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Demain, des robots neufs dans des villes en ruines ? | Hashtable

Nous approchons de la seconde phase de l’aventure de l’intelligence artificielle.

Si la première fut celle de l’exploration et de la démocratisation, la seconde sera celle de la régulation et de l’intégration systémique. Eh oui : nous basculons d’un outil de curiosité à une force tectonique qui redéfinit le travail, l’infrastructure et, plus profondément, le lien humain.

La transition qui se met en place actuellement sera singulière. En effet, d’un côté, l’intelligence artificielle s’infiltre dans tous les secteurs ; de l’autre, nous assistons à la décrépitude des infrastructures physiques héritées des « Trente Glorieuses ». Aux États-Unis par exemple, l’American Society of Civil Engineers attribue une note de C- (moyen) aux infrastructures nationales, avec 43% des routes et autoroutes en condition « pauvre ou médiocre » (ZRC Worldwide) ; plus de 220 000 ponts nécessitent des travaux majeurs ou un remplacement complet. En Europe, environ 300 ponts en Italie sont menacés d’effondrement par exemple, tandis que les infrastructures vieillissantes génèrent des coupures d’eau et d’électricité de plus en plus fréquentes.

Et dans ces infrastructures, on retrouve les centrales (nucléaires ou non), les transformateurs électriques, les ponts, les chaussées, les conduites d’eau, de gaz, etc.

En effet, tout indique qu’avoir des robots qui font du terrassement et de la maintenance lourde prendra sensiblement plus de temps qu’avoir des drones volants et des sex-bots : comme le note une étude récente, les robots de construction se concentrent principalement sur des tâches comme la pose de briques, l’inspection par drones ou l’assemblage en usine. La robotique lourde pour la maintenance infrastructurelle reste fragmentée, avec des solutions spécialisées pour des tâches uniques plutôt que des plateformes multifonctionnelles capables d’intervenir sur différents types d’infrastructures.

C’est logique : non seulement, les contraintes sont plus fortes dans le premier domaine que le second, mais en plus les incitations économiques (l’appât du gain) orientent beaucoup plus la demande et les capitaux vers le second que le premier. Sans surprise, le renouvellement des effectifs techniques est en berne, les jeunes générations se tournant vers des filières numériques plus « confortables ».

Cependant, l’impact le plus fort pourrait ne pas être économique, mais bien anthropologique : l’introduction de la robotique spécialisée (notamment sexuelle et affective) risque de briser le contrat tacite entre les sexes, basé sur la psychologie évolutionniste. Ainsi, selon les travaux de psychologie évolutionniste (voir par exemple les théories de David Buss sur les stratégies de reproduction), l’investissement biologique est asymétrique : la femme investit davantage dans la gestation et la protection, tandis que l’homme tend vers une diffusion de ses gènes. Cette asymétrie entraîne, assez logiquement, des objectifs et des comportements différents pour les deux sexes. Or, si des robots peuvent offrir une simulation de plaisir ou de relation sans les contraintes qui vont avec (conflits, frais financiers, engagements), la valeur perçue du partenariat humain traditionnel s’effondre.

On observe déjà une « épidémie de solitude » que l’intelligence artificielle pourrait paradoxalement combler et aggraver simultanément. Le risque est un abandon du terrain d’interaction réel pour un confort virtuel… sans descendance.

Ce n’est pas tout.

Certaines analyses actuelles suggèrent que l’intelligence artificielle remplacera les tâches ingrates. En réalité, le remplacement sera plus subtil puisque ce sont les « cols blancs » qui sont en première ligne, des emplois de bureau notamment. Or, ces emplois administrativement denses sont historiquement plus féminisées, et sont les plus exposées à l’automatisation immédiate par l’intelligence artificielle générative (on pourra s’en convaincre en regardant les récentes études à ce sujet).

Autrement dit, à court terme, nous pourrions vivre une inversion sociale : les métiers physiques et manuels, parce qu’ils sont les plus difficiles à automatiser par des robots coûteux, redeviendront le socle de l’activité humaine, tandis que les fonctions intellectuelles intermédiaires seront absorbées par les algorithmes. Cette inversion pourra-t-elle contrebalancer l’effet de séparation des deux sexes exposé aux précédents paragraphes ?

La mutation que nous allons tous, collectivement, vivre dans les prochaines années ne va pas reposer, ou disons pas directement, sur la seule puissance de l’intelligence artificielle mais plutôt sur la rupture de l’équilibre entre nos capacités numériques et nos nécessités biologiques et physiques : si nous continuons à privilégier une intelligence artificielle de service et de divertissement au détriment d’une robotique de maintenance infrastructurelle, nous finirons par vivre dans une société de « haute technologie dans des ruines ».

Et ce constat est d’autant plus inquiétant que tout nous pousse, actuellement, à trouver dans l’intelligence artificielle un remplaçant de l’autre dans notre intimité. Or, cette dernière est – pour rappeler une évidence – le moteur même de la survie de l’espèce, via la famille et la transmission des gènes et ceci n’est pas délégable à une machine aussi intelligente soit-elle.

