La marque suédoise vient d'exprimer à nouveau sa volonté de vendre ses voitures sur notre sol. Ce sera dès 2025. Pour séduire, elle pourra compter sur un large choix de véhicules qui sera d'ici peu complété par un SUV compact produit en Europe. Pile-poil ce qu'il faut pour séduire le marché national.
Cela fait presque un an que nos confrères de Challenges ont annoncé que Polestar était sur le point d'arriver en France. Depuis, nous étions dans l'attente de nouvelles de l'ancien département sportif de Volvo devenu indépendant mais rattaché au groupe chinois Geely. Sachant que Polestar n'est pas au meilleur de sa forme, nous commencions tout simplement à douter de cette expansion.
Pourtant, dans un récent communiqué, le constructeur a confirmé son intention de s'installer en France dès cette année. En même temps, étant donné sa volonté de renouer avec les bénéfices, il eût été dommage d'ignorer notre pays plus longtemps puisque c'est l'un des marchés européens les plus importants pour les voitures électriques.
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Les Polestar 2, 3 et 4 au lancement
Nous ne manquerons pas de revenir vers vous lorsque nous en saurons davantage sur l'arrivée de Polestar. Attendue depuis longtemps, elle n'avait pas fait le déplacement chez nous du fait d'un conflit juridique qui l'opposait à Citroën et DS ayant pour raison son logo.
La gamme comprend déjà à date un total de 3 véhicules qui devraient tous - sauf énorme surprise - arriver en France. Le premier est le plus ancien, la Polestar 2. Une rivale directe de la Tesla Model 3 que vous avez peut-être déjà croisée sur nos routes car de nombreux exemplaires venant de Belgique ou des Pays-Bas y circulent. À cela s'ajoutent deux grands SUV, le Polestar 3 qui est étroitement dérivé du Volvo EX90 et le Polestar 4 qui est le pendant coupé du 3 et le plus proche concurrent du futur DS N°8.
Si la première a toutes ses chances sur notre sol avec des dimensions raisonnables et des prix calqués sur ceux de la Model 3, les deux autres ne feront pas de vagues avec leur encombrement et leurs tarifs.
Si la marque bavaroise s'en sort mieux que ses concurrents allemands, BMW n'avait finalement que peu de nouveautés à mettre en avant au salon automobile bruxellois. Une exception tout de même, le restylage de la Série 2 Gran Coupé. Portrait.
2024 aura été une année difficile pour les constructeurs premium allemands. Sur un marché difficile, BMW aura toutefois tiré son épingle du jeu. Si les ventes sont en recul de 2,3 % dans le monde, la marque à l'Hélice aura fait mieux qu'Audi et Mercedes. Et les résultats sont dans le vert en Europe et en France. Malgré un fort dynamisme dans cette zone, l'actualité est finalement assez calme. Cela s'est ressenti au Brussels Motor Show où la seule véritable nouveauté exposée était la Série 2 Gran Coupé restylée.
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De grands changements
Si ce modèle découvert en octobre dernier a boudé le Mondial de l'Auto de Paris, il a fait le déplacement chez nos amis belges. Et à l'instar de la Série 1, les changements sont suffisamment profonds pour qu'on puisse presque parler d'une toute nouvelle génération.
Plus encore que la partie avant entièrement revue pour un résultat évoquant selon de nombreuses personnes la concurrence coréenne (la Kia Ceed en tout premier lieu), le plus intéressant est la refonte de la poupe redessinée afin de séduire le plus grand nombre avec un dessin moins torturé.
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À l'intérieur, une planche de bord métamorphosée
On passe à l'intérieur où on découvre un environnement revu de A à Z s'inspirant des dernières productions de la marque (iX, Série 5, etc.). Exit les commandes physiques ou presque, la plupart des fonctions essentielles se commandent désormais depuis l'écran tactile central ne formant qu'un avec l'instrumentation numérique. Cette Série 2 Gran Coupé reprend le principe du double écran incurvé à présent largement répandu dans la gamme.
La marque allemande est sur le point de lancer un ID. Buzz plus accessible. Mais que sait-on à son sujet ?
Pas facile de se faire un nom quand on est un van 100 % électrique. Pour autant, sans être particulièrement répandu sur nos routes, le Volkswagen ID. Buzz ne démérite pas. La preuve, il s'en est vendu 738 exemplaires en 2024. Ce n'est pas énorme mais c'est déjà mieux que les plus petits et de fait plus accessibles Peugeot e-Rifter et Citroën ë-Berlingo (635 exemplaires pour le premier, 399 pour le second). Son look néo-rétro n'est sans doute pas étranger à ce petit succès. Pour continuer sur cette lancée, il pourra bientôt compter sur une variante d'entrée de gamme plus attractive en prix.
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Déjà éligible au bonus écologique
Proposé pour le moment à partir de 52â¯850 € en finition Pro avec un moteur de 286 ch et une batterie de 79 kWh pour 458 km d'autonomie, il n'est en effet pas franchement donné. Mais Volkswagen a promis en fin d'année dernière une variante sous les 47 000 €. Cette finition Pure apparaît déjà dans le dernier arrêté mettant à jour la liste des modèles éligibles au bonus écologique.
