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Fable, pour ceux qui croient encore aux contes de fée

Voilà, c'est official, le nouveau Fable sortira cet automne. Rappelons que ce reboot de la franchise, tombée en disgrâce depuis une bonne décennie, sera un jeu de rôle/action en monde ouvert édité par Microsoft et développé par Playground Games, qui a hérité du bébé à la mort du studio original, Lionhead. Lors du Xbox Developer Direct, ils ont ressorti tous les poncifs du genre, notamment l'inévitable « this game is all about choices and consequences » et l'inclusion d'un PNJ-vedette (ici Richard Ayoade de la série télé The IT Crowd), mais le jeu semble relativement mignon et soigné. Surtout, les fans affamés de la franchise peuvent se permettre un peu d'optimisme, puisque Peter Molyneux n'est plus aux commandes (il est parti sur le city builder Masters of Albion, qui sort en avril). A.
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Télex

Suite à l'annonce de sa grosse restructuration le 21 janvier, l'action Ubisoft a perdu un tiers de sa valeur en quelques heures. Elle valait plus de 100 euros en 2018, elle en vaut moins de cinq aujourd'hui.
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Flotsam

Des villes à flanc de montagne dans Laysara : Summit Kingdom, un hameau sur le dos d’une tortue dans The Wandering Village, à bord d’un train du côté de Steel Artery, même un village rempli de petites souris avec Whiskerwood… Le genre du city-builder ne sait plus quoi inventer pour nous faire bâtir des cités dans les endroits les plus incongrus. Avec sa ville-bateau en plein océan, Flotsam n’est cependant pas qu’un gimmick, c’est même un city-builder plutôt malin.
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Gloomhaven : Boutons & Bestioles

Il y a des idées qui naissent d’une idée bizarre, d’un concept. Gloomhaven : Boutons & Bestioles, c’est clairement ça. On prend le pachyderme ludique d’Isaac Childres, on le passe au broyeur, et on récupère un truc qui tient dans la main – une main de bûcheron, certes, mais quand même. Le résultat ressemble à un Gloomhaven qui aurait suivi un régime à base de soupe détox et de décisions éditoriales drastiques.
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Ubisoft : retour à la mine

Ubisoft se lance dans une grande réorganisation stratégique. L'éditeur français se divise en cinq « Creative Houses » autonomes, chacune héritant d'un budget distinct et d'un portefeuille de jeux à développer. La « CH1 », par exemple, chapeautera les trois grandes licences historiques (Assassin's Creed, Far Cry, Rainbow Six) tandis que la « CH4 » récupère Anno, Might & Magic, Prince of Persia et Beyond Good & Evil. En clair, c'est un découpage du trop gros paquebot qu'était devenu Ubisoft, pour espérer gagner en agilité. Au passage, six jeux sont annulés (dont le remake de Prince of Persia : Sands of Time) et sept sont retardés. Et pour motiver les équipes, l'éditeur a la brillante idée, en 2026, de massacrer la qualité de vie de ses salariés en supprimant le télétravail, avec la même excuse bidon de vouloir « renforcer la collaboration ». Car oui, tous les employés du secteur tertiaire peuvent en témoigner : on bosse beaucoup mieux dans un open space bruyant après s'être tapé une heure de transport en commun que bien au calme chez soi. A.
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Randomice

Parmi la ribambelle de titres qui sortent chaque jour, il en existe certains qui sont aussi doux qu'un chocolat chaud servi lors d’une rude soirée d’hiver. Ceux que j’aime appeler les jeux-pantoufles, non pas parce qu’ils seraient fainéants – bien au contraire – mais parce qu’ils sont un peu plus réconfortants que les autres. Randomice est de ceux-là.
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Le mod payant, ce concept audacieux

