Autoroute A69 entre Toulouse et Castres : le ministre des transports « déterminé » à faire aboutir le projet
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La France affiche un taux de syndicalisation historiquement bas, mais des solutions existent. La rédaction et l’association des lecteurs d’Alternatives Economiques se sont associées pour vous les décrypter.
Evidemment, avant le vote du BP 2025, vous avez la validation du CFU 2024 (Compte Financier Unique ex compte administratif) avec un commentaire de l’édile sans ambiguïtés : « Nous avons réalisé en 2024 un exercice budgétaire équilibré, maitrisé, et sincère. Notre endettement est en baisse (7 millions en 2020 contre 6,6 millions en 2024), avec un excédent de fonctionnement que nous pouvons flécher vers l’investissement en 2025. C’est un choix payant pour que la ville se transforme. »
Effectivement, cette photographie financière 2024 puise son résultat dans les années précédentes, voire depuis décembre 2017, date de la prise de fonction de Xavier Jouanin suite au retrait de Michelle Greaume pour non cumul des mandats (sénatrice). A cette date en 2017, l’excédent de fonctionnement permettait tout juste de payer les annuités d’emprunt. Aujourd’hui, en 2025, l’excédent de fonctionnement 2024 (2 130 243 euros) permet de payer non seulement les annuités, mais également d’abonder la section investissement, un paramètre comptable très révélateur. Ce changement s’explique par la maîtrise des charges de fonctionnement, notamment le nombre d’agents de la collectivité locale : « Nous sommes passés de 182 (titulaires et contractuels) en 2017 à 130 en 2024 (moins 1,1 millions d’euros de charges salariales par rapport à 2017 malgré les hausses du point d’indice et des promotions internes) », explique le maire.
Sur la même ligne, concernant l’exercice 2024, le premier magistrat souligne aussi la lancement depuis plusieurs années le passage en LED de l’éclairage public, l’isolation des bâtiments publics et l’installation de pompe à chaleur. « Nous avons réduit de 60% certaines factures énergétiques et diminué les charges à caractère général de 500 000 euros depuis 2019 », précise le DGS de la commune.
Enfin, le maire ajoute « que toutes nos factures 2024 sont payées. » Pour le volet anecdotique, les factures à caractère général, contrairement aux salaires des fonctionnaires territoriaux toujours payés, peuvent être reportées d’année en année. Et à chaque fois, c’est le symptôme d’une faiblesse structurelle de trésorerie, donc d’une incapacité d’autofinancement et par suite d’une impuissance d’investissement. Suite à une élection, on ne compte plus les changements d’une équipe municipale découvrant dans le tiroir de droite, un million de factures en retard, et dans celui de gauche tout autant. Etre bon payeur, dans le privé comme le public, donne envie aux entreprises et autres prestataires de travailler avec la puissance publique de proximité. A titre d’exemple, Xavier Bertrand a ramé pour réduire drastiquement les modalités de règlement des factures de l’institution régionale dont le délai de paiement, inadmissible, a coulé concrètement des entreprises privées.
Et les services à la population ?
Evidemment, la fibre sociale ne peut s’envoler pour un maire de gauche assumé. « Malgré la baisse de notre endettement, les économiques budgétaires, nous ne réduisons pas nos services à la population. D’ailleurs, je ne connais par beaucoup de communes en France avec un service, logements, développement économique, voire insalubrité où le service a réduit un taux de 23% à 11% de logements insalubres », précise le maire.
Les recettes fiscales… locales et ses obligations
Si la DSU (Dotation de Solidarité Urbaine) reste stable, la DGF (Dotation Générale de Fonctionnement) diminue doucement, le FISC de la CAVM (120 000 euros) toujours efficient, ce n’est pas là que vous avez l’explication d’une capacité d’investissement hors maîtrise des charges de fonctionnement. En effet, l’ingrédient passe par les recettes fiscales locales liées au développement économique de la collectivité locale.
Concrètement, outre la compensation de l’ex taxe d’habitation sur les bases de 2017, donc dépréciée mécaniquement, les taxes locales sur le foncier bâti et non bâti restent stables depuis 7 ans ; mais la « Diff » intervient grâce aux taxes d’aménagements des entreprises et dans la lignée la taxe foncière associée. Cela concerne, outre le site géant de Toyota, les nombreux projets en cours, dont le très médiatique « Action », mais également les prochaines commercialisations des « 40 hectares encore disponibles sur le PAVE 2; A ce titre, je remercie Valenciennes Métropole pour son investissement sur ce PAVE 2 (compétence agglo pour 16 millions d’euros sur le PAVE2) », souligne le maire. Ce développement économique implique des ricochets positifs sur la commune, voire des devoirs.
Malgré une récession sur tous les arrondissements français en 2024 sur le commerce de proximité, notamment avec le remboursement du PGE (Prêt Garanti par l’Etat/Covid), la crise énergétique et de certaines matières premières, Onnaing ouvre de nouvelles implantations même dans l’habillement, secteur le plus en souffrance actuellement. « Nous avons ouvert une trentaine d’enseignes entre 2020 et 2025. Ces installations sont liées avec notre développement économique sur la commune », précise-t-il.
