La blague du jour vous n'êtes pas près
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La droite et l’extrême droite, soutenues par les sociaux-démocrates, disent vouloir endiguer la criminalité. Mais cette mesure, qui sera appliquée à partir du 1ᵉʳ juillet et pendant cinq ans, est critiquée par les experts.
Huit établissements pénitentiaires sont en cours d’aménagement en Suède. A partir du 1er juillet, ils devront accueillir – pour commencer – une centaine de jeunes de 15 à 17 ans, condamnés pour des faits graves de criminalité.
Jusqu’à présent, ceux-ci étaient pris en charge par les services sociaux et placés en général dans des centres fermés dédiés. Mais la coalition au pouvoir depuis octobre 2022, composée des conservateurs, des chrétiens-démocrates, des libéraux et de l’extrême droite a décidé de sévir, dans l’espoir d’endiguer l’épidémie de violence qui secoue le royaume et implique des mineurs toujours plus jeunes.
Lundi 26 janvier, le gouvernement a fait savoir qu’il était prêt à aller encore plus loin, annonçant son intention d’abaisser l’âge de la responsabilité pénale à 13 ans (contre 15 ans aujourd’hui) à partir du 1er juillet, pour une période de cinq ans. Cette mesure est très contestée dans le pays nordique, où la plupart des agences gouvernementales consultées ont émis un avis négatif.
Lors d’une conférence de presse à Stockholm, lundi, le ministre conservateur de la justice, Gunnar Strömmer, a assuré qu’il était « très conscient » des critiques formulées par les experts. Mais « nous devons également évaluer cela par rapport à une réalité concrète », a-t-il estimé, précisant que « les risques sont plus grands si nous continuons comme nous l’avons fait jusqu’à présent ». « Il s’agit de protéger la société », a-t-il martelé.
En 2025, le nombre d’attaques à l’arme à feu enregistrées par les services de police a continué de baisser pour la troisième année consécutive. Mais 44 personnes ont encore été tuées par balles et 46 blessées : une criminalité très largement imputée aux gangs, qui recrutent des mineurs toujours plus jeunes pour transporter des armes, tuer ou faire détonner des explosifs. En 2025, les tribunaux suédois ont jugé 158 affaires criminelles, impliquant 88 enfants de moins de 15 ans, dont vingt-cinq étaient soupçonnés de meurtre.
« Chair à canon » pour les gangs
Ce sont ces jeunes, jusque-là considérés comme pénalement irresponsables, que la coalition gouvernementale veut placer derrière les barreaux. S’ils sont condamnés pour des crimes graves (meurtres, explosions, viols aggravés), les enfants de 13 ans pourront écoper d’un à trois ans de prison, tandis que les jeunes de 14 ans risqueront jusqu’à quatre ans de détention. Le gouvernement veut aussi réviser la réduction de peine pour les 15-17 ans et la supprimer pour les 18 à 20 ans.
Mais si elle se prépare à accueillir des adolescents de plus de 15 ans à partir du 1er juillet, l’administration pénitentiaire est contre l’incarcération des plus jeunes. Dans un avis rendu au gouvernement, elle constate qu’elle n’est « ni préparée ni équipée pour prendre en charge des enfants aussi jeunes que 14 ans, et encore moins ceux de 13 ans ».
Toute aussi négative, la direction de la police s’inquiète que l’abaissement de l’âge de la responsabilité pénale mène à ce que « des enfants beaucoup plus jeunes qu’aujourd’hui [soient] impliqués dans les activités criminelles des réseaux criminels ». Le ministère public est du même avis : « Nous craignons (…) que des enfants de 11 et 12 ans soient utilisés comme chair à canon dans les guerres de gangs à la place des enfants de 14 ans », a ainsi commenté le procureur Lennart Guné à la chaîne SVT.
Les critiques quasi unanimes de toutes les instances consultées par le gouvernement n’y ont rien changé, pas plus que le débat de société engagé dans le royaume scandinave, historiquement en pointe pourtant, en matière de protection des enfants. Même les sociaux-démocrates soutiennent l’initiative. A moins d’un an des prochaines législatives, organisées le 13 septembre, le parti à également fait savoir qu’il souhaitait imposer le port du bracelet électronique pour les enfants de 6 à 12 ans « en voie de délinquance ».
