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Quel drone choisir en 2026 ? Le guide pour s’amuser sans être un expert

29 décembre 2025 à 16:23

On a tous cette image du drone imposant qu’il faut préparer pendant 10 minutes avant de pouvoir décoller. En 2026, c’est de l’histoire ancienne. Aujourd’hui, un drone de loisir, c’est un accessoire qu’on glisse dans son sac à dos, au même titre qu’une batterie externe ou un appareil photo compact. Le but ? Capturer des moments de vie, des paysages de vacances ou ses exploits sportifs sans avoir besoin d’un brevet de pilote de ligne.

Le marché a fait un bond de géant cette année. On a enfin des appareils qui « voient » les arbres même quand on ne les regarde pas, et des caméras qui filment aussi bien que nos smartphones en basse lumière. Si vous voulez vous faire plaisir ou offrir un beau cadeau, voici le topo sur ce qui se fait de mieux pour le grand public.

Les 5 drones incontournables pour le loisir en 2026 🏆

CaractéristiquesDJI Neo 2Potensic Atom 2DJI Mini 4KDJI Mini 5 ProDJI Flip (FPV)
Taille Capteur1/1.3″ CMOS1/3″ CMOS1/2.3″ CMOS1″ CMOS1/1.3″ CMOS
Ouverturef/1.7f/2.2f/2.8f/1.6f/1.7
StabilisationNacelle 2 axes + EISNacelle 3 axesNacelle 3 axesNacelle 3 axesRockSteady 4.0
Bitrate Max100 Mbps60 Mbps40 Mbps150 Mbps130 Mbps
TransmissionDJI O4PixSync 3.0DJI O2DJI O4+ (LiDAR)DJI O4
Profil CouleurD-Log M (10-bit)Standard (8-bit)Standard (8-bit)D-Log M / HLGD-Log M
Détection Obst.Frontale / BasAucuneBas uniquement360° LiDARFrontale / Bas

Ce qu’il faut retenir de ces chiffres

Si on vulgarise un peu pour l’article, voici pourquoi ces données techniques comptent :

  • L’ouverture (f/1.6 vs f/2.8) : C’est la capacité du drone à voir la nuit. Le Mini 5 Pro avec son f/1.6 et son capteur 1 pouce, c’est le jour et la nuit par rapport au Mini 4K. On évite le « grain » (le bruit numérique) sur les images.
  • Le Bitrate (Mbps) : C’est la quantité d’informations enregistrée par seconde. Plus c’est élevé, moins vous aurez de « bouillie de pixels » lors de mouvements rapides (comme une forêt qui défile ou des vagues).
  • 10-bit vs 8-bit : Pour ceux qui aiment faire un peu de montage, le 10-bit (Neo 2, Mini 5 Pro, Flip) permet de retoucher les couleurs sans que l’image ne se dégrade. C’est un gros plus pour avoir un rendu « cinéma ».
  • O4+ et LiDAR : C’est la technologie de transmission et de sécurité. Le LiDAR du Mini 5 Pro est une première : il utilise des lasers pour scanner l’environnement, ce qui est bien plus précis que les petites caméras classiques des modèles précédents.

Focus sur ces 5 drônes qui feront 2026

DJI Neo 2 : Votre caméraman personnel

Le DJI Neo 2, c'est le drone qui fait enfin sauter le dernier verrou : celui de la complexité

Le DJI Neo 2, c’est le drone qui fait enfin sauter le dernier verrou : celui de la complexité. Jusqu’ici, si vous vouliez vous filmer en train de dévaler une piste de ski ou de grimper un col à vélo, il fallait soit une personne pour piloter, soit un drone massif avec des capteurs coûteux. Le Neo 2 change la donne. C’est le premier drone véritablement autonome et convaincant, car il ne se contente pas de vous suivre « bêtement », il anticipe vos trajectoires grâce à une motorisation par Intelligence Artificielle ultra-poussée.

Ce qui est bluffant, c’est sa capacité à rester accroché à vous. Que vous soyez un cycliste lancé à 30 km/h, un traileur en pleine forêt ou un skieur, l’IA du Neo 2 analyse votre silhouette en temps réel. Même si vous passez brièvement derrière un arbre ou un rocher, le drone « calcule » où vous devriez réapparaître et maintient le cadrage. Les prises de vue sont cinématiques, fluides, et on jurerait qu’un pro est aux commandes. Le tout, je le rappelle, sans que vous n’ayez aucune manette entre les mains.

