❌

Vue lecture

(Escautpont) Un « Just Â» accĂšs Ă  une mutuelle communale

Philippe Mixe : « Une Ă©vidence pour la commune, une nĂ©cessitĂ© pour les Escautpontois Â»

Avant d’évoquer cette signature locale, parlons du succĂšs de « Just Â» presque iconoclaste dans le monde de la couverture santĂ©. En effet, l’historique mutuelle sur le Valenciennois connaĂźt un dĂ©veloppement exponentielle depuis un choix Ă©conomique stratĂ©gique. « Nous ne faisons plus du tout des contrats d’entreprise, ni pour des particuliers, mais uniquement des conventions avec les communes Â», explique le Philippe Mixe. 

Et la raison est simple, ce service de couverture santĂ© de proximitĂ© atteint prĂšs de 1100 contrats  en France dont environ 500 dans la rĂ©gion des Hauts de France et un nombre plĂ©thorique « sur le Hainaut comme Valenciennes, Raismes, Beuvrages, mais Ă©galement au national sur Annecy, ChambĂ©ry, Toulouse et mĂȘme Cannes oĂč le maire et PrĂ©sident de l’AMF (Association des Maires de France), David Lisnard, a choisi la Mutuelle Just, mais aussi des plus petites communes une de 47 habitants. Nous avons doublĂ© notre chiffre d’affaires en 4 ans, ça n’arrive jamais dans le milieu (de la couverture santĂ©) et nous serons centenaire en 2027 », commente le PrĂ©sident de Just. C’est un peu une success story pour l’ex « La Famille Valenciennoise Â», situĂ©e hier Place du GĂ©nĂ©ral de Gaulle Ă  Valenciennes, et rebaptisĂ©e « Just » avec un nouveau siĂšge flambant neuf Avenue de Verdun sur la ville centre en lieu et place de l’ancienne Clinique Houdart. Bref, on pourrait dire qu’Escaupont est une signature parmi tant d’autres, mais Philippe Mixe tient Ă  prĂ©ciser un service de proximitĂ© pour chaque collectivitĂ© locale : « Nous assurons des permanences dans chaque ville ou village oĂč nous avons contractĂ© une mutuelle communale. Â»

« Un projet ambitieux pour la santĂ© Â», RaphaĂ«l Kruszynski

Bien sĂ»r, le premier magistrat insiste sur la politique de la majoritĂ© municipale relative Ă  la santĂ© : « Cela fait partie d’un projet ambitieux, et engagĂ©, pour la santĂ©. Tout d’abord, la construction d’une Maison mĂ©dicale en centre ville et puis la mise en place d’une mutuelle municipale. Je la compare avec celle que mon pĂšre payait, il aurait pu Ă©conomiser 60 euros par mois sur sa complĂ©mentaire santĂ©. Pour les Ă©lu(e)s, cette mutuelle municipale est un service d’intĂ©rĂȘt public. Â»

« Dans le champ de l’ESS », Philippe Mixe

Pour expliquer le coeur du moteur de « Just Â», Philippe Mixe rappelle que cette structure s’inscrit « dans le champ de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire), car nous n’avons pas d’actionnaires, pas de dividendes, et donc pas de bĂ©nĂ©fices. Nous sommes plutĂŽt dans la solidaritĂ© organisĂ©e. C’est pourquoi, ce service est une Ă©vidence pour la commune et une nĂ©cessitĂ© pour les Escautpontois », ajoute Philippe Mixe.

Ensuite, pour Ă©tayer sa diffĂ©rence avec une complĂ©mentaire santĂ© classique, son prĂ©sident Ă©grĂšne 3 diffĂ©rences, la tĂ©lĂ©consultation trĂšs utile dans les dĂ©serts mĂ©dicaux (quasi partout en France), le remboursement de 40€ sur une licence sportive, et la prise en charge de 500 euros dans le cadre du sport sur ordonnance. 

La problématique des séniors !

Certes, la loi relative Ă  la mise en oeuvre des assurances complĂ©mentaires collectives, notamment avec une participation de 50% du coĂ»t par l’employeur, a Ă©tĂ© un vĂ©ritable coup de pouce au bĂ©nĂ©fice des salariĂ©s. « Toutefois, des populations demeurent Ă  l’écart, les jeunes et plus encore les seniors (en retraite). LĂ , vous pouvez avoir un problĂšme de pouvoir d’achat pour l’accĂšs Ă  une mutuelle ou complĂ©mentaire santĂ© », dĂ©clare Philippe Mixe. 

Enfin, une fois n’est pas coutume pour conclure une signature de cet acabit, le maire s’excuse « d’un tractage » et le PrĂ©sident de la Mutuelle Just Ă©voque avec beaucoup d’humour la prĂ©sence de Mme Mixe comme DGS sur ladite commune et mentionne « que ce sont les Ă©lus escautpontois qui ont votĂ© pour ce service Ă  la population.»

Daniel Carlier

 

Cet article (Escautpont) Un « Just Â» accĂšs Ă  une mutuelle communale est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Partenariat solidaire entre l’APEI du Valenciennois et le LycĂ©e Fontaine Ă  Anzin

Marie-Claire CoquidĂ© : « C’est un bel Ă©change entre les jeunes Â»

Tout a commencĂ© par une collecte de vĂȘtements au sein de tous les Ă©tablissement de l’APEI du Valenciennois oĂč celle-ci, massive, a permis de rassembler entre 8 000 et 10 000 dons durant les mois de novembre et dĂ©cembre 2024. Bien sĂ»r, une sĂ©lection a Ă©tĂ© nĂ©cĂ©ssaire afin de converser les habits compatibles Ă  un rĂ©emploi. Pour les habits sĂ©lectionnĂ©s, un nettoyage a Ă©tĂ© lancĂ© auprĂšs de la blanchisserie, situĂ©e sur la citĂ© thermale, de l’association sur l’APEI du Valenciennois. Puis, une vente Ă  trĂšs trĂšs bas prix en faveur des rĂ©sidents de l’association, mais Ă©galement des lycĂ©ens et des salariĂ©s du lycĂ©e Fontaine Ă  Anzin, s’est opĂ©rĂ©e ; voilĂ  pour le dĂ©corum d’une opĂ©ration solidaire partagĂ©e. 

« Nous avions dĂ©jĂ  collaborĂ© dans le domaine sportif avec le lycĂ©e Fontaine sur Anzin, mais c’est la 1Ăšre fois en milieu ordinaire dans le domaine du commerce/gestion. Ensuite, ce fut l’occasion d’un bel Ă©change entre les jeunes des deux structures (16-17 ans lycĂ©ens et 16-25 ans APEI), voire avec les adultes Â», commente Marie-Claire CoquidĂ©, la PrĂ©sidente de l’APEI du Valenciennois. 

Un magasin éphémÚre

Magasin éphémÚre

AprĂšs cette collecte de vĂȘtements et le nettoyage, il a fallu transformer l’intĂ©rieur du local d’accueil de ce magasin Ă©phĂ©mĂšre (48 heures) mis Ă  disposition par l’établissement scolaire. « Cette opĂ©ration est une collaboration Ă©troite entre le LycĂ©e Fontaine et l’APEI du Valenciennois. En effet, les jeunes des deux structures ont travaillĂ© ensemble pour amĂ©nager cette salle. Je tiens Ă  souligner que nous avons reçu aussi des dons de portants, de cintres et de bacs des partenaires comme Kiabi, Etam et DĂ©cathlon Â», prĂ©cise Scheherazade Souidi, professeure commerce/gestion au lycĂ©e Fontaine. Clairement, la qualitĂ© de l’habillement, et de fait des dons des familles de l’APEI du Valenciennois, est impressionnante.

Pour la partie vente, le choix s’est portĂ© sur une action flĂ©chĂ©e. « Nous voulions conserver cette aide ciblĂ©e en faveur de ces deux publics. Ensuite, c’est un coup de pouce au pouvoir d’achat Â», dĂ©clare la prĂ©sidente de l’APEI du Valenciennois. 

« Les prix Ă  la vente vont de 0,50 centimes Ă  8 euros maximum avec des habits de marque ou d’une trĂšs belle qualitĂ©. Un acheteur peut remplir un sac de vĂȘtements pour moins de 10 euros. De plus, pour nos jeunes, c’est un projet trĂšs concret avec mĂȘme une caisse enregistreuse avec une possibilitĂ© d’encaissement en condition rĂ©elle Â», ajoute StĂ©phanie Loison, professeure commerce/gestion au lycĂ©e Fontaine.

VoilĂ  une action combinant la solidaritĂ©, la transition Ă©cologique Ă  travers le rĂ©emploi des vĂȘtements, et l’échange social entre deux populations distinctes, efficace et efficient. Le mieux vivre ensemble est parfois simple !

Daniel Carlier

Cet article Partenariat solidaire entre l’APEI du Valenciennois et le LycĂ©e Fontaine Ă  Anzin est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Depuis le 31 mars, c’est la « LAPI Hour Â» Ă  Valenciennes

Depuis ce lundi 31 mars, les automobilistes en stationnement sur la ville centre vont bĂ©nĂ©ficier d’une heure de gratuitĂ© sur les emplacements en surface. Cette mesure rejoint celle d’une mĂȘme gratuitĂ© en ouvrage d’art, depuis un an, afin de booster la frĂ©quentation des parkings comme celui de l’Arsenal toujours en souffrance absolue. Certes, l’arrivĂ©e d’un cinĂ©ma de centre-ville pourrait changer la donne pour ce dernier. Toutefois, il est difficile de dĂ©connecter cette mesure avec une prochaine pĂ©riode Ă©lectorale agitĂ©e au sein des communes françaises.

Alors, pour cette journĂ©e du poisson d’avril, compte tenu d’une politique de matraquage Ă  l’endroit des automobilistes stationnĂ©s sur la collectivitĂ© locale de Valenciennes, cette disposition plus douce sera-t-elle liquidĂ©e si le maire sortant est rĂ©Ă©lu en mars 2026 ? 

Toutefois, pour prendre du recul et rĂ©flĂ©chir Ă  une perspective d’ensemble, cet acte politique peut Ă©galement se lire Ă©galement sous un autre angle. En effet, chacun sait aujourd’hui que le bilan d’un(e) Ă©dile sortant(e) ne sera pas la colonne vertĂ©brale du vote en mars 2026, contrairement Ă  toutes les Ă©lections de proximitĂ© prĂ©cĂ©dentes, mais une recomposition du paysage politique national, Ă  la sauce locale. Bien sĂ»r, les valeurs humaines du premier magistrat seront Ă©galement un critĂšre important sachant que le rapport Ă  autrui, bienveillant et accessible, Ă  l’égard duquel aucun ressenti autocratique des administrĂ©s n’est reprochĂ© au moment mĂȘme oĂč le prĂ©sident de la 1Ăšre puissance mondiale envoie un ultimatum aux entreprises françaises
, vous pensez comme moi sinon ! C’est dire si l’individu sera d’abord « Le Programme » de toute candidature, homme ou femme, pour cette prochaine municipale 2026.

Enfin, dans la suite logique de la condamnation de Marine Le Pen et son inĂ©ligibilitĂ© avec exĂ©cution immĂ©diate pour 5 ans, prĂ©sumĂ©e innocente dĂšs qu’elle va interjeter en appel, il devient essentiel pour les maires de France, en cours d’une procĂ©dure Ă  leur endroit, qu’ils connaissent la fin de leur histoire judiciaire. En effet, que la justice se prononce avant la fin de l’annĂ©e 2025, afin que chaque Ă©lectrice et chaque Ă©lecteur s’exprime au regard des candidats putatifs dans les 35 000 collectivitĂ©s locales, permettrait un Ă©claircissement dĂ©mocratique. En effet, personne n’est au dessus des lois françaises mĂȘme un personnage politique favori Ă  la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle, c’est le message envoyĂ© par les magistrats aux Françaises et aux Français et de par le monde.

