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Gilets jaunes matraqués dans un Burger King : des images inédites avant un procès emblématique – Libération

> Libération publie des images inédites des faits, issues des caméras de vidéosurveillance et récupérées par la justice (voir la vidéo ci-dessous). Ces vidéos permettent d’observer l’ensemble des violences reprochées aux agents. Des messages radio échangés entre les policiers dans les instants qui précédent attestent aussi de l’état d’esprit belliqueux de la hiérarchie.

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> Tout aussi troublant, Gilbert S. ne demande pas de compte rendu à ses troupes pour savoir qui est rentré dans le restaurant, voire qui est concerné par les violences. Alors même que son pouvoir hiérarchique aurait pu leur imposer de répondre. «Il semble […] que vous n’ayez pas souhaité poser des questions à vos personnels», relèvera la juge d’instruction chargée de l’enquête.

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> A ce jour, et alors même qu’une enquête administrative a également relevé les violences des agents, aucun d’entre eux n’a été sanctionné par le ministère de l’Intérieur. La plupart ont même été félicités, voire promus.

Ohlalala, les forces de l'ordre agissent sur ordre de leur hiérarchie, qui elle-même suit les directives du Préfet de police, appointé par Beauvau ? Mais aurait pu prédire ?
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Au Super Bowl, Bad Bunny enflamme l’Amérique d’une joie latine, Donald Trump trouve le spectacle «absolument horrible» – Libération

> Pendant près de quinze minutes, Bad Bunny, tout de blanc vêtu, maillot de football siglé 64, et Ocasio écrit dans le dos – il s’appelle Benito Antonio Martinez Ocasio –, a fait exactement ce que la droite réactionnaire américaine redoutait : une ode à la culture latino, presque intégralement en Espagnol, qui dit mieux qu’aucun discours la force indiscutable qu’offre aux États-Unis l’immigration en ce moment conspuée par les autorités étasuniennes.

[...]

> Mais c’est probablement dans sa conclusion que l’artiste aura été le plus explicite. «Que Dieu bénisse l’Amérique», dit-il cette fois-ci en anglais, l’entendant au sens large, puisqu’il déroule ensuite le nom de la plupart des pays du continent, de l’Argentine au Canada suivi d’une parade de drapeaux en pagaille. Sur l’un des écrans du stade, on peut lire que «la seule chose plus forte que la haine est l’amour», et l’artiste de présenter à la caméra un ballon de football sur lequel est inscrit «Ensemble, nous sommes l’Amérique».

> Le destinataire a visiblement bien reçu le message. Et il n’a pas apprécié. «Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est absolument horrible, l’un des pires de tous les temps !»

Chouette.
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Pourquoi le gouvernement veut rapatrier l’hébergement des données de santé des Français – Libération

> L’exécutif cherche un nouvel hébergeur pour sa plateforme de données médicales des Français. Jusqu’alors stockées par Microsoft, elles risquaient de tomber entre les mains des autorités américaines.

C'est pas pour dire, mais vous êtes long à la détente... C'est pas comme si ça se savait depuis... toujours ? Chuis sûr que Seb Sauvage en avait parlé à l'époque (2019).
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Affaire Epstein : des atrocités d’un homme aux errements d’un système – Libération

> Depuis des années, les victimes d’Epstein pointent le rôle de la richesse et du pouvoir dans cette affaire et dans la faillite judiciaire. Pourquoi Epstein est-il resté fréquentable ? Parce que tant qu’il servait de donateur et de facilitateur, ses crimes passés pouvaient être relégués dans un angle mort. Pour Giridharadas, l’affaire Epstein raconte l’histoire d’une «élite au pouvoir habituée à ignorer la douleur» qu’elle a souvent contribué à infliger, en particulier au cours des décennies 2000 et 2010 : crises financières, guerres injustifiées, explosion des inégalités, dérives technologiques, désastre climatique. Face à ces dégâts sociétaux et humains, pourquoi la souffrance de quelques dizaines d’adolescentes aurait pesé davantage ?

> Au milieu du chaos documentaire et du déni de justice, c’est peut-être là que se dessine l’enseignement central de l’affaire. Jeffrey Epstein fut un prédateur, mais aussi un miroir : celui d’un système où l’extrême richesse engendre le pouvoir, le pouvoir l’impunité, et l’impunité le crime. Lorsque le 2 février, Todd Blanche, ancien avocat de Trump devenu numéro 2 du ministère de la Justice, martèle que «faire la fête avec M. Epstein n’est pas un crime», il énonce une vérité juridique évidente. Mais moralement, l’argument sonne aussi creux que l’injonction de Trump à «passer à autre chose».