La droite et l’extrême droite ne sont pas en reste. Depuis le 1er janvier, les quatre partis de la coalition ont annoncé le durcissement d’une cinquantaine de sanctions pénales, le doublement des peines pour les crimes et délits liés à la criminalité organisée, ainsi que l’introduction d’une privation de liberté à durée indéterminée pour les personnes condamnées pour des crimes graves et présentant un risque élevé de récidive.
Dans un rapport publié le 22 janvier, un groupe d’experts rattaché au ministère des finances a estimé que la criminalité organisée générait chaque année au moins 185 milliards de couronnes (17,4 milliards d’euros) en Suède.
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Aucune personne saine d’esprit ne souhaite dominer le monde.
Personne doté d’une conscience et d’une empathie fonctionnelles ne s’intéresse à devenir milliardaire.
Nous sommes gouvernés par les membres les plus dysfonctionnels de notre espèce. Les plus blessés, névrosés et sociopathes. Les moins sages, les moins attentionnés et les moins perspicaces.
Qu’est-ce qui pousse quelqu’un à se hisser au sommet d’une société profondément malade et à devenir le maître de cette dystopie ?
Qu’est-ce qui incite quelqu’un à amasser des richesses indécentes dans un monde où tant de gens sont déjà trop pauvres ?
Qu’est-ce qui pousse quelqu’un à accéder aux plus hautes fonctions politiques d’une structure de pouvoir conçue pour dépouiller et opprimer les populations les plus démunies de la planète ?
Rien de sain, assurément. Une telle impulsion ne provient jamais de sources positives.
Les pires d’entre nous s’efforcent de prospérer dans cette dystopie en exploitant ses penchants les plus vils, tandis que les meilleurs s’efforcent de la démanteler et de la remplacer par un système juste et équitable. Ce système a pour conséquence d’élever les pires d’entre nous au sommet et de reléguer les meilleurs au bas de l’échelle.
Dans notre système actuel, le moyen le plus facile de passer de millionnaire à milliardaire, puis à trillionnaire, est d’exploiter les travailleurs, d’écraser la concurrence, de piller les ressources disponibles des pays du Sud, de faire peser les coûts de l’industrie sur la société et l’écosystème, de corrompre le gouvernement pour servir ses intérêts commerciaux par le biais du lobbying et des dons aux campagnes électorales, de passer des contrats avec les agences militaires et de renseignement les plus meurtrières au monde et de manipuler psychologiquement le public pour qu’il consomme des produits et des services dont il n’a pas besoin.
Qui réussira le mieux dans cette entreprise ? Les pires individus qui soient. Des personnes dont le cœur et l’esprit sont si endurcis et dysfonctionnels qu’elles considèrent autrui comme de simples outils à utiliser et à jeter, comme des briques de jus ou des préservatifs.
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Vidéos à voir et partager:
https://www.youtube.com/watch?v=ILTgwty4bWM
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https://www.youtube.com/watch?v=Vn4inXZv9FY
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Et bientôt on passera à 50, parce que c'est notre projet!!
Un rapport, publié jeudi par le Programme des Nations unies pour le développement, rappelle l’importance de supprimer et de rediriger les investissements qui nuisent à l’environnement, dont dépendent la majorité des entreprises.
En janvier 2020, un rapport du Forum économique mondial alertait sur le fait que plus de la moitié du produit intérieur brut (PIB) mondial dépend de la nature et des services qu’elle fournit, tels que la pollinisation, la régulation du climat ou la prévention des crues. La destruction de la biodiversité a des impacts sur la plupart des entreprises, insistait le document, parce qu’elle affecte leurs opérations, leurs chaînes d’approvisionnement et leurs marchés, et l’effondrement des écosystèmes est l’une des principales menaces pour l’humanité.
Six ans plus tard, alors que les principaux responsables politiques et économiques sont réunis à Davos, en Suisse, un chiffre, publié jeudi par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUE) devrait les interpeller : pour chaque dollar dépensé pour protéger l’environnement, 30 dollars (25,60 euros) sont encore investis, à l’échelle mondiale, dans des activités qui le détruisent.