Daniel Carlier

Cet article Depuis le 31 mars, c’est la « LAPI Hour Â» Ă  Valenciennes est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

ConfĂ©rence Ă  Valenciennes sur la « LaĂŻcitĂ© et MixitĂ© Â» par CĂ©cile RĂ©vauger

Dire que la laĂŻcitĂ© est Ă  la fois un pilier de notre constitution, Ăąprement dĂ©fendu par l’Etat, mais aussi une pensĂ©e rĂ©publicaine attaquĂ©e, vilipendĂ©e, parfois incomprise hors de nos frontiĂšres, constitue un mince aperçu de cette lutte incessante. Devons-nous appliquer sans faillir toute la laĂŻcitĂ©, rien que la laĂŻcitĂ© ou une version plus douce, Ă©dulcorĂ©e ?

Le sujet est ardu, mais pour rĂ©flĂ©chir Ă  demain, CĂ©cile RĂ©vauger va d’abord retracer l’histoire d’une certaine idĂ©e de notre bien vivre ensemble. En effet, dans une sociĂ©tĂ© mondialisĂ©e, des cultures interconnectĂ©es, le choix de respecter la diversitĂ© de religion, ou aucune, le genre, et l’égalitĂ© homme/femme dans sa constitution est une singularitĂ© française. Certes, la Turquie imprime dans sa loi la laĂŻcitĂ©, mais nous connaissons aujourd’hui les entorses du pouvoir en place Ă  cet Ă©gard. 

Bien sĂ»r, cette libertĂ© est Ă©cartelĂ©e Ă  travers notre quotidien et la politique associĂ©e. Le port du voile est un sujet au coeur de notre conception d’un universalisme. Pour sa part, CĂ©cile RĂ©vauger explique son point de vue, car lĂ  Ă©galement le sujet tiraille la classe politique française : « Je condamne le port du voile dans les espaces d’autoritĂ©s publiques. ConcrĂštement, au sein des Ă©coles, mais je comprends le dĂ©bat spĂ©cifique sur la sortie scolaire et l’accompagnement des parents. C’est un sujet sensible ! Toutefois, je suis pour la libertĂ© du port du voile dans l’espace public, comme privĂ© (hors espaces d’autoritĂ©s publiques). Â» Bien sĂ»r, d’autres sujets se greffent comme le port du voile dans les compĂ©titions sportives, autre thĂ©matique tendue d’actualitĂ©. 

Ensuite, la mixitĂ© s’impose de fait dans ce dessin d’une sociĂ©tĂ© Ă©galitaire entre tous, hommes et femmes. NĂ©anmoins, elle n’avait pas vĂ©ritablement traversĂ© l’esprit du lĂ©gislateur de la loi en 1905. Au fil des annĂ©es et des combats que nous connaissons toutes et tous, l’égalitĂ© homme-femme est devenue le fil conducteur de notre vision rĂ©publicaine. La mixitĂ© s’impose de facto comme l’autre pilier de notre libertĂ© de conscience.

Le sentiment d’injustice fragilise-t-il la laĂŻcitĂ© ?

Totalement corrĂ©ler avec cette application de la loi de 1905, la perception pleine et entiĂšre de cette derniĂšre est sujet Ă  un questionnement selon votre ressenti. « Le sentiment d’injustice, notamment sociale, attaque la citoyennetĂ©. Par ailleurs, aucune loi est immuable, mais surtout est-ce l’esprit de la loi de 1905 ? Â», commente CĂ©cile RĂ©vauger.

Ensuite, la dĂ©rive potentielle comme le wokisme, oĂč d’une idĂ©ologie assez vertueuse Ă  la base se construit un systĂšme d’exclusion pose d’autres questions. Oui, le respect de la laĂŻcitĂ© ne peut s’exonĂ©rer de l’évolution des moeurs sans pour autant cĂ©der sur ses principes fondamentaux. VoilĂ  le sel de cette confĂ©rence proposĂ©e, un moment de rĂ©flexion rare, ce samedi 12 avril 2025 Ă  l’auditorium Saint-Nicolas Ă  Valenciennes (entrĂ©e gratuite).

Daniel Carlier

Cet article ConfĂ©rence Ă  Valenciennes sur la « LaĂŻcitĂ© et MixitĂ© Â» par CĂ©cile RĂ©vauger est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(Volley-Ball) Battu par St DiĂ© des Vosges, le VC Valenciennes n’a pas dĂ©mĂ©ritĂ©

(Les Valenciennoises attentives au filet)

LE VC VALENCIENNES A TERMINE EN TÊTE LA PREMIERE PHASE

Avec 46 pts pour seize victoires et deux dĂ©faites, le Volley Club de Valenciennes a terminĂ© en tĂȘte de sa poule B du championnat Elite en devançant Evreux (2e, 44 pts) et Sens (3e, 44 pts). Des succĂšs acquis avec 9 fois 3-0, 3 fois 3-1, 4 fois 3-2 et deux revers  2-3. Cela en engrangeant cinquante deux sets gagnants pour dix sept contre. Une belle prestation des protĂ©gĂ©es du prĂ©sident Arnaud Legrand qui leur permet de participer aux play-offs d’accession en Ligue A.

UN DEBUT DE PLAY – OFF ASSEZ CORRECT

le contre valenciennois trouĂ© par l’efficacitĂ© de Tauraa

Pour l’ouverture de cette seconde phase les Valenciennoises sont hĂ©las tombĂ©es, salle du Hainaut, face au Pays Viennois. Une dĂ©faite 1-3 (18-25, 26-24, 19-25, 18-25), malgrĂ© une bonne rĂ©sistance. Pour leur premier dĂ©placement elles se sont refaites la cerise en allant dominer Harnes sur son parquet sur un score sans appel : 0-3 (15-25, 19-25, 23-25). Secondes aprĂšs deux rencontres, voilĂ  que le leader St DiĂ© se trouvait sur son passage ce samedi. Des Vosgiennes qui ont dominĂ© leur poule A en envoyant au tapis tous leur adversaires (18 victoires en autant de matchs) ne laissant que des miettes Ă  Harnes (2e, 15V, 3D) et au Pays Viennois (3e, 12V, 6D). La mission du VCV ne s’annonçait pas de tout repos face Ă  une formation, logique prĂ©tendante Ă  la montĂ©e, qui n’a concĂ©dĂ© que six petits sets contre cinquante quatre gagnants

Classement actuel des play-offs  (les rencontres de la 1Ăšre phase entre adversaires directs comptant) : 1 St diĂ© 17 pts ; 2 VC Valenciennes 9 pts ; 3 Evreux 9 pts ; 4 Sens 7 pts ; 5 Pays Viennois 6 pts ; 6 Harnes 6 pts.

LE VC VALENCIENNES NE DOIT PAS EN ROUGIR

Dans une salle du Hainaut bien remplie, dans laquelle les encouragements n’ont pas manquĂ©, notamment de la tribune Toyota d’une part, et de l’autre par de nombreux spectateurs dans le sillage des jeunes supporters du VAFC et des jeunes de l’école Jean Mineur, les Valenciennoises ne dĂ©butaient pas le match par le bon bout. Vite menĂ©es 1-7, elles se sont accrochĂ©es mais n’ont jamais rĂ©ussi Ă  revenir sur le porte-bagages adverse Ă  cause de la force de frappe du trio Tauraa-Labaset et Piccolo: 19-25. 

Adriana Darthuy au service

Dans le second set, elles ont fait longtemps jeu Ă©gal avec St DiĂ© : 5-5, 13-13 mais au fil des joutes les Vosgiennes dĂ©montraient de nouveau leurs forces : 18-25. Le troisiĂšme set fut celui le plus Ă©quilibrĂ©. MalgrĂ© leur retard les Ă©quipiĂšres de Zuzana Labikova jouaient crĂąnement leur chance et tour Ă  tour Karolina Golita, Adriana Darthuy et Aurore Mobisa fleurissaient le tableau d’affichage : 6-4, 13-9, 19-14. C’est lĂ  que St DiĂ© trouvait que la rigolade avait assez durĂ© et passait un 0-6 meurtrier pour reprendre les commandes : 19-20. Sans s’affoler les Valenciennoises restaient dans le match : 25-25. Elles sauvaient alors trois balles de match mais hĂ©las pas la quatriĂšme : 25-27.

LES REACTIONS :

Emmanuel Dumortier (coach de St DiĂ©) : << Un succĂšs trĂšs important 0-3 ici oĂč personne ne l’avait fait. Un bon match de mon Ă©quipe avec quelques moments de relĂąchement, mais nous avons su resserrer dans les pĂ©riodes chaudes. Une victoire logique, car nous avons fait un bon match face Ă  Valenciennes qui fait une saison exceptionnelle. >>

Adriana Darthuy (joueuse du VCV) : << Un match compliquĂ© dans le sens que St DiĂ© est une trĂšs bonne Ă©quipe qui nous a fait dĂ©jouer. Cela fait plaisir de disputer une rencontre avec autant d’intensitĂ©. Malheureusement, nous avons mal dĂ©butĂ© ce qui nous a coutĂ© le premier set, mais je suis fiĂšre de mon Ă©quipe car on s’est battues jusqu’au bout. Nous rejouons  face Ă  cette formation la semaine prochaine en coupe de France en espĂ©rant prendre notre revanche. >>

GaĂ«tan Cyrulik (coach du VCV) : << Nous n’avons pas su saisir notre chance avec cette mauvaise entame de match, nous Ă©tions trop stressĂ©s. Dans le troisiĂšme set, nous n’avons rien Ă  regretter mĂȘme si nous avons lĂąchĂ© quelques points un peu bĂȘte. Ce soir elles Ă©taient plus fortes que nous. >>

VC VALENCIENNES  – ST DIE : 0-3 (19-25, 18-25, 25-27)

Olivia et Robert Place

Cet article (Volley-Ball) Battu par St DiĂ© des Vosges, le VC Valenciennes n’a pas dĂ©mĂ©ritĂ© est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Marly dĂ©roule son budget tournĂ© vers l’investissement !

(visuel Le premier coup de pince sur les maisons bleues du quartier de La Briquette)

Jean-NoĂ«l Verfaillie : « Notre baisse des charges de fonctionnement depuis 2020 nous permet ces investissements ! Â»

Ce dernier BP avant les Ă©lections municipales pour cette majoritĂ© locale Ă©lue en juin 2020, considĂ©rant que l’exercice 2026 sera exĂ©cutĂ© principalement par une nouvelle Ă©quipe politique, constitue toujours le marqueur d’un mandat, la signature finale aprĂšs 6 ans de gouvernance. 

Dans cette optique, l’édile de Marly a mis l’accent sur la trajectoire financiĂšre voulue dĂšs l’arrivĂ©e aux commandes de la localitĂ©. Â« En 2020, nous avions 310 fiches de paie (dont 80 aides mĂ©nagĂšres), nous avons rĂ©duit la masse salariale (186 titulaires + contractuels) mĂȘme si compte tenu de la diminution des charges, elle ne se traduit pas encore en pourcentage. L’idĂ©e est de rĂ©duire Ă  50% la masse salariale (contre 61,4%) Â», commente le maire. 

Cette donnĂ©e (de 50%) constitue le baromĂštre au delĂ  duquel la charge salariale entrave l’action municipale d’oĂč la situation trĂšs dĂ©licate, commentĂ©e par la Chambre RĂ©gionale des Comptes fin 2019, peu avant le dĂ©cĂšs de Fabien ThiĂ©mĂ©, de l’ancienne gouvernance subissant un effectif trop lourd sans compter un absentĂ©isme quasi record sur le Valenciennois (Ă©quivalent Ă  26 postes ETP en 2019). Sur ce point prĂ©cis, si les malades de longue durĂ©e « que je n’ai pas vu depuis le dĂ©but de mon mandat Â» figurent toujours dans le dĂ©compte, l’absentĂ©isme de courte durĂ©e a Ă©tĂ© rĂ©duit de façon spectaculaire, 12 100 jours en 2022 pour 8 600 jours en 2024. Selon le maire, ce rĂ©sultat est trĂšs liĂ© « au CIA (ComplĂ©ment Indemnitaire Annuel) Â» et son incitation Ă  l’engagement professionnel, une politique conduite par Serge Moreau, l’adjoint en charge des ressources humaines ; voilĂ  deux points clĂ©s dans l’économie structurelle entreprise par la nouvelle majoritĂ© municipale dĂšs juin 2020.

La dette, la fiscalité, et les apprentis
 !