Epstein, ou l'impunité des riches.
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Les jeux vidéo méritent un meilleur débat que les clichés d’Emmanuel Macron sur leur violence – Libération

> Tel un goomba revenant à sa position initiale à chaque fois qu’on lance le premier niveau de Super Mario Bros, le chef de l’Etat a visiblement oublié ce rapport. Mieux, il semble déjà détenir la conclusion du prochain. Il dit : «Passer des heures devant des jeux vidéo où on passe son temps à s’habituer à de la violence, ça vous conditionne, ça ne vous fait pas de bien. Ça, c’est vrai.» Puis : «Quand vous passez cinq, six heures par jour à tuer des gens, à être dans cette logique-là de prédation, c’est clair qu’à un moment donné ça conditionne des jeunes. Et donc quand ils se retrouvent dehors, quand ils se retrouvent en classe, quand ils ont un moment la rage contre quelque chose, une situation, ça va les désinhiber complètement et parfois leur faire commettre le pire.»

Macron qui ressort des idioties sur les JV qu'on avait pas entendues depuis 2010 au moins, dans un sens c'est rafraichissant.

J'ai touours pensé que ce gars était une très vieille personne à l'intérieur. Et encore, c'est pas sympa, il y a des personnes âgées qui jouent aux JV. Alors on va dire réac, ça va bien aussi.
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Plan de licenciements massif au «Washington Post» : un sabordage par Jeff Bezos pour mieux plaire à Donald Trump – Libération

> C’est un monument de la presse américaine qui est en train de s’écrouler à vitesse accélérée. Le Washington Post, resté longtemps l’incarnation parfaite du «quatrième pouvoir», à l’origine du scandale du Watergate et des Pentagon Papers, est en train d’être saigné. Ce mercredi 4 février, la direction a annoncé que des centaines de journalistes commençaient à être licenciés, environ 300 sur un total de 800 croit savoir le New York Times

Quelle tristesse, et quelle scandale, encore. Car si le propriétaire, Jeff Bezos, fait ça, ce n'est pas uniquement pour des motifs économiques (ce qui serait déjà scandaleux puisque c'est depuis sont rachat que le journal va mal), mais c'est d'abord et avant tout pour faire plaisir à Trump.

Je commence à comprendre pourquoi je lis de plus en plus que les USA ne se relèveront jamais de la présidence Trump : il ne restera plus qu'un champ de ruines.

EDIT : https://www.reddit.com/r/PoliticalHumor/comments/1qwqhra/democracy_dies_in_darkness/
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Commande publique : l'État durcit les règles de l'achat numérique ...

> Le Premier ministre signera sous peu une circulaire redéfinissant l'achat numérique au sein des ministères. Ce texte impose une hiérarchie stricte entre solutions internes et privées tout en plaçant la souveraineté au cœur des arbitrages budgétaires.

Ça veut dire que c'est fini le full Microsoft + les ChromeBooks à l'EducNat ?
Je me permets d'être légèrement dubitatif, au moins en attendant de voir des résultats concrets.

On en a vu passer des circulaires, et il faut les prendre pour ce qu'elles sont : des circulaires. Aucun pouvoir normatif. Si le prochain PM décide autre chose, c'est sa décision qui s'appliquera... ou à peu près, vu l'inertie du bouzin (et c'est même pas une critique, tu changes pas des mds d'€ d'investissement du jour au lendemain).
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ZD Tech : Souveraineté numérique, la France délaisse les géants a ...

> Pour protéger ses données sensibles et s'affranchir du Cloud Act américain, le gouvernement a acté le remplacement progressif de Teams, Zoom et Google Meet au profit de « Visio », une solution 100 % européenne.

L'intérêt des crises, c'est qu'elles font avancer des sujets qui restaient bloqués depuis des lustres et au sujet desquels les décideurs ne voyaient pas l'intérêt d'évoluer... Bon, faut trouver un truc pour le climat maintenant.
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Vous pouvez désactiver les nouvelles fonctionnalités IA de Firefo ...

> Avec la version 148 qui sera bientôt disponible, le navigateur web open source inclura un outil centralisé pour gérer les fonctionnalités IA, notamment le chatbot IA, les résumés de page, les traductions, les descriptions d'accessibilité dans les PDF et le regroupement d'onglets amélioré par l'IA.

> Grâce à ce nouvel outil, vous pourrez bloquer, examiner et gérer ces fonctionnalités.

> Le gestionnaire de fonctionnalités IA se trouve dans la page Paramètres de Firefox, dans une section intitulée Contrôles IA.