CD Projekt vient d'obliger un certain « LukeRoss » à retirer d'Internet son mod Cyberpunk 2077 permettant de jouer aux aventures de V sous un casque de réalité virtuelle. Il faut dire que ce créateur a poussé le bouchon un peu loin, puisque son mod est en pratique payant, uniquement accessible aux utilisateurs lui envoyant dix dollars par mois sur Patreon. C'est d'ailleurs pour la même raison qu'en 2022, Rockstar lui avait demandé de supprimer ses mods VR pour GTA V et Red Dead Redemption 2, dont il retirait un confortable revenu mensuel de 20 000 dollars. Si tous ces gros studios font la chasse aux mods VR, c'est sûrement parce qu'ils préparent une version réalité virtuelle de leurs jeux. Hein ? Pas vrai les gars ? Vous nous sortez ça quand ? A.
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The Last Caretaker

Oh non, purée, l'humanité a encore disparu. La faute à qui cette fois-ci ? Trump ? Une variante du chikungunya ? Un nouveau spectacle de Redouane Bougheraba ? Non, ce sont apparemment les océans qui ont décidé de recouvrir la planète et de noyer tout le monde. Heureusement, il reste deux machines pour rattraper le coup : un robot et son chalutier.
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Pathologic 3

[Fin du clavier qui vole] Pathologic 3 est un petit bijou d’écriture. Sa durée de vie et son intrigue tortueuse en font un titre incontournable pour les amateurs du genre. Ceux qui aiment aimeront. 7/10.
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Hooded Horse : pas d’IA chez moi

Tim Bender, patron de l'éditeur Hooded Horse, qui a sorti un paquet de titres remarqués ces derniers temps (notamment Manor Lords et mon GOTY du siècle, Workers & Resources : Soviet Republic), s'est exprimé chez Kotaku à propos de l'utilisation de l'IA générative dans les jeux vidéo. Et il est tellement colère qu'il utilise même des gros mots : « Je déteste l'IA générative, et cette merde a rendu ma vie bien plus compliquée, parce qu'elle infecte tout [...] Maintenant, on stipule dans nos contrats d'édition : pas de putain d'art IA. » Il explique ensuite que les graphismes générés par IA sont un véritable cancer pour l'industrie, et qu'il déconseille même à ses studios partenaires de les utiliser pour le prototypage de leur jeu – ils peuvent oublier de les supprimer sur la version finale, c'est arrivé récemment sur Clair Obscur : Expedition 33. A.
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Foxhole continue de faire son trou

Neuf ans après sa première version anticipée, le MMO Foxhole continue sa petite vie, loin des projecteurs, mais avec une popularité qui ne se dément pas. Le studio canadien Siege Camp annonce donc Foxhole Airborne, une énorme mise à jour qui rajoute toute une composante aérienne à la gigantesque guerre perpétuelle que se livrent les deux factions du jeu. Avec bien sûr tout ce qui a fait son succès : il faudra que les joueurs collaborent étroitement entre eux, notamment au niveau logistique, pour entretenir, réparer, réarmer des avions embarquant chacun plusieurs joueurs (pilote, mitrailleurs, bombardiers etc) dans des raids aériens contre des cibles terrestres et navales. De quoi prolonger la vie d'un des rares MMO qui récompense davantage la coopération et l'entraide que la toxicité et les m4d sKiLLz. A.
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Au CES 2026, la très fragile illusion de la normalité

Rendez-vous incontournable du mois de janvier dans le monde de la tech et de l'informatique, l'édition 2026 du CES a eu un goût très particulier. On y feignait comme on pouvait de s'enthousiasmer pour les nouveautés présentées, comme si l'année à venir était une année comme les autres. Mais la crise actuelle de la mémoire vive avait beau n'être sur aucune bouche, elle était bien évidemment dans toutes les têtes. Il pouvait difficilement en être autrement quand deux des plus grands animateurs habituels du salon, AMD et Nvidia, sont précisément les principaux responsables de la situation.
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Quand les historiens font la chasse aux anachronismes