Concernant la fiscalitĂ© locale, les Ă©conomies permettent un allĂšgement de la contribution de l’administrĂ© : « Depuis le dĂ©but du mandat, sur la Taxe FonciĂšre, nous aurons rĂ©duit de 10 points la fiscalitĂ© locale. Certes, compte tenu de la hausse de l’assiette (taux de l’Etat), le Marlysiens n’a pas encore vu cette baisse de la fiscalitĂ©, mais en 2025 compte tenu de la diminution de l’inflation
, le contribuable constatera cette baisse. Â» Bien sĂ»r, la commune revient de loin et tend vers une normalitĂ©, comme ses communes voisines Saint-Saulve et Aulnoy-lez-Valenciennes, car le maire ne manque pas de faire rĂ©fĂ©rence Ă  la hausse massive (30%) des taxes locales, en 2009, compte tenu de l’état financier du budget aprĂšs la gouvernance de Philippe DuĂ©e. « Nous ne pouvions pas faire autrement au risque d’une mise sous tutelle par le PrĂ©fet du Nord. De plus, il n’était pas question de supprimer des services Ă  la population en arrivant aux commandes de la commune », tance Marie-ThĂ©rĂšse Hourez pour l’opposition et ancienne 1Ăšre adjointe de Fabien ThiĂ©mĂ©. Le maire rĂ©pond tout de go « tous ceux qui rĂ©alisent des hausses d’impĂŽts, en local comme au niveau de l’Etat, utilisent le mĂȘme argumentaire. Â» Cette partie, trop longue, de tennis politique sur la situation budgĂ©taire en 2008/2009 devient lassante, car les mentalitĂ©s Ă©voluent et rien n’oblige l’actuel maire, comme la ou le prochain, de s’acculturer Ă  une nouvelle donne
 rĂ©cente !

La dette publique locale, elle reste maĂźtrisĂ©e mĂȘme si le pic de l’investissement intervient en 2025, faisant passer une capacitĂ© de dĂ©sendettement par an de 2,1 en 2023, 2,7 en 2024 Ă  10,9 en 2025 compte tenu la municipalitĂ© va dĂ©caisser dĂ©jĂ  6 millions d’euros de crĂ©dit paiement en 2025 et un emprunt potentiel de 6,4 millions d’euros. A ce titre, Christian Chatelain demande des prĂ©cisons sur les recettes annoncĂ©es pour le futur chantier du parc urbain (Parc de la RhĂŽnelle) : « Pour ce projet, vous annoncez un investissement de 9,6 millions d’euros, mais Ă©galement 5,7 millions de recettes. Etes-vous certain de ces rentrĂ©es, car sinon ce seront les contribuables Marlysiens qui vont payer ! Â». Pour Jean-NoĂ«l Verfaillie, les chiffres avancĂ©es sont le minimum : « Le Conseil dĂ©partemental, le Conseil rĂ©gional, et l’Etat vont participer, tout comme Valenciennes MĂ©tropole. Par contre, non compris dans cette donnĂ©e, une Ă©ventuelle subvention de l’Europe au titre de la renaturation et de l’Agence de l’Eau (Ă  Douai) ». Heureux monde oĂč une certitude budgĂ©taire existe Ă  plus de six mois


Comme pour illustrer une Ă©volution des mentalitĂ©s au sein d’une formation politique, la dĂ©libĂ©ration sur l’autorisation d’embauche de deux apprentis au sein de la municipalitĂ© est instructive Ă  plus d’un titre. En effet, au dĂ©tour d’une grande banalitĂ© Ă  travers la demande, au Conseil municipal, de valider l’embauche de deux apprentis s’est engagĂ© un Ă©change politique croustillant. « Je regrette l’embauche de seulement deux apprentis (pour 6 au total sur cette commune) », dĂ©clare Virginie Melki, tout en dĂ©clinant les vertus de ce contrat d’apprentissage qui n’est plus Ă  dĂ©montrer. Jean-NoĂ«l Verfaillie rĂ©pond que ce « n’était pas la dĂ©libĂ©ration oĂč il fallait intervenir, car sous Fabien ThiĂ©mĂ© (et quasi deux mandats), c’était zĂ©ro. Â» Cet Ă©change mĂ©rite des prĂ©cisons. En effet, la question prĂ©cise sur le pourquoi d’un non recours Ă  l’apprentissage avait Ă©tĂ© posĂ©e en Conseil municipal au regrettĂ© Fabien ThiĂ©mĂ©. La rĂ©ponse Ă©tait sans ambiguĂŻtĂ©s : « Je considĂšre les contrats apprentissage comme des contrats prĂ©caires. » C’était une opinion politique, partagĂ©e ou pas, mais respectable in fine. Au bout du bout, Ă  la toute fin du second mandat, deux contrats d’appentis (profils particuliers) ont tout de mĂȘme Ă©tĂ© signĂ©s sur Marly, mais ce n’était clairement pas la tasse de thĂ© de l’ancien Ă©dile. C’est pourquoi, l’intervention tonique de Virginie Melki, du PCF, dĂ©montre que les idĂ©es Ă©voluent aussi
 !

Les voiries

Bine sĂ»r, comme toutes les Ă©quipes sortantes, la majoritĂ© municipale met l’accent sur son programme de rĂ©novation des voiries, dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©es comme l’Avenue Henri Barbusse, rue Roger Salengro, rue de la Paix, rue Oscar Carpentier, Route de PrĂ©seau, rue Albert Schweitzer, Voirie de la zone des Dix Muids en 2024, et une liste plĂ©thorique pour l’annĂ©e 2025 dont l’incontournable rue Jean JaurĂšs sans oublier l’espace NPNRU sur La Briquette. C’est un classique de gestion de fin de mandat, car le riverain juge au dessert le menu proposĂ© pendant six ans avec cette part d’injustice. Trop souvent, on constate cet indicible arasement d’une gestion municipale tout le long d’un mandat, en cas d’absence d’un projet de proximitĂ©, d’un chantier mal gĂ©rĂ©, voire d’un nid de poule devant chez lui. L’urne est ingrate, c’est le principe de la dĂ©mocratie. 

3 classes fermées en septembre 2025

« La baisse de la dĂ©mographie est trĂšs violente. A la rentrĂ©e 2025, il y aura 3 fermetures de classes, une Hurez Saint Nicolas et deux Nelson Mandela. Vous avez une diffĂ©rence de 50% entre le nombre d’élĂšves en maternelle et en CM2. InĂ©vitablement, nous aurons un trou d’air en CM2 dans quelques annĂ©es Â», commente Jean-NoĂ«l Verfaillie. 

Pour autant, le futur Groupe scolaire HĂ©lĂšne CarrĂšre d’Encausse, regroupant deux Ă©coles (Louise Michel et Nelson Mandela), prĂ©voit un amĂ©nagement interne afin d’accueillir plus d’élĂšves. En effet, le peuplement du quartier de la Briquette en hausse sera une rĂ©sultante de l’achĂšvement de la rĂ©novation urbaine en mode NPNRU.

CrĂšche La Perdriole

Autre sujet dĂ©battu dans l’hĂ©micycle local, la crĂšche La Perdriole est en Ă©bullition, car trois postes n’ont pas Ă©tĂ© reconduits au sein de ce service Ă  l’enfance. Le maire rappelle qu’il respecte la loi sur le nombre d’encadrants en rapport au nombre d’enfants accueillis. Toutefois, ladite loi a permis d’augmenter drastiquement le nombre d’élĂšves sur site sans modifier le nombre de professionnels associĂ©s. Virginie Melki monte au crĂ©neau sur cet appauvrissement de l’accueil avec « une pĂ©tition des parents (28 signataires) et des encadrants.» Faire aussi bien en terme de sĂ©curitĂ© et accompagnement, avec beaucoup plus d’enfants, ouvre la porte Ă  l’accident au sein de la structure, l’incident  familial, un moment inattention, parfois stupide, c’est aussi simple que cela ! Les Ă©conomies ont aussi des limites
 !

La bataille chiffrée du CCAS

Comme chaque annĂ©e, le budget du CCAS provoque un vif dĂ©bat entre Jean-NoĂ«l Verfaillie et Marie-ThĂ©rĂšse Hourez sur la sĂ©mantique budgĂ©taire Ă  l’endroit des plus dĂ©munis. L’édile maintient contre vents et marĂ©es que « lorsque vous passez de 240 000 euros Ă  500 000 euros. On ne peut pas dire que le budget a diminuĂ© sur le CCAS sous notre gouvernance. Â» En rĂ©ponse, l’ancienne 1Ăšre adjointe dĂ©cortique cette subvention de la ville au CCAS, pour rappel avec son entitĂ© juridique propre, et soutient que cette « subvention au CCAS baisse d’autant plus que nous constatons une hausse de la pauvretĂ©. Â» Toute chose Ă©tant Ă©gale par ailleurs, il est Ă©vident que la prĂ©caritĂ© gagne du terrain depuis la COVID Ă  travers cette inflation qui a grignotĂ© les esprits et les portefeuilles. Ici, localement, deux points de vue connaisseurs du sujet s’affrontent vigoureusement sans une balle, c’est dĂ©jĂ  pas mal au regard de l’actualitĂ©. 

Club de foot

Enfin, le vote des subventions aux associations a permis d’éclairer l’auditoire sur la subvention dĂ©diĂ©e au club de foot de Marly. « Nous passons au budget une subvention de 25 000 euros, mais au delĂ  du seuil de 23 000 euros, l’association doit fournir une comptabilitĂ© certifiĂ©e. Compte tenu des difficultĂ©s financiĂšres du club, nous avons mĂȘme proposĂ© de rembourser, Ă  travers une subvention exceptionnelle, la facture du comptable. Pour autant, il nous faut une facture acquittĂ©e (et un bilan comptable officiel) pour dĂ©bloquer la subvention et le remboursement de la facture. Â» Pas simple le ballon rond Ă  Marly, mais le sport amateur mĂ©rite tant ce coup de pouce de la puissance publique locale !

Daniel Carlier

Cet article Marly dĂ©roule son budget tournĂ© vers l’investissement ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Nora Taalba (Label Vie) : « Il faut sacraliser l’humain dans l’aide Ă  domicile Â»

Comment vieillir demain en France ? 

La thĂ©matique de la prise en charge des personnes vulnĂ©rables, et notamment les personnes ĂągĂ©es, a connu plusieurs vies en France. En effet, face Ă  ce besoin, les collectivitĂ©s locales françaises ont choisi de crĂ©er des structures dĂ©diĂ©es sous conditions de ressources, ou pas, et cahin-caha a traversĂ© le siĂšcle. Le bras armĂ© de cette politique est le fameux CCAS mise sur les fonts baptismaux en 1986, mais il n’est que le reflet d’une humanitĂ© envers les plus dĂ©munis nĂ©e sous la RĂ©volution française, l’historique bureau de bienfaisance instaurĂ© en 1796. 

Puis, avec ses travers dans la gestion au quotidien, le Ministre bouillonnant Jean-Louis Borloo a choisi de renverser la table. En effet, il lance le « Plan Borloo » en 2004 oĂč il fait entrer le service Ă  la personne dans le secteur marchand. C’est la 2Ăšme rĂ©volution du mĂ©tier. 

L’impact du Plan Borloo

Clairement, un cahier des charges relatif Ă  la qualitĂ© de la prestation de service a accompagnĂ© ce transfert dĂ©tonnant. D’un cotĂ©, des entreprises ont Ă©mergĂ© comme Label Vie https://www.labelvieservices.fr/, avec un service de repas Ă  domicile, mĂ©nage et toilettes des personnes fragiles, situĂ©e Bd Watteau Ă  Valenciennes, et de l’autre les associations subventionnĂ©es, voire des services communaux en rĂ©gie, ont essayĂ© de s’adapter Ă  ce nouveau paysage professionnel.