Dans le contexte actuel de vives tensions géopolitiques, le sujet n’aura pas été une priorité du Forum économique mondial, qui s’achève vendredi 23 janvier. Le rapport du PNUE rappelle toutefois l’importance de prendre à bras-le-corps cette question. « La majeure partie de notre économie dépend de notre environnement. Or, nous continuons à éroder ce que j’appellerais notre compte bancaire collectif, insiste Ivo Mulder, expert du financement environnemental au PNUE. Il faut aller au-delà des abeilles et des arbres pour intégrer la nature dans des secteurs comme l’immobilier, les infrastructures ou l’industrie et envisager une manière différente de travailler avec elle, au lieu de la considérer comme un élément extérieur. »
« Si l’on suit la piste de l’argent, on se rend compte de l’ampleur du défi qui nous attend, a aussi déclaré Inger Andersen, la directrice exécutive du PNUE. Nous pouvons soit investir dans la destruction de la nature, soit œuvrer à sa restauration ; il n’y a pas de juste milieu. »
Subventions publiques néfastes
Selon ce rapport, le montant des financements directement nuisibles à l’environnement a atteint 7 300 milliards de dollars en 2023, quand les investissements dans des actions favorables à la nature atteignaient 220 milliards de dollars. Dans la première catégorie, les investissements publics ayant un impact négatif direct et majeur ont pesé 2 400 milliards de dollars. Ils concernent en premier lieu le secteur des combustibles fossiles, devant ceux de l’agriculture et de l’eau.
En 2023, le montant global de ces subventions publiques néfastes a diminué de 18 % par rapport aux niveaux historiquement élevés de 2022 : la crise énergétique mondiale liée à la guerre en Ukraine avait conduit de nombreux gouvernements à prendre des mesures de protection des consommateurs pour faire face à la flambée des prix du pétrole et du gaz. Mais ces financements restent encore largement plus élevés qu’en 2020.
Si les subventions néfastes sont identifiées de très longue date comme l’un des principaux obstacles à la lutte contre les crises environnementales, les progrès en la matière se font toujours attendre. « De telles réformes sont politiquement délicates, car elles touchent souvent des industries ou des groupes puissants qui profitent du statu quo et résistent au changement, explique le PNUE. La suppression des subventions peut augmenter les coûts pour les consommateurs ou les producteurs à court terme, ce qui la rend impopulaire auprès du public, à moins que des alternatives ou des mécanismes de compensation bien conçus ne soient mis en place. »
Les investissements privés nuisibles à la nature, eux, ont représenté en 2023 près de 5 000 milliards de dollars, essentiellement dans l’industrie, l’énergie et les matériaux. Le rapport note toutefois qu’ils ont diminué de 48 % en quatre ans dans le secteur du pétrole et du gaz, cette évolution reflétant les changements en cours dans le secteur de l’énergie et l’essor spectaculaire des énergies renouvelables.
Effets d’entraînement
Ivo Mulder précise qu’il existe des effets d’entraînement entre financements publics et privés. « Si vous subventionnez l’épuisement des nappes phréatiques en n’imposant pas un prix de l’eau assez élevé, vous encouragez aussi la surexploitation des ressources pour l’irrigation, ce qui conduit aussi à épuiser davantage les nappes, détaille-t-il. Et en baissant artificiellement le prix des combustibles fossiles, vous diminuez aussi le coût des engrais. »
Les financements publics en faveur de la nature, de leur côté, relèvent à 90 % de la sphère publique. Toujours largement insuffisants, ils ont néanmoins augmenté ces dernières années pour atteindre leur plus haut niveau et bénéficient essentiellement au champ de la protection de la biodiversité et des paysages.
Au-delà de l’état des lieux, le rapport dresse des pistes pour réussir à inverser la tendance, notamment en actionnant par étapes les leviers de la réglementation et de la fiscalité. Il donne aussi des exemples d’initiatives réussies, du reboisement de terres dégradées au Costa Rica grâce à l’introduction d’incitations financées par une taxe sur les combustibles fossiles à la transition énergétique au Danemark, mise en place grâce à des systèmes de taxes et de tarifs d’achat de l’électricité.