La vraie force de ce Neo 2, c’est sa modularité. DJI a eu la bonne idée de proposer différents bundles pour ne pas rester limité au mode « auto » :

  1. Le mode « Solo » (IA seule) : Vous l’allumez, il décolle de votre main, il vous suit, il revient. Zéro accessoire.
  2. Le bundle avec Radiocommande : Pour ceux qui veulent reprendre le contrôle. Vous connectez la manette classique (RC-N3 ou RC 2) et le Neo 2 se transforme en un vrai drone de prise de vue capable d’aller à plusieurs kilomètres pour explorer les environs.
  3. L’initiation au FPV : C’est la cerise sur le gâteau. Le Neo 2 est compatible avec les lunettes DJI Goggles N3. Grâce à sa protection d’hélices intégrale (« propeller guards »), vous pouvez foncer entre les branches ou passer sous un banc en immersion totale. C’est l’initiation au vol en immersion la plus sécurisante et la plus convaincante du marché. On s’amuse sans avoir peur de pulvériser 500€ de matos au premier virage raté.

On oublie les saccades du passé. Avec sa stabilisation RockSteady 4.0 et sa nacelle mécanique, l’image reste droite même quand le drone lutte contre le vent pour vous suivre. C’est cette stabilité, combinée à une intelligence de vol qui ne « décroche » plus, qui fait du Neo 2 le premier drone grand public qu’on peut recommander les yeux fermés à n’importe quel aventurier du dimanche.

Tableau : Quel bundle choisir pour mon Neo 2 ?

PackContenuPour qui ?
StandardDrone + 1 BatterieLe vlogger qui veut juste des selfies rapides.
Fly More ComboDrone + 3 Batteries + Hub + RadiocommandeLe voyageur qui veut aussi explorer et piloter.
FPV ExperienceDrone + Goggles N3 + Motion ControllerLe mordu de sensations fortes et d’immersion.

DJI Mini 5 Pro : La puissance sans le permis

C’est la star incontestée de 2026. Pourquoi ? Parce que c’est le premier drone de moins de 250g à embarquer un capteur de 1 pouce. Pour faire simple, c’est comme passer d’un appareil photo de smartphone à un vrai reflex. La gestion des lumières hautes et des ombres est juste incroyable pour une machine aussi petite.

Mais le vrai truc de dingue sur le Mini 5 Pro, c’est son système de détection d’obstacles LiDAR. Contrairement aux anciens modèles qui utilisaient des petites caméras, le LiDAR utilise des lasers. Résultat : il « voit » les branches d’arbres et les câbles électriques même en pleine nuit. Si vous avez le budget, c’est le drone ultime pour voyager l’esprit tranquille.

Potensic Atom 2 : Le choix pragmatique

On ne va pas se mentir, tout le monde n’a pas envie de lâcher un smic dans un drone. C’est là que Potensic intervient. L’Atom 2 est l’évolution logique d’un modèle qui avait déjà séduit par son sérieux. Ici, on a une vraie nacelle stabilisée sur 3 axes qui fait un boulot remarquable.

Alors oui, l’application est un peu plus rustique que celle de DJI et il n’y a pas de capteurs pour éviter les murs. Mais à 350€ avec trois batteries, c’est l’outil idéal pour ceux qui veulent apprendre à piloter « à l’ancienne » avec des joysticks sans avoir peur de rayer une machine trop chère. Sa portée a été améliorée et il tient très bien le vent pour son poids.

DJI Mini 4K : La porte d’entrée robuste

Le Mini 4K, c’est le rescapé. C’est le drone qu’on conseille à ceux qui veulent la fiabilité légendaire de DJI sans fioritures. Il reprend le design du vieux Mini 2 mais avec une électronique mise à jour.

Il ne vous suivra pas tout seul dans la forêt et il ne filme pas en 120 images par seconde, mais il fait ce qu’on lui demande : des plans stables en 4K pour immortaliser une maison de vacances ou une rando. C’est le drone « zéro problème ». Il est robuste, les pièces de rechange se trouvent partout, et il se pilote avec une facilité déconcertante. C’est souvent mon premier conseil pour un cadeau.