« Le Plan Borloo a permis une montĂ©e en gamme de la qualitĂ© du service Ă  la personne, mais Ă©galement de dĂ©cloisonner l’aide Ă  domicile Â», commente Nora Taalba. Dans cette optique, les deux vĂ©hicules de ce service de maintien Ă  domicile ont poursuivi leur vie avec une problĂ©matique de taille, le coĂ»t unitaire de la prestation Ă  domicile et son modĂšle Ă©conomique indispensable. Il serait injuste de dire que le Plan Borloo a exonĂ©rĂ© la puissance publique de toute responsabilitĂ© en la matiĂšre, c’est le sujet de l’entreprise privĂ©e et vogue le navire. Non, l’arrivĂ©e en force du privĂ©e en coexistence des structures publiques, associatives ou pas, a tirĂ© vers le haut les mĂ©tiers oĂč vous devez ĂȘtre diplĂŽmĂ© pour rĂ©aliser la toilette, mais surtout travailler (dans l’idĂ©al) avec une rĂ©elle appĂ©tence pour le mĂ©tier. « Si vous n’avez pas d’empathie pour les personnes
 LĂ , nous connaissons un problĂšme sur la durabilitĂ©, la pĂ©nibilitĂ©, et la compĂ©tence des candidates, car il faudrait aussi masculiniser la profession. Certes, la digitalisation facilite la gestion du quotidien pour les intervenants, tout le volet administratif est plus facile, mais  il faut sacraliser l’humain dans l’aide aux personnes fragiles. Le numĂ©rique ne fera pas la toilette, IA comprise, Ă   la place d’une intervenante Ă  domicile ! Â», commente Nora Taalba.

Des « Assisses de l’aide Ă  domicile « 

ConcrĂštement, Said Benoussad prĂ©sente l’équation sur la table : « Les structures associatives appliquent encore un coĂ»t Ă©tabli 25 ans plus tĂŽt. Il n’y a plus aucune rentabilitĂ©, d’oĂč des conflits sociaux nombreux (comme sur des structures sur la ville de Valenciennes). En face, quels sont les moyens allouĂ©s par la puissance publique pour prendre en charge les personnes vulnĂ©rables ? Â» Certes, ils sont existants Ă  travers le Conseil dĂ©partemental et l’allocation APA (allocation personnalisĂ©e d’autonomie), mais le soutien financier vers le bĂ©nĂ©ficiaire ou les acteurs du marchĂ© est insuffisant face Ă  la recrudescence de personnes ĂągĂ©es Ă  prendre en charge. 

En rĂ©sumĂ©, un nouveau plan est attendu par l’ensemble de la profession avec gourmandise et fĂ©brilitĂ©. « Nous avons Ă©crit un manifeste pour que tous les acteurs se mettent autour de la table. C’est pourquoi, nous souhaitons rapidement des Assisses de l’aide Ă  domicile Â», ajoute Nora Taalba. 

Le Big Bang Post Covid

Ensuite, une 3Ăšme rĂ©volution est arrivĂ©e comme un ouragan dans le monde de la prise en charge des personnes ĂągĂ©es et des personnes en situation de handicap, elle a pris la forme d’une pandĂ©mie mondiale, la COVID. 

Suite Ă  cette pĂ©riode improbable, le focus sur les EPHAD s’est fait jour avec un courageux et cĂ©lĂšbre livre « Les Fossoyeurs » dont le rĂ©sultat a Ă©tĂ© une sĂ©rie de contrĂŽles dans les 7 500 EPHAD françaises. Les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© ce mardi 25 mars, 55 Ă©tablissements ont Ă©copĂ© de Â»sanctions graves  Â» et une kyrielle de recommandations, voire d’injonctions, Ă  progresser dans ladite activitĂ©. 

A cotĂ© de cette activitĂ© en Ă©tablissement, l’aide Ă  domicile a pris la vague avec une problĂ©matique de recrutement trĂšs trĂšs sĂ©rieuse. « Il y a de moins en moins de personnes avec la vocation, ils sont plutĂŽt lĂ  pour la rĂ©munĂ©ration, mais il faut avoir envie de pratiquer ce mĂ©tier Â», explique Manon, une collaboratrice dĂ©diĂ©e au recrutement au sein de l’entreprise Label Vie. « Aujourd’hui, nous avons 3 salariĂ©s en charge du recrutement. Au dĂ©but des annĂ©es 2000, nous recevions des CV Ă  profusion avec des compĂ©tences. Aujourd’hui, il y a un vĂ©ritable problĂšme de capacitĂ© à
, d’empathie envers les personnes ĂągĂ©es ou en situation de handicap. Enfin, compte tenu que les salaires (revalorisĂ©s post COVID) sont faibles, vous avez des salariĂ©s en prĂ©caritĂ© au contact de personnes en situation de prĂ©caritĂ©. NĂ©anmoins, chez Label Vie, nous prĂ©servons absolument la qualitĂ© de service et les valeurs humaines. C’est la base de notre recrutement Â», explique Nora Taalba.

Nous sommes dans le champ des « mĂ©tiers de l’humain. Aujourd’hui, vous avez une gĂ©nĂ©ration qui revendique, ni politiquement, ni syndicalement, une meilleure prise en compte de la pĂ©nibilitĂ© du travail », conclut Said Benoussad. Dans ce cadre, il faut des rĂ©ponses urgentes face Ă  l’ampleur de la mission et d’une hausse exponentielle des bĂ©nĂ©ficiaires , car ce sujet est une bombe sociĂ©tale Ă  retardement.

Avec 120 salariĂ©s (85 ETP), l’entreprise « Label Vie » Ă©volue sur le Valenciennois, le CambrĂ©sis, et le Douaisis, et pour son 20Ăšme anniversaire, elle va aller au contact de ses partenaires, certains bĂ©nĂ©ficiaires, pour une restitution finale en juin 2025. Enfin, elle compte bien participer Ă  toute avancĂ©e sur cette thĂ©matique, car il n’est plus urgent d’attendre, mais il est essentiel d’agir vite !

Daniel Carlier

 

 

Cet article Nora Taalba (Label Vie) : « Il faut sacraliser l’humain dans l’aide Ă  domicile Â» est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Nouvelle blanchisserie pour l’APEI du Valenciennois, le petit truc en plus
 !

Bien plus qu’une nouvelle blanchisserie
 !

Souvent, entreprises, associations, voire institutions cherchent du foncier pendant des mois, mĂȘme des annĂ©es avant de trouver l’emplacement idoine pour leur dĂ©veloppement. Ici, c’est tout le contraire. Certes, l’APEI du Valenciennois avait sous l’ancienne prĂ©sidence de Georges Maillot validĂ© le projet d’une nouvelle blanchisserie, plus moderne et plus en phase avec les nouvelles contraintes de la loi dans le cadre d’un ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail), mais le fruit du hasard a fait le reste. En effet, une entreprise historique de la commune met en vente son terrain
 en face de l’ESAT situĂ© rue Malescot sur Saint-Amand-les-Eaux. « On a sautĂ© dessus Â», commente Fabien Hernout, Directeur du TPAV (Travail ProtĂ©gĂ© et AdaptĂ© de l’APEI du Valenciennois).

En fond de toile, il faut Ă©galement situĂ© ce chantier dans le cadre de l’évolution de la loi en faveur des personnes en situation de handicap cognitif. « Cette nouvelle blanchisserie s’inscrit dans la dynamique de la loi du 13 dĂ©cembre 2022 transformant un usager de l’ESAT en salariĂ© travailleur en ESAT, une vĂ©ritable avancĂ©e en terme de Droit du Travail. De mĂȘme, le 18 dĂ©cembre 2024, la loi Plein Emploi flĂšche le dĂ©veloppement des salariĂ©s d’une APEI vers l’autonomie, s’il le souhaite
 », poursuit Fabien Hernout.

« Une nouvelle page se tourne Â», Renaud Heve

Bien sĂ»r, l’APEI du Valenciennois avait dĂ©jĂ  cet outil dans sa besace pour sa gestion interne, mais aussi pour ses clients fidĂšles comme les Thermes de Saint-Amand-les-Eaux depuis des dĂ©cennies. NĂ©anmoins, le Conseil d’Administration Ă©tait dans les starts pour construire un nouvel Ă©tablissement. 

Renaud Heve, PrĂ©sident du CVS des 3 ESAT de l’APEI du Valenciennois

C’est pourquoi, l’arrivĂ©e d’une nouvelle blanchisserie en dĂ©but d’annĂ©e 2026 va permettre « de traiter prĂšs de 5 tonnes par jour de linge, sur 1 475 M2. Plus globalement, ce mĂ©tier fait partie d’une palette de services que nous proposons Ă  nos clients, conditionnement, blanchisserie-pressing, couture, espaces verts, mobilier, etc.  Â», prĂ©cise David Leclercq, le Directeur GĂ©nĂ©ral de l’APEI du Valenciennois. 

Pour le PrĂ©sident du CVS (Conseil de Vie Sociale) des 3 ESAT de l’association, soit 650 travailleurs, Renaud Heve : « Une nouvelle page se tourne pour les ouvriers des deux blanchisseries. C’est une grande fiertĂ© et un chemin vers plus d’inclusivitĂ© ! Â»

Un investissement
 sur le budget fonctionnement !

Chose rare dans ce type d’inauguration, aucun partenaire, ARS, CNSA reprĂ©sentĂ© par GeneviĂšve Mannarino, et autres institutions, n’a annoncĂ© un financement en faveur de ce projet structurant. En effet, la Directrice Adjointe de l’ARS rappelle avec force que les 1 500 ESAT en France, pour 120 000 travailleurs/salariĂ©s, sont dans le champ du mĂ©dico-social. Ensuite, elle souligne que « cette rĂ©alisation reste dans votre enveloppe de fonctionnement. Je n’ai pas d’annonce Ă  faire pour un investissement supplĂ©mentaire. Â»

Propos confortĂ© dans un prĂ©cĂ©dent discours par David Leclercq oĂč ce dernier met en lumiĂšre le travail des 70 salariĂ©s des deux blanchisseries actuels, sur Vieux-CondĂ© et Saint-Amand-les-Eaux. Ces deux sites vont Ă©videmment fermĂ©s Ă  terme compte tenu de leur manque de modernitĂ© face aux exigences requises en la matiĂšre. DĂšs 2026, tout se passera rue MalĂ©cot sur la CitĂ© Thermale. « Votre travail (travailleurs ESAT) a permis de financer 50% de ce projet Â», dĂ©clare le DG de l’APEI du Valenciennois. 

Visuel non contractuel de la future blanchisserie sur Saint-Amand-les-Eaux

« Projet conçu, soutenu, et nĂ©gociĂ© Â», Marie-Claire CoquidĂ©

Patrick Dufour*, adjoint reprĂ©sentant la ville hĂŽte, se fĂ©licite d’un nouvel Ă©quipement « unique pour un service de blanchisserie. Je ne doute pas que les dĂ©lais (lavage/repassage) vont encore se rĂ©duire. Â»

Enfin, la PrĂ©sidente de l’association de l’APEI du Valenciennois, Marie-Claire CoquidĂ©, rappelle que cette rĂ©alisation a Ă©tĂ© possible grĂące « Ă  une convergence des Ă©nergies. Ce projet a Ă©tĂ© conçu, soutenu, et a fait l’objet d’une nĂ©gociation aboutie. Cette nouvelle blanchisserie va servir les usagers et les clients, mais surtout procure un travail indispensable Ă  l’inclusion des personnes en situation de handicap mental. Â» 

Daniel Carlier

* Fabien Roussel, le maire de Saint-Amand-les-Eaux, mais surtout SecrĂ©taire national du PCF, ne pouvait pas ĂȘtre ailleurs que dans le public de l’AssemblĂ©e nationale afin d’assister Ă  la derniĂšre question d’AndrĂ© Chassaigne, le PrĂ©sident du Groupe Communiste et Outre-Mer, car ce dernier quitte ses fonctions Ă  la fin de ce mois de mars 2025.

Cet article Nouvelle blanchisserie pour l’APEI du Valenciennois, le petit truc en plus
 ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Il se passe « quelque chose Â» sur la Briquette Ă  Marly

Ce dossier NPNRU (Nouveau Plan National de la RĂ©novation Urbaine sous Manuel Valls) a dĂ©butĂ© sous le mandat de Fabien ThiĂ©mĂ© dont le mĂ©rite Ă©vident est d’avoir captĂ© ce dispositif aprĂšs le ratĂ© de l’ANRU (Sous Jean-Louis Borloo) par Philippe DuĂ©e, l’ancien maire de Marly. Puis, comme Ă  chaque fois, un projet majuscule de rĂ©novation urbaine demande un temps administratif, toujours trop long, une pĂ©riode invisible oĂč les rĂ©sidents entendent des annonces, participent Ă  des rĂ©unions publiques, s’inquiĂštent et ne voient rien venir. 

