“Une stratégie populiste typiquement trumpienne”, la “dérive antisystème” de tout un parti : la presse étrangère suit de près la contre-offensive de Marine Le Pen après sa condamnation par le tribunal de Paris à cinq ans d’inéligibilité avec application immédiate. Y a-t-il menace sur la séparation des pouvoirs dans la patrie de Monstesquieu ?
La déclaration de guerre commerciale du président américain ce mercredi 2 avril suscite l’inquiétude des milieux économiques en Europe. Mais pour la presse étrangère, le Vieux Continent a une botte secrète à sa disposition : Bernard Arnault, le milliardaire français “apprécié de Donald Trump”. Qui pourrait bien ne sauver que le secteur du luxe.
Le président américain, Donald Trump (droite), serre la main du milliardaire français Bernard Arnault (gauche) lors d’une visite de l'usine Louis Vuitton d’Alvarado, au Texas, le 17 octobre 2019.
“The Economist” prédit un “chaos économique” après l’annonce par Donald Trump, mercredi 2 avril, de l’instauration de droits de douane touchant l’ensemble des partenaires commerciaux des États-Unis. Le journal libéral britannique conspue la politique du locataire de la Maison-Blanche, qui constituerait l’“erreur la plus grave” et “la plus dommageable” pour le monde entier.
Il est temps de réformer l’accord d’autonomie de 2009 relatif au Groenland, a annoncé la Première ministre danoise, jeudi 3 avril, lors de sa visite sur ce territoire convoité par Donald Trump. Un changement souhaité par le nouveau gouvernement autonome sur la voie de l’indépendance.
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, flanquée du futur chef du gouvernement autonome groenlandais (Jens-Frederik Nielsen, anorak bleu) et de son prédécesseur (Mute Egede), lors de leur conférence de presse commune, jeudi 3 avril 2025, à bord d’un navire militaire danois mouillant dans le port de Nuuk, la capitale groenlandaise.
Après l’attaque à la bombe d’un navire soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe dans le port italien de Savone, le 14 février, le quotidien transalpin “La Repubblica” s’interrogeait : qui se cache derrière la série de sabotages visant des bateaux liés à la Russie aux quatre coins de la Méditerranée ?
Le cargo russe “Ursa Major” surveillé par la marine portugaise, en décembre 2024.
Depuis longtemps, le Canada a noué son destin avec celui des États-Unis dans un couple inégalitaire, écrit cette chroniqueuse dans le quotidien “La Presse”. Ottawa est en train de se faire larguer et c’est peut-être un mal pour un bien. Avec ses droits de douane, Donald Trump n’aura peut-être pas “libéré” son propre pays, mais son plus proche allié.
À l’occasion du 43ᵉ anniversaire de la guerre des Malouines, le président argentin s’est aligné sur la position britannique, reconnaissant aux habitants de l’archipel le droit à l’autodétermination. Une rupture totale avec les revendications historiques de l’Argentine et qui vaut au président ultralibéral d’être attaqué par l’ensemble du spectre politique.
La destitution de Yoon Suk-yeol a été confirmée, vendredi 4 avril, à l’unanimité par la Cour constitutionnelle de Séoul, une décision qui ouvre la voie à une nouvelle élection présidentielle dans un contexte troublé. La presse sud-coréenne dresse un bilan sévère de son passage au pouvoir.
Dans ce pays en guerre depuis plus de soixante ans, un réseau d’entreprises de sécurité qui certifiaient comme gardes du corps des membres de groupes illégaux a été démantelé. Un ancien colonel et un ancien capitaine de police ont notamment été arrêtés.
Malgré un potentiel économique colossal, le multilinguisme reste un angle mort des politiques publiques britanniques. “The Guardian” s’interroge : pourquoi le pays refuse-t-il de profiter de ses locuteurs du mandarin, du swahili ou du bengali ?
Une sympathisante déçue du président Yoon Suk Yeol à vendredi à Séoul après la confirmation de sa destitution par la cour constitutionnelle (REUTERS/Kim Soo-hyeon)
Plusieurs attaques de Tsahal, jeudi, à Gaza, notamment sur un refuge où logeaient des civils, auraient fait plus de 100 morts palestiniens, d’après le Hamas.
Avec ses barrières commerciales tous azimuts, Donald Trump sonne la fin de l’ère de la mondialisation et le grand retour du made in America. Du moins, c’est ce qu’il espère. Mais relancer l’industrie aux États-Unis sera long et très compliqué, prévient “The Wall Street Journal”.
Brian Pannebecker, un ouvrier retraité de Detroit, fondateur de l’organisation pro-Trump Auto Workers for Trump, s’exprime aux côtés du président lors de l’événement où Donald Trump a dévoilé ses droits de douane, le 2 avril 2025, à la Maison-Blanche.
Partout, les rassemblements “À bas Tesla” se multiplient, des véhicules de la marque sont vandalisés. Même les propriétaires de ces voitures électriques si identifiables se défient du milliardaire de la tech depuis son entrée en politique. L’action dévisse, les ventes décrochent. Jusqu’où ira la haine d’Elon Musk, s’interroge la “Süddeutsche Zeitung” ?
Bien qu’ils bénéficient d’une liberté éditoriale retrouvée en exil, les médias indépendants russes n’attirent qu’une minorité de lecteurs. Les restrictions imposées par les autorités russes et les contenus proposés, jugés trop répétitifs ou déconnectés de la vie quotidienne, les empêchent de trouver leur public.
Un temps perçue comme une opportunité économique pour la région reculée de la Mosquitia, la pêche à la méduse, développée par la Chine, s’effondre au Honduras. Entre conditions climatiques imprévisibles, rémunération dérisoire et violence croissante, les pêcheurs et ouvriers des usines chinoises, jadis pleins d’espoir, se retrouvent plongés dans la précarité, raconte “The Guardian”.
De mars à mai 1525 – Saint-Empire romain germanique. Il y a cinq cents ans, des paysans révoltés prennent les armes. L’imprimerie donne un écho retentissant à leurs revendications, réunies sous la forme d’une charte en douze articles.
Dans la guerre tarifaire mondiale lancée par Donald Trump, la Chine a réagi immédiatement en affichant sa détermination devant ce qu’elle qualifie de mentalité de “pilleur”. Certains médias chinois veulent croire que Pékin pourrait in fine en sortir gagnant.
L’armée israélienne a procédé à des frappes aériennes en plusieurs points du territoire syrien, visant des cibles militaires. Selon la presse régionale, il s’agit essentiellement d’envoyer un message à Ankara, soutien du nouveau régime syrien.