, pour la première fois de sa carrière.
A 48 ans, le Sud-Africain dispute le Dakar pour la deuxième fois après une belle 6ème place - le meilleur résultat d'une Toyota - et un titre de meilleur rookie lors de sa première participation en 2024. Accompagné de son copilote Dennis Murphy, ancien navigateur de Giniel de Villiers, Guy Botterill a profité de sa position de départ (38ème) pour suivre les nombreuses traces devant lui.
Toyota perd son invincibilité
Le natif de Pietermaritzburg est passé en tête de tous les pointages chronométriques avant de craquer à moins de 100 km de l'arrivée. Il a cédé la tête du classement à Guillaume de Mevius (Mini), deuxième du Dakar l'an dernier. Le Belge devance finalement son coéquipier João Ferreira, concluant une journée mitigée pour Mini après l'abandon de Guerlain Chicherit. Le Français a eu un accident dans la première partie d'étape, qui lui a causé des douleurs aux cervicales. Il a demandé une évacuation par hélicoptère. Déjà relégué à plus d'une heure de Lategan, Chicherit quitte la route du Dakar pour la cinquième fois en quatorze participations.
Seulement 7ème de l'étape, le Sud-Africain Henk Lategan, vainqueur du prologue, conserve les commandes du rallye, mais son avance sur Yazeed Al-Rajhi fond à vue d'œil. Le Saoudien, qui rêve de sacre à domicile après sa victoire sur le 48h chrono, accuse un retard de sept minutes à mi-parcours. Dominatrices depuis le départ, les Toyota sont bien représentées dans le top 10 du général avec quatre équipages, après les problèmes rencontrés par Lucas Moraes aujourd'hui. Pour le reste, les Ford de Mattias Ekström et Mitch Guthrie tentent de s'accrocher, comme la Century du Français Mathieu Serradori, 6ème, et celle de son coéquipier Brian Baragwanath, 10ème.
Al-Attiyah grapille, mais reste loin
Nasser Al-Attiyah, dernier espoir de Dacia, après l'abandon de Sébastien Loeb, a repris quelques minutes à Henk Lategan avec sa quatrième place de l'étape, mais reste à bonne distance (+30:25). Quatrième du général, le quintuple vainqueur de l'épreuve reste un des favoris sur un terrain qu'il connaît par cœur et où son expérience n'a pas d'égal.
Côté français, la seule satisfaction vient de la nouvelle belle journée d'Adrien Van Beveren en moto. Deuxième de l'étape, le pilote Honda a repris cinq minutes au leader du général Daniel Sanders, dont il pointe à 19 minutes (3ème).
Le classement de la 6ème étape du Dakar 2025
De Mevius/Baumel (Mini) : 4h34min49s
Ferreira/Palmeiro (Mini) : +1:34s
Al-Attiyah/Boulanger (Dacia) : +2:01s
Botterill/Murphy (Toyota) : +3:25s
Al-Rajhi/Gottschalk (Overdrive) : +3:35s
Baciuska/Mena (Overdrive : +5:31s
Lategan/Cummings (Toyota) : +6:36s
Ekström/Bergkvist (Ford) : +8:09s
Prokop/Chytka (Orlen Jipocar) : +10:00s
Roma/Naro (Ford) : +10:06s
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Il aura donc fallu la fin de l'année 2024 pour voir Suzuki présenter son premier modèle 100% électrique : le e Vitara. Et il s'offre un premier bain de foule en Europe à l'occasion de la 101e édition du salon de Bruxelles. Découvrez nos photos de ce SUV électrique réalisées dans la capitale belge.
L'arrivée du Suzuki e Vitara s'est fait en deux temps. D'abord avec la présentation d'un concept baptisé eXV début 2023. Ensuite fin octobre dernier lors d'une présentation en Italie de cette version de série qui reprend un nom bien connu du grand public, le Vitara, auquel il faut ajouter un “e” pour marquer son arrivée dans l'univers des voitures électriques. Entre-temps, toujours en octobre dernier, Suzuki et Toyota ont annoncé une collaboration. L'un, Toyota, empruntant à l'autre, Suzuki, sa plateforme pour la création d'un petit SUV électrique, l'Urban Cruiser, lui aussi exposé au salon de Bruxelles cette année.
Voir aussi - notre page dédiée aux essais et nouveautés Suzuki
Pas encore d'autonomie annoncée
Sur le plan technique, ce Suzuki Vitara électrique se décline en deux configurations. Une première avec une batterie de 49 kWh et un moteur d'une puissance de 144 ch. La seconde version nous propose une batterie de plus capacité, 61 kWh, avec une puissance de 183 ch pour le moteur. Cependant, Suzuki n'a pas communiqué l'autonomie de son SUV électrique pour le moment. La production doit débuter au printemps prochain en Inde. Ce qui devrait le priver du bonus écologique.
Voir aussi - notre page dédiée au Suzuki Vitara