Vue lecture

Non, vous ne jouez pas à Assassin’s Creed Shadows comme il faut

quand des abrutis sont au commande

Jouer biais en tête

non c'est jouer bille en tête

https://fr.wiktionary.org/wiki/bille_en_t%C3%AAte

des incompétents non éduquer ou plutôt éduquer sur des video youtube donc à entendre bien ce qu'ils veulent à cause de leur faible nombre de mots connu encore plus de formulation française ou expression

car non ces générations ne savent pas lire, ne sont pas éduquer et donc ou est la compréhension....

inexistante c'est juste de la reformulation passera, passera pas, nul doute que si vos enfants écoute sans lire ils ne comprendront plus rien à la fin
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Pourquoi parle-t-on de « point Godwin » quand on fait référence aux nazis dans une conversation ?

Lorsque dans une conversation, une référence est faite aux nazis ou à Hitler alors que ça n’était pas le sujet de base, on parle de « point Godwin ». Cette expression découle de la loi d’un avocat américain, Mike Godwin, qui observait le phénomène prendre de l’ampleur sur internet. Explications.

« Point Godwin », lance une personne au détour d’une conversation. Par cette locution, elle signifie à son interlocuteur qu’il a fait une référence au nazisme ou à Adolf Hitler, alors que la discussion n’y prêtait pas. D’abord utilisée sur des forums sur internet, cette phrase est aujourd’hui aussi prononcée dans les échanges de tous les jours, notamment dans les débats. Mais que cela signifie-t-il vraiment ? Et pourquoi parle-t-on de « point Godwin » ?

Tout part de la « loi de Godwin », formulée en 1990 par l’avocat américain Mike Godwin. Selon sa théorie, plus une discussion en ligne se prolonge, plus il est probable qu’une comparaison avec les nazis ou Hitler apparaisse. « Sans valeur scientifique, cette « loi » est née de l’expérience de Godwin sur Usenet, un forum précurseur d’internet, où il a remarqué que des références au nazisme surgissaient souvent dans des débats sans rapport avec le sujet initial », précise le site spécialisé dans le droit Justifit.

Traiter son interlocuteur de nazi

La « loi de Godwin » suppose également que l’escalade émotionnelle dans les échanges favorise l’émergence d’analogies extrêmes pour remplacer des arguments. La plupart du temps, un thème de la discussion est comparé avec une opinion nazie ou à traiter son interlocuteur de nazi. Par exemple, en 2009, l’ancienne ministre de la Culture Christine Albanel disait trouver ridicule « l’obstination qui consistait à présenter Hadopi comme une antenne de la Gestapo », rappelle le quotidien Libération.

Ce phénomène a été observé par le philosophe Léo Strauss dans les années 1950, quarante ans avant Godwin. Il parlait alors de reductio ad hitlerium (réduction à Hitler) pour faire référence au moment où une personne disqualifiait l’argument d’un adversaire en l’associant à Hitler ou au nazisme.

Aucune preuve scientifique

Selon la « loi » de l’avocat américain, cette tendance pourrait aussi s’expliquer par une perte de rationalité dans l’argumentation lorsque les désaccords s’intensifient. Toutefois, il est bon de rappeler que cette « loi de Godwin » n’a rien de scientifique. Elle se base uniquement sur des observations. Aucune expérience n’a été menée pour valider son hypothèse et il n’existe pas de loi de probabilité propre au sujet.

Le « point Godwin » quant à lui, est énoncé lorsque, dans une discussion, une référence au nazisme est faite alors qu’elle ne s’y prêtait pas. En arriver là signifierait alors qu’il est temps de clore le débat car il n’en sortira plus rien de pertinent.