Cette seconde phase de l’intelligence artificielle ne doit pas être seulement celle du « contrôle » gouvernemental, qui semble pourtant s’installer avec obstination (et, finalement, peu de finesse ou d’intelligence), mais plutôt celle d’une réorientation vers le réel. Dans une à deux décennies, la question même du travail humain pourrait être redéfinie. Pour éviter une lente décrépitude, l’Humanité devra consciemment protéger l’espace de la rencontre humaine contre la tentation d’un confort synthétique total.

Le défi de demain n’est pas de savoir ce que l’intelligence artificielle peut faire pour nous (progressivement, la réponse sera « tout »), mais plutôt ce que nous devons absolument continuer à faire par nous-mêmes pour rester une civilisation vivante.
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Les États-Unis ont le droit d’annexer n’importe quel pays pour ses ressources : Miller Stephen Miller, conseiller de Donald Trump

« Les États-Unis utilisent leur armée pour défendre sans complexe leurs intérêts dans notre hémisphère », a déclaré Miller. « Nous sommes une superpuissance et, sous la présidence de Trump, nous agirons comme telle. Il est absurde de permettre à une nation voisine de fournir des ressources à nos adversaires et non à nous. »

Au lieu de « réclamer la tenue d’élections » au Venezuela, a-t-il ajouté, « l’avenir du monde libre dépend de la capacité de l’Amérique à affirmer sa position et ses intérêts sans avoir à s’excuser. »
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Comprendre la différence entre transformation et ultra-transformation

La confusion règne souvent autour du concept de transformation alimentaire. Depuis des millénaires, l'humanité transforme ce qu'elle mange. Le fromage, le yaourt nature, le pain ou le beurre résultent tous d'une transformation ancestrale des matières premières. Cette première étape reste bénéfique et naturelle.

Le professeur Tim Spector, spécialiste d'épidémiologie génétique au King's College de Londres, éclaire cette nuance fondamentale. Prendre du lait et y ajouter des ferments lactiques pour créer un yaourt constitue une transformation simple et saine. Le problème surgit lors de l'ajout d'une seconde phase industrielle : édulcorants artificiels, émulsifiants chimiques, amidons modifiés, colorants synthétiques ou exhausteurs de goût. Ces additifs inexistants dans une cuisine domestique caractérisent l'ultra-transformation.

Cette étape supplémentaire dénature l'aliment initial. Les fabricants retirent d'abord les composants nutritionnels intéressants, puis reconstituent artificiellement une texture et une saveur appétissantes. Ce processus vise principalement la rentabilité économique et la conservation prolongée, au détriment de la santé des consommateurs.

Contrairement aux idées reçues, éviter l'ultra-transformation n'oblige pas à consommer exclusivement des fruits et légumes frais. Steffan Rhys souligne que de nombreuses options existent dans les commerces, y compris des plats préparés respectueux de cette philosophie. L'enjeu réside dans la lecture attentive des étiquettes et l'identification des produits contenant une liste d'ingrédients courte et compréhensible.

Plusieurs facteurs influencent nos choix : contraintes budgétaires, manque de temps, habitudes familiales et accessibilité des produits. Les multinationales agroalimentaires exploitent ces réalités pour maximiser leurs marges bénéficiaires. Néanmoins, reprendre le contrôle reste possible en privilégiant systématiquement les versions simplement transformées des aliments souhaités.

Voici les principes clés pour réussir cette transition :

Privilégier les ingrédients basiques reconnaissables.
Éviter les produits contenant plus de cinq composants.
Fuir les substances aux noms chimiques incompréhensibles.
Cuisiner davantage à partir de matières brutes.
Remplacer progressivement chaque catégorie d'aliments.

Cette méthode simplifiée a permis au journaliste gallois de maintenir ses nouvelles habitudes sur le long terme. La clé réside dans la progressivité et l'ancrage quotidien de ces réflexes. Le résultat va au-delà de la perte pondérale : amélioration de l'énergie, meilleure digestion et sensation de bien-être global accompagnent ce changement alimentaire durable.

Une transformation simple de vos courses suffit pour engager une métamorphose physique significative.
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Encore un refus d'obtempérer qui finit par une mort.

Y en a qui n'ont toujours pas compris que les policiers de quel que pays que ce soit sont des frâlers avec des armes...

Donc tu fais ce qu'ils te disent, point barre, surtout qu'ils te demande rarement de faire quelque chose qui va à l'encontre de ton intégrité...

Après on peut trouver ça injuste etc mais ce sont des frâlers quand un voleur te braque avec un flingue et te demande ton téléphone et ton porte-feuille, bah tu lui donnes tu joues pas au héros

Binh là c'est pareil quand un flic te demande quelque chose tu joues pas au rebelle

car dans les deux cas tu as des frâlers qui se croit surpuissant et dans leur bon droit autant le flic que le voleur.

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Réduire au silence – Sophie Lemaître

«En France et dans le monde, les lois et le système judiciaire sont utilisés pour réduire au silence les médias, ONG, lanceurs d’alerte, chercheurs qui nous informent sur des sujets d’intérêt général.»
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Avatar 3 – Bon pour le cendrier

– Diego, viens par ici.