DJI Flip : Les sensations fortes accessibles

Le « Flip », c’est le petit dernier qui s’adresse à ceux qui veulent voir le monde à travers des lunettes d’immersion (FPV). Avant, le FPV était réservé aux experts qui savaient souder des composants. Avec le Flip, tout est « plug and play ».

Vous mettez le casque sur vos yeux, vous utilisez une manette qui ressemble à un manche d’avion, et vous foncez. Les sensations sont indescriptibles, on a vraiment l’impression d’être un oiseau. Grâce à ses protections d’hélices complètes, vous pouvez même toucher un mur sans vous écraser. C’est le drone parfait pour ceux qui trouvent le vol classique un peu trop « pépère ».

Est-ce que c’est légal de voler n’importe où ?

C’est là que c’est un peu moins fun, mais c’est important. En 2026, la règle d’or pour le grand public, c’est le moins de 250 grammes.

  • La bonne nouvelle : Tous les drones de ma liste (sauf cas rare) font moins de 250g. Vous pouvez voler au-dessus des gens (sans rester stationnaire) et vous n’avez pas d’examen à passer.
  • Le rappel : Il est toujours interdit de voler en ville, près des aéroports ou des zones sensibles. Un petit coup d’œil sur l’appli Geoportail avant de décoller, et vous êtes tranquille.

[Image suggestion: A family using a small drone at the beach]

Comment bien débuter sans rien casser ?

Le conseil que je donne toujours : faites vos trois premiers vols dans un champ de vaches (sans les vaches !). L’espace est votre meilleur ami.

  1. Chargez tout à 100% : Les batteries de drones n’aiment pas l’imprévu.
  2. Attendez le signal GPS : Ne décollez pas tant que le drone n’a pas dit « Point de départ enregistré ». C’est votre assurance vie s’il y a un problème.
  3. Méfiez-vous du vent : En altitude, ça souffle plus fort qu’au sol. Si votre drone commence à dériver, redescendez tout de suite.

La réglementation en 2026 : On en est où ?

Je sais, c’est la partie un peu lourde, mais on est sur SysKB, on fait les choses bien. En 2026, la règle est enfin harmonisée en Europe. Pour tous les drones que j’ai cités (moins de 250g), vous êtes en catégorie C0.

  • Ce qu’il faut faire : S’enregistrer sur AlphaTango, coller son numéro sur le drone, et c’est tout.
  • Ce qu’il ne faut pas faire : Voler en ville ou au-dessus d’une foule.

Même si le drone est petit, restez discrets. La clé pour que le drone reste un plaisir pour tous, c’est le respect de la vie privée. Ne survolez pas le jardin du voisin pour voir sa piscine, restez dans les zones autorisées (vérifiez l’application Geoportail, c’est la bible).

Cet article original intitulé Quel drone choisir en 2026 ? Le guide pour s’amuser sans être un expert a été publié la première sur SysKB.

ProtonVPN : Présentation complète du géant de la sécurité suisse

29 décembre 2025 à 13:29

Quand on commence à s’intéresser sérieusement à sa vie privée en ligne, un nom finit toujours par revenir dans les discussions : ProtonVPN. Vous avez sans doute déjà entendu parler de Proton Mail, ce service de messagerie chiffrée utilisé par les journalistes et les activistes du monde entier. Eh bien, ProtonVPN, c’est leur solution pour sécuriser votre connexion internet globale. Mais au-delà de l’étiquette « made in Switzerland » et de l’aura de sérieux qui entoure les anciens scientifiques du CERN à l’origine du projet, qu’est-ce que ce service vaut réellement dans la vie de tous les jours ? Est-il aussi rapide et polyvalent qu’un NordVPN pour le streaming ?

On ne va pas se mentir, le marché des VPN est saturé de promesses marketing souvent un peu exagérées. Entre ceux qui affirment être les plus rapides du monde et ceux qui jurent ne garder aucun log tout en étant basés dans des juridictions douteuses, il y a de quoi être perdu. Pour cet article, j’ai pris le temps de décortiquer ProtonVPN sous toutes ses coutures. On va parler technique, juridiction, mais aussi ergonomie et prix. Pas de bla-bla inutile, juste du concret pour vous aider à savoir si vous devez, ou non, leur confier vos données.