« Le projet de Fabien ThiĂ©mĂ© se limitait Ă  une modernisation des logements et Ă  une Ă©cole dans ce quartier. Aucune mixitĂ© sociale, aucun autre Ă©quipement public, mon objectif Ă©tait d’ouvrir le quartier de la Briquette. C’est un projet d’ensemble Ă  hauteur de 80 millions d’euros, dont 30 millions d’euros du bailleur social Partenord, 18 millions par l’ANRU
 On commence la partie visible Â», commente le maire sans oublier « un CFA BTP de 20 millions d’euros (hors 80 millions d’euros), car je voulais une vie dans ce quartier autre que le logement rĂ©novĂ© », ajoute le maire. In fine, vous aurez au sein de ce quartier historique de Marly, pour la rentrĂ©e en septembre 2025, un nouveau Groupe scolaire, baptisĂ© HĂ©lĂšne CarrĂšre d’Encausse, regroupant l’ex Ă©cole Nelson Mandela et l’ex Ă©cole Louise Michel aux paramĂštres sociaux bien diffĂ©rents, et un CFA BTP en capacitĂ© d’accueillir 1 000 apprentis Ă  quelques encablures du tramway. 

Le 1er coup de pince sur un logement individuel, une maison bleue du quartier de la Briquette sur Marly

Sur le volet logement, en l’état du NPNRU sur Marly, dĂ©molition de 65 logements individuels et de 90 logements collectifs, rĂ©habilitation et rĂ©sidentialisation de 234 logements ; Ă©videmment, le calendrier de cette rĂ©novation urbaine est concomitant aux opĂ©rations de relogement des habitants. En effet, le bailleur social doit trouver pour chaque rĂ©sident un logement provisoire ou dĂ©finitif selon les projets. « Nous sommes Ă  95% de relogement sur ce programme. Il reste 7 familles, et plus particuliĂšrement 5 en attente d’un nouveau logement », prĂ©cise Eric Cojon, le Directeur gĂ©nĂ©ral de Partenord Habitat. 

« C’est le dĂ©but de quelque chose Ă  Marly Â», Jean-Marcel Grandame

Dans cet arĂ©opage partenarial, Valenciennes MĂ©tropole est un compagnon de choix dans la conduite de ce dispositif national. Le vice-prĂ©sident de la CAVM, Jean-Marcel Grandame en charge de l’habitat, insiste sur ce moment particulier : « C’est le dĂ©but de quelque chose Ă  Marly. Nous sommes sur un dossier NPNRU avec un objectif diffĂ©rent du projet initial, une vision plus ambitieuse. Bien sĂ»r, le relogement durant les travaux est un sujet sensible, car nous avons beaucoup d’autres opĂ©rations sur le territoire. Pour Marly, nous avons 13 sites associĂ©s sur le Valenciennois pour y arriver. » 

« Un parcours du combattant Â», Valentin Belleval

Le nouveau prĂ©sident du bailleur social de Partenord, Valentin Belleval en lieu et place de l’ancien Jean-NoĂ«l Verfaillie, vice-prĂ©sident au Conseil dĂ©partemental du Nord et maire d’Hazebrouck, connaĂźt les coulisses profondes d’un dossier de cet acabit. « C’est un parcours du combattant. Ici, la mĂ©tamorphose a commencĂ© sur Marly. »

Eric Cojon, Valentin Belleval, Jean-Noël Verfaillie, et Jean-Marcel Grandame

ConcrĂštement, les travaux s’étendront jusqu’en 2030, comprenant la dĂ©molition de ces fameuses maisons bleues, rue du Bearn aujourd’hui
 pour finir rue d’Alsace en 2026, car les deniers occupants sont toujours sur site. Sous la houlette d’Eric Cojon, le bailleur social Partenord va dĂ©ployer un calendrier, validĂ© entre les partenaires mĂȘme si le maire a le dernier mot en terme de rĂ©novation urbaine, mais surtout participer Ă  l’émergence d’une nouvelle Ăšre pour le quartier de la Briquette sur Marly. C’est peu de le dire, quel que soit la donne politique aprĂšs mars 2026 sur Marly, la prochaine Ă©quipe municipale devra composer composer avec une nouvelle urbanitĂ© humaine du cĂŽtĂ© de la Briquette.

Daniel Carlier

Cet article Il se passe « quelque chose Â» sur la Briquette Ă  Marly est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Un pont entre les langages au service de la justice

(HervĂ© Delplanque, avocat au barreau de Valenciennes et Stephanie Schwerter, allemande, autrice en français et en allemand, professeure sur Paris, mais surtout Ă  l’UniversitĂ© Polytechnique Hauts de France en licence de LittĂ©rature anglophone et en Master de Traductologie) 

Depuis un colloque, sur 3 jours, rĂ©ussi sur cette thĂ©matique au sein de l’UPHF en mars 2024, 90 intervenants, 27 nationalitĂ©s venus Ă  la demande de Stephanie Schwerter et HervĂ© Delplanque, l’idĂ©e a germĂ© entre les deux protagonistes de transformer l’essai Ă  travers un livre tĂ©moignage sur ce moment particulier.

Bien sĂ»r, cette rĂ©flexion linguistique et juridique repose sur un paramĂštre intangible dans notre Etat de Droit. « On ne peut pas remplacer la dimension humaine des dĂ©cisions de justice. Comme la dĂ©mocratie, c’est le moins mauvais des systĂšmes Â», entame HervĂ© Delplanque.

La traduction linguistique au plus prĂšs du Droit

Depuis le mythe biblique de la « Tour de Babel », les femmes et les hommes traversent les langages et les diffĂ©rences culturelles associĂ©es. Ce choc frontal se traduit dans les lieux de justice oĂč la traduction fine d’une langue par un interprĂšte est trĂšs complexe. De plus, le premier devoir dans la discipline de l’interprĂ©tariat est « de respecter l’éthique dans sa traduction, car il ne doit pas interprĂ©ter oĂč donner un sens que lui perçoit. La traduction doit ĂȘtre trĂšs fidĂšle au propos (du justiciable dans un tribunal) sans opinion personnelle. Bien sĂ»r, parfois, vous avez des dialectes plus difficiles Ă  traduire aux magistrats », explique Stephanie Schwerter. 

Mais la problĂ©matique ne s’arrĂȘte pas seulement Ă  la traduction, car si vous pensez que la rĂšgle de Droit est unique, l’histoire serait trop simple ! « Un dĂ©lit pĂ©nal chez nous peut ne pas l’ĂȘtre chez un ressortissant d’un autre pays rĂ©sident en France. LĂ , vous avez un fossĂ© culturel et un comportement diffĂ©rent face Ă  un fait  ! Â», commente HervĂ© Delplanque. 

Cette publication dĂ©crit cette ambivalence linguistique et culturelle face Ă  la rĂšgle de Droit, sans oublier des « tĂ©moignages concrets, des applications rĂ©elles dans notre quotidien avec des vrais gens. Ce livre est une photographie contemporaine, un Ă©tat des lieux, car la loi est la mĂȘme pour tous Â», poursuit l’avocat.

Publication pour toutes et tous

Compte tenu de la spĂ©cificitĂ© de la publication, il Ă©tait plus percutant de trouver un Ă©diteur rompu en la matiĂšre. «  C’est une maison d’édition situĂ©e Ă  Berlin. Cette derniĂšre est spĂ©cialisĂ©e dans les publications thĂ©matiques universitaires avec des couleurs spĂ©cifiques. Les lecteurs savent immĂ©diatement que le livre Ă  un contenu ciblĂ©. NĂ©anmoins (avec HervĂ© Delplanque), nous avons rĂ©digĂ© un livre accessible pour toutes les lectrices et tous les lecteurs. Ce livre n’est pas trop Ă©litiste, il est Ă©quilibrĂ© entre les participants Ă  cette publication Â», conclut la linguiste. 

Vous pouvez retrouver cette publication, outre les librairies physiques, sur https://www.amazon.com.be/Lincompr%C3%A9hension-culturelle-%C3%A0-l%C3%A9preuve-droit/dp/3732910717?language=fr_BE

Daniel Carlier

Cet article Un pont entre les langages au service de la justice est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(BASKET NF1) Face Ă  Francoville, Trith a construit sa victoire en 1Ăšre mi-temps

(La défense trithoise bien en place)

LA CO TRITH DEFINITIVEMENT MAINTENUE

A cinq  journĂ©es de la fin de l’exercice 2024-2025, la Concorde Olympique Trithoise est dĂ©finitivement maintenue et sera sur la ligne de dĂ©part de NF1 la saison prochaine (8e, 25 pts, 8 victoires, 9 dĂ©faites). Mal embarquĂ©es dĂšs l’ouverture du championnat en vendangeant leurs cinq premiĂšres rencontres, les Trithoises se sont reprises petit Ă  petit en soufflant le chaud et le froid. Mais mieux depuis le dĂ©but de l’annĂ©e  2025 en comptabilisant trois victoires en quatre rencontres, mise Ă  part leur sortie de route face Ă  La Glacerie le 22 fĂ©vrier dernier (dĂ©faite 55-100). Avant la derniĂšre ligne droite avec les rĂ©ceptions de Franconville et du leader Champagne Basket, et trois dĂ©placements au Centre FĂ©dĂ©ral, Calais et Bihorel, elles peuvent espĂ©rer aller chercher la 7e place occupĂ©e par Sceaux, alors que la sixiĂšme de Calais et La Glacerie sera  plus dĂ©licate Ă  se l’accaparer. Un classement quand mĂȘme pas en rapport avec l’équipe constituĂ©e et les ambitions de dĂ©but de saison, mais les alĂ©as du basket en ont dĂ©cidĂ© autrement.

FRANCONVILLE CANDIDAT A LA RELEGATION 

Camille Hirigoyen s’est encore bien battue sous les cercles

L’hĂŽte trithois de ce samedi soir n’est pas loti Ă  la mĂȘme enseigne. En effet si l’on considĂšre que le Stade Français semble condamnĂ©, Franconville est un candidat sĂ©rieux pour le second strapontin pour la NF2. Son seul adversaire direct est le BF Escaudain qui compte deux victoires de mieux, mais ne possĂšde pas le ranking. C’est dire qu’une victoire des protĂ©gĂ©es de la prĂ©sidente Monique StiĂ©venard, contre la formation du Val-d’Oise, allait rendre un fier service aux voisines Escaudinoises en dĂ©placement au Stade Français.

CLARA CAUSEUR MONTRE LE CHEMIN A SUIVRE

Pour cette rencontre la COT Ă©tait privĂ©e de Onayssa Sbahi malade. DĂšs le dĂ©but des hostilitĂ©s les Trithoises dĂ©montraient leurs ambitions en s’installant en tĂȘte dans le sillage de Clara Causeur qui faisait parler la foudre : 12-9 (6e). Plust l’imitait et Trith Ă©tait toujours sur le bon chemin auteur d’un 21-0 (10-9, 5e – 31-9 13e). En face le courage ne suffisait pas, la formation du Val-d’Oise Ă©tant Ă  la rue jusqu’au repos (50-23). De retour sur le parquet cette derniĂšre se montrait plus compĂ©titive avec une meilleure prĂ©sence sous les cercles. Du coup les Ă©quipiĂšres de TirĂ©ra n’arrivaient pas Ă  accentuer leur avance : 61-42 (27e), 73-46 (30e). Toujours ces 27 points d’avance Ă  l’aube de la derniĂšre pĂ©riode, il n’y avait aucune inquiĂ©tude pour les Lionnes, mĂȘme si Franconville empochait le dernier quart temps (15-20). Score final : 88-66.