Le brave serviteur cesse d’épousseter ma collection d’armes à intrus et approche d’un pas timide, voire ouvertement lâche.

– Je vais te faire un petit test. Attention tu es prêt ?
– Euh… oui ?
– Bien. Voici un résumé, dis-moi de quel film il s’agit :

Jake Sully et sa famille vivent sur Pandora, une planète que les humains veulent coloniser. Caché dans un village du clan de l’eau, Jake pense être un peu tranquille, quand voilà que son vieil ennemi, le Colonel Méchant, revient d’entre les morts sous la forme d’un Avatar pour le prendre en chasse. Jake va devoir lui échapper tout en sauvant sa famille. Pendant ce temps, son cadet de fils fait ami-ami avec Billy, une espèce de baleine bannie, et va devoir l’aider à affronter aussi bien les chasseurs humains qu’à convaincre les siens de la justesse de son combat. À la fin, les humains arrivent avec un énorme navire chasseur de baleines, Jake rassemble tous les Na’vis du coin, et la grande bataille finale s’engage, où James Cameron oublie l’armée Na’Vi ce qui est ballot. Jake vainc le Colonel Méchant, les chasseurs sont coulés, et la fille adoptive de Jake découvre qu’elle peut contrôler la faune de Pandora pour l’aider. Fin.

Diego se gratte le menton avant de claquer des doigts, l’air sûr de lui.

– C’est Avatar 2 patron !
– Perdu, c’est Avatar 3.
– Ah non, là vous ne m’aurez pas : c’est exactement le pitch d’Avatar 2. Le clan de l’eau, le Colonel Méchant en antagoniste, Billy la baleine, la bataille finale avec les chasseurs et leur bateau… le pitch d’Avatar 2 à la virgule près.
– Oui. Eh bien non, c’est aussi celui d’Avatar 3.

Les sourcils du domestique se froncent, alors qu’il cherche à comprendre.

– Mais… non, c’est impossible ! C’est un film de plus de 3h ! Il ne peut pas raconter exactement la même chose que le précédent !

Ah, la naïveté, du bas peuple. C’est touchant. Je jette une pièce à Diego, touché par sa simplicité, puis une autre, plus grosse et en plomb, droit sur le coin du crâne afin qu’il déguerpisse. C’est qu’il y a des gens qui travaillent ici. Par exemple, à vous démontrer que tout ceci n’est pas une plaisanterie : Avatar 3, ou Avatar – De feu et de cendres, a exactement la même intrigue que le précédent, avec les mêmes scènes, dans l’ordre. Au besoin, le spoiler est ici.

Vous en doutez ?

Attendez que je récupère ma pièce de plomb et… Diego ? Diego, mon projectile, peux-tu le ramasser ? Il est trop loin du fauteuil ? Bah, tant pis. Laissez-moi m’occuper de votre mauvaise foi :

Spoilons, mes bons !
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Les États-Unis frappent le Venezuela, Trump annonce la « capture » du président Maduro | Mediapart

«De fortes explosions en pleine nuit, et un dirigeant « capturé ». Le président états-unien, Donald Trump, a confirmé qu’une « opération américaine » a été menée au Venezuela samedi matin, et affirme qu’elle a abouti à la capture et à l'exfiltration de son président, Nicolás Maduro, et de son épouse.

« Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe d’envergure contre le Venezuela et son dirigeant, qui a été capturé avec son épouse, et exfiltré du pays », déclare-t-il dans un message publié sur son réseau, Truth Social. « Cette opération a été menée conjointement avec les forces américaines », ajoute-t-il, précisant qu’une conférence de presse se tiendrait aujourd’hui dans son complexe de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride.»

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voir aussi https://www.nytimes.com/live/2026/01/03/world/trump-united-states-strikes-venezuela
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Les taxes d’État couvriront l’écart

Argument : Si les entreprises remplacent les humains par l'IA, leurs bénéfices vont monter en flèche. Nous pouvons simplement taxer ces bénéfices pour financer la société.

Réalité: Les impôts sur les salaires sont des impôts « de flux » inévitables. L'impôt sur les bénéfices des entreprises est un jeu de cache-cache. Les entreprises sont des experts qui transfèrent la propriété intellectuelle vers les paradis fiscaux, se livrent à des rachats d'actions et « réinvestissent » pour faire apparaître un bénéfice nul sur le papier. On ne peut pas financer un gouvernement sur la bonne volonté des comptables créatifs.
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Au nom de l'Europe : Le récit interdit du déclin de la France (documentaire)

Très bon docu sur la manière dont a été créé l'Europe et sur la manière dont elle s'articule avec les pays membres, notamment bien sûr avec la France.

S'il en est besoin à la fin du docu se trouvent les sources journalistiques.

Le réalisateur prévoit un second documentaire : https://fr.ulule.com/soutenez-le-documentaire-choc-sur-le-conseil-constitutionnel/

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