Même si - comme son nom l'indique - le constructeur Microlino est spécialisé dans les petits véhicules, cela ne l'empêche de voir toujours plus grand. Avec le Spider Concept présenté en avant-première au salon de Bruxelles 2025 cette semaine, il entend carrément partir à l'assaut du continent américain.
Microlino, cette marque venue de Suisse connue pour avoir donné une descendance à l'Isetta (cette micro-voiture en forme d'œuf avec une porte frontale), ne manque aucun salon automobile. Elle était à Paris en octobre dernier en y dévoilant la version de plage Spiaggina. Elle est en ce moment à Bruxelles où a été présenté un concept de Spider. Présentation en images.
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Pour séduire Donald Trump et tous les amateurs de golf ?
S'il ne s'agit pour le moment que d'un showcar, le constructeur entend bien la commercialiser. D'abord en Europe puis pourquoi pas aux États-Unis où elle constituerait selon Microlino la voiture de golf idéale. La réglementation, bien que différente, l'autorise à emprunter les routes sur lesquelles il ne faut pas dépasser les 35 mph (environ 56 km/h), lesquelles représentent la moitié du réseau routier total d'après la marque. Les négociations sont en cours. Pour l'Europe, aucun souci pour un lancement futur.
La quatrième itération de la Microlino
Il s'agirait du quatrième modèle de la gamme après la Microlino originelle allant jusqu'à la vitesse de 90 km/h, la Lite limitée à 45 km/h et pouvant être conduite sans permis dès 14 ans ainsi que la Spiaggina évoquée plus haut.
Pas de toit ni de portes
Principale particularité par rapport à cette dernière, le Spider pousse le concept de la conduite cheveux au vent encore plus loin avec une absence totale de toit et de portes faisant d'elle la seule Microlino dans laquelle on ne rentre pas par l'avant. Pour se protéger du soleil, on pourra opter pour une toile optionnelle. Comme la Spiaggina, elle est dotée d'un arceau de sécurité venant protéger les occupants en cas de retournement du véhicule.
Chic, comme toutes les Microlino, elle fait grand usage du bois. Le volant est fait dans cette matière. On en trouve aussi à l'entrée du véhicule, au niveau des seuils de portes, ainsi que dans le coffre.
Le dernier-né de la marque italienne peut désormais compter sur une variante à quatre roues motrices. Une proposition encore rare sur le segment qui pourrait faire mouche auprès des populations montagnardes. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.
Grande nouveauté Alfa Romeo de l'année 2024, le Junior est attendu comme le Messie. Son objectif : porter les ventes du constructeur milanais vers le haut. Pour y parvenir, il met les petits plats dans les grands. Avec plus particulièrement une offre de motorisations assez large qui comprend désormais - chose rare encore dans la catégorie des SUV urbains - une variante à transmission intégrale. Comme prévu, Alfa Romeo a profité du Brussels Motor Show pour lever le voile sur cette version dite Ibrida Q4.
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Comme le Jeep Avenger 4xe
Qu'on se le dise, les caractéristiques de ce Junior Ibrida Q4 ne surprennent pas. Et pour cause puisqu'il reprend à son compte le combo moteur 1.2 essence turbo de 136 chevaux et deux moteurs électriques de 21 kW chacun (57 chevaux) du Jeep Avenger 4xe, premier modèle du groupe Stellantis à avoir étrenné cet ensemble. Le premier moteur électrique est intégré à la transmission automatique à double embrayage à six vitesses, le second est placé sur l'essieu arrière et apporte un surcroît de couple aux roues arrière : jusqu'à 1 900 Nm tout de même.
Les performances à la hauteur
Malgré un poids qu'on imagine logiquement plus élevé, les performances n'en souffrent pas. Vitesse maximale et 0 à 100 km/h sont les mêmes que le modèle Ibrida à deux roues motrices avec 206 km/h en pointe et 8,9 s pour couvrir le second exercice. Consommations et émissions de CO2 sont également maîtrisées : 4,8 l/100 km en moyenne et 109 g/km de CO2, de quoi échapper au malus en France.
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Sans doute pas donné
Non encore officiellement commercialisé sur nos routes, il est attendu d'ici peu. Le modèle exposé en Belgique au salon automobile était vendu au tarif catalogue de 36 700 €, hors options. Un sacré bond par rapport au modèle deux roues motrices exigeant dans le pire des cas 31 200 € de l'autre côté de la frontière (31 500 € chez nous).
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Selon la presse britannique, il n'est pas exclu que la marque roumaine diversifie sa gamme de motorisations électrifiées. Si le Duster dernière génération est déjà bien pourvu en la matière, il va encore compléter son offre. Et la Sandero pourrait succomber à son tour à la fée électricité.
Avec la sévérisation de la norme CAFE en 2025, de nombreux constructeurs n'ont d'autre choix que de mettre en avant leurs modèles 100 % électrique pour réduire au maximum leurs émissions globales de CO2 et éviter de lourdes amendes. Pour une marque comme Dacia qui ne dispose que d'une seule voiture électrique, la tâche est plus ardue. Et si la solution venait de l'hybride ?