Les réactions :

Meyia Tiréra a une nouvelle fois apporté son expérience, son métier

Yann Closson (coach de Franconville) : << Nous sommes passĂ©s Ă  travers en premiĂšre mi-temps, en montrant des lacunes en dĂ©fense et un manque de confiance. C’est dommage ! En deuxiĂšme mi-temps, nous avons mis ce qu’il fallait en montrant un tout autre visage, mais trop tard. >>

Clara Causeur (meneuse de la CO Trith) : << J’ai fait une bonne premiĂšre mi-temps, les paniers sont rentrĂ©s, mais c’est aussi grĂące Ă  l’équipe. On a rĂ©ussi Ă  jouĂ© ensemble, Ă  se trouver toutes. Ensuite, quand elles ont un peu revenues, nous avons maintenu notre concentration pour nous imposer. Je suis bien Ă  Trith, je me suis bien intĂ©grĂ©e dans l’équipe. Cela fait du bien d’avoir des victoires. >>

Vincent Verryser (coach de Trith) : << Un match facile, mais nous avons eu beaucoup de discipline et de rigueur car nous savions que Franconville allait venir avec le couteau entre les dents. SĂ©rieux, nous avons creusĂ© l’écart rapidement pour ĂȘtre serein et Ă©viter de se faire piĂ©ger. Je suis content, nous restons sur notre dynamique 2025, nous n’avons pas eu ce rendement en 2024 avec tous les dĂ©boires que nous avons engrangĂ©. Le groupe vit bien. >>

TRITH – FRANCONVILLE : 88-66  (20-9, 30-14, 23-23, 15-20)

Trith : Causeur : 19, Kapinga : 14,  Mahobah : 9, Plust : 11, TirĂ©ra : 4 , Niang : 15, Bakabadio : 8, Hirigoyen : 8.

Franconville :  Behey 5, Thiaw 13, Milandu 2, ThiĂ©bac 10, Elbakkouch 14, Dos Sanatos 4, Diaby 3, TraorĂ© 14, Diallo 1.

Olivia et Robert Place

Cet article (BASKET NF1) Face Ă  Francoville, Trith a construit sa victoire en 1Ăšre mi-temps est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(Saint-Amand) Fabien Roussel Ă  l’épreuve de son 1er dĂ©bat budgĂ©taire

On peut noter un fait politique dĂšs le dĂ©marrage de ce Conseil municipal au sein de la citĂ© thermale. En effet, l’ancien maire avait annoncĂ© sa prĂ©sence, comme simple conseiller, aux prochains conseils municipaux. A ce titre, on se demandait comment pouvait se passer cet exercice avec un nouveau maire, une figure politique nationale, et son prĂ©dĂ©cesseur charismatique dans le mĂȘme hĂ©micycle. Alain Bocquet a tranchĂ© le sujet en ne venant pas Ă  cet exercice budgĂ©taire, c’est une sage dĂ©cision !

Fabien Roussel : « Nous avons voulu tenir compte de ce qui a Ă©tĂ© dit, rĂ©clamĂ©, proposĂ© par la population. Â»

Dan son allocution liminaire, le maire rappelle un contexte international guerrier dont l’impact est Ă©vident sur les budgets des nations
 quoi qu’il en coĂ»te aux certitudes politiques, et un effet direct sur les communes, « car notre ville ne vit Ă©videmment en vase clos. Â»

Bien sĂ»r, Fabien Roussel regrette la ligne politique choisie par le Gouvernement de François Bayrou et son attaque en rĂšgle sur les budgets des collectivitĂ©s territoriales. « Il est toujours important de le rappeler, les collectivitĂ©s (publiques) ne reprĂ©sentent que 8% de la dette publique. Â»

12 millions d’euros d’investissement

Concernant les marges de manoeuvre de la collectivitĂ© locale, elle subit comme les autres une baisse des dotations de l’Etat, recettes fiscales, subventions et par suite doit s’adapter. 

MalgrĂ© cette contrainte budgĂ©taire pour les collectivitĂ©s locales, par ailleurs de plus en plus sous perfusion Ă©tatique, le maire annonce qu’il ne ralentira pas l’investissement en 2025, soit 12 millions d’euros d’investissement. Une donnĂ©e brute Ăąprement dĂ©battue dans l’hĂ©micycle. Ce chiffre englobe les dĂ©penses d’équipements et le remboursement en capital des emprunts pour 2,76 millions d’euros. Toutefois, l’adjointe aux finances prĂ©cise : « Certes, nous faisons un emprunt de 2,5 millions d’euros, mais nous remboursons 2,5 millions d’euros (intĂ©rĂȘts + capital) Â», prĂ©cise Sylvie Wiart, l’adjointe aux finances afin de rĂ©pondre Ă  Eric Renaud jugeant «  en trompe l’oeil Â» ce montant de 12 millions d’euros.

Bien sĂ»r, le pourquoi faire demeure l’essentiel pour les Amandinois ! C’est pourquoi, l’adjointe aux finances a dĂ©clinĂ© les projets. Bien sĂ»r, l’achĂšvement prochain du Parc de la Scarpe, un vĂ©ritable poumon pour le cadre de vie en centre-ville, la rĂ©alisation en 2025 de trois cours de Padel « financĂ©s Ă  60% par l’ANS », prĂ©cise CĂ©cile Grasso. Cette pratique sportive connaĂźt un dĂ©veloppement exponentielle en France, un peu au dĂ©triment du tennis, mais il faut rĂ©pondre Ă  l’attente des futurs pratiquants. Ensuite, le passage en LED d’une partie de l’éclairage public, le vivre ensemble Ă  travers la culture, le sport, et l’entretien des Ă©tablissements scolaires. 

Dans son propos introductif, le maire a soulignĂ© que les rĂ©unions de quartier sur le budget 2025 ont conduit Ă  amodier le budget initial. Â« Nous avons voulu tenir compte de ce qui a Ă©tĂ© dit, rĂ©clamĂ©, proposĂ© par la population Â», poursuit le maire. Dans la suite logique commune Ă  toutes les collectivitĂ©s locales de France, la demande populaire veut des voiries et des trottoirs de qualitĂ© : « C’est pourquoi, nous allons investir en 2025 dans les voiries, les trottoirs, et les parkings la somme de 2,4 millions d’euros. Â» Le sujet du parking, nous y reviendrons, car un projet est source de frictions (Projet M-La Filature) !

Pour l’opposition, Eric Renaud soutient que 12 millions d’euros d’investissement affichĂ©s est « une farce ! Nous continuons Ă  vivre une situation financiĂšre dĂ©gradĂ©e. Bien sĂ»r, il y a des explications exogĂšnes, mais j’ai demandĂ© un audit en novembre 2024 Ă  la Chambre rĂ©gionale des Comptes. D’ailleurs, comme l’annĂ©e derniĂšre, vous devez rĂ©aliser un emprunt de 2,5 millions d’euros pour Ă©quilibrer le budget municipal. Enfin, je maintiens que le coĂ»t du pont (devant la Tour abbatiale) laisse un dĂ©ficit de prĂšs de 2 millions d’euros pour la commune.» Pour Eric Castelain, plus ciselĂ©, le commentaire n’est pas moins tendre : « AprĂšs 4,8 millions d’euros de dĂ©penses d’équipement en 2024, le chiffre de 7,9 millions d’euros en 2025 de dĂ©penses d’équipement avancĂ©, je n’y crois pas beaucoup ! Et comme d’habitude, l’Etat est l’unique responsable de tous nos malheurs. »

Un parking de 200 places en question que « n’M Â» pas tout le monde

Face au questionnement d’Eric Renaud, Patrick Dufour a dĂ©clinĂ© une liste Ă  la PrĂ©vert oĂč des poches de stationnement seront amĂ©liorĂ©es, voire rĂ©alisĂ©es ex nihilo. Jusque lĂ , tout le monde applaudit
 quand Eric Renaud s’interroge tout haut : « Rassurez-moi, vous parlez bien de stationnement, de places de stationnement publics ici et lĂ  dans la ville, mais pas d’un parking de 200 places pour le Projet « M Â». Certes, nous pourrions vendre une parcelle de terrain pour que les investisseurs rĂ©alise leur parking pour la clientĂšle, mais pas
 ! » Patrick Dufour, visiblement avait oubliĂ© (volontairement ou pas) ce dernier dans les investissements, dits parkings, prĂ©vus en 2025 : « Oui, en 2025, le projet M va rĂ©aliser son parking pour ses 60 salariĂ©s, mais nous rĂ©alisons un parking public (donc pour tous les usagers) de 200 places aux abords du projet M. » 

Pour remettre l’église Saint-Martin au milieu du village, une ancienne friche depuis des dĂ©cennies voit un projet privĂ© XXL, ludique et unique sur le Valenciennois, voire au delĂ , se projeter sur la citĂ© thermale. Si le seul coup de pouce de la municipalitĂ© est de rĂ©aliser un parking de 200 places, c’est peanuts ! A un moment donnĂ©, alors que l’ensemble des Ă©lus de l’hĂ©micycle a encensĂ© ce dossier Ă  sa prĂ©sentation, le sujet est venu sur la table sans hypocrisie avec clairement un essai Ă  transformer par la mairie. En clair, ceux qui sont contre cette installation lĂšve le doigt, point barre ! https://www.va-infos.fr/2024/11/29/saint-amand-m-beaucoup-son-futur-pole-de-loisirs-multi-activites/

La TEOM 2021, toujours d’actualitĂ©

Le fameux remboursement de la TEOM 2021 aux contribuables de La Porte du Hainaut, suite Ă  une dĂ©cision du Tribunal administratif de Lille, pour dĂ©faut d’informations des Ă©lus communautaires, mais pas sur l’existence de la TEOM, est au coeur de Conseil municipal. Fabien Roussel regrette que « malgrĂ© une taxe de 2,4 millions d’euros payĂ©e en 2021 par les Amandinois, la Porte du Hainaut nous rembourse de 821 000 euros sous la forme d’une subvention dite Booster de 10 millions d’euros pour l’ensemble des communes. Â» Cette somme provient d’une reprise de fonds publics, mis en provision compte tenu d’un contentieux existant sur la TEOM 2021, de 16 millions d’euros.

Le sujet pour la commune est le moyen lĂ©gal de rembourser les Amandinois ? Eric Renaud propose une ristourne sur la Taxe FonciĂšre 2025. Eric Castelain trouve Ă©trange « cette proposition de baisse de la Taxe FonciĂšre pouvant bĂ©nĂ©ficier Ă  des grosses entreprises non contributrices Ă  la TEOM* ». A cet effet, l’édile a demandĂ© aux services de la Sous-PrĂ©fecture la possibilitĂ© de rembourser sur la feuille d’impĂŽt prĂ©sentĂ©e.. « Notre dĂ©libĂ©ration ne passerait pas le contrĂŽle de la lĂ©galitĂ©, elle serait entachĂ©e d’illĂ©galitĂ©. Â» Eric Renaud rĂ©pond tout de go : « La PrĂ©fecture m’a indiquĂ© la mĂȘme chose pour mon action contre la TEOM 2021 et j’ai gagnĂ© ! Â»

En conclusion, le maire veut une opĂ©ration blanche pour la ville et de fait de rĂ©investir dans l’économie locale cette somme de 821 000 euros, par exemple via un chĂšque Ă  dĂ©penser chez les commerçants locaux. « La commission aux finances doit nous prĂ©senter une solution pour le vote du budget (10 avril) Â», conclut-il.

