Vue lecture

Télex

Le 13 janvier est sorti en accès anticipé Hytale, le Minecraft 2.0 abandonné et annulé par Riot et repris par ses développeurs (Hypixel Studios). Un bon concurrent pour le record de Time to Penis cette année. P.
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IA d’la joie

Jensen Huang, le PDG de Nvidia, est tout colère. La raison ? Tous ces pisse-froid qui tiennent un discours critique sur l’IA, appellent à des réglementations ou des réflexions, s’interrogent sur les impacts de la technologie sur l’information ou l’emploi. Bref, les empêcheurs de croître en rond. Lors d’un épisode du podcast No Priors, il fustige ces enquiquineurs et leur discours qui « n’est utile ni aux gens, ni à l’industrie, ni à la société, ni aux gouvernements ». Le fait que les ventes aux data centers rapportent tellement plus que tout le reste passe au second plan et que sa fortune personnelle ait grimpé de plus de 100 milliards d’euros en quelques années n’ayant – bien entendu – rien à voir. P.
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StarRupture

La rupture. Moment difficile que nous avons tous connu. Encore aujourd'hui, des questions se bousculent dans ma tête. Pourquoi Chantal est-elle partie ? Ai-je eu raison de quitter Françoise ? Pourrai-je pardonner à Antonio ? C'est toujours compliqué. Mais quand c'est une boule de feu thermonucléaire de dix mille milliards de milliards de milliards de kilos qui rompt avec vous, cela devient encore plus douloureux.
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Un lancement Moulineux

Le monde part dans tous les sens, plus rien n’est logique et les anciens codes sont caducs. Dans ce désordre planétaire, les certitudes dans le monde du jeu vidéo, elles aussi, sautent. Historiquement, deux choses sont certaines : « Bobby Kotick est un démon de l’Enfer ayant pris forme humaine » et « Peter Molyneux raconte de la merde ». Des générations de joueurs se sont appuyées sur ces diktats en grandissant. Et pourtant, c’est dans un silence presque assourdissant que Pete le mytho se prépare à lancer, le 22 avril, l’accès anticipé de son nouveau (et dernier selon lui) jeu Masters of Albion. Un god game pour lequel il a réembauché ses potes du temps de Fable et Black & White. Pire, ce lancement se fera sur Steam, sans Kickstarter, sans NFT, sans métavers, sans blockchain à la con. Un jeu qui a l’air… normal ? Et sur lequel Peter a à peu près réussi à retenir sa langue ? Pascal Praud a raison, où sont passés nos repères, nos fondations ? P.
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Dead Format

De tous les petits jeux indés qui constituent une « lettre d'amour à l'horreur » (il en sort tellement par palettes que j'ai appris à me méfier de cette appellation), Dead Format est probablement celui qui propose le concept le plus inventif : vous y incarnez un personnage à la recherche de son frère, qui n'a pas donné de nouvelles depuis deux semaines. Jusqu'ici, rien de bien original. Sauf que pour le retrouver, il va falloir visionner des VHS de genres horrifiques différents (giallo, SF à micro-budget avec des animatroniques dégoulinant de matière gluante, cinéma expressionniste allemand) et en arpenter vous-même les différents univers.
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Le troisième durera mille ans !

À en croire les sites Windows Central et Kotaku, il semblerait que MachineGames, le studio de Bethesda, travaille sur Wolfenstein 3. Après le succès colossal d’Indiana Jones et le Cercle ancien, voilà qui confirme ce dont nous n’avons jamais douté à la rédaction : il reste toujours un peu de place pour du rab de massacre de nazis dans nos cœurs. On pourrait se demander ce qui a donné envie au studio de revenir sur cette licence, mais il suffit d’écouter les infos en ce début 2026 pour se dire : « Ah oui, je l’ai. » P.
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Death Howl

Dans Death Howl (« Le glapissement de la mort », au Québec, qui est aussi le cri poussé par ma bonne résolution 2026 d’arrêter les traductions québécoises lourdingues), il est question d'Orphée qui retourne aux enfers pour chercher sa bien-aimée. Sauf qu’il s'agit d'une maman, qui retourne chercher son fils dans l’au-delà. Et qu’elle n’est pas armée d’une lyre pour endormir Cerbère, mais de cartes à jouer. Voilà, comme dans Yu-Gi-Oh ! N’hésitez pas à me dire si j’explique mal, surtout.
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Bits & Bops

Quelle place doit-on donner à l’originalité quand on juge un jeu vidéo ? J’ai toujours tendance à avoir une approche mesurée en la matière et à ne pas attendre de tous les titres qu’ils révolutionnent leur genre. Et heureusement, d’ailleurs, car dans le cas contraire, l’adorable Bits & Bops se retrouverait avec une note particulièrement basse dans ces colonnes.
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Anthem quand même

Le TPS Anthem, que Louis-Ferdinand Sébum décrivait comme un jeu au goût du polystyrène « calibré pour être vendu par palettes entières pour la joie de clients qui feront voltiger des personnages au design anonyme dans des décors insipides », fermera officiellement ses serveurs le 12 janvier, faute de fréquentation. Ce serait un mensonge de dire que la rédaction est inconsolable puisqu'on vient tout juste de se rappeler de l'existence du jeu, mais on envoie quand même de la force aux développeurs de Bioware. ER.
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Terminator 2D : No Fate

La rédaction n’a toujours pas tranché sur ce qui constitue le meilleur film de la franchise Terminator (même si je suis à peu près persuadée que personne ne pense qu’il s’agit de Genisys), mais Terminator 2 est assurément en excellente position dans chacun de nos tops personnels. Je pense que le studio à l’origine de Terminator 2D : No Fate est du même avis. La preuve, ils ont tellement voulu lui rendre hommage qu’ils sont restés fermement ancrés dans les années 1990.
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Prologue : Go Wayback !

