Le 3 février 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la deuxième édition de Cyber-IA Expo. Organisé par Beyond Event, Les Assises de la cybersécurité et les RIAMS, cet événement réunit les décideurs confrontés aux transformations induites par l’intelligence artificielle dans le domaine de la cybersécurité.
Silicon vous offre un accès gratuit à l’évènement en utilisant le code YSL26 surCyber-IA expo dans la case coupon avant de commencer l’inscription.
Une double dynamique : menace et opportunité
L’intelligence artificielle redéfinit le paysage de la cybersécurité. Elle accélère la sophistication des attaques tout en devenant un outil de défense. Cette dualité impose aux organisations européennes de repenser leurs architectures, leur gouvernance et leur conformité réglementaire, dans un contexte marqué par des exigences élevées de confiance et de conformité.
L’événement s’articule autour de keynotes, 14 conférences thématiques, 81 exposants et 65 ateliers pratiques.
Les intervenants annoncés
Plusieurs personnalités interviendront lors de cette journée :
Clara Chappaz, Ambassadrice pour le numérique et l’intelligence artificielle
Guillaume Poupard, co-président du Conseil national de l’IA et du numérique
Cédric O, co-fondateur et CEO de The Marshmallow Project
Christophe Blassiau, SVP & Group CISO de Schneider Electric
Philippe Rambach, Chief AI Officer de Schneider Electric
Jean-Dominique Nollet, Group CISO de TotalEnergies
Achille Lerpinière, directeur des systèmes d’information de la Région Île-de-France
Vincent Strubel, Directeur général de l’ANSSI
Guillaume Grallet, rédacteur en chef du service Sciences & Tech au magazine Le Point
La keynote de clôture sera assurée par Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, qui abordera la question de la formation et des compétences face aux usages de l’IA.
Des thématiques concrètes
Les conférences aborderont plusieurs sujets : IA et démocratie, IA générative et opérations critiques, sécurité des données et enjeux du cloud pour les collectivités, ou encore les responsabilités des responsables cyber à l’ère de l’IA.
Une table ronde sera notamment consacrée au dispositif de mutualisation de la gestion des risques cyber pour les collectivités et leurs fournisseurs en Île-de-France, illustrant la mise en œuvre de la directive NIS 2.
Innovation et financement
Plus de 15 startups présenteront leurs solutions. L’événement accueillera également le Scale-Ups Investment Day, organisé avec Ryder & Davis, qui mettra en relation des entrepreneurs avec une centaine de fonds d’investissements et d’industriels.
Une extension allemande de l’événement est prévue à Munich le 24 juin 2026.
Satya Nadella, le CEO de Microsoft, a révélé pour la première fois que M365 Copilot compte 15 millions d’utilisateurs annuels. Ce volume exclut les fonctions de chat Copilot plus limitées, accessibles sans licence complète. La base d’utilisateurs exposée à l’IA Microsoft est donc plus large.
Adoption en entreprise : profondeur vs couverture
Le service coûte 30 $ par mois et par utilisateur (28 € en France pour l’offre « Grande entreprise »). Ce tarif s’ajoute aux licences Microsoft 365 existantes. Si le taux d’activation reste élevé sur l’année, Microsoft peut générer plusieurs milliards de dollars de revenus récurrents. L’éditeur présente Copilot comme une brique stratégique pour rentabiliser ses investissements massifs dans l’IA. Ces dépenses d’infrastructure visent à soutenir ses propres produits sur le long terme.
Microsoft souligne une forte pénétration de Copilot dans les grandes entreprises. Près de 70% des sociétés du Fortune 500 l’utilisent déjà ou ont lancé des déploiements. Cependant, plusieurs analyses nuancent ce constat. L’usage effectif reste souvent concentré sur des groupes pilotes. Les fonctionnalités IA demeurent parfois sous-exploitées par rapport au parc de licences acheté.
Microsoft généralise Copilot dans GitHub, Power Platform, Azure OpenAI et LinkedIn. L’éditeur crée ainsi un continuum d’assistants IA, du développeur au décideur métier.
Autre chiffre communiqué. la croissannce de GitHub Copilot auprès des développeurs. Les abonnements Copilot Pro+ pour développeurs individuels ont bondi de 77 % en un trimestre. La plateforme comptabilise désormais plus de 4,7 millions d’abonnés payants à Copilot, soit une croissance de 75 % sur un an.
C’est un virage stratégique que Winston Cheng, directeur financier de Lenovo, a détaillé en marge du Forum économique mondial de Davos. Le leader mondial de l’informatique personnelle ne veut plus seulement être un assembleur de machines, mais le pivot d’un écosystème mondial d’IA
Son ambition ? Équiper l’ensemble de sa gamme – des PC aux smartphones en passant par les objets connectés – d’une intelligence cross-canal baptisée « Qira ».
Qira se distingue comme un système d’intelligence « cross-device » qui intègre de multiples modèles de langage tiers (LLM) pour permettre de s’adapter aux régulations de chaque marché mondial
Un modèle à l’opposé d’Apple
Pour réussir ce pari, Lenovo mise sur une approche dite d’« orchestrateur ». Contrairement à Apple, dont l’écosystème reste verrouillé avec des partenariats exclusifs avec OpenAI et plus récemment avec Google Gemini, la firme chinoise joue la carte de l’ouverture géographique et technologique.