Les caméras de surveillance en question

Autre point trĂšs dĂ©battu, l’installation de camĂ©ras de vidĂ©o surveillance pour 600 000 euros fait partie de cette rĂ©ponse locale. A cet effet, Patrick Dufour explique cet investissement, mais admet que les camĂ©ras de vidĂ©o-surveillance ne seront pas supervisĂ©es par un ou des agents assermentĂ©s : « Nous sommes en discussion avec le Commissariat de Police afin que les forces de l’ordre puissent se connecter aux camĂ©ras. Bien sĂ»r, sur rĂ©quisition, les images seront fournies pour permettre l’élucidation d’un dĂ©lit. Â»

Evidemment, l’opposition, Eric Renaud, Eric Castelain comme G.Florquin sont favorables Ă  cette installation de camĂ©ras de vidĂ©os surveillance, mais « seule la flagrance est importante, sinon vous investissez 600 000 euros pour rien Â», tance Eric Renaud. Fabien Roussel rĂ©pond que « la mobilisation d’une Ă©quipe pour superviser un Centre de Surveillance coĂ»te un bras. Â» 

AprĂšs cette bataille de chiffres, Fabien Roussel prend un malin plaisir Ă  souligner son entrevue du jour avec le nouveau Sous-PrĂ©fet de Valenciennes, dont le CV aux finances publiques est assez consĂ©quent, lui indiquant « les bons ratios de la ville, sains et Ă©quilibrĂ©s. Il ne voit aucun problĂšme avec les finances de la ville. Â» https://www.va-infos.fr/2025/03/05/stephane-costaglioli-en-facilitateur-raisonnable/. C’est irrĂ©futable et de la mĂȘme maniĂšre, une ville comme Aulnoy-lez-Valenciennes dont Patrick Dufour a visitĂ© le « CSU », avec 7 000 habitants, a les moyens de se payer une Police Municipale et un CSU avec les moyens humains pour sa politique de tranquillitĂ© publique. On peut aussi citer Marly, malgrĂ© un rapport de la CRC cataclysmique en novembre 2019, et aujourd’hui en prĂ©paration pour lancer son CSU avec les Ă©quipes associĂ©es. En rĂ©sumĂ©, comment est-il possible qu’une commune comme Saint-Amand-les-Eaux, avec 17 000 habitants, dotĂ©e d’un droit au litre embouteillĂ© plus un droit de jeton, n’a pas les moyens de s’équiper en moyens humains derriĂšre les camĂ©ras ? C’est en fait la seule question, elle ne concerne pas les ratios qui ne sont pas en chiffres inquiĂ©tants, mais un questionnement sur les choix politiques sur le temps long. Et en 2025, vous avez une recrudescence de cambriolage et d’atteinte aux personnes sur le Valenciennois, notamment sur la citĂ© thermale, cherchez l’erreur de gestion et la place dans les choix politiques accordĂ©s Ă  la tranquillitĂ© publique. C’est lĂ  que vous avez l’explication de la victoire de G.Florquin sur Fabien Roussel en juin 2024
 mĂȘme sur Saint-Amand-les-Eaux !

Comme la cĂ©lĂšbre phrase de Friedrich Engels, souvent reprise par l’ancien maire, « la preuve du pudding est qu’il se mange Â» s’applique totalement en l’espĂšce. 

Daniel Carlier

* Et par suite, un remboursement d’une TEOM que les entreprises n’auraient pas payĂ© au prĂ©alable. En effet, ces derniĂšres payent un prestataire privĂ© pour effectuer la collecte de leurs dĂ©chets. Cette remarque ne concerne pas les commerçants-artisans qui, pour leur part, payent la TEOM.

Cet article (Saint-Amand) Fabien Roussel Ă  l’épreuve de son 1er dĂ©bat budgĂ©taire est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(Transvilles) RĂ©duire la fraude, un enjeu Ă©conomique et citoyen !

(Visuel jeunes du Lycée Jean-Paul 2 de Denain)

StĂ©phanie Dumoulin : « Valider un titre de transport doit (re)devenir la norme. Â»

Quel est l’état des lieux en matiĂšre de fraude dans les transports publics du Valenciennois ? En effet, en 2023, donc dĂšs la 1Ăšre annĂ©e de sa prise de rĂ©seau par KEOLIS, l’exploitant a fait rĂ©aliser une enquĂȘte. « Nous sommes Ă  19,3% d’absence d’achats d’un titre de transport ou de non validation de celui-ci en voyageant. L’idĂ©al serait entre 8 et 9%
.! Â», commente StĂ©phanie Dumoulin, la Directrice Marketing, MobilitĂ©s et Voyageurs chez Transvilles.

Evidemment, ce phĂ©nomĂšne n’est pas spĂ©cifique au Valenciennois, car la Covid Ă  travers une habitude de gratuitĂ© totale a gĂ©nĂ©rĂ© des mauvaises habitudes, mais qu’elle est la tendance ailleurs ? « Nous Ă©tions autour de 14% en 2019 (selon l’enquĂȘte rĂ©alisĂ©e par la RATP Dev). En moyenne nationale, le taux de fraude oscille entre 10 et 11% sur les rĂ©seaux ouverts* », poursuit-elle.

Multiples facteurs

Bien sĂ»r, la fraude pure et simple (si vous ĂȘtes ĂągĂ© de plus de 25 ans) avec une absence d’achat de titre de transport, un oubli de validation d’un ticket oĂč l’usager essaye de voyager plusieurs fois avec un seul ticket, voire l’oubli de validation d’un abonnement Ă  chaque voyage qui n’est pas neutre non plus. « Bien sĂ»r, l’amende est plus rĂ©duite, mais la non validation de votre abonnement est prĂ©judiciable, car il constitue un instrument de mesure afin de rĂ©pondre aux besoins sur un trajet prĂ©cis Â», ajoute StĂ©phanie Dumoulin.

Ensuite, il n’existe pas de profil type du fraudeur au titre de transport. « Les raisons sont multiples, pas le temps, pas de monnaie, un phĂ©nomĂšne pour lequel nous avons lancĂ© le « Pass CB Â». Ce moyen de paiement par CB connaĂźt un vĂ©ritable succĂšs, 7 000 validations en janvier et plus encore en fĂ©vrier, c’est trĂšs pratique. Ensuite, nous entendons aussi l’incomprĂ©hension d’une navette gratuite et des autres moyens de transports payants », dĂ©clare la responsable Marketing.

Les « Supers Â» en action pour lutter contre la fraude

Depuis l’arrivĂ©e en 2023 du nouvel opĂ©rateur privĂ©, KEOLIS aprĂšs avoir remportĂ© l’appel d’offre fin 2022, l’effectif dĂ©diĂ© Ă  cette opĂ©ration a Ă©tĂ© musclĂ©. En 2025, l’équipe en charge au contrĂŽle comprend 22 agents aujourd’hui, soit 4 de plus que sous l’ancienne exploitation. 

Ensuite, des initiatives d’accompagnement de ces agents par un jeune public s’organisent au fil de l’eau. Par exemple, avec le LycĂ©e Jean-Paul 2 Ă  Denain, l’opĂ©ration « Tous au contrĂŽle Â» permet Ă  des lycĂ©ens d’accompagner les agents de Transvilles durant cette opĂ©ration. Evidemment, ces jeunes apprenants ne contrĂŽlent pas, mais sont en costume Transvilles oĂč l’effet masse est sans aucun doute impressionnant pour les voyageurs dans l’attente d’un transport. C’est de la dissuasion indirecte intelligente. 

Enfin, outre une simplification rĂ©alisĂ©e de la billettique nĂ©cessaire, un autre objectif est en ligne de mire, la prise de conscience par les usagers de l’utilitĂ© de paiement son titre de transport. C’est pourquoi, Transvilles dĂ©cline une opĂ©ration, avec une approche humoristique et pas stigmatisante, afin de sensibiliser tous les publics concernĂ©s. Des « Supers hĂ©ros » accompagnants les utilisateurs vont vous aider Ă  trouver le valideur, vous munir d’un titre de transport, et  transformer des fraudeurs, occasionnels ou rĂ©currents, en clients. 

En conclusion, il est indispensable que le taux de fraude connaisse une diminution importante, car chaque absence de titre de transport est tout simplement un vol d’argent public compte tenu que le SIMOUV, et les intercommunalitĂ©s, soutiennent l’opĂ©rateur privĂ© Ă  travers une taxe sur les entreprises (Versement Transport) et des impĂŽts des contribuables au bout du bout. La conscience collective, voilĂ  le « Super » dĂ©fi Ă  relever avec une ligne d’arrivĂ©e tangible :« Valider un titre de transport doit (re)devenir la norme», conclut StĂ©phanie Dumoulin.

Daniel Carlier

* Un rĂ©seau de voyageurs ouvert n’a pas de barriĂšre d’entrĂ©e comme pour un MĂ©tro oĂč vous devez valider votre accĂšs Ă  des portiques

Cet article (Transvilles) RĂ©duire la fraude, un enjeu Ă©conomique et citoyen ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Le LAMIH fĂȘte ses 30 ans de recherche fondamentale sur la mobilitĂ© & le handicap

Antoine Petit : « Notre seule question au CNRS est que le LAMIH soit au meilleur niveau international Â»

Cette cĂ©rĂ©monie d’anniversaire s’est dĂ©roulĂ©e au sein de la CitĂ© des CongrĂšs, sur Anzin, oĂč les enseignants-chercheurs, les anciens Doctorants, les Ă©lus et les officiels ont marquĂ© ce moment avec une exposition et des discours.

3 anciens Directeurs et l’actuel du LAMIH

Logiquement, il faut rembobiner le film, car cette tranche de vie 1994-2024 a dĂ©butĂ© sous la Direction de J.C AnguĂ© pendant deux ans, puis J.Oudin jusqu’en 2000, 2005-2010 avec E.Markiewicz, toujours vice-prĂ©sident Ă  la recherche, oĂč le LAMIH est associĂ© Ă  I-Trans avec l’inauguration d’un 1er bĂątiment dĂ©diĂ© (Jonas), puis l’intĂ©gration en 2013 du CISIT (2010-2020), et depuis 2020 par Laurent Dubar avec l’arrivĂ©e de l’INSA Hauts de France. C’est une Ă©tape dĂ©cisive pour l’UPHF, car « l’INSA sur le site de l’UPHF permet un meilleur recrutement des futurs Doctorants Â», prĂ©cise le Directeur.

Evidemment, Abdelhakim Artiba rĂ©sume une vie agitĂ©e, crĂ©ative et rĂ©siliente, d’un laboratoire dĂ©diĂ© Ă  la recherche. Bien sĂ»r, les anecdotes ne manquent pas et le PrĂ©sident de l’UPHF rĂ©sume avec finesse cette vie bouillonnante.

Le PrĂ©sident de l’UPHF et le PDG du CNRS inaugure l’exposition du LAMIH

Ensuite, il faut mettre en exergue la ligne de recherche du LAMIH depuis 30 ans, sa spĂ©cialitĂ© transverse sur la mobilitĂ© et le handicap est reconnue en France et au delĂ . La ConseillĂšre rĂ©gionale E.Gondy a rappelĂ© le soutien indĂ©fectible de la RĂ©gion Ă  la recherche fondamentale : « Le LAMIH joue un rĂŽle clĂ© et d’excellence dans le dĂ©veloppement scientifique et dĂ©fend les valeurs des Hauts de France. Â» 

DerriĂšre ce discours, le PDG du CNRS prend la parole et tient Ă  cranter le rĂŽle du LAMIH. En conclusion, il rappelle le destin scientifique d’un laboratoire
 : « La recherche fondamentale est au service de la sociĂ©tĂ©. Â» Ensuite, le rĂŽle de ce laboratoire sur le site du Mont Houy est parfaitement identifiĂ©. Antoine Petit le connaĂźt bien : « Peu importe que le LAMIH soit dans l’excellence rĂ©gionale, notre seule question au CNRS est que le LAMIH soit au meilleur niveau international. Certes, je ne connais pas les 860 laboratoires, mais le LAMIH n’est pas inconnu, loin de lĂ . Certes, nous ne proposons que 3% des permanents, mais il y a de la concurrence, mais le CNRS fait partie de la vie du LAMIH. Son sujet est la mobilitĂ© du quotidien, il travaille beaucoup sur l’assistance Ă  la conduite plutĂŽt que l’illusoire vĂ©hicule complĂštement automatique. Â»

Des témoignages motivants

Exposition des axes de recherche du LAMIH

Enfin, il n’est pas possible de parler du LAMIH sans Ă©voquer sa notoriĂ©tĂ© internationale, en Europe, et notamment en ce moment un partage appuyĂ© avec l’UniversitĂ© de Poznan en Pologne au sein du Groupe Eunice (10 universitĂ©s europĂ©enne), au Canada, au Maroc Ă  travers l’universitĂ© Mohamed VI, et sans oublier la coopĂ©ration transfrontaliĂšre avec l’UniversitĂ© de Mons en Belgique.

Suite Ă  cette cĂ©rĂ©monie protocolaire, des anciens Doctorants ont tĂ©moignĂ© de leurs parcours de haute volĂ©e comme Abdallah Asse, aujourd’hui PDG de l’entreprise Prosyst. « A l’époque, la relation travail et recherche n’existait pas. J’ai crĂ©Ă© mon entreprise sur la thĂ©matique de l’automaticitĂ©. Nos clients sont Renault, Stellantis, Naval Group, la SNCF, Schneider, Siemens et des travaux trĂšs divers  comme sur le porte-avions Charles de Gaulle et la Tour Eiffel Â», commente le chef d’entreprise. 