Démo technique ? Vrai jeu ? Même après de longues sessions sur la dernière bizarrerie de Brendan « PlayerUnknown » Greene, je n’ai toujours pas complètement tranché. Reste une vision minimaliste mais brutale du concept de jeu de survie, qui ne manque pas totalement d’intérêt.
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Mon remake à moi, il me parle d’aventure

À mes yeux, le remake de Resident Evil 4 constitue le remake idéal : il ne dénature pas l'épisode d'origine, apporte un gameplay moderne et des mécaniques nouvelles, et intègre des scènes inédites qui collent parfaitement à l'ensemble. Il a même réussi l'exploit de rendre Ashley, la fille du président des États-Unis qui nous accompagne pendant une bonne partie de l'aventure, un peu moins infernale. Ce remake aurait pu commencer autrement, comme l'a révélé un dataminer qui a fouiné dans les données du jeu : un prologue où l'on incarne Ashley en train de se promener dans les bois a finalement été coupé au montage. J'imagine que c'est parce que les développeurs se sont dit qu'il ne fallait pas trop retarder le moment où l'on verrait enfin Leon Kennedy faire des backflips, et je ne peux pas leur en vouloir pour ça. ER.
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Dogpile

Que se passerait-il si le meilleur de la Suika Gamesploitation rencontrait le meilleur de la Balatrosploitation ? Eh bien, comme deux chiens de bonne humeur au parc, les deux notions se tourneraient autour pendant quelques secondes, avant de fusionner d’un seul coup pour devenir Dogpile.
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Trop de Call of Duty tue Call of Duty

Réunion de crise chez Activision : « Bon les cocos », a dit Johnny Activision, le grand patron de la boîte, « on arrête de déconner avec les Call of Duty parce qu'on vient de se faire défoncer par le dernier Battlefield. » Du coup, l'éditeur américain annonce un changement de stratégie : ils ne sortiront plus de CoD : Modern Warfare et de CoD : Black Ops en « back to back », c'est-à-dire d'une année sur l'autre, comme ce fut le cas récemment pour Black Ops 6 (sorti en 2024) et Black Ops 7 (sorti en 2025). Ils vont désormais alterner leurs sous-séries Call of Duty afin « de fournir une expérience unique ». Comme ça, ils n'auront plus douze mois, mais deux années complètes pour changer trois textures. Notre recommandation est donc, comme toujours, de précommander la future édition Collector à 120 € de CoD : Black Ops 8 dès que possible. A.
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Télex

La Bloober Team vient de poster un message cryptique qui mène vers un site affichant un compte à rebours, lequel devrait se terminer le 15 février prochain. Le message en question affiche « remosdneulserorehsoovamceyerd », ce qui signifie soit qu'ils prévoient une annonce importante, soit que leur community manager est en train de faire un AVC. ER. 
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Majora’s Casque

J'admire sincèrement les gens qui ont la patience de s'atteler à des tâches extrêmement méticuleuses juste pour leur propre plaisir avant de partager le résultat avec le reste du monde, comme cet homme qui a passé douze ans à faire une reproduction de la cathédrale de Notre-Dame en allumettes ou ce joailler qui a transformé un grain de riz en sculpture de Godzilla. Dans le même registre, le moddeur Crementif a passé ces deux dernières années à faire une version de The Legend of Zelda : Breath of the Wild en réalité virtuelle à partir d'une version Wii U. « Il y a cinq ans, j'ai entamé ce projet pendant la pandémie de Covid-19 parce que j'avais vraiment très envie d'abattre des arbres en VR », peut-on lire dans la description de son projet. Le résultat est franchement impressionnant, gratuit, open source et disponible sur son Github jusqu'à ce que Nintendo ne vienne lui envoyer une armée d'avocats. ER.
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Arigatō

Je ne suis pas nippophile. J’ai les prérequis pourtant : lectrice de manga, geek, amatrice de cuisine et de trucs bizarres, capable de manger les yeux fermés du poulpe en pickle. Mais le soft power ne m’a pas eue. Tout ne devient pas mieux avec un nom japonais (bisous les kakuro qui s’appelaient addifléchés quand j’avais dix ans, ou quatre-vingts mentalement, puisque je faisais des jeux de logique chez Sport Cérébral). Je ne pratique pas l’admiration larmoyante pour cette société imaginaire qu’est le Japon vu par les Européens.
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IA en local : générer n’est pas (que) jouer

Le but de ce dossier était de vous mettre le pied à l’étrier et de vous redonner le contrôle sur des outils généralement considérés comme le privilège des géants de la tech, et qui sont en passe de remodeler le monde du numérique pour le meilleur ou le pire.
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Deep learning sur PC : les prérequis matériels

Bonne nouvelle : le hardware requis pour profiter de la puissance de l’IA générative libre sur un PC ne diffère que peu de celui nécessaire pour s’adonner à ce noble loisir qu’est le jeu vidéo. S’il n’y a pas à se triturer les neurones, il existe cependant quelques subtilités à connaître.
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