« Nous sommes la seule entreprise, avec Apple, à détenir une part de marché significative à la fois sur le PC et le mobile, mais nous opérons dans les écosystèmes ouverts Android et Windows », a souligné Winston Cheng à Reuters.
Un avantage comparatif que l’ancien banquier d’affaires, arrivé dans le groupe en 2024 et nommé CFO en avril 2025, compte bien exploiter pour contourner les complexités réglementaires locales.
Une diplomatie de l’IA tous azimuts
Plutôt que de développer son propre modèle de langage (LLM), Lenovo préfère s’allier aux meilleurs experts régionaux. Le groupe discute déjà avec des acteurs variés comme Mistral AI en Europe, Humain en Arabie Saoudite ainsi que e Alibaba et DeepSeek en Chine.
Cette stratégie permet à Lenovo de proposer des solutions adaptées aux régulations de chaque marché tout en évitant les coûts de développement d’un modèle propriétaire.
Sur le front du matériel, Lenovo ne néglige pas l’infrastructure. Un partenariat majeur a été scellé en janvier avec l’américain Nvidia pour soutenir les fournisseurs de cloud. Ensemble, les deux géants déploient une infrastructure d’IA hybride dotée d’un système de refroidissement liquide, permettant une mise en service rapide des centres de données.
Winston Cheng a d’ailleurs évoqué un déploiement mondial, avec une fabrication locale et des lancements envisagés en Asie et au Moyen-Orient.
Le feuilleton TikTok touche enfin à sa fin. La plateforme de médias sociaux annonce officiellement le rachat de ses activités américaines. Un consortium, mené par trois investisseurs principaux, prend les commandes de la nouvelle entité se nomme TikTok USDS Joint Venture LLC.
Cette décision met un terme à des années d’incertitude sur l’avenir du réseau social aux Etats-Unis.
Oracle, le fonds Silver Lake et MGX (basé à Abu Dhabi) en détiennent la majorité. D’autres investisseurs rejoignent l’aventure. On y trouve notamment Dell Family Office, la société de Michael Dell, ainsi que NJJ Capital, le family office de Xavier Niel.
Le cadre légal et financier de l’accord
La loi sur la protection des Américains contre les applications contrôlées par des adversaires étrangers a imposé cette vente.
Signé en 2024 par Joe Biden, ce texte obligeait ByteDance à réduire sa participation dans TikTok US à moins de 20 %. Le groupe chinois devait céder le contrôle avant le 20 janvier 2025 pour éviter une interdiction nationale.
Désormais, ByteDance limite sa participation à 19,9 %. Toutefois, le groupe conserve le contrôle sur les segments les plus lucratifs. Il garde notamment la main sur la division publicitaire et la branche e-commerce TikTok Shop, actuellement en pleine croissance.
Par ailleurs, Adam Presser prendra la direction de cette nouvelle entité. Ce lieutenant de longue date de Shou Zi Chew, le PDG. de TikTok assurera la continuité opérationnelle du réseau.
Le Wall Street Journal révèle que les investisseurs versent une commission de plusieurs milliards de dollars à l’État américain. Donald Trump avait précédemment qualifié ce concept de « tremendous fee-plus ».
Quatre piliers pour la sécurité nationale
La joint-venture s’appuiera sur des garanties strictes pour protéger la sécurité nationale. Ces mesures concernent les données, l’algorithme, la modération et les logiciels.
Protection des données : USDS Joint Venture protégera les données des utilisateurs américains via l’infrastructure cloud sécurisée d’Oracle. Un programme complet de cybersécurité, audité par des experts tiers, encadrera l’ensemble. Ce dispositif respectera les normes NIST CSF, ISO 27001 et les exigences de la CISA.
Sécurité de l’algorithme : La nouvelle entité entraînera et testera l’algorithme de recommandation de contenu sur le sol américain. Oracle supervisera directement la gestion des données et l’entraînement de ces modèles.
Assurance logicielle et gouvernance
En complément, la joint-venture sécurisera les applications grâce à des protocoles d’assurance logicielle. Oracle examinera et validera le code source de manière continue pour garantir une transparence totale.
En matière de modération, la joint-venture aura l’autorité finale sur les politiques de confiance et de sécurité. Le personnel américain de TikTok rejoindra cette nouvelle unité.
Cependant, la situation reste nuancée. Selon des sources proches du dossier, de nombreux employés resteront rattachés à ByteDance, même si une partie intègre la joint-venture.
Annoncée juste avant les fêtes de Noël, l’acquisition d’Armis, spécialiste de la sécurité cyber-physique d’origine israélienne fondée en 2015, pour 7,75 milliards $ en cash, marque la plus importante transaction de ServiceNow à ce jour.