Pour sa part, Julien Richert travaille depuis son doctorat au LAMIH au sein de l’entreprise Mercedes-Benz. « Notre objectif est d’amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© des passagers et du conducteur. Dans le monde, il y a encore 1,2 millions de morts chaque annĂ©e. Â» Ces explications sur les nouveautĂ©s technologiques montrent des avancĂ©es trĂšs innovantes « oĂč nous travaillons sur des dispositifs dans l’habitacle dĂ©clenchĂ©s avant mĂȘme l’impact d’un autre vĂ©hicule. Â»

Ensuite, Colombe HĂ©rault sur les tendances numĂ©riques 2025
 Ă©bouriffantes devant nous et enfin StĂ©phane Armand sur l’axe santĂ©.

Daniel Carlier

Cet article Le LAMIH fĂȘte ses 30 ans de recherche fondamentale sur la mobilitĂ© & le handicap est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

EuropĂ©ennes 2024, Municipales 2026
 impact maximum sur le paysage politique français !

On le subodorait dĂšs septembre 2023, cette Ă©lection europĂ©enne en juin 2024 allait s’inscrire dans un autre moment politique que la participation frileuse des Ă©lectrices et des Ă©lecteurs. En effet, les rĂ©sultats habituellement dĂ©connectĂ©s de l’élection reine, conjuguĂ©e avec les lĂ©gislatives, devaient cranter l’impact sur les partis politiques tant le climat Ă©tait tendu https://www.va-infos.fr/2023/11/07/election-europeenne-2024-un-suffrage-politique-enfin-de-premier-plan/ Evidemment, cette prĂ©diction assez basique n’avait pas anticipĂ© une dissolution encore Ă©nigmatique dans l’esprit des Françaises et des Français, mĂȘme les EurodĂ©putĂ©s sortants et aguerris n’y pensaient pas une seconde
 https://www.va-infos.fr/2024/05/10/dominique-riquet-une-aventure-europeenne-utile-2009-2024/ !

Et bis repetita, car ces prochaines Ă©lections municipales en mars 2026 pourraient Ă©galement dessiner les contours de la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle. LĂ  Ă©galement nous sommes dans l’inĂ©dit, car les gouvernances locales sont rarement un baromĂštre de l’état de santĂ© nationale d’une formation politique, tout au plus des villes comme Paris, Lyon, Marseille
 !

La gauche se prĂ©pare un « Verdun Â» de proximitĂ©

Inutile de revenir sur le vote du Budget de l’Etat et de la SĂ©curitĂ© Sociale oĂč le Parti socialiste et La France Insoumise ont choisi des orientations radicalement diffĂ©rentes. Cette rupture marquĂ©e va s’imprimer dans les candidatures de gauche pour les prochaines municipales, mĂȘme si certaines coalitions du Nouveau Front Populaire resteront en local, mais il ne fait aucun doute que la bataille (politique) a dĂ©marrĂ© pour 2026 et les Ă©chĂ©ances probables en 2027. 

Face Ă  cet Ă©cartĂšlement, le parti « Les Ecologistes Â» n’a pas le choix de coller aux choix politiques du parti LFI. Sans son appui, la kyrielle de communes remportĂ©es au second tour des municipales 2020, voire l’ensemble du Groupe parlementaire de l’AssemblĂ©e nationale, disparaĂźt purement et simplement de l’échiquier politique. 

Pour sa part, le PCF est dans une situation diffĂ©rente. Pour les municipales, le Parti Communiste Français dĂ©tient encore quelques bastions Ă©lectoraux comme maire oĂč LFI est moins implantĂ©e que dans les grandes villes. Par contre, pour les LĂ©gislatives, une candidature LFI face au PCF serait comme vĂ©cu comme un baiser de la mort
 !

Enfin, pour compliquer le tout, la position « Poutienne Â» de longue date et anti amĂ©ricaine connaĂźt son apogĂ©e chez La France Insoumise oĂč son leader campe sur ses positions historiques. De son cĂŽtĂ©, le PCF demeure plutĂŽt « Pro Russe Â» Ă  bas bruit, ce qui est diffĂ©rent de « Poutinien Â», et se rĂ©fugie invariablement derriĂšre le drapeau de la paix quoi qu’il en coĂ»te Ă  l’Ukraine, pas leur sujet. 

De l’autre, le PS et Les Ecologistes, les deux formations politiques de gauche pro-europĂ©ennes sont positionnĂ©es en faveur de l’Ukraine et contre l’agresseur, la Russie
 , trĂšs compliquĂ© de prendre l’ascenseur ensemble !

La minoritĂ© prĂ©sidentielle, la fin d’une Ăšre politique 

L’ancien plus jeune Premier ministre de la 5Ăšme RĂ©publique, Gabriel Attal, essaye de trouver une place dans le liste plĂ©thorique des candidats putatifs Ă  la PrĂ©sidence de la RĂ©publique. C’est pourquoi, le PrĂ©sident du Groupe Renaissance Ă  l’AssemblĂ©e nationale prend des initiatives, parfois habilement, pour fĂ©dĂ©rer au delĂ  de son camp politique. Pour autant, le parti de la minoritĂ© prĂ©sidentielle pourra-t-il exister aprĂšs la fin du mandat d’Emmanuel Macron ? C’est peu probable !

Dans cette majoritĂ©, le Modem dont le leader charismatique François Bayrou est Premier ministre recherche une nouvelle dimension politique. Certes, sa mission de faire voter les deux budgets indispensables Ă  la vie de la RĂ©publique est accomplie. NĂ©anmoins, ses plus fidĂšles sympathisants sont parfois dĂ©routĂ©s par ses prises de positions politiques. LĂ , Ă©galement, le Modem joue peut-ĂȘtre sa derniĂšre valse sauf alliance de circonstances pour les municipales et lĂ©gislatives. La seule bonne question est simple pour les Ă©lectrices et les Ă©lecteurs, que partage le Modem,  hors politique europĂ©enne, avec la minoritĂ© prĂ©sidentielle ?

Enfin, le parti « Horizons Â» est liĂ© totalement Ă  son leader, ex Premier ministre et maire de la commune du Havre, et le moins que l’on puisse dire est que ce dernier est parti seul dans la course Ă  la PrĂ©sidentielle. Tout lien avec la minoritĂ© prĂ©sidentielle, voire le Modem, devient de plus en plus lunaire compte tenu des grandes lignes politiques dĂ©jĂ  affichĂ©es
 !

Les Républicains se préparent à un Koh-Lanta local

Fort d’un score monstrueux le dimanche 15 mars 2020, grĂące Ă  la participation famĂ©lique au 1er tour de l’élection municipale, trĂšs favorable aux sortants face Ă  la pandĂ©mie en approche, le parti « Les RĂ©publicains Â» joue son implantation dans tous les territoires. Tous les rĂ©sultats des derniĂšres Ă©lections indiquent que la correction sera violente et que cette anomalie 2020, compte tenu du poids politique de l’ancien parti prĂ©sidentiel, sera plus en phase avec une absence totale d’idĂ©es structurantes politiques. Le meilleur exemple, parmi tant tant tant d’autres, et le soutien d’une candidate Ă  la PrĂ©sidentielle pour la retraite Ă  65 ans et de la mĂȘme maniĂšre vent debout contre la rĂ©forme des retraites Ă  64 ans ! Fin de la l’histoire


Concernant, la PrĂ©sidentielle, le retour de la « droite la plus bĂȘte de monde Â» devient une rĂ©alitĂ© Ă  chaque semaine qui passe, Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau, Xavier Bertrand sont dĂ©jĂ  dĂ©clarĂ©s, sans oublier GĂ©rald Darmanin, ex « Les RĂ©publicains Â» Ă©galement sur la ligne de dĂ©part, et la liste officieuse est sans doute encore plus longue !

31 mars 2025, attente fébrile pour Marine Le Pen, mais pas pour tout le monde au RN


ComplĂštement Ă  la rue sur le conflit Ukraine/Russie, ne sachant pas quelle attitude adoptĂ©e, pas trop Pro-Poutine un jour, pas trop Pro-Ukraine de l’autre, en critiquant doucement Donal Trump, cet atermoiement politique est Ă  l’image de la confĂ©rence de presse de Marine Le Pen sur l’international en 2022, pour le second tour malgrĂ© une campagne de 1er tour trĂšs rĂ©ussie. Qui imagine la leader du RN dans ces rĂ©unions internationales avec une ligne cohĂ©rente ?

Ensuite, Marine Le Pen attend la rĂ©sultat du Tribunal correctionnel dans le dossier des emplois, prĂ©sumĂ©s fictifs, au Parlement EuropĂ©en. Certes, deux questions de constitutionnalitĂ©, les fameuses QPC de M.DebrĂ©, sont Ă  l’étude par le Conseil constitutionnel avec un rĂ©sultat le 27 ou 28 mars. Les spĂ©cialistes sous-entendent que le rĂ©sultat n’aura aucun effet sur la dĂ©cision.

ConcrĂštement, la dĂ©cision du Tribunal le 31 mars prochain oĂč le seul rendu de l’inĂ©ligibilitĂ© de Marine Le Pen, avec une exĂ©cution immĂ©diate conformĂ©ment Ă  la loi Sapin de 2016, sera scrutĂ© par la PrĂ©sidente du Groupe RN de l’AssemblĂ©e nationale. Si cette derniĂšre est logiquement fĂ©brile, les larmes de crocodile de Jordan Bardella, pourtant de la famille de Marine Le Pen, pourraient ĂȘtre de courte durĂ©e. Sa notoriĂ©tĂ©, constatĂ©e lors d’une dĂ©dicace rĂ©cente Ă  Valenciennes, est indĂ©niable et pourrait le pousser Ă  abattre sa carte personnelle aprĂšs une pĂ©riode de deuil (politique) de circonstance avec quelques diatribes pour sauver l’honneur de Marine Le Pen. De plus, si vous ajoutez la figure politique la plus cohĂ©rente de l’extrĂȘme droite, sur le fond politique partagĂ© ou pas, Marion Marechal dont l’invitation en IsraĂ«l avec Jordan Bardella prĂ©figure, peut-ĂȘtre, d’un ticket d’une jeunesse improbable et dĂ©tonnant pour la PrĂ©sidentielle 2027. En rĂ©sumĂ©, sauf pour la caciques politiques trĂšs proches de Marine Le Pen, d’autres prient pour que la leader du RN soit Ă©cartĂ©e de la course Ă  la PrĂ©sidentielle pour enfin exploser le plafond de verre.

ReconquĂȘte, un rĂ©sultat local tangible ou extinction prochaine 

Pour le parti d’Eric Zemmour, aprĂšs la claque politique de la PrĂ©sidentielle 2022, malgrĂ© un dĂ©marrage stratosphĂ©rique, ce parti de la Droite radicale doit rebondir pour les Municipales 2026 afin d’exister sur les territoires. Tout Ă©chec dans l’implantation d’élus dans l’opposition, voire d’un gain de quelques collectivitĂ©s locales, serait rĂ©dhibitoire pour la suite. C’est pourquoi, l’hypothĂšse d’un lien dans l’union des droites Ă  travers le retour de Marion MarĂ©chal au premier plan n’est pas incongrue, mĂȘme si son dĂ©part a Ă©tĂ© trĂšs trĂšs mal vĂ©cu par les militants. Par suite, l’objectif d’une candidature unique Ă  travers un ticket RN/ReconquĂȘte passe aussi par la case du 31 mars 2025
 !

Daniel Carlier

Cet article EuropĂ©ennes 2024, Municipales 2026
 impact maximum sur le paysage politique français ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(Hand) Ophélie Tonds, la gardienne amandinoise, a écoeuré les Parisiennes

(La défense des Louves a été trÚs longtemps intraitable)

(St Amand – Paris 92) ST AMAND TOUJOURS A LA TRAINE AVANT CE MATCH

MalgrĂ© sa belle et encourageante victoire Ă  Dijon (26-30) lors de la quinziĂšme journĂ©e le Saint Amand Handball Porte du Hainaut est toujours en position dĂ©licate Ă  la quatorziĂšme et derniĂšre place avec 20 pts, de cette Ligue Butagaz Energie. A sa dĂ©charge, il y a une rencontre de moins de jouĂ©, Ă  Plan de Cuques qui sera disputĂ©e plus tard. 

UN BON COUP A JOUER

ClĂ©ment Petit, ici en discussion avec la prