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Alibaba Cloud se fait plus explicite sur la souveraineté

5 mars 2026 à 08:58

Cinq fois le mot « souveraineté » dans un même post : sur le blog d’Alibaba Cloud, c’est inhabituel, pour ne pas dire quasi inédit.

Ce post, publié début février, dresse un « bilan annuel » de l’offre de cloud privé Apsara Stack. Dans la pratique, il s’agit d’une plaquette commerciale. Elle a donc la particularité de comporter de nombreuses références à la notion de « souveraineté ». Avec des exemples. Parmi eux, le Sénégal. Sur place se dérouleront, du 31 octobre au 13 novembre 2026, les Jeux olympiques de la jeunesse. Les principaux SI sous-jacents doivent être migrés chez Alibaba Cloud, nous explique-t-on. Apsara Stack portera des « applications critiques » à l’image de la billetterie et de la gestion du parcours de la flamme. Il est surtout censé contribuer, par après, à la mise en place d’une « infrastructure cloud nationale souveraine »…

Alibaba Cloud donne un autre exemple : celui de l’Algérie, qui s’est appuyée sur ses services pour déployer une « infrastructure cloud souveraine pour les services publics ».

Alibaba Cloud mise sur les partenariats telcos

Pour trouver trace d’un autre emploi du mot « souveraineté » sur le blog principal de l’entreprise chinoise, il faut remonter à septembre 2025. Elle avait félicité un client et un partenaire intégrateur malaisiens qui venaient de remporter des prix d’innovation décernés par une association représentative du secteur IT.

La notion de souveraineté apparaît épisodiquement sur d’autres canaux de com d’Alibaba Cloud. Illustration sur Facebook en novembre 2025, dans le cadre d’un forum gouvernemental en Arabie saoudite. L’entreprise avait organisé un atelier à ce sujet avec Atos.

Quelques mois plus tôt, son directeur secteur public avait appelé les pays émergents à investir dans le « cloud souverain ». Il avait évoqué les alliances montées dans cette perspective avec des opérateurs télécoms. Et en avait mentionné une : en Afrique du Sud, avec BCX, qui assure une « exploitation indépendante » du cloud.

Alibaba Cloud avait fait son entrée sur le marché sud-africain grâce à ce partenariat. C’était en 2022. Promettant d’accompagner le développement de compétences locales, il a mis sur pied , avec BCX, une Alibaba Cloud Academy.

Des certifications européennes… surtout en Allemagne

Dans son trust center, Alibaba Cloud détaille sa conformité à diverses réglementations nationales… mais exclusivement sur la plaque Asie (+ Australie). Toutefois, parmi les certifications dont il dispose, certaines ont été délivrées en Europe. Notamment C5 (le « SecNumCloud allemand »), obtenu pour la première fois en 2020. L’Allemagne lui a aussi attribué l’AIC4 (AI Cloud Service Compliance Criteria Catalog), qui évalue la sécurité des services d’IA. Sur place, il en a aussi obtenu une de la part de l’industrie automobile : TISAX (Trusted Information Security Assessment Exchange).

En Europe, Alibaba Cloud détient également la certification EU CoC. Elle est censée témoigner du respect des obligations de l’article 28 du RGPD, relatif aux sous-traitants.

Illustration générée par IA

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