L’opération, qui doit être boucler au second semestre, vise à tripler l’empreinte cybersécurité de ServiceNow, qui a dépassé 1 milliard $ de ventes au troisième trimestre 2025, en étendant sa nouvelle plateforme unifiée de » Cyber Exposure Management » à des secteurs critiques comme la fabrication, la santé et les infrastructures.
Complémentarité des technologies
Fondée sur une approche « agentless », Armis s’est imposée comme un acteur clé de la découverte en temps réel des actifs et de la gestion de l’exposition cyber. Sa plateforme couvre l’ensemble des environnements IT, OT, IoT et les dispositifs médicaux connectés, offrant une visibilité continue sur la surface d’attaque cyber-physique.
La visibilité temps réel d’Armis sur les actifs non gérés (OT, IoT, cloud) viendra enrichir la CMDB de ServiceNow, avec des données contextualisées sur les vulnérabilités et les comportements anormaux. Ces données alimenteront ensuite les workflows ServiceNow pour automatiser la priorisation des risques, la gestion des incidents et la remédiation, en tenant compte de la criticité métier.
Par exemple, cela pourrait réduire le temps moyen de résolution des incidents OT dans l’industrie, renforcer la protection en temps réel des dispositifs médicaux ou anticiper les menaces sur des actifs sensibles.
« Nous construisons la plateforme de sécurité de demain pour l’ère de l’IA », résume Amit Zavery, COO de ServiceNow.
En combinant workflows IT, automatisation et visibilité cyber-physique, l’éditeur se positionne face à des acteurs spécialisés comme Palo Alto Networks ou CrowdStrike, avec une approche plus transverse et orientée métier.
Armis et ServiceNow étaient déjà partenaires, ce qui devrait faciliter une intégration plus rapide.
Avec 83 % des dépenses IT des grandes entreprises captées par des fournisseurs étrangers et une part de marché européenne marginale sur la plupart des segments critiques (OS, cloud, IA générative), l’UE fait face à des risques majeurs de souveraineté et de sécurité.
Ce dossier décrypte les données chiffrées de cette dépendance, analyse la matrice des risques économiques et géopolitiques associés, et illustre concrètement ces enjeux à travers le cas du secteur de l’énergie, où la cybersécurité repose massivement sur des solutions non européennes.
>Dépendances numériques de l’UE : une matrice des risques
L’étude commandée par le Parlement européen propose une matrice d’évaluation du « risque de souveraineté », sur trois axes (contrôle juridique, autonomie technique, indépendance stratégique) comportant chacun trois dimensions
Les admins de parcs Windows 11 auront peut-être bientôt une méthode « officielle » pour désinstaller l’application Microsoft Copilot.
La dernière build (26220.7535) publiée sur les canaux dev et bêta inclut en tout cas une GPO RemoveMicrosoftCopilotApp.
Elle ne s’applique qu’à trois conditions.
Premièrement, que Microsoft 365 Copilot et Microsoft Copilot soient tous deux installés.
Deuxièmement, que l’application Microsoft Copilot n’ait pas été installée par l’utilisateur.
Troisièmement, que cette même application n’ait pas été lancée sur les 28 derniers jours.
L’utilisateur garde la possibilité de réinstaller Microsoft Copilot.
Une nouvelle fonctionnalité Copilot non disponible en Europe
Une autre nouveauté de la build 26220.7535 concerne Copilot. Plus précisément, son usage avec le Narrateur pour décrire des images.
Cette possibilité fut introduite l’an dernier sur les PC Copilot+, à base d’IA locale. Presser la touche Narrateur + Ctrl + S décrit l’image sélectionnée ; Narrateur + Ctrl + D décrit tout l’écran.
Les autres PC Windows 11 y ont désormais accès… moyennant une connexion Internet (utilisation de modèles distants). Une fonctionnalité que Microsoft juge suffisamment sensible pour ne pas la proposer, en l’état, dans l’Espace économique européen.
La techno est prête, ne manquent plus que des SoC compatibles : officiellement, on en est là avec l’accélération hardware pour BitLocker.
Cette fonctionnalité est intégrée dans Windows 11 25H2 (déployé depuis octobre) et 24H2 (avec la mise à jour de septembre). D’une part, elle décharge le CPU des opérations cryptographiques en les confiant à un moteur annexe dédié. De l’autre, elle permet, sur le même principe que les HSM, de générer, d’encapsuler et d’utiliser les clés de chiffrement en bloc dans une enclave matérielle – ce qui réduit leur exposition en RAM.
Des SoC Intel pour commencer
Les premières puces à prendre en charge l’accélération matérielle pour BitLocker sont les Core Ultra Series 3 (Panther Lake), qu’Intel devrait lancer au CES (5-9 janvier).
L’algorithme XTS-AES-256 sera utilisé par défaut. Sur les configurations compatibles, si un utilisateur ou un script spécifie un algo ou une taille de clé non géré, BitLocker basculera vers l’implémentation logicielle. Microsoft entend modifier ce comportement au printemps en augmentant automatiquement la taille de clé si nécessaire.
Au-delà de la sécurité, le mécanisme est censé améliorer les performances. En particulier sur les disques NVMe, qui atteignent désormais des débits tels que l’empreinte CPU des opérations cryptographiques peut devenir perceptible.
Dans ses propres tests – évidemment effectués en « configuration idéale » -, Microsoft a plus que doublé les débits en lecture et en écriture en activant l’accélération matérielle pour BitLocker. Il affirme également avoir économisé, en moyenne, 70 % de cycles CPU.
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C’est une fin d’année sous tension pour les infrastructures numériques de La Poste. Le groupe a officialisé ce lundi être victime d’une attaque par déni de service rendant ses services numériques inaccessibles.
Cette offensive intervient durant la semaine des fêtes de Noël, une période charnière où l’opérateur gère un volume massif d’activité, avec environ 180 millions de colis triés et distribués sur les deux derniers mois de l’année.
Impacts sur les services postaux et bancaires
Si l’attaque rend les portails web indisponibles, La Poste précise que la distribution des colis et des courriers reste « assurée à ce stade », bien que perturbée.
Du côté de La Banque Postale, l’accès à la banque en ligne et à l’application mobile a été interrompu tôt dans la matinée. Le groupe se veut toutefois rassurant sur deux points critiques :
Données clients : Aucun impact n’est à déplorer sur l’intégrité ou la confidentialité des données.
Continuité des transactions : Les paiements par carte bancaire sur les terminaux en magasin, les virements via la solution Wero, ainsi que les retraits d’espèces aux distributeurs restent fonctionnels. Les paiements en ligne demeurent possibles grâce à l’authentification par SMS.
BPCE également touché par un dysfonctionnement
La Poste n’est pas le seul acteur financier à avoir rencontré des difficultés ce lundi matin. Le groupe BPCE (Banque Populaire et Caisse d’Épargne) a également fait état d’un
« dysfonctionnement » ayant affecté ses services.
Toutefois, selon un porte-parole de BPCE, la situation a été plus rapidement maîtrisée : « c’était temporaire, cela est rentré dans l’ordre ». Si les applications mobiles du groupe refonctionnent normalement, le retour à la normale pour les sites internet s’effectue de manière progressive.
Pour La Poste, la priorité reste le rétablissement complet de ses interfaces numériques afin de ne pas fragiliser davantage la chaîne logistique en cette période de flux records.
Bouygues Telecom nomme Georgina Lopez au poste de directrice des systèmes d’information (DSI). Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, elle aura pour mission de garantir une qualité de service du système d’information conforme aux attentes des clients internes et externes, d’accompagner les évolutions du SI nécessaires au succès de l’opérateur sur son marché, et d’améliorer en continu la performance et l’agilité des systèmes, notamment grâce à des architectures et méthodes innovantes et à l’exploitation du potentiel de l’intelligence artificielle.
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur, Georgina Lopez a rejoint Bouygues Telecom en 1999. Elle y a occupé plusieurs postes managériaux au sein des directions techniques, des systèmes d’information, du réseau et de l’entreprise. En 2022, elle est nommée responsable de la Direction Produits et Services, en charge des solutions de connectivité et de télévision pour les clients Grand Public. À ce poste, elle pilote notamment le lancement de la nouvelle Bbox WiFi 7 début 2025.
Engagée de longue date en faveur de la diversité et de l’inclusion, Georgina Lopez est présidente depuis 2020 du réseau féminin Bouygt’elles. Cette initiative vise à renforcer la représentativité des femmes au sein des instances de management de Bouygues Telecom et dans les filières techniques, en cohérence avec les valeurs portées par l’entreprise.
Le 9 décembre dernier, à Paris, NetMedia Group a inauguré la première édition des IAWARDS. À travers une dizaine de catégories, ce nouvel événement a mis en lumière des initiatives démontrant de façon tangible l’impact de l’intelligence artificielle dans les métiers, avec une attention particulière portée aux fonctions achats et supply chain.
Imaginés comme un rendez-vous de valorisation et d’analyse des usages, les IAWARDS ont rassemblé l’écosystème IA et business autour d’un objectif commun : récompenser des projets déjà déployés au sein des organisations, capables de prouver leur valeur opérationnelle et leurs résultats concrets.
Soutenus par les 11 marques médias de NetMedia Group, dont Décision Achats, les prix ont embrassé un large éventail de fonctions, allant de l’e-commerce au marketing, en passant par la finance, l’IT, la relation client ou encore la performance commerciale.
𝐋𝐞𝐬 𝐈𝐀𝐖𝐀𝐑𝐃𝐒 𝐛𝐲 𝐍𝐄𝐓𝐌𝐄𝐃𝐈𝐀 𝐆𝐑𝐎𝐔𝐏, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 : 𝐋𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐈𝐀 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝟕 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐥é𝐬 : marketing, e-commerce, finance, achats, relation client, IT, performance commerciale. 𝐔𝐧 𝐣𝐮𝐫𝐲 𝐝’𝐞𝐱𝐩𝐞𝐫𝐭𝐬 pour sélectionner les leaders qui font bouger les lignes. 𝐔𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐫é𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜é𝐥é𝐛𝐫𝐞𝐫 𝐥’𝐢𝐧𝐧𝐨𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧… et celles et ceux qui la portent.