Dans le Bagdad médiéval d’Assassin’s Creed Mirage, vous ne croiserez pas de commerçants en train de vendre des sacs de thé. Vous ne verrez pas non plus d’icône à l’effigie d’un muffin à côté du trait « Glouton » dans Crusader Kings III, tout comme vous ne croiserez pas de paysans vêtus de somptueuses tuniques brodées dans Kingdom Come : Deliverance II. Au sein de studios comme Warhorse, Paradox et Ubisoft, des historiens se prennent le chou sur des détails qui peuvent sembler aussi triviaux que l’inclinaison d’une pente de toit, la stature d’un cheval des steppes ou les caractéristiques d’une peinture italienne du XIIIe siècle – tout ça dans l'objectif de créer des univers virtuels aussi riches que cohérents.
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C’est tous les jours Noël pour Gabe Newell

D'après le cabinet d'étude Alinea Analytics, Steam a pété tous ses records de ventes à Noël dernier, avec 1,6 milliard de dollars de revenus. Le précédent high score, 1,4 milliard sur un mois, datait de 2020, l'année de la COVID. Les microtransactions sur Counter Strike restent la vache à lait numéro un de Valve (et c'est bien triste), mais cette avalanche de pognon vient aussi du succès inattendu d'Arc Raiders, dont Steam a écoulé 250 000 exemplaires dans la seule journée du 26 décembre (le jeu dépasse aujourd'hui les 12 millions d'unités vendues, dont sept millions sur Steam). Les autres grands gagnants de Noël sont notamment PEAK, Battlefield 6 et deux vieux jeux bradés à moins de quatre euros, Detroit : Become Human et Icarus. A.
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MIO : Memories in Orbit

Silksong a beau être sorti, je ne pense pas que les développeurs arrêteront pour autant de vouloir donner dans le metroidvania. Cette fois, l’appel vient de la maison, puisque c’est le studio francilien Douze Dixièmes qui propose une nouvelle aventure spatiale avec MIO : Memories in Orbit.
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KeyTik

Dieu sait que j'aime et respecte AutoHotkey, probablement l'un des logiciels gratuits les plus pratiques dont on puisse faire cadeau à un PC. Mais j'avoue qu'il n'est pas évident à utiliser.
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The Outer Worlds 2

Il fallait les voir à la rédaction, tous en train de se repasser la patate chaude du test de The Outer Worlds 2, tout de même sorti en octobre dernier. Après tout, qui aurait envie de s’infliger une semaine de travail entière passée sur la suite d’un jeu imparfait, dans l’espoir que ce soit un peu mieux que la fois d'avant ? Pas moi, mais je ne regrette absolument pas de m’être fait violence. Obsidian m’a eu.
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Silent Firing

Dès février 2025, Canard PC révélait les licenciements chez les Français de Leikir Studio. Passé sous le giron de PULLUP Entertainment (ex-Focus) depuis 2022, le studio avait sorti les plutôt bons Synergy et Metal Slug Tactics et on l'espérait sorti d'affaire.  Visiblement pas, car l'éditeur vient d'annoncer la fermeture du studio. Enfin « annoncer » est un bien grand mot, car c'est au détour d'un article chez Boursorama (la référence des gamers) que l'on découvre cette fermeture brutale. C'est d'autant plus agaçant que l'éditeur affiche de bon résultats, essentiellement grâce à l'année fantastique de Warhammer 40,000 : Space Marine 2. On souhaite aux développeurs de rebondir au mieux. P.
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Vous êtes VRés !

Meta a récemment licencié près de 10 % des effectifs de sa division Reality Labs et fermé plusieurs studios, dont Twisted Pixel Games et Sanzaru Games. Bref, après avoir affirmé longtemps que la VR, c’est l’avenir, le futur, quelque chose d’inratable, Meta nous explique aujourd’hui qu’en fait non, c’est de la merde et que tout doit aller vers l’IA qui est l’avenir, le futur, quelque chose d’inratable. Dernière victime en date : la suite de Batman Arkham Shadow serait tout simplement annulée. Heureusement, il nous reste le Metaverse. Comment ça non ? P.
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BuildCores

Ouh, en voilà un beau site web. BuildCores vous construit un PC sur mesure en assemblant un très large catalogue de composants informatiques. Ce n'est certainement pas le premier à fournir ce genre de service, mais il le fait vraiment très bien et dispose de fonctionnalités uniques.
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