Eh ben, c'est pas dommage ! Y z'ont mis le temps à comprendre !
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L'ICE ou l'arsenal technologique en action | France Culture

> Les réseaux sociaux deviennent également un terrain de chasse. L’agence a révélé il y a peu la création d’une équipe de surveillance mobilisée 24 h/24 pour analyser toutes les photos, messages, données, qui pourraient donner lieu à l’identification des personnes visées. Rappelez-vous, pendant longtemps, on entendait des gens ne pas se soucier des données personnelles qu’ils pouvaient laisser sur internet, convaincus qu’ils "n’avaient rien à cacher", c’est vrai jusqu'à ce qu'un pouvoir autoritaire pénalise un comportement banal.

C'est à pleurer : vous avez construit vous même votre -notre- enfer.

> Tout récemment, le média Wired révélait que l’ICE cherche à exploiter la "technologie publicitaire en ligne" à des fins de surveillance. Vous le savez, ces outils sont très performants pour traquer nos déplacements, nous géolocaliser et croiser nos itinéraires. L’ICE cherche à s’en saisir, laissant les défenseurs des droits civiques dans la plus grande des inquiétudes.

La cerise sur le gâteau ? Non content de collaborer activement avec la répression fasciste, Meta (Facebook) [censure sur ses réseaux Instagram et Facebook des publications contre la police de l’immigration américaine][1].

Encore une couche, pour bien vous flinguer votre journée : [Capgemini, une entreprise française, cocorico, a décroché un très juteux contrat pour aider l'ICE a traquer des gens][2].

EDIT du 30/01 : et ça continue : [Thales (données biométriques) et Parrot (drones) sont dans le coup aussi][3]

Plus ou moins via Seb


[1]: https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/meta-censure-sur-ses-reseaux-instagram-et-facebook-des-publications-contre-la-police-de-limmigration-americaine-20260128_NUBJOYP5LZBU7BWVPLXK65XLYQ/
[2]: https://www.franceinfo.fr/monde/usa/police-de-l-immigration-americaine/comment-le-groupe-francais-capgemini-aide-la-police-federale-americaine-ice-a-localiser-les-migrants_7766420.html
[3]: https://www.liberation.fr/checknews/ice-parrot-et-thales-deux-autres-entreprises-francaises-au-service-de-la-police-anti-immigration-americaine-20260129_7C6SEGYJB5EOXHWOCHNHMVM3NM/
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L'IA est un risque existentiel: l’alerte de Dario Amodei

> L’intelligence artificielle pourrait nous détruire totalement.
> Celui qui l’affirme est à l’origine de Claude, l’une des IA les plus utilisées aujourd’hui.
> Le patron d’Anthropic en est convaincu : sans un sursaut, l’humanité peut s’effondrer.

C'est (très) long, je suis en train de l'imprimer pour le lire au calme.

Juste une citation piochée au hasard, dans les dernières pages :
> C’est là le piège : l’IA est si puissante et si lucrative qu’il est très difficile pour la civilisation humaine de lui imposer la moindre restriction.
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«Je ne suis pas un historien normal» : Patrick Boucheron, le professeur qui cultive sa différence – Libération

> La pédagogie, «c’est l’art de l’exagération», théorise Boucheron dans Faire profession d’historien (Publications de la Sorbonne, 2010) : «On n’explique rien si on laisse tout à plat, noyé dans un dégradé gris, où tout est juste, mais où rien ne parle.»

J'aime bien.
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Etats-Unis : en 1945, une brochure de prévention contre l’arrivée du fascisme décrivait à la lettre la recette appliquée par Trump – Libération

> Evidemment, préviennent les auteurs, les fascistes ne se présenteraient pas comme tels en utilisant les méthodes d’Hitler ou de Mussolini. Ils s’empareraient du pouvoir «sous couvert d’un super-patriotisme et d’un super-américanisme» en utilisant trois techniques. D’abord, briser l’unité nationale en menant une «campagne de haine contre les minorités raciales, religieuses et autres». Ensuite, mettre fin à toute coopération internationale puisque les Etats-Unis sont meilleurs que tous les autres : les fascistes y substitueraient «une forme pervertie d’ultranationalisme en disant à leur peuple qu’il est le seul qui compte au monde. Cela s’accompagne de haine et de suspicion envers les peuples de toutes les autres nations».

> Enfin, pour eux, «le monde n’a que deux choix : le fascisme ou le communisme et ils qualifient de communistes tous ceux qui refusent de les soutenir». Les militaires américains sont donc appelés à apprendre à repérer les fascistes locaux même «s’ils adoptent des noms et des slogans populaires, s’enveloppent du drapeau américain et mettent en œuvre leur programme au nom de la démocratie qu’ils cherchent à détruire».

Cette citation est extraite d'un document interne de prévetnion de l'armée américaine, daté de 1945.
On y est.
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