L’origine de ProtonVPN : du CERN à la vie privée pour tous

L’histoire de ProtonVPN n’est pas celle d’une startup lambda lancée par des experts en marketing. Tout a commencé en 2014, au CERN (l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire). Une équipe de scientifiques, menée par Andy Yen, a d’abord créé Proton Mail pour répondre à un besoin vital de communication sécurisée. ProtonVPN est arrivé quelques années plus tard, en 2017, avec la même philosophie : protéger les libertés civiles sur le web.

C’est un point qui me semble important à souligner. Contrairement à beaucoup de ses concurrents dont les structures de propriété sont parfois opaques ou changeantes, Proton appartient à une fondation à but non lucratif partielle, la Proton Foundation. Ça ne veut pas dire qu’ils ne veulent pas gagner d’argent (ils ont des factures à payer comme tout le monde), mais leur modèle économique repose sur les abonnements de leurs utilisateurs, pas sur la vente de données ou la publicité. Forcément, ça donne un peu plus confiance dès le départ.

La juridiction suisse : un vrai rempart ?

ProtonVPN est basé à Genève, en Suisse. Dans le monde du VPN, c’est un argument de poids. Pourquoi ? Parce que la Suisse ne fait pas partie des alliances de surveillance « 5 Eyes », « 9 Eyes » ou « 14 Eyes ». Les lois suisses sur la protection des données sont parmi les plus strictes au monde.

Si une autorité étrangère veut obtenir des informations sur un utilisateur de ProtonVPN, elle doit passer par une procédure judiciaire complexe devant un tribunal suisse. Et même là, comme Proton applique une politique stricte de non-conservation des journaux (no-logs), il y a de fortes chances pour qu’il n’y ait rien à transmettre de toute façon. C’est un aspect rassurant pour ceux qui craignent une surveillance gouvernementale abusive.

Sécurité et confidentialité : le cœur du réacteur

C’est là que ProtonVPN joue ses meilleures cartes. Pour un utilisateur lambda, tous les VPN se ressemblent un peu. Mais quand on regarde sous le capot, il y a des différences majeures.

Une architecture « Secure Core » unique

L’une des fonctionnalités phares, c’est le Secure Core. Normalement, un VPN fait passer votre trafic par un serveur intermédiaire. Si ce serveur est compromis, votre anonymat peut être menacé. Avec le Secure Core, ProtonVPN fait d’abord passer votre trafic par des serveurs ultra-sécurisés situés en Suisse, en Islande ou en Suède, avant de l’envoyer vers le pays de votre choix.

Ces serveurs sont installés dans des centres de données hautement protégés (souvent d’anciens abris militaires). Cela signifie que même si le serveur de destination finale (disons aux USA ou en France) est surveillé, il est techniquement impossible de remonter jusqu’à votre véritable adresse IP car la connexion précédente provient d’un réseau Proton totalement contrôlé. Franchement, pour la sécurité pure, c’est ce qui se fait de mieux actuellement sur le marché grand public.

Avec le Secure Core, ProtonVPN fait d'abord passer votre trafic par des serveurs ultra-sécurisés situés en Suisse, en Islande ou en Suède, avant de l'envoyer vers le pays de votre choix.

Open Source et audits indépendants

C’est un point que j’apprécie particulièrement. Toutes les applications ProtonVPN sont open source. Ça veut dire que n’importe quel expert en cybersécurité peut aller sur GitHub, lire le code et vérifier qu’il n’y a pas de « backdoor » ou de failles cachées. Peu de concurrents osent une telle transparence même chez les leaders comme NordVPN, CyberGhost ou ExpressVPN.

En plus de ça, Proton fait régulièrement auditer ses logiciels et sa politique de logs par des cabinets indépendants (comme SEC Consult). Ces rapports sont publics. Quand un service vous dit « on ne garde rien », c’est bien. Quand un expert externe le confirme après avoir fouillé dans les serveurs, c’est beaucoup mieux.

Les protocoles utilisés

ProtonVPN ne s’encombre pas de vieux protocoles peu sécurisés comme le PPTP ou le L2TP. Ils se concentrent sur ce qui marche :

  • OpenVPN : Le standard de l’industrie, ultra stable.
  • IKEv2 : Très bon pour les mobiles car il gère bien les changements de réseaux (Wi-Fi vers 4G).
  • WireGuard : Le petit dernier, très léger et extrêmement rapide. C’est celui que je recommande d’utiliser par défaut.