Désir de « Toit »
Par contre, la suite logique est le souhait d’habiter sur la collectivité locale où les salariés travaillent. « Nous avons environ 400 demandes en attente, notamment par Toyota. C’est pourquoi, nous travaillons sur des projets de logements », poursuit Xavier Jouanin. Plus globalement, la France et plus encore un territoire paupérisé comme le Valenciennois croule sous les demandes de logements (voire de relogements) et « chaque maire doit penser à construire dès qu’une destruction intervient sur sa ville. Regardez sur Quiévrechain, 64 logements ont été détruits (cité du Corbeau) sans solutions de relogements sur la ville ! », commente l’édile. On peut le dire, les commissions d’attribution de logements sociaux sont tendues sur le Valenciennois… Dans la suite logique de la création de logements, la ville mène une politique dynamique d’acquisitions de foncier dégradé ou délaissé, pour 83 000 euros en 2024, plus encore en 2025 afin de se projeter sur des projets habitats dans les meilleurs délais.
Bien sûr, le dossier majuscule de la réhabilitation du quartier (QPV) Cuvinot devrait s’achever fin 2026 avec d’autres investissements attenants. Nous y reviendrons !
Les investissements 2025
Même si la politique d’investissement se traduit sur l’ensemble du mandat 2020/2026, des marqueurs de fin de mandat sont présentés par l’équipe municipale. Le Parc du Leu avec des aires de jeux et du stationnement gratuit réclamé par les commerçants (250 000 euros), à côté de la halle semi-couverte, dans le cadre de l’achèvement du coeur de ville sera inauguré le 21 juin prochain. Ensuite, un plateau sportif sera inauguré le 12 avril prochain attenant à la salle Béatrice Hess (championne paralympique de natation) pour 285 000 euros.
Dans la foulée, la mairie entame la phase 1 de la rénovation de la salle des sports Lancelin pour un montant de 460 000 euros. Bien sûr, le coup de pinceau récurrent de l’entretien et rénovation des voiries/trottoirs avec encore 840 000 euros est au menu du BP 2025.
Et surtout, la commune lance un projet social lourd sur le quartier Cuvinot, en face du Groupe scolaire inaugurée fin 2024 (https://www.va-infos.fr/2024/09/12/le-groupe-scolaire-cuvinot-symbole-du-renouveau-urbain-sur-onnaing/). « Nous entamons la construction, à travers un 1er dépôt d’un permis de construire, de trois structures, une crèche avec 20 berceaux à temps plein (soit 40 enfants) contre 10 berceaux à mi-temps actuellement », précise l’édile. A ce titre, une collaboration avec la compagnie Zapoï va élargir le périmètre de la crèche et de la salle culturelle (Plus d’infos culture sur https://onnaing.fr/la-culture/).
Ensuite, l’édification d’un nouveau centre social et d’une salle culturelle dont la 1ère pierre devrait intervenir en fin d’année. Cet investissement global, sur trois structures, s’élève à 1. 720 000 euros en 2025 pour un projet global à hauteur de 4 millions d’euros. A noter que pour la crèche et le centre social, la réalisation passera par des habitats/containers comme pour l’espace Jean-Louis Borloo sur Beuvrages. Un appel d’offres sera initié à cet effet avec de la concurrence, car les acteurs se multiplient sur cette niche.
Au global, sur les 8,5 millions d’euros annoncés en investissement, 4 millions d’euros sont consacrés « à des nouveaux projets », conclut Xavier Jouanin.
Enfin, pour 2026, le maire annonce une étude pour le réaménagement de la Place Pasteur (taille de la Place d’Armes à Valenciennes) dont la minéralité traduit une certaine vision architecturale du XXème siècle.
Le débat sécuritaire
Sur le momentum du vote du BP 2025, l’opposante Mme Bara a réagi sur le volet sécuritaire : « Je ne vois pas de nouveaux investissements concernant les caméras de videos surveillance ? ». Le maire répond tout de go : « Nous avons déjà 73 caméras fibrées et opérationnelles avec une lecture des plaques d’immatriculation et un nouveau CSU. » Pour autant, l’ancienne candidate aux législatives 2024, et un score stratosphérique au 1er tour, trouver que cela n’est pas suffisant. Elle s’est abstenue pour ce vote du BP 2025.
Sur ce point, Xavier Jouanin indique également la présence de 4 policiers municipaux et un ASVP « un ratio très bon pour une commune de 8 500 habitants. »
On l’a compris, la prochaine campagne électorale sera basée sur la sécurité des biens et des personnes à Onnaing, mais pas seulement, voire au delà comme « l’inquiétude des habitants (concernant le flux de voitures) face à l’arrivée en 2028 du Centre pénitentiaire sur Saint-Saulve. » En l’espèce, il faut avouer que l’opacité sur le contenu du projet urbi et orbi du Ministère de la Justice est assez efficace.
Daniel Carlier
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