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un rapport sortit en 2026 sur le mythe de l'état providence.
une sauvegarde içi -> Le mythe de l'état providence - Welfare-State-Myth-Interactive-1- 2025.pdf
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« Santa Fe est un mélange captivant d’Histoire, d’art et de paysages naturels, au pied des montagnes de Sangre de Cristo », écrit ChatGPT. Et sous cette réponse de l’assistant d’intelligence artificielle apparaît une annonce « sponsorisée » pour les « cottages du désert » de l’hôtel « Pueblo and Pine », qui « pourraient vous être utiles si vous planifiez un voyage dans cette ville ». Un bouton invite même l’utilisateur à « discuter » avec l’entreprise.
Tel est l’exemple pris par OpenAI, vendredi 16 janvier, pour montrer à quoi ressembleront les publicités que la maison mère de ChatGPT va « commencer à tester dans les prochaines semaines aux Etats-Unis ».
L’entreprise de Sam Altman officialise ainsi un basculement attendu depuis des mois : l’ouverture à la publicité des assistants d’IA et la monétisation des utilisateurs gratuits de son service. Cette tendance est également en cours chez Google et d’autres acteurs de l’IA. Et préfigure probablement des débats sensibles comme ceux qu’on connus les réseaux sociaux.
enshitification en cours veuillez ne pas fermer l'application ^^
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<p><code> L’exécution d’Erfan Soltani serait la première d’une série annoncée par le bureau des procureurs de Téhéran, dans un durcissement acharné du pouvoir judiciaire iranien. Un communiqué cité par la télévision d’État annonçait en effet que certains manifestants seraient poursuivis pour moharebeh – «guerre» ou «inimitié» contre Dieu, en persan –, chef d’accusation passible de la peine capitale. Le chef du pouvoir judiciaire a ainsi promis des procès «rapides» pour les suspects arrêtés lors de manifestations, «plus de 10 600» selon le Département d’État américain.
C'est ça qui est pratique avec les théocraties : s'en prendre à l’État, c'est s'en prendre à dieu => Si tu t'en prend à dieu,tu es un mécréant => si tu es un mécréant, tu mérites la mort.
Mais quelle putain d'horreur. S'il faut ajouter les 10600 personnes arrêtées en tant que futures victimes de la répression à celles déjà tuées dans la rue, qu'on estime à +/- 6000, je vous laisse faire le calcul...</code></p>
Peux être un jour en France, gardons espoir.
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Macron est un gars exceptionnel...
Regrettant des retards, le président de la République demande aux entreprises françaises du secteur d’accélérer les cadences de production et menace d’aller « chercher des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces ».
« Nous entrons dans une économie de guerre ». Le 13 juin 2022, lors de l’inauguration du salon de l’armement Eurosatory à Villepinte (Seine-Saint-Denis), Emmanuel Macron demande, pour la première fois, quatre mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, à l’industrie de la défense « d’aller plus vite, réfléchir différemment sur les rythmes, les montées en charge, les marges, pour pouvoir reconstituer plus rapidement ce qui est indispensable pour nos forces armées, pour nos alliés ou pour celles et ceux que nous voulons aider ».
Trois ans et demi plus tard, le compte n’y est pas pour le président de la République et il l’a fermement fait savoir aux industriels, jeudi 15 janvier, sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône), lors de ses vœux aux armées. « Beaucoup d’efforts ont été faits. Je les ai salués, nous avons doublé, parfois triplé nos capacités de production, nos rythmes de production. Soyons francs avec nous-mêmes. Est-ce que nous sommes en économie de guerre à proprement parler ? La réponse est non. Parce que si nous étions en guerre, j’ose espérer que nous ne produirions pas ainsi », a lancé le chef des armées.
M. Macron a pris l’exemple des drones sur lesquels, « nous sommes en retard ». D’une part car « les Ukrainiens ont formidablement innové » mais aussi « parce que des partenaires et des industriels d’autres nations ont été plus rapides que nous et les ont peut-être moins pris de haut », a critiqué le président. « Nous n’avons pas la pression des événements de la même manière » que les Ukrainiens, a reconnu M. Macron, pour expliquer le retard français, mais il « regarde ce que les Ukrainiens ont su faire ». En 2025, ils ont produit quatre millions de drones, contre quelques milliers en France.