Composé de dirigeants, d’experts métiers et de professionnels de terrain, le jury a notamment salué la capacité des candidats à franchir le cap de l’expérimentation pour ancrer durablement l’intelligence artificielle au cœur des processus, au service de la performance, de l’efficacité opérationnelle et de la création de valeur.
Félicitations aux lauréats de cette première édition !
Marketing : performance & stratégie prédictive par l’IA
Or – MV Group
Argent – Actionable & OUIGO
Bronze – ADROI
E-commerce : Stratégie Data & IA appliquée au e-commerce
Or – Actionable & Carrefour
Argent – Botmind
Odile Duthil – Directrice de la cybersécurité du groupe Caisse des Dépôts et Présidente du Clusif
Pourquoi elle ? La trajectoire 2025 d’Odile Duthil illustre la reconnaissance de son parcours dans l’écosystème cyber français. Directrice cybersécurité du Groupe Caisse des Dépôts, elle est membre du comité éditorial des Assises. En avril dernier, elle accède à la présidence du Clusif, la plus ancienne association française de RSSI et de promotion de la cybersécurité reconnue comme établissement d’utilité publique par l’Etat. Elle est aussi élue » Femme Cyber Dirigeante » de l’année par le Cercle des Femmes de la CyberSécurité (CEFCYS).
À la Caisse des Dépôts, Odile Duthil pilote la stratégie de cybersécurité dans un contexte de transformation numérique soutenue du secteur public et parapublic. Son action s’inscrit dans la sécurisation des données sensibles, des services numériques et des infrastructures critiques au cœur des politiques publiques et de l’investissement de long terme.
Fabrice Bru – Fabrice Bru, directeur cybersécurité et architecture de la STIME – Groupement Les Mousquetaire et Président du Cesin
Pourquoi lui ? Au sein des Mousquetaires, Fabrice Bru poursuit ses chantiers stratégiques : développement sécurisé via la « Dev Factory », intégration de l’intelligence artificielle dans les processus de sécurité, et renforcement du patch management. Sa vision : faire de la cybersécurité un levier de confiance et de résilience, particulièrement crucial dans le secteur du retail face aux attaques ciblées.
Après sept années comme administrateur, il est élu Président du Club des Experts en Sécurité de l’Information et du Numérique (CESIN) et ses 1200 CISO adhérents qui occupe une place central au sein de l’écosystème cyber français. Dans ce rôle, il est élu au conseil d’administration du Campus Cyber.
A lire : Fabrice Bru est le nouveau Président du Cesin
Michel Paulin – Président du Comité Stratégique de Filière « logiciels et solutions numériques de confiance
Pourquoi lui ? En tant que président du Comité Stratégique de Filière (CSF) « logiciels et solutions numériques de confiance », Michel Paulin a piloté la concertation qui a abouti à la signature du premier contrat de filière pour la période 2025‑2028. Ce contrat formalise les engagements réciproques de l’État et des industriels pour renforcer l’autonomie stratégique numérique de la France.
Sous son impulsion, la filière a défini cinq projets structurants, dont l’accélération d’offres de bout en bout dans le triptyque cloud‑data‑IA et l’amélioration de l’interopérabilité entre infrastructures, logiciels data, IA, cybersécurité et applications métiers. Ces axes visent à proposer des alternatives européennes crédibles face aux acteurs internationaux dominant
Pourquoi lui ? Archi légitime dans la figure du « patron de l’IA made in France », Arthur Mensch porte la voix d’une technologie souveraine, performante et ouverte, défiant les géants américains sur les benchmarks d’entreprise. Guest star de tous les évènements IA et des voyages présidentiels, il est aussi très efficace pour transformer le show en business avec les grands groupes français ( CMA CGM, TotalEnergies, Orange,…), le lancement d’une offre d’infrastructure avec Nvidia et les investisseurs qui se pressent à ses tours de tables.
Celui qui pilote la plus grosse scale-up européenne du secteur avec une valorisation qui frôle les 12 milliards € sait aussi montrer un visage « BtoC » et user de pédagogie au journal de France 2 ou chez Quotidien.
Thomas Wolf – Co-fondateur et Chief Science Officer de Hugging Face
Pourquoi lui ? Moins visible. que son pair de Mistral AI, Thomas Wolf n’en est pas moins une figure de l’IA chez les « techs » de tous poils, des développeurs aux ingénieurs. Il pilote les efforts scientifiques et open source de Hugging Face, autour des bibliothèques Transformers, Datasets et des outils mis à disposition de la communauté mondiale de l’IA.