D’ailleurs, selon Mike Godwin, interrogé par le journal Le Monde, le « point Godwin » serait une invention des francophones. « Ceux-ci parlent de « point Godwin » quand ils atteignent, dans la discussion, le stade de la comparaison avec les nazis : ils se décernent même des « points Godwin » par dérision !, lance-t-il. J’apprécie cette inventivité linguistique, mais, à ma connaissance, cette expression est propre aux francophones. »

Lutter contre le nazisme

Comme le raconte France Culture, en 1994, il expliquait dans le magazine Wired que sa « loi » était une « expérience pour voir s’il était possible de créer une formule virale permettant de lutter contre le recours massif à l’accusation massive de nazisme dans les conversations en ligne ». Pari réussi puisqu’aujourd’hui, parler de nazisme ou de Hitler entraîne presque systématiquement l’utilisation du point Godwin. En ligne comme dans le monde réel.

Toutefois, certaines personnes font exprès de le provoquer. Surtout sur internet où les poursuites judiciaires sont rendues compliquées à cause de l’anonymat. Pour rappel, insulter quelqu’un de « nazi » en France est condamnable et passible d’amendes de plusieurs milliers d’euros. Selon le contexte, ça peut être considéré comme une injure publique ou une diffamation.
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Champignons et plantes, « amis » pour la vie depuis 500 millions d’années

« La vie cachée des plantes ». Un gène transféré d’un champignon à des végétaux a pu les aider à sortir des océans pour conquérir les continents.

On a souvent besoin d’un plus petit que soi. La Fontaine a mis en scène un rat sorti de terre, qui sauve un lion cent fois plus gros que lui. L’évolution des plantes, elle, raconte comment un champignon a pu être l’allié minuscule – et involontaire – des végétaux sortis de l’eau, il y a 500 millions d’années. Ce « complice » leur a cédé un de ses gènes, qui les a ensuite probablement aidés à verdir les continents.

Les effets en cascade de cette péripétie sont faramineux. Bref retour, en accéléré, sur quelque 1,2 milliard d’années d’histoire évolutive. A l’époque, des algues monocellulaires, puis pluricellulaires, apparaissent en milieu aquatique. L’une d’elles, plus tard, gobe une bactérie capable de photosynthèse – et, donc, de convertir le gaz carbonique et l’eau respectivement en sucres et en oxygène. Moment crucial : cette algue est devenue capable de transformer des molécules inorganiques en ressources biologiques. Le signal de départ du prodigieux essor du vivant. Précieuses ressources nutritives, les plantes terrestres ont permis aux herbivores de gagner à leur tour les continents et d’y prospérer – et d’y servir de nourriture aux carnivores.

De la symbiose primordiale entre cette algue ancienne et cette bactérie photosynthétique est née une algue verte qui a peuplé les océans. L’une d’elles, il y a 500 millions d’années, est partie « à la conquête » des terres émergées. Où ses descendants se sont peu à peu diversifiés. Ils ont d’abord donné le groupe des « bryophytes », tous dépourvus de système vasculaire, comme les mousses et les hépatiques. Puis sont apparus des végétaux dotés de vrais vaisseaux. D’abord des fougères, puis les premières plantes à graines : des conifères et leurs cousins. Ensuite fut « inventée » la fleur, aux enjôleuses corolles à l’origine du prodigieux succès des plantes qui les arboraient.
« Transfert horizontal »

Mais quels ont été les caractères innovants qui ont permis aux algues vertes et à leurs descendants de s’adapter aux terres émergées – de s’y arrimer, d’y croître et de buissonner ? Une équipe du CNRS, à l’université de Toulouse, s’est intéressée à une hépatique – genre jusque-là négligé : Marchantia polymorpha. Une espèce de petite taille qui affectionne les milieux humides (d’où son nom, hépatique des fontaines), sans feuilles (elles apparaîtront plus tard), mais avec des thalles, sortes de lames vertes où a lieu la photosynthèse.

