Vue lecture

Leda

Le premier jeu d’un festival, c’est celui dont, à la fin, quarante parties et quatre-vingt-dix explications plus tard, je me souviens avec une précision du type « ah ouais y avait des cartes et c’était pas mal ». Leda m’a un peu plus marquée que ça, et pas seulement parce que j’ai longtemps hésité à le sous-titrer « Il faut se le sortir du c… ».
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Les Secrets de Warden Keene

On est plusieurs à la rédac à penser que Paolo Mori est un génie incompris (voir précédent numéro). Une forme particulière, vu qu’il est parfois incompris même de ses éditeurs, et que les jeux à la sortie ne permettent que de laisser entrevoir la bombe que ça aurait dû être.
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Rencontre avec Crocotame

Comment travailler sous une seule plume, mais à quatre mains ? « Nous aussi, on se le demande ! », annonce clairement le duo Crocotame en tout début d’entretien. Joëlle Drans et Jérémie Prugneaux se sont en effet réunis sous ce nom chimérique pour leur activité.
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40,000 nuances d’extrême

On démonte les idées reçues sur Warhammer, et on aurait bien voulu pouvoir titrer ici « Warhammer, c’est sexiste et ça valorise le totalitarisme » en y apposant un gros tampon rouge « FAUX ». Ça ne va pas être si simple.
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Arigatō

Je ne suis pas nippophile. J’ai les prérequis pourtant : lectrice de manga, geek, amatrice de cuisine et de trucs bizarres, capable de manger les yeux fermés du poulpe en pickle. Mais le soft power ne m’a pas eue. Tout ne devient pas mieux avec un nom japonais (bisous les kakuro qui s’appelaient addifléchés quand j’avais dix ans, ou quatre-vingts mentalement, puisque je faisais des jeux de logique chez Sport Cérébral). Je ne pratique pas l’admiration larmoyante pour cette société imaginaire qu’est le Japon vu par les Européens.
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Osmosis

J’aime bien tout ce qui est méta. Je ne parle pas de la musique qu’on écoute au Hell Fest, mais de ce qui consiste en un empilement de blagues ou un bris de quatrième mur. Les métacarpes aussi, j’aime bien. Je m’en sers en ce moment même.
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Behind Purple

Comment passer derrière Behind ? La blague ne marche pas vraiment, vu que ce « passer derrière » correspond plus à « after » qu’à « behind », qui signifie certes derrière, mais au sens plus géographique du terme. Mais quand on a sorti un jeu que plusieurs maisons d’édition ont essayé de s’arracher, qui avait gagné un prix dès l’étape du prototype, qui a chopé un As d’or une année où la concurrence était rude, faire un deuxième opus génère une certaine pression.
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Portrait : Léandre Proust

Imaginez-vous en festival de jeu. Autour de vous, les tables sont remplies, les tentations d’achat sont partout. Vous ne pourrez pas tout tester, et certainement pas tout acheter. Mais sur un stand, on vous tend un paquet de cartes avec ces mots étranges : « Prenez ! C’est gratuit ! »
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