À Fukushima, « on oublie la radioactivité, puis on se rappelle ; cela s'efface puis cela revient »
Dans son enquête près de Fukushima, l'anthropologue Sophie Houdart décrit la vie dans une « zone grise », à la faible radioactivité. Les habitants, qui vivent sous le règne minutieux de la mesure, deviennent des enquêteurs du quotidien.
Quinze ans après la catastrophe de Fukushima, au Japon, le bilan est lourd : 3 810 personnes sont mortes, les cancers et maladies chroniques se multiplient parmi les survivants, sans lien scientifique direct officiellement reconnu. Environ 160 000 (…)