Cela signifie qu'il démarre effectivement sous les 47 000 €, une des conditions sine qua non pour bénéficier de cette aide de l'État allant de 2000 à 4000€, selon vos revenus.
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À quoi s'attendre pour cet ID. Buzz de base ?
Évidemment, il ne faut pas s'attendre à monts et merveilles pour cette nouvelle addition. Un petit détour sur le configurateur de nos amis allemands permet de savoir ce qu'il promet. C'est un moteur de 125 kW (environ 170 ch) qui anime les roues arrière. Les performances sont donc faibles. La vitesse de 145 km/h nous ramène au Combi originel. Le 0 à 100 km/h effectué en 10,7 s est déjà plus acceptable.
Puissance et autonomie
Surtout, la batterie fait un petit 59 kWh, acceptable sur un SUV urbain, moins sur un van de 4,71 m et pesant 2,4 tonnes. Cela donne ainsi 330 km d'autonomie en cycle mixte. Par contre, bonne nouvelle, la puissance de charge en DC reste tout à fait correcte avec 165 kW ce qui, avec une petite batterie, fait qu'on récupère de 10 % à 80 % en 24 minutes.
Et si on s'attend à un équipement plus léger et une présentation plutôt sobre, n'oublions pas qu'il est possible de dépasser le plafond de 47 000 € en optant pour quelques suppléments comme une livrée bicolore qui le met en valeur. Ceci tout en profitant toujours du bonus.
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Kia entend - on l'imagine - faire mieux l'année prochaine qu'en 2024. Son programme de nouveautés devrait en cela l'aider.
À l'image de son cousin Hyundai, le constructeur coréen Kia a vu d'un mauvais œil les changements réglementaires concernant le bonus écologique. Avec ses véhicules électriques produits à l'autre bout du monde et n'étant pour cette raison (mais pas que) plus éligibles à ce coup de pouce, ses ventes en ont pris un coup. D'ailleurs, si Hyundai a pu compter sur ses modèles thermiques pour sauver son épingle du jeu avec +13,71 % en 2024, Kia non. Ses ventes ont baissé de 2,65 %.
Heureusement, entre le lancement tout récent du SUV électrique EV3 qui met en avant un excellent rapport prix/prestations et les nombreuses nouveautés à venir, les choses devraient évoluer favorablement en 2025. Panorama des véhicules qui débarqueront dans les prochains mois.
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Un restylage pour l'EV6…
Pas encore proposée chez nous, la Corvette électrifiée devrait être commercialisée sous peu. La preuve, elle a pris un bain de foule lors de la 101e édition du salon de Bruxelles.
Nous vous en avions parlé début 2023, la Corvette hybride - E-Ray de son doux nom - était théoriquement prévue pour 2024. Enfin oui, mais aux Etats-Unis seulement. Il aura fallu faire preuve de patience pour les habitants du continent européen. Alors, si aucune date n'est annoncée pour le moment, sa présence pour la toute première fois sur le Vieux Continent au Brussels Motor Show qui a ouvert ses portes la semaine dernière en Belgique montre que la commercialisation approche à grands pas en France.
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Double révolution pour cette Corvette
La C8 est définitivement une Corvette pas comme les autres. Non contente d'avoir décidé de placer son moteur en position centrale arrière, elle a également opté pour la première fois de son histoire pour une motorisation électrifiée. Et pour enfoncer le clou, elle fait passer la puissance de ses moteurs essence et électrique aux quatre roues. Là aussi, c'est inédit.
La partie thermique est toujours assurée par le V8 6.2 de la Corvette de base développant 502 chevaux et 637 Nm de couple et propulsant les roues arrière. À cela s'ajoute un moteur électrique de 162 chevaux et 170 Nm de couple placé sur l'essieu avant. Malgré une puissance cumulée inférieure à la Z06 (654 ch et pas 670 ch), elle fait un tout petit mieux sur l'exercice du 0 à 60 mph (96 km/h) : 2,5 s, 0,1 s de moins. La batterie d'une capacité faible de 1,9 kWh ne peut pas hélas faire de miracles, elle ne peut rouler en mode zéro émission que sur une distance de 3 à 4 miles (de 5 à 8 km) à une vitesse maximale de 45 mph (environ 72 km/h).
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Bien plus chère que la C8 “de base”
N'en déplaise aux puristes, cette C8 a tout d'une Corvette sur le plan du style avec une partie avant reconnaissable entre mille, et des lignes musculeuses à souhait, typiques de la sportive américaine. Dans sa définition affichée au salon bruxellois, elle se fait pourtant presque discrète avec une livrée noire intégrale (intérieur et extérieur) que seuls quelques détails jaune électrique (étriers de freins, surpiqûres et ceintures de sécurité) viennent pimenter quelque peu.
150 000€ en France, sans compter le malus écologique
Nous sommes toujours en attente des tarifs. Logiquement, elle sera bien plus chère que le modèle V8. Aux Etats-Unis, la différence s'élève à plus de 30 000 $. En France, la barre des 150 000 € pourrait être atteinte voire largement dépassée. Et avec cette hybridation relativement légère et de facto des émissions de CO2 élevées (289 g/km de CO2 selon la fiche technique belge), elle ne pourra pas échapper au supermalus de 60 000 €… plus si attractive que ça la Corvette avec le temps !