Vue normale

L'extrême droite et l'inversion accusatoire

23 juin 2025 à 07:56

Une habitude un peu lourdingue

Cette technique de manipulation psychologique, qui consiste à tenter de faire porter la responsabilité de ses propres erreurs à autrui en l'accusant de les avoir commises, est utilisée par l'extrême droite dans son grand projet de dédiabolisation. Mais pas seulement. Exemple, avec un des soutiens du C9M.

C'est pas moi, c'est toi !

La petite musique « les antisémites, c'est LFI » et « le RN est le bouclier des Juifs » commence à infuser dans la population. Le travail de sape de CNEWS, Europe1 et toute la galaxie brune fonctionne. C'est une technique très prisée des pervers narciciques qui est ici utilisée par l'extrême droite : l'inversion accusatoire. Cette manipulation psychologique consiste à tenter de faire porter la responsabilité de ses propres erreurs à quelqu'un en l'accusant de les avoir commises.

Sur la base du classique « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose », cette technique un peu plus subtile infuse des idées pourtant saugrenues. Le public le plus incrédule, à force d'entendre un discours martelé sur toutes les antennes, finit par se dire qu'il y a bien une part de vérité, quelque part... Le tour est joué.

Car à bien y regarder, l'extrême droite est le parti de la haine, de l'antisémitisme. Depuis toujours, et encore aujourd'hui. Cela commence à sa création. Jean-Marie Le Pen le crée avec « les anciens Waffen-SS Pierre Bousquet et Léon Gaultier, des sympathisants néonazis tels que François Duprat et des nostalgiques de l'Algérie française, tels que Roger Holeindre, membre de l'Organisation de l'armée secrète (OAS) », comme l'indique Wikipedia.

Aujourd'hui, les articles ne manquent pas pour rappeler les liens entre Marine Le Pen et la galaxie du GUD, lui même...

Si les juges doivent se déporter, pourquoi pas le ministre des finances ?

20 juin 2025 à 17:13

Avec un patrimoine de 21 millions, Éric Lombard refuse de mieux taxer les plus riches

Le ministre des finances est contre l’ISF ou la taxe Zucman. Il est évidemment pour la flat tax et accepterait éventuellement des mesures anti « sur-optimisation » fiscale. Un ministre peut-il raisonnablement être juge et partie lorsqu’il s’agit de définir la politique fiscale qui devrait théoriquement viser une meilleure répartition des richesses et le bien commun des citoyens, tous égaux devant la loi ?

Éric Lombard - copie d'écran d'une photo de l'AFP sur le site du gouvernement

« Que faire ? », s’interrogeait Lénine en 1902… Que faire pour que les richesses soient mieux réparties ? Que faire pour que les ultra-riches cessent d’être imposés deux fois moins que l’ensemble des Français ? Faire société, c’est abandonner la loi de la jungle, fixer des règles qui assurent à tous les mêmes droits et les mêmes devoirs. Cela semble bien loin désormais. Le Sénat a repoussé la proposition de loi visant à établir un impôt plancher de 2% sur le patrimoine des ultra-riches, c’est-à-dire des personnes ayant un patrimoine au-delà des 100 millions d’euros (1800 foyers fiscaux en France). Ce sont quelques 20 milliards de recettes fiscales qui s’envolent. Les Français continueront d’être soumis à un taux de prélèvement moyen de 50% et les ultra-riches, à un taux de 27%. Ne devrait-on pas viser une équité devant l’impôt ?

Notre enquête sur les DrahiLeaks avait permis de mettre un microscope électronique au-dessus des mécanismes d’optimisation utilisés par les ultra-riches. Des solutions qui ne sont évidemment pas à la portée de la majorité de la population. Clairement, en matière fiscale l’arsenal nucléaire est aux mains des puissants, au détriment du reste la population et les lois sont faites par et pour les premiers.

Dans ce contexte, le ministre des finances, qui a la possibilité, bien entendu, d’orienter la politique fiscale du pays a déclaré son patrimoine à la HATVP. Avec 21 millions à disposition, le ministre est-il le mieux placé pour donner des leçons sur...

Plongée dans l’apnée : que faire ?

18 juin 2025 à 12:26

Piscine, mer, profondeur, records, balades ?

Faut-il être inscrit dans un club pour s’améliorer en apnée, vaut-il mieux faire beaucoup de statique en piscine ? Plonger en mer ? Pour des balades ou pour atteindre un record de profondeur ? Faites ce qui vous plaît !

Invitation à la plongée - © Reflets

Je l’ai dit dès les premiers articles de ce dossier Plongée dans l’apnée, je ne m’entraîne pas. Je pratique l’apnée comme un touriste, depuis pas très loin de 50 ans.Quand l’occasion se présente, quand je suis en forme, quand j’en ai envie et les moyens. L’occasion récente s'est présentée en décembre dernier, en m’inscrivant à l’arrache - et sans trop y croire- à un stage en piscine avec Umberto Pelizzari, champion du monde de la discipline. Je n’y croyais pas trop parce que justement, je ne m’entraîne pas dans un club, parce que c’était un stage avec un champion du monde, parce que j’étais en liste d’attente - inscrit au dernier moment - et que je m’attendais à être parmi les plus nuls du groupe. Finalement, cela s’est bien passé et me voilà rempilant pour un nouveau stage, en mer cette fois, toujours avec Umberto Pelizzari, partant à la conquête des 30 mètres, soit 10 de plus que ce que j’ai fait jusqu’ici. Cela peut sembler rien du tout, c’est énorme. Un immeuble de 3 étages auquel il faut en ajouter 7 pour faire les 30 mètres. Me suis-je entraîné depuis décembre pour ce qui vient? Non*.

Je ne peux pas. Je ne suis pas inscrit dans un club. Si je débarque dans une piscine avec palmes et masque, je vais me faire sortir par les maîtres-nageurs, rien n’a changé depuis des années. C’est ridicule, mais c’est comme ça. Ils ont peur que l’on fasse une syncope dans leurs bassins.

La mer est loin de Paris, donc, pas d’entraînement.

Mais alors, comment faire pour ajouter 10...

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