«La direction de l’hôpital détourne la laïcité» : une infirmière renvoyée pour avoir refusé d’enlever son calot attaque l’AP-HP en justice – Libération - Choses vues, sur le web et ailleurs
Vous vous souvenez de l'histoire de cette infirmière licenciée et radiée de la Fonction Publique par AP-HP, pour avoir porté un calot en dehors du bloc opératoire ? (elle avait été d'abord soumise à la pression de sa direction pendant plusieurs mois, invoquant d'abord la laïcité, puis l'hygiène, WTF ?)
Le juge des référés vient de lui donner partiellement raison : la sanction (le licenciement) est disproportionnée par-rapport à la faute (porter un couvre-chef alors que c'est interdit par le règlement intérieur, on peut le contester mais c'est comme ça).
Eh bien aujourd'hui, je découvre via SebSauvage sur Mastodon l'histoire de cette adolescente exclue de son lycée depuis 2 mois (lisez l'article, c'est à devenir dingue) car elle avait mis un truc sur sa tête pour cacher son alopécie...
J'en ai marre, mais putain de marre. Non seulement on assiste impuissants à un dévoiement insensé de la loi de 1905 -pendant ce temps , on dit rien sur les crèches dans les mairies- mais on est devant une crispation assez inouïe et même délétère. Ca a commencé il y a 25 ans par "pas de voile islamique à l'école" : c'est contestable, les enfants pouvant être considérés comme des usagers du service public de l'éducation, mais ça peut se justifier au nom de la neutralité et de l'égalité de tous pendant les cours ; et ça se transforme aujourd'hui en "rien sur la tête à l'école (ou à l'hôpital)", de peur que ce soit un signe religieux par destination.
C'est de la folie furieuse.
Dans moins de 10 ans, on sera en guerre contre la Russie - je veux dire un conflit ouvert, pas des escarmouches numériques et de grossières campagnes d'intox comme aujourd'hui (encore que ça marche plutôt bien, ils auraient tort de se priver) ; j'affirme que toutes celles et ceux qui auront contribué à diviser l'unité nationale (désolé pour les grands mots, mais c'est l'idée) portent une large part de responsabilité dans ce qu'il va se passer. Parce que ça va pas bien se passer.
Si on est pas capables d'être tolérants au sein de notre propre pays, comment alors parler d'une seule voix et faire front à une menace ? Si nous ne sommes pas unis dans un pays, et la France n'est pas la seule à connaître ces dissensions, comment être unis au niveau européen ?
Je saute à la conclusion : on est foutus.
Oui, je sais, on est partis de deux bonnets pour en arriver là.
Mais je suis très pessimiste.
(Permalink)
Le juge des référés vient de lui donner partiellement raison : la sanction (le licenciement) est disproportionnée par-rapport à la faute (porter un couvre-chef alors que c'est interdit par le règlement intérieur, on peut le contester mais c'est comme ça).
Eh bien aujourd'hui, je découvre via SebSauvage sur Mastodon l'histoire de cette adolescente exclue de son lycée depuis 2 mois (lisez l'article, c'est à devenir dingue) car elle avait mis un truc sur sa tête pour cacher son alopécie...
J'en ai marre, mais putain de marre. Non seulement on assiste impuissants à un dévoiement insensé de la loi de 1905 -pendant ce temps , on dit rien sur les crèches dans les mairies- mais on est devant une crispation assez inouïe et même délétère. Ca a commencé il y a 25 ans par "pas de voile islamique à l'école" : c'est contestable, les enfants pouvant être considérés comme des usagers du service public de l'éducation, mais ça peut se justifier au nom de la neutralité et de l'égalité de tous pendant les cours ; et ça se transforme aujourd'hui en "rien sur la tête à l'école (ou à l'hôpital)", de peur que ce soit un signe religieux par destination.
C'est de la folie furieuse.
Dans moins de 10 ans, on sera en guerre contre la Russie - je veux dire un conflit ouvert, pas des escarmouches numériques et de grossières campagnes d'intox comme aujourd'hui (encore que ça marche plutôt bien, ils auraient tort de se priver) ; j'affirme que toutes celles et ceux qui auront contribué à diviser l'unité nationale (désolé pour les grands mots, mais c'est l'idée) portent une large part de responsabilité dans ce qu'il va se passer. Parce que ça va pas bien se passer.
Si on est pas capables d'être tolérants au sein de notre propre pays, comment alors parler d'une seule voix et faire front à une menace ? Si nous ne sommes pas unis dans un pays, et la France n'est pas la seule à connaître ces dissensions, comment être unis au niveau européen ?
Je saute à la conclusion : on est foutus.
Oui, je sais, on est partis de deux bonnets pour en arriver là.
Mais je suis très pessimiste.
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