Les auteurs ont déchiffré le génome de 130 individus de cette Marchantia, collectés en Europe et aux Etats-Unis. Résultat : sur les 20 000 gènes de cette espèce, quelques dizaines de milliers étaient très variables d’une population à l’autre, « signe qu’ils jouent un rôle dans l’adaptation de la plante à des environnements variés », dit Pierre-Marc Delaux, qui a coordonné l’étude, parue le 17 février dans la revue Nature Genetics. Quelques dizaines de ces gènes semblaient associés à l’adaptation au climat : ils variaient avec les conditions de température et de pluviométrie. « L’un d’eux n’avait pas une origine végétale, poursuit le chercheur, mais on le retrouvait chez un champignon. »

D’où cette hypothèse : l’ancêtre commun à toutes les plantes terrestres aurait acquis ce gène de champignon par « transfert horizontal », une transmission qui a lieu entre deux espèces non apparentées (ici, d’un champignon à une plante). Ce gène – dont la fonction reste inconnue – les aurait ensuite aidées à peupler les continents, en favorisant leur adaptation au climat ou aux microbes pathogènes. A l’appui de cette hypothèse, un constat : « Ce gène, présent chez d’autres plantes terrestres, semble avoir été perdu chez une fougère revenue à la vie aquatique », relève Marc-André Sélosse, du Muséum national d’histoire naturelle à Paris.

« Très tôt, les plantes terrestres ont été au contact de deux types de champignons, explique Marc-André Sélosse : des pathogènes ou des partenaires qui établissaient avec elles des symbioses nourricières, avant même l’apparition des racines. Cette proximité ancienne a pu favoriser ce transfert de gène. »

Pour autant, ce gène est loin d’être seul impliqué. « Il a fallu beaucoup d’innovations pour que les plantes puissent se développer sur les milieux terrestres », admet Pierre-Marc Delaux.
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La journée mondiale de l'humanité

Comprendre le fonctionnement du système humain mondial est crucial si nous voulons naviguer durablement dans les frontières planétaires, nous adapter à des changements technologiques rapides tels que l'intelligence artificielle et atteindre les objectifs de développement mondiaux. Mais la vaste portée et la diversité des efforts de l'homme représentent un défi majeur pour l'évaluation globale. Nous nous attaquons ici à ce problème en fournissant une estimation globale de l'utilisation du temps par tous les êtres humains, en intégrant les données économiques et non économiques dans un cadre cohérent. Nos résultats fournissent un point de vue d'ensemble sur ce que font nos espèces, y compris la façon dont les activités économiques s'intègrent dans le contexte de la vie, et révèlent des activités pour lesquelles il existe un potentiel de changement important.

Résumé

Les activités quotidiennes de 8 milliards de personnes occupent exactement 24 heures par jour, ce qui limite strictement les changements qui peuvent être atteints dans le monde. Ces activités constituent la base du comportement humain, et en raison de l'intégration mondiale des sociétés et des économies, nombre de ces activités interagissent au-delà des frontières nationales. Toutefois, il n'existe pas d'aperçu complet de la manière dont la ressource limitée de temps est allouée à l'échelle mondiale. Ici, nous estimons comment tous les humains passent leur temps à utiliser une catégorisation généralisée et physique basée sur les résultats qui facilite l'intégration des données de centaines d'ensembles de données. Notre compilation montre que la plupart des heures de veille sont consacrées à des activités destinées à obtenir des résultats directs pour les esprits et les corps humains (9,4 h/j), tandis que 3,4 h/j sont consacrés à la modification de nos environnements habités et du monde au-delà. Les 2,1 h/j restants sont consacrés à l'organisation des processus sociaux et des transports. Nous distinguons les activités qui varient fortement avec le PIB par habitant, y compris le temps alloué à l'approvisionnement alimentaire et à l'infrastructure, par rapport à celles qui ne varient pas systématiquement, telles que les repas et les temps de transport. Globalement, le temps passé à extraire directement les matériaux et l'énergie du système terrestre est faible, de l'ordre de 5 min par jour et par humain moyen, tandis que le temps de traitement direct des déchets est de l'ordre de 1 min par jour, ce qui suggère une large marge de manœuvre pour modifier l'attribution du temps à ces activités. Nos résultats fournissent une quantification de base de la composition temporelle de la vie humaine mondiale qui peut être étendue et appliquée à de multiples domaines de recherche.....
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Secure Hardware Design

MIT’s Secure Hardware Design Class (6.5950/6.5951) is an open-source course that teaches students both how to attack modern CPUs and design architectures resilient to those attacks. Students gain hands-on experience hacking real processors and are taught various state-of-the-art hardware attacks and defenses.