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Bientôt un Dacia Duster 4x4 hybride GPL
Nous le disions plus haut, le Duster troisième du nom a eu le bon goût d'avoir vu large en matière de motorisations à l'occasion de son renouvellement. Outre la livrée GPL qui constitue toujours la proposition d'appel, le SUV roumain a électrifié le reste de sa gamme.
Au-dessus du modèle GPL de 100 ch, on trouve une variante mild hybrid ou à hybridation légère du TCe essence de 130 ch (en traction ou transmission intégrale) ainsi qu'une véritable variante hybride de 140 ch.
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Un prix autour des 30 000€
Mais selon nos confrères britanniques d'Autocar, un autre projet serait dans les tuyaux. Le patron de la marque Denis Le Vot a en effet été on ne peut plus clair à ce sujet annonçant qu'il allait “électrifier l'essieu arrière et placer un moteur électrique dessus”. Il y a mieux, cette variante 4x4 plus raisonnable serait également proposée en GPL. Le tout “à un prix abordable”, sans doute autour des 30 000 €. Arrivée prévue avant la fin de l'année.
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Et une Dacia Sandero hybride ?
Mais plus encore que ce Duster 4x4 hybride GPL, la surprise serait la possible introduction d'une Sandero hybride. Une surprise vraiment ? Non puisque le Jogger est étroitement dérivé de la citadine et qu'il est bien décliné en une telle variante. C'est pourquoi, interrogé par le magazine britannique Auto Express sur l'éventualité d'une Sandero hybride, Denis Le Vot a répondu qu'elle allait arriver. Mieux, il a laissé entendre qu'il ne serait pas nécessaire d'attendre la prochaine génération attendue pour 2027.
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Rester dans le coup face à la concurrence
En même temps, la concurrence se renforce. MG propose depuis l'année dernière une citadine full hybrid sous les 20 000 €. Il serait dommage de ne pas investir ce créneau, pour des questions de part de marché mais aussi donc pour réduire sa moyenne de CO2.
La question qui se pose désormais : si Dacia venait à commercialiser effectivement une Sandero hybride reprenant le bloc de 140 ch du Jogger, pourrait-elle être affichée sous les 20 000 € comme la MG 3 ? Pas si simple.
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L'épineuse question du prix
Sur le crossover, la différence de prix entre le modèle TCe essence de 110 ch et l'hybride s'élève à 4 400 €. Sachant qu'une Sandero Stepway coûte un minimum de 19 200 €, cela nous entraînerait bien au-delà des 20 000 € et finalement pas très loin des 24 200 € minimum exigés par la Clio hybride de 145 ch. Pour abaisser les tarifs, il va falloir viser des finitions inférieures et la carrosserie classique, pas le modèle surélevé Stepway. À bon entendeur.
2024 aura été un cru difficile pour le constructeur transalpin. Mais l'année à venir pourrait être bien meilleure. Voici pourquoi.
Arrêt de la commercialisation de la 500 thermique vendue depuis 2007, interruptions régulières de la production de la 500 zéro émission du fait d'une moindre demande, lancement retardé de la Grande Panda, l'année 2024 aura été difficile pour Fiat. Le patron de la marque italienne Olivier François a reconnu lui-même en début de mois que la gamme était “dans une phase de transition difficile”, ce qui explique les résultats en berne (-18.8 % depuis le début de l'année). Pourtant, on peut espérer des jours meilleurs. La preuve dans ce qui suit.
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La Grande Panda arrive enfin
C'était la surprise de ce salon de l'automobile bruxellois, la présence d'un prototype de Twingo nettement plus avancé que celui vu par exemple à Paris en octobre dernier et mettant en avant enfin son habitacle. Que nous dit-il sur le modèle de série ?
Avec la disparition du Geneva International Motor Show (le GIMS pour les intimes), le Brussels Motor Show pourrait devenir “the place to be” pour les grands groupes automobiles. La preuve, l'élection de la Voiture de l'année s'est tenue dans la capitale belge et devrait à n'en pas douter y faire son retour l'année prochaine. S'il manque encore peut-être de premières internationales et de concept cars d'envergure, on a tout de même eu le droit à quelques belles surprises. La plus marquante étant incontestablement la Renault Twingo qui a enfin daigné montrer son habitacle. De quoi montrer que le projet de la renaissance de la citadine emblématique avance.
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Des libertés par rapport à la grenouille originelle
Si la Renault 5 des temps modernes a vraiment essayé de singer son inspiratrice jusque dans l'habitacle avec ses sièges pétales ou le revêtement matelassé qu'on retrouve devant le passager ou au plafond, l'aménagement général de la Twingo du renouveau s'éloigne davantage de son ancêtre. Les rondeurs sont un peu moins présentes, mais pas absentes non plus.
Des écrans qui prennent beaucoup de place