« Compétition féroce »
Le chef de l’exécutif reproche aux industriels de s’être endormis sur le marché français qui leur est réservé pour des questions d’autonomie stratégique des armées. « Il n’y a pas de chasse gardée. Il y a une compétition féroce qui nous impose d’être, nous, beaucoup plus volontaristes (…). J’ai besoin d’une industrie de défense qui s’adapte davantage, qui ne considère plus que les armées françaises sont des clients captifs », a demandé M. Macron, menaçant même d’aller « chercher des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces ».
« On ne nous attend pas », a poursuivi le chef des armées, voyant dans ce sursaut un enjeu existentiel pour les industriels français, face à leurs concurrents ukrainiens, polonais, tchèques mais aussi allemands, ces derniers profitant des plus de 100 milliards d’euros débloqués par Berlin pour sa défense en 2026. Pour M. Macron, « on est en train de se faire sortir du marché ».
Chez les industriels, grands groupes ou entreprises de plus petite taille, cela fait des mois qu’ils se disent prêts à produire plus vite et en masse. Mais tous ajoutent que, pour cela, ils ont besoin que l’Etat leur passe commande. Or, le vote tardif du budget en 2025 a gelé les ordres d’achat pendant quasiment tout le premier semestre. Ils craignent que le scénario ne se répète cette année alors que la loi de finances pour 2026 n’est toujours pas votée. Sans celle-ci, les armées ne pourront pas bénéficier de la « surmarche » de 3,5 milliards d’euros promise par M. Macron en juillet 2025, en plus de la hausse de 3,2 milliards prévue par la loi de programmation miliaire 2024-2030.
Ces efforts doivent porter le budget de la défense à 57,1 milliards en 2026, contre 50,5 milliards en 2025, avant qu’il atteigne 63,4 milliards en 2027. Il aurait ainsi doublé en dix ans sous la présidence de M. Macron. A l’entendre, ce dernier voudrait que le système productif des industriels français se mette au diapason.
Lenteurs et lourdeurs
A la décharge des industriels, le système français organisé autour de la direction générale de l’armement (DGA) souffre aussi de lenteurs et de lourdeurs. Il faut « un changement de culture profond et collectif tendant vers la simplification, l’agilité et l’audace », expliquait Emmanuel Chiva, l’ancien délégué général de l’armement, lors de la présentation, en mars 2023, de son plan stratégique baptisé « Impulsion DGA », ce qui lui avait valu quelques résistances en interne. Il a été remplacé à son poste par Patrick Pailloux, en novembre 2025, preuve que réformer une institution composée de 10 500 agents n’est pas aisé.
M. Macron n’est pas le seul chef des armées à se plaindre de la lenteur des industriels de la défense. Sa sortie suit celle de Donald Trump, le 7 janvier, visant à contraindre les géants américains de l’armement à conditionner les dividendes versés aux actionnaires et la rémunération variable de leurs dirigeants à des critères de performance opérationnelle.
L’administration Trump souhaite donner plus de place aux nouveaux acteurs, au détriment des géants comme Boeing, RTX ou Lockheed Martin. Le budget américain pour 2026 prévoit ainsi la levée de certaines barrières à l’entrée qui affecteraient de manière disproportionnée la capacité des petites entreprises de défense non traditionnelles à soumissionner aux marchés du Pentagone. « A ceux qui ne peuvent pas s’adapter, qui sont trop à l’aise avec les anciennes méthodes de travail lentes, nous leur souhaitons bonne chance dans leurs autres projets futurs, car nous trouverons de nouveaux partenaires qui s’adapteront, qui investiront, qui prendront soin de leur personnel, qui agiront rapidement et à grande échelle », a prévenu, le 5 janvier, le secrétaire à la défense, Pete Hegseth.
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C'est génial comment les mecs se laisse perturber par n'importe quoi, il n'y a pas besoin de complotiste juste d'avoir des tarés en haut lieux et ils te générent des films pour un rien
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Magnifique article, motivant et positif.
On a besoin de ça en ces temps.
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