Distrait, Bernard Arnault rachète un média qui lui appartenait déjà
Un peu dans la lune, Bernard Arnault a donc racheté L’Opinion sans se rendre compte qu’il possédait déjà le titre depuis le mois de juillet. L’ancien propriétaire, sans doute ravi de recevoir une nouvelle somme d’argent, n’aurait pas pipé mot. Comment expliquer une telle inattention de la part d’un homme d’affaires rompu à ce genre de transactions ? Pour les proches de Bernard Arnault, il s’agirait simplement d’un trait de caractère du milliardaire. Il aurait par exemple déjà appelé « Vincent Bolloré » son gendre Xavier Niel. De même, il lui arriverait régulièrement de se tromper d’un zéro dans les chèques, d’oublier l’existence de certaines de ses résidences secondaires ou de confondre les paradis fiscaux. En revanche, il n’aurait jamais confondu le forum de Davos et celui des associations.
Des observateurs plus critiques
Pour certains observateurs, en revanche, cette distraction s’explique plutôt par le nombre de titres de presse que possède le milliardaire et plus particulièrement les titres de presse économique : L’Opinion, Les Echos, L’Agefi, Investir et Mieux vivre votre argent. Face à ce quasi-monopole et aux manques de garanties sur l’indépendance des rédactions, l’association Reporters sans frontières (RSF) et le SNJ ont saisi la justice administrative. Interrogé, le milliardaire assure qu’il est « un fou de pluralisme », qu’il « n’est pas marqué politiquement » et qu’il a même « un très bon ami de centre-droit ».
Cette distraction du milliardaire n’est pas sans rappeler celle d’Emmanuel Macron en 2022 qui promettait qu’il allait redresser la France s’il était élu alors qu’il était déjà au pouvoir depuis cinq ans.
photo Getty
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