Thomas Wolf défend une stratégie centrée sur des modèles plus petits, capables de fonctionner localement sur les appareils des utilisateurs plutôt que sur des infrastructures géantes et fermées. Il met aussi l’accent sur la rencontre entre IA et robotique, à travers des projets open source destinés à standardiser les politiques de contrôle et à rendre les outils robotiques plus accessibles
Guillaume Rincé – Chief Technology Officer du groupe MAIF
Pourquoi lui ? En 2025, Guillaume Rincé, continue de piloter une transformation technologique profonde au sein de l’un des acteurs majeurs de l’assurance mutualiste en France. Sa vision dépasse les approches traditionnelles des systèmes d’information : sous sa direction, le groupe fonctionne comme un éditeur de logiciels à part entière. Depuis plusieurs années, la mutuelle a recruté des centaines de développeurs et organisé ses équipes en tribus pluridisciplinaires – intégrant développeurs, ingénieurs, designers et analystes – selon les domaines métiers (sinistres, canaux digitaux, etc.). Cette organisation matricielle vise à responsabiliser les équipes, accélérer les livraisons et favoriser l’innovation continuelle.
Face aux défis de l’IA générative, Guillaume Rincé adopte une stratégie raisonnée : expérimenter des cas d’usage à forte valeur ajoutée (assistance en langage naturel pour sinistres, soutien à la digital workplace) tout en veillant à la qualité des données et à l’accompagnement du changement.
Philippe Latombe – Député, rapporteur de la mission Souveraineté Numérique
Pourquoi lui ? Député de la première circonscription de la Vendée ( Les Démocrates) depuis trois mandats et secrétaire de la commission des Lois, Philippe Latombe s’est imposé comme l’une des figures du Palais Bourbon sur les enjeux du numérique. Il préside la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi sur la résilience des infrastructures critiques et le renforcement de la cybersécurité ( NIS2) qui attend toujours d’être votée.
Rapporteur de la mission « Bâtir et promouvoir une souveraineté numérique nationale et européenne », il a fait du « Cloud Souverain » un de ses dossiers de prédilection et défend une régulation de l’IA centrée sur la souveraineté numérique, la maîtrise des infrastructures (cloud, calcul, supercalculateurs) et le soutien prioritaire à des acteurs européens.
Yves Caseau – Chief Digital & Information Officer du Groupe Michelin
Pourquoi lui ? En 2025, Yves Caseau a poursuivi la transformation numérique de Michelin en affirmant une vision où le logiciel devient un actif stratégique de la performance industrielle. Son action s’est concentrée sur le renforcement des plateformes digitales du groupe, en particulier autour de la data, du cloud hybride et de l’intelligence artificielle, afin de soutenir l’innovation produit, l’excellence opérationnelle et le développement de nouveaux services. Yves Caseau porte également une vision forte de la souveraineté technologique et du développement des compétences internes. Son leadership s’incarne aussi sur LinkedIn une DSI capable de concilier innovation, fiabilité et création de valeur durable.
Clara Chappaz – Ambassadrice pour le numérique et l’intelligence artificielle
Pourquoi elle ? Pas facile d’exercer des responsabilités dans des gouvernements en sursis, sans expérience politique et sans réseau autre que celui de la French Tech. Commencé sous Michel Barnier en qualité de Secrétaire d’État chargée de l’Intelligence Artificielle et du Numérique, son parcours se poursuit avec François Bayrou et une montée en grade au rang de Ministre déléguée jusqu’à octobre 2025.
On retiendra de son action la double ambition de renforcer l’écosystème de l’intelligence artificielle et d’ancrer la souveraineté numérique de la France. Notamment, le lancement du plan national “Osez l’IA” en juillet 2025, conçu pour encourager l’adoption de l’intelligence artificielle par les entreprises françaises, notamment les PME et les TPE encore à la traîne dans l’intégration de ces technologies.
Yann LeCun, ex futur Chief AI Scientist at Meta, serait en discussions avancées d’un financement de 500 millions d’euros pour sa startup Advanced Machine Intelligence Labs selon le Financial Times. Si l’opération aboutie, sa valorisation serait d’environ 3 milliards € avant même son lancement officiel.
Le FT, qui ne dévoile pas l’identité des participants au tour de table, affirme en revanche que le futur directeur général d’AMI Labs est déjà nommé. Il s’agit d’Alexandre LeBrun, fondateur de Nabla, qui développe un assistant IA qui génère les comptes-rendus médicaux pour les praticiens. Cependant, le polytechnicien conservera ses fonctions de président et de directeur scientifique IA chez Nabla. Un partenariat stratégique de recherche a également été conclu entre les deux startups.
AMI Labs se concentrera sur la création d’une nouvelle génération de systèmes d’IA superintelligents en développant des « modèles du monde ». Ces systèmes sont capables de comprendre le monde physique et trouvent des applications dans des domaines variés comme la robotique et les transports.
Depuis Paris, elle s’appuiera sur les travaux menés par LeCun chez Meta, portant sur une nouvelle architecture d’IA capable d’apprendre à partir de vidéos et de données spatiales plutôt que simplement à partir du langage, tout en disposant d’une mémoire persistante et de capacités de raisonnement et de planification d’actions complexes.
InterCERT France, qui rassemble plus de 120 équipes de détection et réponse à incidents cyber sur le territoire national, a procédé au renouvellement de son Conseil d’administration. Les membres ont élu Thibaud Binétruy, responsable du CSIRT-Suez, à sa présidence.
Le bureau est complété par Anthony Charreau (CERT Crédit Mutuel Euro-Information) au poste de Vice-président et Julien Mongenet (Thales-CERT) comme Trésorier. Le Conseil compte également trois autres administrateurs : Valérie Couché (C2MI), Tristan Pinceaux (CERT ALMOND CWATCH) et Maxime Lambert (CERT-Formind).
Un parcours dans la cyberdéfense opérationnelle
Thibaud Binétruy apporte 17 ans d’expérience dans la cybersécurité, dont 11 années dédiées à la cyberdéfense opérationnelle. Après avoir débuté comme auditeur et pentester, il a rejoint le CERT Société Générale où il a découvert la communauté InterCERT. Il a ensuite évolué dans les secteurs de la défense et de l’aérospatiale chez Safran avant de prendre la direction du CSIRT du groupe Suez en 2022.
Cette transition intervient après le mandat de Frédéric Le Bastard (CERT La Poste), qui a accompagné la structuration de l’association depuis sa création en octobre 2021. Le Conseil d’administration lui a attribué le titre de membre Honoraire en reconnaissance de son action.
Face à l’évolution des menaces cyber, la nouvelle gouvernance entend renforcer la culture de prévention et intensifier les échanges de retours d’expérience entre les membres. L’association souhaite également mettre l’accent sur la santé mentale des professionnels de la cyber, confrontés à des situations de stress et de pression opérationnelle quotidiennes.
Qui a parlé d’une bulle spéculative sur l’IA ? Databricks annonce avoir levé plus de 4 milliards de $ lors d’un tour de financement de Série L, portant sa valorisation à 134 milliards $.
Le tour de financement a été mené par Insight Partners, Fidelity Management & Research Company et J.P. Morgan Asset Management. La présence de gestionnaires d’actifs majeurs comme BlackRock et Blackstone témoigne d’un intérêt croissant des grandes institutions financières pour les investissements dans le secteur de l’intelligence artificielle.
Une partie des fonds sera utilisée pour permettre aux employés de procéder à des ventes secondaires d’actions. Ali Ghodsi a également indiqué au Wall Street Journal que l’entreprise prévoit de créer des milliers de nouveaux postes, notamment des chercheurs en IA, pour développer un laboratoire d’IA qui n’emploie actuellement qu’une centaine de personnes.
Une croissance soutenue
L’investissement soutiendra également de futures acquisitions dans le domaine de l’IA et l’approfondissement de la recherche.
Avec cette nouvelle levée de fonds, Databricks dépasse désormais largement la valorisation ( 75 milliards) de son concurrent coté en bourse Snowflake.
Databricks, fondée en 2013 à San Francisco, affiche des résultats financiers impressionnants avec un chiffre d’affaires annualisé de 4,8 milliards $ au troisième trimestre, soit une progression de plus de 55% en un an. En septembre dernier, ce taux s’établissait à 4 milliards $.
L’entreprise compte ainsi plus de 700 clients, sur plus de 20 000, générant un revenu annuel supérieur à un million. Cette levée de fonds intervient quelques mois seulement après qu’elle ait levé 1 milliard de dollars pour une valorisation de 100 milliards $
Trois axes stratégiques pour les applications intelligentes
Le nouveau capital servira à accélérer le développement de trois offres stratégiques :
> Lakebase, présentée comme la première base de données Postgres sans serveur conçue spécifiquement pour l’ère de l’IA. Lancé il y a six mois, ce produit compte déjà des milliers de clients et enregistre une croissance de revenus deux fois plus rapide que le produit d’entreposage de données de Databricks.
> Databricks Apps, qui permet de créer et déployer des applications de données et d’IA avec rapidité et sécurité.
> Agent Bricks, qui aide les organisations à créer et mettre à l’échelle facilement des agents de haute qualité sur leurs données.
Red Hat rachète Chatterbox Labs, un spécialiste des garde-fous de sécurité pour l’intelligence artificielle générative. Le montant de l’opération n’est pas communiqué.
Fondée en 2011 et basée à Londres avec un bureau à New York, Chatterbox Labs propose des capacités de test de sécurité automatisées et personnalisées, fournissant des métriques de risque quantitatives.
La technologie de Chatterbox Labs s’articule autour de trois piliers :
AIMI pour l’IA générative : des métriques de risque quantitatives indépendantes pour les grands modèles de langage
AIMI pour l’IA prédictive : validation de toute architecture IA sur des critères clés incluant robustesse, équité et explicabilité
Garde-fous : identification et correction des invites non sécurisées, toxiques ou biaisées avant la mise en production des modèles
Sécuriser l’IA agentique de nouvelle génération
L’approche est agnostique des modèles, permettant de valider données et modèles quelle que soit leur origine. Selon Steven Huels, vice-président de l’ingénierie IA et de la stratégie produit chez Red Hat, l’intégration de Chatterbox Labs permettra de fournir une plateforme open source complète où la sécurité est intégrée dès le départ.
Chatterbox Labs a mené des travaux sur la sécurité holistique des agents IA, incluant la surveillance des réponses des agents et la détection des déclencheurs d’action des serveurs MCP. Ces travaux s’alignent avec la feuille de route de Red Hat pour le support de Llama Stack et MCP.
