W3Crash : What Was Wrong ... ou qu'est ce qui n'allait pas avec notre business ?
Bonjour à tous,
Voici notre deuxième article relatif à la fin de notre "Business Model".
La première partie "Et l’Intelligence Artificielle tua le vulgarisateur" faisait aussi état d'autres paramètres ayant impacté notre fonctionnement.
What Was Wrong...
Voilà une petite carte mentale reprenant les éléments que nous avons identifié dans notre parcours d’embûches de ces deux dernières années (2024-2025).
Eléments que nous avons identifié:- Impact de l'IA sur notre "business model"
- La guerre numérique
- Liquidation sur le marché RPi
- L'Amazon de l'électronique
- Les marges et gammes de produits
- Les actes anti-compétitifs
Que des modifications sensibles des conditions du marché qui, au cours du temps, se sont dangereusement accumulées. Fallait-il encore pouvoir anticiper l'impact cumulé?
Le marché répond à des règles primales où tout semble parfois permis... Etre passionné n'est pas suffisant et la probité jouera toujours contre vous.
Impact de l'IA
Les recherches utilisateurs
Les réponses de l'IA intégrée en première réponse des moteurs de recherches ont rendu notre documentation en ligne totalement caduque!
En effet, pourquoi le commun des mortel irait-il rechercher une réponse technique dans nos pages si l'IA la fournit déjà en résumé... et donc... nous n'existons plus (y compris notre webshop).
Cela est est vrai quelque-soit l'IA: Gemini, ChatGPT, Claude Code, ...
Ce point à été très largement traité dans notre précédent article "Et l’Intelligence Artificielle tua le vulgarisateur : la fin des "business model" basés sur la documentation".
Elles chargent nos serveurs à mort
Durant leur entraînement, les IA naviguent sur le WEB pour collecter des données qui leur seront nécessaires. Un peu comme les robots indéxeurs des moteurs de recherches.
A la différence des moteurs de recherche, les IAs on fait leur entraînement de façon quasi malveillante.
Peu importe le moteur IA, quand il est tombé sur nos site (Wiki, WebShop, Forums), il s'est toujours comporté comme un bandit, multipliant les sessions de captures simultanées.
La charge des IAs atteignant un point tel que nos sites devenaient quasi inaccessibles pour nos propres clients.
Nous ne parlons pas en terme d'heures d'inaccessibilités et ralentissement mais en jours et semaines!
Pour finir, il a été nécessaire d'écrire des règles spécifiques pour interdire l'accès aux IA... sans oublier les coûts que cela a entraîner.
La guerre numérique

Source image: cet article de channelnews.fr

Les attaques frontales
Si vous naviguez sur les sites d'informations ou regardez le journal télévisé, vous n'aurez pas raté les différentes attaquent informatiques en cette années 2025.
Le président Américain Donald Trump et ses Trumpitudes aura réussit à créer des vagues mettant à mal la stabilité mondial. Les grandes nations réagissent aussi bien de façon visible que dans l'ombre du Net.
Déstabiliser l'économie numérique d'un pays est devenu important car cela permet d'appauvrir une nation en réduisant le prélèvement des impôts... ce qui finalement réduit son pouvoir politique. Sur le plan microscopique, cela à peu d'impact sur l'économique d'un pays (a part votre éventuelle faillite)... mais sur un plan macroscopique, il est possible d'impacter les finances d'une nation.
C'est pour cette raison que des états nations enrôlent des groupes de hackers.
Internet des devenu un jingle numérique et ce n'est pas peu dire.
Notre propre site est resté sous attaque DDOS de façon quasi permanente sur de très longues périodes (on parle en mois). Il a même été nécessaire de mettre hors-ligne l'un ou l'autre site.
Un site de vente peu réactif n'encourage pas les achats... je peux vous confirmer
En mars 2025, nous publions l'article "Attaque DDOS totalement demesurée... Ce monde devient-il fou ?" avec le bannissement de 180.000 adresses IPs puis 350.000 en l'espace d'une semaine à peine. Cela n'est pas un cas anecdotique.
Les attaques insidieuses
Parmi les nombreuses attaques, nous en avons découverte une qui était particulièrement insidieuse car elle ne visait pas le serveur web mais plutôt la stabilité de la base de données.
