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Plongée dans l’apnée : que faire ?

18 juin 2025 à 12:26

Piscine, mer, profondeur, records, balades ?

Faut-il être inscrit dans un club pour s’améliorer en apnée, vaut-il mieux faire beaucoup de statique en piscine ? Plonger en mer ? Pour des balades ou pour atteindre un record de profondeur ? Faites ce qui vous plaît !

Invitation à la plongée - © Reflets

Je l’ai dit dès les premiers articles de ce dossier Plongée dans l’apnée, je ne m’entraîne pas. Je pratique l’apnée comme un touriste, depuis pas très loin de 50 ans.Quand l’occasion se présente, quand je suis en forme, quand j’en ai envie et les moyens. L’occasion récente s'est présentée en décembre dernier, en m’inscrivant à l’arrache - et sans trop y croire- à un stage en piscine avec Umberto Pelizzari, champion du monde de la discipline. Je n’y croyais pas trop parce que justement, je ne m’entraîne pas dans un club, parce que c’était un stage avec un champion du monde, parce que j’étais en liste d’attente - inscrit au dernier moment - et que je m’attendais à être parmi les plus nuls du groupe. Finalement, cela s’est bien passé et me voilà rempilant pour un nouveau stage, en mer cette fois, toujours avec Umberto Pelizzari, partant à la conquête des 30 mètres, soit 10 de plus que ce que j’ai fait jusqu’ici. Cela peut sembler rien du tout, c’est énorme. Un immeuble de 3 étages auquel il faut en ajouter 7 pour faire les 30 mètres. Me suis-je entraîné depuis décembre pour ce qui vient? Non*.

Je ne peux pas. Je ne suis pas inscrit dans un club. Si je débarque dans une piscine avec palmes et masque, je vais me faire sortir par les maîtres-nageurs, rien n’a changé depuis des années. C’est ridicule, mais c’est comme ça. Ils ont peur que l’on fasse une syncope dans leurs bassins.

La mer est loin de Paris, donc, pas d’entraînement.

Mais alors, comment faire pour ajouter 10...

Enclaves libertariennes et villes parasites [part 2]

16 juin 2025 à 07:04

Le retour des « républiques bananières » ?

Trois enclaves cherchent à faire sécession au Honduras, chacune avec sa stratégie d'expansion... mais avec la même arrogance.

Fresque sur le mur d'une des propriétés de Brock Pierce (au centre du dessin), à Vieques, Porto Rico. Oeuvre du groupe de street art Bemba PR - Adaira Rojas (@adaira_enla_calle) & Bemba PR - D.R.

Force est de constater que la plupart des enclaves mégalomanes annoncées ces dix dernières années, à grand renfort de buzz et d’images 3D, ont du mal à décoller. Cela fait dix ans par exemple que Liberland, micro-nation autoproclamée, végète dans un no man’s land de 7 km² au bord du Danube, entre Croatie et Serbie — le lieu n’accueille qu’une «dizaine de colons, installés dans des infrastructures temporaires et étroitement surveillés par la police croate», dixit un reportage du Figaro. D’autres sont mort-nés, comme California Forever, projet d’enclave de 700 ha pour super-riches (comté de Solano, Californie) et soutenu par Mark Andreessen: après six ans de lobbying, les promoteurs ont eu peur de soumettre leur idée à référendum. Akon City, ville futuriste qui devait s’ériger au Sénégal, promue depuis 2020 par une star de la R’n’B, Akon, n’a pas encore posé la moindre brique. Quant à Brock Pierce, enfant terrible de la blockchain, il rame à construire sa cité radieuse à Porto Rico, baptisée «Puertopia», depuis qu’il a racheté de multiples propriétés après un cyclone qui a ravagé cette île des Caraïbes en 2017. Selon le New York Times, Pierce accumule les ardoises et les procès, et sur place on le traite de banal «colonialiste du bitcoin».

«Zones parasites»

Ces désillusions ne découragent guère les idéologues libertariens. L’exemple du Honduras ne peut que les inciter à encore y croire. Hélène Roux, sociologue au Centre population et développement (IRD - Paris Cité), étudie...

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