Cette acquisition est la deuxième opération de Red Hat dans le domaine de l’IA en un an. En novembre 2024, l’éditeur avait racheté Neural Magic, spécialisé dans l’optimisation des modèles d’IA pour processeurs et GPU standards. Cette acquisition a été finalisée en janvier 2025.
Le couperet est tombé : IBM arrête le support du CDKTF (Cloud Development Kit pour Terraform).
Cette boîte à outils permet de générer des fichiers de configuration en utilisant des langages impératifs (TypeScript, Python, Java, C# et Go). Elle s’inspire de l’AWS Cloud Development Kit – et en réutilise des bibliothèques.
IBM estime que le projet n’a pas trouvé sa place. Il est vrai que la traction sur les canaux communautaires et au-delà est restée minimale.
Le CDKTF n’a en tout cas jamais été stabilisé. Jusqu’à la dernière version, sortie en juin 2025, les changements non rétrocompatibles sont demeurés monnaie courante.
Un tout autre contexte qu’OpenTofu
Dans ce contexte, IBM s’affirme d’autant plus ouvert à l’idée d’un fork (le code est sous licence MPL). Ce n’est effectivement pas la même histoire qu’avec OpenTofu. Ce projet concurrent de Terraform avait émergé à l’été 2023. HashiCorp, alors encore indépendant, venait de changer la lience de ses produits. Exit la MPL (Mozilla Public License), place à la BSL (Business Source License), qui a eu pour principal effet d’interdire d’« embarquer » ou d’« héberger » les éditions communautaires desdits produits dans le cadre de toute offre commerciale destinée à un usage en prod.
Lancé sous l’impulsion d’entreprises dont le modèle économique reposait au moins en partie sur Terraform, OpenTofu avait été stabilisé début 2024. Entre-temps, une autre initiative avait vu le jour : OpenBao, pensé comme un substitut à Vault, autre produit HashiCorp.
IBM est offciellement devenu propriétaire de HashiCorp en février 2025, quasiment un an après avoir annoncé son projet d’acquisition. En attendant un éventuel fork du CDKTF, il invite à utiliser la commande cdktf synth –hcl pour convertir les fichiers .tf en HCL (HashiCorp Configuration Language).
Microsoft vise plus large avec son programme bug bounty.
Le voilà désormais susceptible d’indemniser la découverte de failles dans des dépendances. Il s’engage plus précisément à récompenser les signalements de vulnérabilités critiques qui touchent directement ses services en ligne indépendamment de la provenance du code concerné – si ce dernier n’est pas déjà couvert par un bug bounty.
Autre évolution : tous les services en ligne de Microsoft sont maintenant inclus par défaut, sans restriction de périmètre. Cela vaut aussi pour les nouveaux services, dès leur publication.
Ces règles s’appliquent depuis le 11 décembre 2025. Elles sont rétroactives sur 90 jours.
Les vulnérabilités Hyper-V, potentiellement les plus lucratives
Le programme de bug bounty englobait déjà les composants tiers (ouverts ou propriétaires), mais inclus dans les services Microsoft.
Aux dernières nouvelles, les récompenses peuvent monter jusqu’à 100 000 $ pour les vulnérabilités qui affectent des services d’identité (compte Microsoft, ADD et certaines implémentations d’OpenID). C’est 60 k$ pour Azure ; 30 k$ pour Copilot ; 20 k$ pour Azure DevOps, Dynamics 365/Power Platform et l’API Defender for Endpoint ; 19,5 k$ pour Microsoft 365 ; 15 k$ pour .NET Core/ASP.NET Core et pour certains dépôts open source de Microsoft.
Sur la partie endpoints et on-prem, on atteint 250 k$ pour Hyper-V ; 100 k$ sur Windows Insider Preview ; 30 k$ sur Edge ; 15 k$ sur Microsoft 365 Insider.
En 2023 comme en 2024, le montant total des récompensés distribuées a avoisiné 17 M$, répartis à chaque fois entre un peu moins de 350 chercheurs.
Adobe va intégré Photoshop, Adobe Express et Acrobat dans ChatGPT. Les utilisateurs pourront taper une requête dans ChatGPT pour retoucher des photos, créer un graphique, animer des designs ou résumer un PDF, déclenchant automatiquement l’outil correspondant.
Ce lancement s’appuie sur l’annonce d’Adobe fin octobre, lorsque l’entreprise avait remanié ses outils de montage vidéo et d’édition d’images pour permettre aux utilisateurs d’exécuter des tâches via des assistants IA conversationnels. L’intégration dans ChatGPT s’inscrit dans la continuité de cette innovation en matière d’IA agentique et du protocole MCP.
Une adaptation aux bouleversements de l’IA
En août dernier, Adobe avait lancé Acrobat Studio, transformant les documents statiques en espaces de travail interactifs alimentés par l’IA. Lors de sa conférence Adobe MAX, l’éditeur avait également présenté des assistants IA pour Photoshop et Adobe Express, permettant à chacun de créer en utilisant ses propres mots et d’affiner les résultats avec les outils de classe mondiale de l’entreprise.