Ainsi, les site de ventes répondent normalement mais bizarrement, il n'y a pas de vente ou presque!
C'est que les pages du WebShop dispose d'un cache et pour autant qu'il n'y a pas d'attaque DDoS frontale, le site répond rapidement.
Par contre, dès que l'on met un article dans le panier, ou si on se connecte sur son compte client, les actions deviennent terriblement lentes... prennent parfois plus d'une minute.
C'est parce que ces actions font appel à la base de donnée et que le moteur est surchargé.
Après investigation, de nombreux comptes fantômes passaient leur temps à manipuler des paniers et ralentissent progressivement le moteur DB mais pas le serveur WEB. Au final, le serveur DB s'est retrouvé en PLS (Out-Of-Memory) alors qu'il disposait de 64 Go de RAM!
Pourrir le référencement
Notre abondante documentation de qualité nous valait un excellent référencement naturel. Nous apparaissions très haut dans les moteurs de recherches sans avoir besoin d'acheter des mots clés.
Plutôt que de faire aussi bien que nous, la concurrence trouve généralement plus intéressant de vous pousser la tête sous l'eau.
C'est ainsi que nous avons retrouvé des copies de nos images et intitulés de produits recopié sur des centaines de sites en mélangeant le tout et répertoriant ceux-ci sous des sites thèmes inappropriés.
Résultat, il faut désavouer un par un ces liens/références inappropriées. Quel perte de temps et d'énergie. A noter qu'il existe aussi des outils pour vous aider dans cette tâche... mais cela à un coût.
Qu'il est beau le monde du commerce... vous ne trouvez pas?
Pas de brèche
Juste pour rassurer nos clients.
A ce jour, aucune brèche et aucune fuite de données.
Le coût
Tout cela entraîne des coût et surcoûts bien réel, parmi:
- de perte de vente,
- de coût en support technique (contre mesure et ou filtrage),
- de moral et d'énergie
En effet, il vient bien l'envie de tout balancer par la fenêtre... surtout face à la démesure des attaques. Cela consomme une énergie vole que l'on investit pas dans le développement de son propre business.
Cela revient, au final, à se battre contre des moulins à vent... juste pour pouvoir vivre une passion. Est-ce que cela fait encore sens?
Le ralentissement économique persistant
Cette guerre continue et l'incertitude politique aura quand même eu un impact important sur l'économie en générale.
Nous somme fin 2025, début 2026, le ralentissement économique général perdure.
Nous échangeons avec des commerçants actifs dans d'autres domaines d'activités et nous sommes tous impactés par ce ralentissement persistant.
Liquidation sur le marché RPi
Une grande partie des ventes de notre société est articulé autour du nano-ordinateur Raspberry-Pi.
Nous sommes en 2024, la fin de la pénurie des composants, s'est prolongée dans le monde Maker (naturellement moins approvisionné que l'industrie).
La demande de Raspberry-Pi 4 est au plus fort sur le marché autant pour les maker que pour les industriels ayant besoin de produire leurs propres solutions articulées autour du Pi.
Les commandes fournisseurs sont enfin honorées et débarquent en masse sur le marché.
Tous les distributeurs sont certes actif dans le monde électronique. Certains sont parfois des entreprises de taille internationale (donc avec de gros stocks).
Les liquidations d'urgences
Une grosse entreprise allemande en très grande difficulté (résultat de la pénurie) se retrouve en tête d'un stock titanesque qu'il doit écouler rapidement.
C'est ainsi que l'on retrouve sur le marché des Pi 4 vendu à prix distributeur (voir moins)!
Invasion du marché par la chine
C'est aussi à cette période que l'on a retrouvé des Raspberry Pi 4 et 8 Go à des prix défiant toute concurrence possible. Des Raspberry-Pi en vente sur les plateformes chinoises.
Ils sont malins nos petits chinois, ils ont achetés des Raspberry-Pi 4 1 Go & 2 Go de RAM en masse pour remplacer la mémoire par des versions en 8 et 4 Go, soit une plus value possible de +30 Eur par unité transformée.
Inutile de dire que cela est vite devenu la guerre des prix... avec des revendeurs officiels ayant leurs ventes en chute libre puisqu'ils ne peuvent pas suivre la chute des prix.
