La minute de silence à l'Assemblée nationale pour Quentin Deranque : une faute
La démocratie doit-elle célébrer ses opposants les plus virulents ?
En observant une minute de silence pour le militant d'extrême droite extra-parlementaire, l'Assemblée nationale lui a apporté une forme de reconnaissance institutionnelle alors que Quentin Deranque était un ennemi des fondements mêmes de la démocratie. Les révélations de Mediapart sur ses comptes cachés sur X montrent des propos racistes, antisémites, et nostalgiques du nazisme.
Il n'avait pourtant pas tenu bien longtemps ce récit médiatique imposé par le groupuscule d'extreme droite Némésis. Selon ce dernier, Quentin Deranque, mort sous les coups d'un groupe d'individus le 12 février 2026, était un « jeune étudiant catholique pacifiste ».
Le lendemain de sa mort, la présence de Quentin Deranque lors de la marche marche néonazie du C9M réunissant les pires groupuscules violents avait été documentée.
Le récit porté par l'extrême droite et une grande partie de la presse décrivant Quentin Deranque comme une personne prônant un « militantisme pacifique », « pas du tout un extrémiste » a été mis à mal dès le 16 février par une vidéo publiée par le site Contre-attaque.net, puis une autre le 17 février par le Canard Enchaîné. On y voit Quentin, avec un groupe d'individus armés, s'en prendre au groupe dont des membres porteront vraisemblablement les coups qui seront fatals au jeune homme.
Il apparaissait donc dès le 13 février et le 16 février que Quentin Deranque faisait partie de groupes d’extrême droite violents venus à la recherche d’affrontements, qu’ils ont provoqués.
Le 17 février, une minute de silence a cependant été organisée l’Assemblée nationale à la demande d’Éric Ciotti, membre de l’extrême droite parlementaire.
Cette décision a été partagée par la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet et les présidents de groupes à l'unanimité.
L’Assemblée nationale n’avait en revanche pas observé de...