Ils ont aussi développé un protocole maison appelé Stealth. Il est conçu pour contourner la censure dans les pays comme la Chine ou l’Iran en faisant passer le trafic VPN pour du trafic HTTPS classique. Si vous voyagez dans des zones « difficiles », c’est un outil indispensable.

Le protocole Stealth est conçu pour contourner la censure dans les pays comme la Chine ou l'Iran en faisant passer le trafic VPN pour du trafic HTTPS classique

Performances et vitesse : le test de réalité

Avoir le VPN le plus sécurisé du monde ne sert à rien si charger une page Google prend 10 secondes. Pendant longtemps, ProtonVPN a eu une réputation de service un peu lent. Mais ça, c’était avant 😊

Le VPN Accelerator

Proton a mis en place une technologie qu’ils appellent « VPN Accelerator ». Pour faire simple, c’est un ensemble d’optimisations logicielles qui permettent de dépasser les limitations de vitesse habituelles liées au traitement des protocoles VPN. Sur des connexions longue distance (par exemple se connecter au Japon depuis la France), les gains peuvent aller jusqu’à 400 %.

Dans mes tests, sur une fibre à 1 Gbps, j’atteins régulièrement des débits de 600 à 700 Mbps avec WireGuard sur des serveurs proches. C’est largement suffisant pour de la 4K, du téléchargement intensif ou du jeu en ligne. On sent qu’ils ont investi massivement dans leurs infrastructures ces deux dernières années.

VPN Accelerator est un ensemble d'optimisations logicielles qui permettent de dépasser les limitations de vitesse habituelles liées au traitement des protocoles VPN.

Le réseau de serveurs

ProtonVPN dispose de plus de 6 000 serveurs répartis dans plus de 110 pays. Ce n’est pas le plus gros réseau du marché (certains en ont 10 000), mais la qualité est là. Ils possèdent en propre une grande partie de leurs serveurs critiques, ce qui est un gage de sécurité supplémentaire.

Fonctionnalités avancées et usage quotidien

Utiliser ProtonVPN au quotidien est devenu très plaisant. L’interface a été simplifiée, même si elle garde un petit côté « tableau de bord technique » qui plaira aux amateurs d’informatique.

NetShield : le bloqueur de pubs intégré

Le NetShield est leur outil de filtrage DNS. Il permet de bloquer les publicités, les traceurs et les sites malveillants directement au niveau du VPN. L’avantage, c’est que ça économise de la bande passante et que ça protège tous vos appareils, même ceux où vous ne pouvez pas installer d’extension de navigateur (comme sur smartphone). C’est simple et diablement efficace.

Streaming et P2P

Pendant longtemps, Proton était perçu comme un VPN « sérieux » pas vraiment fait pour Netflix. Ce n’est plus vrai. Avec un abonnement Plus, vous pouvez débloquer la plupart des catalogues :

  • Netflix (US, UK, FR, etc.)
  • Disney+
  • Amazon Prime Video
  • Hulu et HBO Max

Pour le P2P (BitTorrent), l’abonnement Plus de ProtonVPN perme de profiter de serveurs dédiés optimisés pour le partage de fichiers. Le débit est constant et il n’y a pas de bridage.

Le Kill Switch et le Split Tunneling

Le Kill Switch est automatique. Si la connexion VPN coupe, votre accès internet est instantanément bloqué pour éviter que votre adresse IP réelle ne « fuite ». C’est un basique, mais il est très bien géré ici.

Le Split Tunneling, lui, vous permet de choisir quelles applications passent par le VPN et lesquelles utilisent votre connexion normale. C’est super pratique si vous voulez sécuriser vos téléchargements tout en gardant une latence minimale sur votre jeu vidéo préféré en parallèle.

Analyse des tarifs et offres de ProtonVPN

ProtonVPN propose une structure tarifaire assez claire, mais attention : les fonctionnalités varient énormément entre l’offre gratuite et l’offre payante.

