> Dès son enfance, il a développé une aversion aux contraintes, qui lui a valu de se faire virer, bien que bon élève, de la plupart des établissements scolaires qu’il a fréquentés. «C’est pas à mon âge que ça va changer.»
[...]
> Ni ENA, ni grandes écoles, ni Assemblée nationale, ni Sénat. Mais l’iconoclaste qui a quitté l’école sans bac a un CV long comme le bras. Dans le désordre, il a été ouvrier agricole, éleveur de brebis, producteur de fécule, douanier, fleuriste, vendeur de fringues, commercial pour des chewing-gums, des produits de jardinerie, des valises d’espionnage, «toujours à la commission».
J'aime bien ce type (cékilui ? c'est le ministre délégué chargé de la ruralité, c'est pas lui que tu vas voir dans le poste pour la foire d’empoigne pour la mairie de Paris ou sur la ligne de départ des (trop) nombreux prétendants à l’élection présidentielle.). Ça ne veut pas dire que je partage ses idées, mais j'aime bien son côté bonhomme, que je soupçonne de ne pas être une mise en scène, et son parcours, qui détonne au milieu de la bande des Ctrl-c / Ctrl-v.
Je suis assez convaincu -sans vouloir fermer l'ENA et autres grands Machins- que la classe politique gagnerait à se frotter au réel. Pas façon macronisme triomphant des débuts, où la "société civile" invoquée se bornait à intégrer des banquiers et des patrons, mais faire de la politique un peu moins un métier, un peu plus une fonction, que l'on exerce après une riche carrière, de préférence éclectique.
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