Certes, il y eu des contre-mesures mais après 6 mois, le mal était fait!
Amazon de l'électronique
D...K.. n'est pas mon ami
En 10 ans de travail, nous avons eu l'occasion de découvrir, documenter et distribuer des marques Maker comme Adafruit, Pololu, DFRobot, M5Stack, etc.
Un marché de distribution qu'il a fallut travailler avec une documentation abondante en Français. Pendant des années les marges furent suffisantes pour en vivre.
Mais avec le temps, un acteur agressif nommé D...K.. initialement destiné au marché professionnel à décidé d'étendre ses parts de marché en investissant le marché DIY.
Ainsi, là où D...K.. devient distributeur, nos marges baisses subitement chez le fabriquant. De façon surprenante, D...K.. arrive toujours a se placer face à la concurrence.
Sur que pour les grandes marques, il est intéressant de disposer d'un Distributeur Global mais cela se fait aussi au détriment de leurs propre réseau de distribution construit pendant des années.
L'exemple le plus criant fût M5Stack où la marge distribution a baissé à 5% avec des prix d'achat fournisseur supérieur au prix final client proposé par D...K..!
En proposant des expéditions gratuites depuis les USA à partir de 50 EUR d'achat (puis, plus tard, à partir de 75 EUR d'achat), D...K.. s'impose facilement sur tous les marchés... ils veulent devenir l'Amazon de l'électronique.
C'est simple, quand une des marques que nous avons travaillé commence à être distribué par D...K.., nos ventes s'effondrent dans la foulée (disons de 100% à 10-20%).
Il faut avouer qu'ils ne nous ont pas toujours bien traité (nous y reviendrons dans les "actes anti-concurrentiel").
Alors c'est vrai que j'ai une dent contre D...K.. et je ne me suis pas privé de le faire savoir auprès de l'un ou l'autre des managers... mais sans jamais avoir pu faire valoir notre point de vue.
Ceci étant D...K.. n'est pas le seul à se comporter de la sorte.
Temu, AliExpress et consorts
Juste une petite parenthèse complémentaire.
Ces sites proposent de l'électronique à prix cassé et souvent de mauvaise qualité. Les prix incroyablement attractifs détourne facilement nombre de clients potentiels et renforce cette espoir de faire une bonne affaire.
Je pense que le pire dans cette situation, c'est notre gouvernement acceptant l'installation de dépôt de distribution dans notre pays.
C'est un long sujet de discussion... mais je doute que l'intérêt premier fût celui du peuple ou de notre économie.
Marges et gamme de produits trop larges
Une chose est certaine, plus le temps passe et plus la marges diminues.30% est une marge fournisseur permettant la survie et la progression d'une entreprise. Cependant, dans le monde électronique (comme informatique), c'est loin d'être la norme.
Bon, on est jamais obligé de débuter la distribution d'un produit à faible marge. Si on le fait c'est en connaissance de cause. Disons, en hypothèse, qu'une faible marge est inférieure à 20%.
Quand on vous propose un tel deal, c'est avec l'idée d'avoir un produit d'appel et d'améliorer les marges avec des accessoires.
Pour autant que les produits d'appels soient peu nombreux et accessibles en quantité raisonnables (100 à 200 pièces), ce schéma de distribution est parfaitement viable. C'est par ailleurs souvent le cas des gammes informatiques.
Pendant tout un temps, les bénéfices de gamme plus rentables (électronique DIY) permettaient d'injecter des liquidités dans les stocks des produits d'appels.
Cependant, si le nombre de produits d'appel s'en retrouve multipliés (de 1 à 9 produits) tout ainsi que leurs prix (entre x2 et x4)... alors le stock minimum des déclinaisons mobilise une quantité ahurissante de liquidités.
Quand les ventes de matériel DIY ont chuté, les stocks utilisés pour les livraisons rapide sont devenu un poids mort. Les stocks de produits d'appel ne peuvent plus être financé et la trésorerie est vite devenu un problème critique. Outch!
Parlons de quelques exemples du passé:
Odroid
Fabriqué par HardKernel, ce sont des nano-ordinateurs d'une très grande qualité et très performant. Nous avons distribué ces plateformes pendant tout un temps mais nos chemins se sont séparé lorsqu'ils ont voulu imposer le prix de vente.
Déjà que c'est une pratique interdite, se faire dire que l'on perd les 2% de marge si on ne plie pas aux exigences. C'était un peu lunaire => fin de la distribution!
PicoCalc
Plus récemment, je me suis penché sur PicoCalc de clockworkPi que je trouve absolument génial.
Cela aurait été une belle aventure... mais plus question de se lancer avec une marge distributeur trop faible pour survivre.
Actes anti-concurrentiels
C'est probablement ce qui nous aura le plus miné moralement et certainement celui qui consume le plus d'énergie.
Dès que D...K.. a su que nous avions un WebShop et que certain composants y était disponible pour les Maker, nous sommes rentrer dans la catégorie "concurrent".
Ainsi, durant la rupture des composants, impossible de se faire livrer 10x MCP23017 (un simple GPIO expander en DIP) alors qu'il en avaient plus de 500 pièces en stock! Rien a faire, D...K.. annulait les commandes! Pas très fair-play face à notre petite boîte de 3 personnes.
Résultat: nous avons été obliger de nous adresser au fabriquant pour acheter une quantité bien plus grande que nos besoins (nous en avons toujours d'ailleurs)!
Le plus dingue avec D...K.., c'est qu'ils sont fournissent des grandes sociétés comme Adafruit (cfr vidéo) qui à les mêmes pratiques commerciales que nous!
Plus tard, et hors du contexte de la rupture des composants, ce même D...K.. refusa de nous vendre les NE555 (des horloges monostable) que nous avions besoin pour fabriquer nos PowerBank-Foolish. Ils ont été jusqu'à nous demander une précédente preuve d'achat! Encore une fois, il nous fallait trouver un nouvel approvisionnement.
M..ser est également à pointer du doigt. Il refusa de nous vendre un seul Raspberry-Pi 5 8Go (alors qu'il y en a des centaines en stock) pour que nous puissions achever l'assemblage d'une solution HMI pour un client. C'est vrai que dans un contexte économique difficile, il était préférable que nous passions une commande pour une boîte complète à plus +15000 EUR! (c'est de l'ironie bien sûr).
L'atteinte morale
Ces actes, aussi anodins soient-ils, visent clairement à empêcher l'autre de survivre...
Vu notre taille "moucheron" face à ces mastodontes de la distribution,
ces refus, en plus d'entamer notre capacité de production, furent d'admettre ce type de comportement déloyal... ce battre contre ces pratiques, vu notre taille, est totalement illusoire.
A quelque-chose malheur est bon
Etre poussé dans ces retranchement n'est pas forcement une mauvaise chose.
A force de chercher des solutions d'approvisionnement, nous nous sommes tournés de plus en plus vers les composants CMS (Composants Montés en Surface) beaucoup plus populaire.
C'est ainsi que nous délaissons maintenant D...K.. pour nous fournir en composants au quart du prix (mais qualité égale).
Conclusion
Il est temps de conclure cet article.
En cours de rédaction, j'ai réalisé qu'il y avait encore quelques-points qui auraient eu le mérite d'être développés. Je pense par exemple a charge Administrative qui s'accroît d'année en année (règles plus complexes, déclarations complémentaires à réaliser, ...).
Il serait également d'écrire un article sur les acteurs qui, au delà du business, ont eu l'occasion de nous aider dans cette aventure.






1. L’IA rend les apps intelligentes plutôt que fonctionnelles
Exemple concret : au lieu d’un simple tracker de fitness, une app IA peut prédire les blessures, adapter les plans d’entraînement à vos données réelles et vous coacher comme un pro.
2. Automatisation et personnalisation à grande échelle
3. Des interfaces plus naturelles : conversation, voix, gestes
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4. Moins d’apps, plus d’écosystèmes intelligents
5. APIs IA = unifier et démultiplier les fonctionnalités
6. Impacts radicaux pour les développeurs et les entreprises
les apps non-IA deviendront des commodités
les apps IA-optimisées deviendront indispensables
l’avantage compétitif se gagne dans les données, les modèles et les expériences
Conclusion : l’IA ne change pas juste une fonctionnalité — elle change la nature même de l’app mobile