Tableau comparatif des offres ProtonVPN

CaractéristiqueOffre Free (Gratuit)Offre Plus (Payant)
Nombre de serveursServeurs limités (5 pays)6 000+ serveurs (110+ pays)
Nombre d’appareils1 appareil10 appareils simultanés
Vitesse« Moyenne » (pas de priorité)Jusqu’à 10 Gbps
Secure CoreNonOui
NetShieldNonOui (Bloqueur pubs/malware)
Streaming & P2PNon supporté officiellementOui (Optimisé)
Tor over VPNNonOui
Support clientBasiquePrioritaire

Le cas de l’offre gratuite

C’est probablement le meilleur VPN gratuit du marché. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucune limite de data. Vous pouvez l’utiliser 24h/24 sans jamais être coupé. Par contre, vous ne pouvez pas choisir votre serveur (il vous connecte au plus proche disponible automatiquement) et les vitesses sont bridées en période de forte affluence. C’est parfait pour dépanner ou pour une utilisation basique, mais frustrant pour du streaming ou du P2P

L’abonnement Plus

C’est l’offre qui nous intéresse pour un usage complet. Le prix tourne autour de 3€ / mois si vous vous engagez sur deux ans. C’est un peu plus cher que certains concurrents « low cost », mais la qualité de l’infrastructure et la juridiction suisse justifient selon moi cet écart de prix.

Si vous rechercher en plus un Drive et un système de Mail qui respecte votre vie privée, l’offre Proton Unlimited vous permet de disposer de tous les outils de ProtonVPN pour un prix clairement très intéressant.

Installation et compatibilité : où peut-on l’utiliser ?

ProtonVPN est disponible sur quasiment tout ce qui se connecte à internet :

  • Windows et macOS : Des applications très complètes avec une carte interactive.
  • Linux : Enfin une vraie interface graphique pour les distributions majeures (Ubuntu, Fedora), ce qui est rare dans le milieu.
  • iOS et Android : Des apps bien notées, économes en batterie.
  • Android TV et Fire TV : Une application dédiée pour profiter du streaming sur grand écran.
  • Routeurs : Support pour DD-WRT, AsusWRT, etc.

Le processus d’installation est un jeu d’enfant. On télécharge, on s’identifie, on clique sur « Quick Connect » et c’est fini. Même ma grand-mère pourrait l’utiliser, et c’est un compliment pour une boîte de scientifiques du CERN.

Points forts et points faibles : le bilan

Pour être totalement honnête, aucun service n’est parfait. Voici ce qu’il faut retenir de ProtonVPN après plusieurs semaines de test intensif.

Ce qu’on adore :

  • Confidentialité absolue : La Suisse, l’Open Source et le No-logs audité. Difficile de faire mieux.
  • Le Secure Core : Un vrai plus pour les utilisateurs qui ont besoin d’une sécurité maximale.
  • L’offre gratuite illimitée : Une rareté sur le marché qui mérite d’être saluée.
  • Les performances : Le VPN Accelerator a vraiment changé la donne, c’est devenu très rapide.
  • L’écosystème : L’intégration avec Proton Mail, Drive et Pass est un vrai confort.

Ce qu’on aime moins :

  • Le prix : Un peu plus élevé que la moyenne du marché.
  • Pas de chat en direct 24/7 pour tout le monde : Le support peut parfois être un peu lent à répondre par mail, même si les réponses sont toujours très techniques et précises.
  • Interface parfois dense : Trop d’options pour l’utilisateur qui veut juste un bouton « On/Off » sans rien comprendre.

FAQ : Tout ce qu’il faut savoir sur ProtonVPN

Est-ce que ProtonVPN est vraiment gratuit ?

Oui, il existe une version gratuite illimitée en volume de données. Elle est financée par les utilisateurs payants. Elle est cependant limitée en termes de serveurs et de fonctionnalités (pas de streaming, pas de P2P).

ProtonVPN fonctionne-t-il avec Netflix ?

Oui, mais uniquement avec l’abonnement « Plus ». Les serveurs optimisés permettent de débloquer les catalogues de nombreux pays sans message d’erreur.

Est-ce que ProtonVPN ralentit ma connexion ?

Tous les VPN ralentissent un peu la connexion à cause du chiffrement. Cependant, avec le protocole WireGuard et le VPN Accelerator, la perte est minime (souvent moins de 10-15 % sur des serveurs proches).

Peut-on utiliser ProtonVPN en Chine ?

Oui, grâce au protocole « Stealth » qui masque le trafic VPN. C’est l’un des services les plus efficaces pour passer le « Grand Firewall » chinois.

Cet article original intitulé ProtonVPN : Présentation complète du géant de la sécurité suisse a été publié la première sur SysKB.

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