This course is the culmination of multiple years of work.

Browse our story here. https://shd.mit.edu/home/story
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Sur TikTok, les vidéos historiques générées par IA pullulent et flirtent avec le révisionnisme

Depuis février 2025, des centaines de vidéos immersives à ambition historique abondent sur TikTok. Générés par IA, ces contenus sont truffés d’erreurs et véhiculent de nombreux stéréotypes. Mais les utilisateurs sont séduits.

Imaginez que vous vous réveillez dans une forêt luxuriante. Devant vous, un dinosaure se déplace paisiblement. Vous prenez un petit déjeuner de fruits autour d’un feu de camp, vous baladez à dos de dinosaure, et même, volez au-dessus de la vallée sur un ptéranodon. À 16 h 02 précises, après avoir fabriqué des outils, vous explorez une grotte pleine de lave en fusion. Bravo, vous venez de vivre 24 h dans les bottes (en fourrure de mammouth) d’un humain censé vivre « à la Préhistoire », selon le créateur de la vidéo, postée sur le compte @retour.vers.le.passe.

Comme des centaines d’autres vidéos de ce type, qui abondent sur la plateforme depuis février 2025, cette représentation complètement fantasmée (voire absurde) du passé a été créée par une IA générative. C’est ce que l’on appelle des POV – pour « Point of view », point de vue ou angle – historiques : comprenez, des vidéos immersives à ambition historique. Leader du secteur, @retour.vers.le.passe cumule près de 40 000 abonnés sur TikTok, après seulement un mois d’existence – c’est dire la viralité de ces contenus. Il promet à ses viewers de vivre 24 h dans la peau d'un mineur de charbon du XIXe siècle, de Louis XVI ou d'un soldat de la Première Guerre mondiale. D'autres comptes vont encore plus loin en représentant des versions IA des camps de la mort nazis, d'un malade de la peste noire ou d'un esclave dans un champ de coton.

Léo, 24 ans, est le créateur qui se cache derrière ce compte. Ce commercial dans l’automobile dit passer entre 1 h 30 et 4 h sur chaque vidéo. « Certains sujets sont plus sensibles que d’autres et demandent davantage de renseignements pour pouvoir avoir un rendu au plus proche de la réalité », explique-t-il. Pour les réaliser, il sélectionne un sujet, parfois suggéré par ses abonnés, puis demande à ChatGPT de lui fournir des éléments de description à entrer dans l’IA chargée de transformer le texte en vidéo, Sora. Il assure vérifier les éléments fournis à partir de plusieurs sources, notamment des encyclopédies. Mais le résultat est loin de la rigueur historique.

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Les contre-vérités du dernier pamphlet climatosceptique

Le climatologue François-Marie Bréon voit dans "L'innocence du carbone", le récent livre du physicien François Gervais, une accumulation d'erreurs et de manipulations vouées à discréditer le constat du réchauffement anthropique.
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La honte en gare SNCF : des publicités pour un livre climatosceptique partout en France

Selon les calculs du GIEC , la France est responsable d’une augmentation annuelle de la température de la terre de 0,000056 °c. Soit une hausse non mesurable.

Or, notre pays dont la dette explose a fait de la lutte contre le réchauffement un pilier de sa politique budgétaire, avec 40 milliards prévus en 2025 et bientôt 66 milliards selon le rapport Pisany.

Le physicien François Gervais montre qu’il n’est tout simplement plus POSSIBLE de continuer à nier ainsi la réalité de ce grand écart.

En reprenant les données et mesures les plus récentes, fournies par les multiples rapports et documents du GIEC, il donne aussi des arguments solides et validés par la communauté scientifique pour faire baisser l’angoisse de « fin du monde » qui pèse sur les populations occidentales.

La pauvreté, la faim et les maladies qui écourtaient la vie sont plus faibles que jamais, et l’espérance de vie en bonne santé s’est allongée en grande partie grâce aux progrès qui n’auraient pu être rendus possibles sans les ressources fossiles, abondantes et bon marché. En un siècle, la population mondiale a quadruplé, l’espérance de vie a plus que doublé, un pourcentage bien plus faible de la population mondiale vit dans la pauvreté tandis que la richesse mondiale a été multipliée par vingt. En grande partie grâce à une consommation d’énergie multipliée par seize, la productivité, l’efficacité énergétique et les rendements agricoles ont progressé.

Physicien, professeur émérite à l’Université de Tours, François Gervais a été directeur d’un laboratoire du CNRS (UMR 6157) et expert reviewer des rapports AR5 et AR6 (2022) du GIEC.

https://www.editionsartilleur.fr/produit/il-ny-a-pas-dapocalypse-climatique-modeles-mesures-et-previsions-se-delivrer-de-leco-anxiete/

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Poisson artificiel

Ça y est, tout le monde a généré sa petite image Ghibli et s’est senti pousser les ailes d’un artiste ? On peut revenir un peu sur Terre et parler de vrais problèmes, ou bien ?

Disons-le clairement : l’IA générative artistique porte en elle les germes d’un fascisme nouveau. Un fascisme si frustré de ne pas savoir dessiner correctement ou même de passer plusieurs années d’études à apprendre qu’il a préféré coder quelques lignes pour voler et s’approprier le travail d’autrui et qualifier cela d’art ou d’avancée technologique. Pour reprendre les mots de Ian Malcolm, ils étaient si préoccupés par la question de savoir si cela était possible ou pas techniquement qu’ils ne se sont pas posé la question de savoir s’ils devaient le faire. Aujourd’hui, l’IA générative apporte plus de problèmes qu’elle n’en résout. La première photo générée, postée sur X, montrant de la fumée s’échappant du Pentagone, a causé un mini-krach boursier.

Des millions de personnes s’en réfèrent à ces IA, devenues de nouvelles Pythies de Delphes à qui on demande tout et n’importe quoi, mais dont on ne vérifie pas le CV. Qu’importe si elles ne savent pas ce qui s’est passé en Chine en 1989 ou si elles affirment que le 6 janvier 2021 était une révolte légitime. On n’ouvre plus de livres, on s’en remet à la machine, à des presses-boutons, à des prompts. On tombe dans l’ignorance crasse de la fainéantise parce qu’un jour, un connard n’a pas été capable de prendre des notes pour résumer une réunion de 15 minutes et qu’il s’est senti obligé de compenser son incomparable bêtise congénitale par une IA qui serait capable de faire ce travail élémentaire à sa place.

Le fascisme commence quand on arrête de penser par soi-même.
Le fascisme pense pour vous.
Don’t Think, Ask Grok.

L’IA générative n’a été inventée que dans un seul but : s’attaquer aux artistes, aux gens qui pensent, qui créent, qui se lèvent et qui projettent dans leurs écrits, leurs toiles, leurs films, leurs rêves les plus fous, leur colère contre le monde, leurs désespoirs et leurs espoirs. Combien de livres ont façonné des vies, combien de films ont provoqué des vocations, combien de toiles ont choqué, énervé. L’art a de cela qu’il est unique, humain. En lui enlevant cela, on lui enlève ce qui fait son unicité : son âme. En niant son existence, en le réduisant à des prompts, le fascisme mène là une autre bataille, idéologique : l’uniformisation de la culture, de la pensée, et la fin de toute pensée critique.

En parlant de pensée critique, il suffit de voir le nombre d’émissions ou de journaux de satire politique qu’on a stoppés ces dix dernières années, Siné Mensuel le mois dernier. Pour reprendre les mots du Festival du dessin de presse et de la satire, « La première censure est aujourd’hui une censure économique ». Derrière la censure, il y a un pouvoir. La satire déshabille ce pouvoir, qu’il soit économique, politique ou militaire. Elle le moque, elle le ridiculise. Au siècle dernier, Daumier moquait Louis-Philippe sous forme de Gargantua et écopa de six mois de prison ferme. Les choses ont-elles vraiment changé depuis 1832 ? Les Guignols, « C’est Encore Nous » et « Le Grand Dimanche Soir » n’ont pas disparu par magie. Il y a quelques semaines, un dessinateur de presse postait un dessin sur X et écopait d’un avertissement pour avoir croqué Musk défavorablement. Une dessinatrice de presse du Washington Post démissionnait après un dessin jugé inapproprié par son propriétaire, Bezos. Et absolument tout le monde s’en fout parce que c’est pas son problème, il y a quand même des choses plus importantes.

On pourrait lister les pressions politiques et économiques sur les autres médias indépendants. Beaucoup râlent parce que la presse appartient à des milliardaires. Combien ont déjà ouvert « les Jours » ?

Dernier point : d’aucuns nous ont aussi demandé si nous voulions quitter X. Nous ne quitterons pas X. Nous n’avons aucune intention de quitter X volontairement. Notre ambition est de nous faire bannir de X.

Fuck Grok.

https://www.legorafi.fr/2025/04/01/poisson-artificiel/
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La Corée du Sud, la Chine et le Japon acceptent de promouvoir un commerce régional à l'approche des droits de douane imposé par le président Donald Trump

SEOUL, 30 mars (Reuters) - La Corée du Sud, la Chine et le Japon ont tenu leur premier dialogue économique en cinq ans ce dimanche, cherchant à faciliter le commerce régional alors que les trois puissances d'exportation asiatiques se préparent aux nouveau droits de douane du président Donald Trump.
Les trois ministres du commerce des pays ont convenus de "coopérer étroitement en vue de négociations globales et de haut niveau" sur un accord de libre-échange entre la Corée du Sud et le Japon et la Chine pour promouvoir le "commerce régional et mondial", selon une déclaration publiée à l'issue de la réunion.
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L’extrême droite européenne vole à la rescousse de Le Pen : « Je suis Marine ! »

L’extrême droite française et européenne fait bloc après la condamnation de Marine Le Pen et huit autres eurodéputés. La gauche, elle, appelle à respecter la justice : « Quand on vole l’argent des Français, on est puni ».

Rien de tel qu’une décision de justice un peu tranchante pour établir une cartographie précise des amis à toute épreuve, des soutiens plus modérés, et des vrais adversaires de ceux qui sont condamnés. C’est ce qu’offrent, ce lundi 31 mars, les nombreuses réactions au jugement du tribunal correctionnel de Paris qui a reconnu Marine Le Pen et huit anciens eurodéputés du Rassemblement national (RN) coupables de détournement de fonds publics, et condamné la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale à une peine d’inéligibilité de cinq ans applicable immédiatement.

Les leaders d’extrême droite étrangers ont été parmi les premiers à réagir. « Je suis Marine ! », a immédiatement écrit sur le réseau social X le premier ministre hongrois Viktor Orban, un de ses alliés depuis des années. Même tonalité à Rome. « Ne nous laissons pas intimider, ne nous arrêtons pas : en avant toute, mon amie ! », a réagi dans un communiqué le chef de file de la Ligue et vice-premier ministre Matteo Salvini. Selon lui, cette condamnation a été inspirée par l’Union européenne, c’est une « déclaration de guerre de Bruxelles ». Les tribunaux voudraient, dit-il, exclure Marine Le Pen de la vie politique. C’est « un mauvais film que nous voyons aussi dans d’autres pays comme la Roumanie », a déclaré M. Salvini. Une allusion à Calin Georgescu, le candidat d’extrême droite arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle annulée en Roumanie, et inculpé notamment de « fausses déclarations » sur le financement de sa campagne.

Aux Pays-Bas, le dirigeant de la formation d’extrême droite Parti pour la liberté, Geert Wilders, s’est, lui aussi, dit « choqué » par le verdict « extrêmement sévère » rendu contre Marine Le Pen. Ajoutant : « Je suis convaincu qu’elle gagnera son appel et deviendra présidente de la République française. »

La Russie de Vladimir Poutine a également fait part de son soutien. « De plus en plus de capitales européennes empruntent la voie de la violation des normes démocratiques », a réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point de presse quotidien, en répondant à une question sur la condamnation de Marine Le Pen.
« Cabale judiciaire indigne »

En France, les figures de l’extrême droite sont, elles aussi, venues à la rescousse de la fille de Jean-Marie Le Pen, sur le thème de la démocratie bafouée. « Aujourd’hui, ce n’est pas seulement Marine Le Pen qui est injustement condamnée : c’est la démocratie française qui est exécutée », a écrit sur X le président du RN, Jordan Bardella, qui pourrait la remplacer comme candidat à la présidentielle de 2027. « La France est-elle encore une démocratie ? », s’est interrogé de la même façon Eric Ciotti, le président de l’Union des droites pour la République, grand allié du RN à l’Assemblée nationale, en évoquant une « cabale judiciaire indigne », « un système de captation du pouvoir qui écarte systématiquement tout candidat trop à droite en mesure de gagner ». Tout en rappelant leurs « désaccords », Eric Zemmour (Reconquête !) a également soutenu Marine Le Pen d’une phrase-clé : « Ce n’est pas aux juges de décider pour qui doit voter le peuple. »

Au sein de la droite, les commentaires se révèlent plus nuancés, plusieurs responsables regrettant l’impact de la décision sans en contester le fondement. A l’image de François-Xavier Bellamy (Les Républicains), qui admet que « l’engagement politique ne met personne au-dessus des lois » mais estime que l’exécution provisoire de la peine n’était ici pas justifiée. « Il n’est pas sain que dans une démocratie une élue soit interdite de se présenter à une élection, avance de façon voisine Laurent Wauquiez, président du groupe des députés Les Républicains à l’Assemblée nationale. Les débats politiques doivent être tranchés dans les urnes. »
« Aucune excuse »

Nuances aussi dans une partie de la gauche. « Nous refusons par principe que le recours soit impossible pour un justiciable quel qu’il soit », a commenté dans un communiqué La France insoumise (LFI), tout en prenant acte de la décision. C’est « dans les urnes, quel que soit son ou sa candidate », que LFI entend combattre le RN. « La décision de destituer un élu devrait revenir au peuple », a ajouté le fondateur du parti, Jean-Luc Mélenchon, lui-même visé depuis 2017 par une enquête de l’office antifraude de Bruxelles, et soupçonné d’avoir utilisé ses assistants parlementaires européens pour son activité en France.

Le reste de la gauche s’est montré plus catégorique. « La loi, c’est la même pour tous, a déclaré Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale. Il n’y a aucune excuse, quand on vole l’argent des Français, on est puni. Point. Quand on est élu, on a un devoir d’exemplarité. » Tonalité similaire dans les propos du député socialiste de l’Essonne Jérôme Guedj : « La justice doit être la même pour les élus comme ceux qui ne sont pas élus, pour les puissants comme pour les faibles. » Une ligne tenue par le communiste Fabien Roussel : « Mme Le Pen est une responsable politique qui exige plus de fermeté de la part de la justice ! Respectons la justice, donc. »

Pour le député de la Somme François Ruffin, ex- « insoumis » qui siège désormais avec les Verts, la condamnation constitue « une bonne nouvelle » – « Mais attention, la puissance de l’extrême droite ne se limite plus à la figure de Marine Le Pen, alerte-t-il. Il y a un plan B comme Bardella, un plan R comme Retailleau, un plan Z comme Zemmour. Ceux qui croient que parce que Marine le Pen tomberait, l’extrême droite s’effondrerait, ne comprennent pas le pays. »
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