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try - Fini les dossiers test-final-v3 qui traînent partout !

Par : Korben
9 mars 2026 à 11:28

Vous avez combien de dossiers test sur votre machine ? Dix ? Cinquante ? Deux cents ? Tobi Lütke, le mec qui a cofondé Shopify, avait le même problème... Alors il a pondu try , un petit script Ruby qui donne un vrai foyer chaleureux à vos expérimentations de dev déjanté.

Le principe est hyper simple. Vous tapez try redis dans votre terminal, et magie magie, soit ça vous envoie direct dans votre dossier d'expérimentation Redis existant, soit ça vous propose d'en créer un nouveau avec la date du jour en préfixe, genre 2025-08-17-redis-experiment. En fait c'est con, mais rien que le préfixe de date, ça change tout... car 3 semaines plus tard, quand vous cherchez ce bout de code pondu à 2h du mat en rentrant de soirée, hé bien vous le retrouvez !

La recherche fuzzy fait le boulot, comme ça par exemple vous tapez pgres, ça matche postgres-local. Vous tapez connpool, ça retrouve connection-pool. Et ce sont les résultats les plus récents qui remontent en premier, parce que bon, ce que vous avez touché hier est souvent plus pertinent que le truc d'il y a 6 mois. Et y'a même un petit score de pertinence affiché à côté de chaque résultat !

Côté installation, un gem install try-cli suivi d'un eval "$(try init)" dans votre .zshrc, et c'est terminé. Ça marche aussi avec Fish et via Homebrew pour ceux qui préfèrent. D'ailleurs, le cœur du truc tient dans un seul fichier Ruby, par contre, faut Ruby 3.0 minimum (le Ruby livré avec macOS est trop vieux, donc un petit brew install ruby avant si besoin).

Y'a aussi quelques bonus plutôt pas mal. Par exemple la commande try . (si vous êtes dans un repo Git) crée un worktree du repo courant dans votre dossier d'expérimentations, ce qui est super pratique pour tester un truc sans polluer votre branche principale. Et try clone URL_GITHUB clone un repo direct dans un dossier daté, genre 2025-08-17-nom-du-repo. Si vous aimez les outils jetables bien rangés , c'est exactement le délire.

Bon, vous pourriez faire un alias bash à la place, mais finalement la recherche fuzzy et le classement par date, c'est quand même autre chose qu'un bête mkdir. Tous vos dossiers vivent dans ~/src/tries par défaut (changeable via TRY_PATH), avec une petite interface en mode texte qui affiche le temps écoulé depuis votre dernier passage. Le README dit que c'est pensé pour les cerveaux qui papillonnent... et franchement, si vous êtes comme moi, du genre à avoir 15 projets en cours, c'est pile le délire qui va vous sauver !! Si vous passez votre vie dans le terminal , c'est un de ces projets qu'on installe et qu'on n'oublie plus.

Attention quand même, le projet est encore jeune et quelques bugs trainent côté Homebrew et avec Ruby 4.0.

Amusez-vous bien !

Obsidian CLI - Pilotez vos notes depuis le terminal

Par : Korben
3 mars 2026 à 15:38

Obsidian vient de sortir son CLI officiel qui propose des dizaines de commandes, un mode interactif avec autocomplétion, et la possibilité de tout piloter depuis votre terminal. Grâce à ça, vous allez pouvoir créer des notes .md, chercher, gérer vos tâches... le tout sans quitter votre shell !

Disponible depuis la version 1.12, le CLI d'Obsidian transforme donc votre terminal en poste de pilotage pour vos coffres de notes. Concrètement, vous tapez obsidian suivi d'une commande, et ça interagit direct avec l'app qui tourne en arrière-plan via un socket local. Du coup, plus besoin de jongler entre les fenêtres... un petit obsidian create mon-fichier.md et c'est plié.

En fait, quand je dis que c'est complet, c'est pas pour faire joli. On peut créer des notes en .md, en ouvrir avec obsidian open, les déplacer, les supprimer. Vous pouvez aussi chercher avec obsidian search "mon texte", gérer les tâches, interagir avec les plugins... y'a même une commande obsidian daily pour ouvrir votre note du jour en une seconde. Si vous tenez un journal au quotidien, c'est royal !

Et le truc qui envoie du paté, c'est le mode TUI (Text User Interface). Vous tapez obsidian tout court, et là vous tombez sur une interface interactive avec autocomplétion et navigation au clavier. Genre un mini-Obsidian dans le terminal ! D'ailleurs, vous pouvez aussi enchaîner les commandes avec des pipes |, ou récupérer le résultat d'une recherche dans le presse-papier avec --copy. Pas mal donc pour scripter vos workflows, sauf que attention, les pipes ne marchent pas en mode TUI.

Et si vous avez plusieurs coffres, pas de panique, puisqu'on peut cibler un vault précis avec vault=mon-coffre ou même pointer directement vers un fichier avec file=ma-note. Et pour les plus barbus d'entre vous, la commande eval permet d'exécuter du JavaScript directement dans le contexte d'Obsidian. Bon, c'est carrément pour les barbus, mais voilà, je sais que ce genre de trucs vous plait... Par exemple accéder à app.vault.getFiles() ou app.workspace direct depuis le shell.

Côté installation, ça dépend de votre OS. Sur macOS, ça enregistre le chemin dans votre ~/.zprofile. Sur Linux, un petit symlink dans /usr/local/bin et c'est réglé (sauf si vous êtes sur un snap, là c'est une autre histoire). Windows, c'est géré par un redirecteur obsidian.exe et dans tous les cas, il faudra activer le CLI dans les réglages d'Obsidian (Settings → General).

Attention quand même, ce CLI a besoin de l'app Obsidian v1.12+ pour fonctionner. Si elle ne tourne pas déjà, elle se lance automatiquement en tâche de fond. C'est donc pas un outil standalone, mais un pont entre votre shell et l'application. Après si vous cherchez un truc 100% headless pour syncer vos coffres sans l'app, jetez un oeil à Obsidian Headless , le client officiel qui tourne en ligne de commande avec Node.js.

Bref, si vous vivez dans votre terminal et que vous kiffez déjà genre les éditeurs de notes en terminal , foncez.

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