Némésis : Alice Cordier et ses accointances chez les néonazis
Le geste de trop en 2022 ?
Accusée d’avoir une « part de responsabilité morale » dans la mort de Quentin Deranque, visée par la diffusion de photographies privées sur les réseaux sociaux, et pointée pour ses accointances avec des milieux néonazis ainsi que pour des gestes renvoyant à une imagerie néonazie, Alice Cordier affirme porter plainte contre de nombreuses personnes qui l’accusent d’être une néonazie. Une députée de la LFI a saisi la Procureure de la République, pour apologie de crimes contre l'humanité.
Fondé à Paris en 2019, le collectif d’extrême droite Némésis est un mouvement « fémonationaliste », mêlant discours pseudo-féministe et rhétorique anti-immigration. Son nom renvoie à une déesse guerrière issue de la mythologie grecque, tandis que son logo représente la déesse nordique Frigga. Le groupe s’est fait connaître par des actions spectaculaires dans l’espace public et par des prises de position dénonçant, avec une obsession sélective, les violences sexuelles commises par des étrangers.

Soutenu dans milieux de l’extrême droite et même par Bruno Retailleau, Némésis est vivement contesté par de nombreux collectifs féministes et par des chercheurs, qui dénoncent une instrumentalisation des thèmes féministes à des fins identitaires et réactionnaires. Le collectif s’est illustré par plusieurs actions controversées, dont une infiltration du cortège féministe NousToutes à Paris en novembre 2022 et le déploiement de banderoles jugées racistes lors d’autres mobilisations. Initiatives qui ont conduit à des signalements judiciaires et à des plaintes pour provocation à la haine raciale.
Némésis est ses accointances avec des néonazis
Le parcours de la militante fasciste Alice Cordier est révélateur de ses positions idéologiques actuelles au sein de Némésis. Formée à l’Action Française, elle accorde en 2022 une interview au reporter d’extrême droite Vincent Lapierre. Elle y apparaît accompagnée d’Antoine G., alors cadre de l’Action Française....




