Je vous ai déjà dit que j'emmerdais tout ce qui était écologie politique ?
Dans la série les mesures écologiques nous font chier, je recopie in extenso le texte de peur que cela disparaisse :
«Les #surtranspositions françaises en agriculture :
1- Les produits phytosanitaires : L'UE autorise les substances actives via le règlement 1107/2009, mais les États peuvent refuser ou restreindre leur usage nationalement. La France est accusée de "surtransposer" en interdisant ou limitant ce que l'UE autorise, créant des "impasses techniques" pour les cultures (absence d'alternatives contre ravageurs).
Exemples concrets :
- Néonicotinoïdes : Interdits en France dès 2016 (loi biodiversité), avant l'UE en 2018. Cela a pénalisé les betteraviers français face aux concurrents européens, menaçant environ 70 000 à 90 000 emplois dans l'ensemble de la filière sucrière. Des dérogations temporaires ont été accordées via la "loi Duplomb", mais les agriculteurs y voient une concurrence déloyale.
- Glyphosate : Utilisation restreinte en France (interdit sur certains usages), alors qu'autorisé UE jusqu'en 2033. Cela complique le désherbage pour les céréaliers.
- Acétamipride et autres insecticides : Autorisation UE, mais restrictions françaises plus sévères, forçant des investissements en alternatives coûteuses (mécanique au lieu de chimique).
Impact pour les agriculteurs : Moins d'outils disponibles (environ 309 substances actives autorisées en France contre plus de 450 recensées au niveau européen, selon un rapport sénatorial).
Rendements réduits de 10-20% sur certaines cultures, coûts +20-30% pour alternatives. Des syndicats agricoles réclament une "harmonisation" pour éviter les importations de produits traités ailleurs en Europe.
2- Taxes et fiscalité : Charge plus lourde en France. La France impose des taxes sur la production agricole supérieures à la moyenne UE, malgré la PAC (Politique Agricole Commune) qui verse des aides.
Chiffres clés : La France représenterait 35% des taxes agricoles UE, pour seulement 18% de la production selon l'Institut Molinari, 2024.
Salaire moyen : 26 400 €/an en France vs. 45 000 € en Allemagne ou 42 000 € aux Pays-Bas.
Charges sociales et taxes sur intrants (engrais azotés +45% en 2026 via taxe carbone UE, carburants).
Les agriculteurs perçoivent cela comme un "frein" face à des importations (volailles ukrainiennes subventionnées).
Impact : Réduit la compétitivité ; excédent commercial agroalimentaire français érodé de 2 milliards € en 15 ans, malgré gains d'exportations vers des pays tiers.
3- Normes écologiques : La France prend souvent des mesures plus dures sur les normes environnementales, via des lois nationales (EGAlim, loi climat).
Exemples :
- Zones sensibles (Natura 2000, eau) : Exigences plus élevées en France pour réductions d'usage phytos, avec obligations de documentation (forte charge de traçabilité).
- Interdictions anticipées (diméthoate sur cerises).
- Réduction pesticides : Plan Écophyto vise -50% d'ici 2030, plus ambitieux que l'UE.
Impact : Investissements obligés (irrigation bloquée par recours écologistes), pertes de rendement. Agriculteurs parlent de "suradministration" (contrôles fréquents de l'OFB).
4- Normes économiques et contrôles : Suradministration perçue.
PAC et aides : Conditions nationales plus lourdes pour justifications/audits.
Contrôles fréquents (ex. : traçabilité renforcée en 2025).
Autres : Droit du travail/social plus contraignant, gestion eau/milieux naturels. Accumulation des administrations locales/régionales.
Impact : Temps administratif des agriculteurs +30% vs. moyenne UE, décourageant les jeunes (jusqu'à 40 000 fermes disparues 2020-2023 selon certaines organisations syndicales).
La surtransposition crée un sentiment d'inégalité, amplifié par des taxes et une administration perçues comme punitives, menant à une perte de compétitivité (déclin exports, suicides). Les agriculteurs demandent une harmonisation UE et moins de normes nationales pour éviter la "concurrence déloyale".»
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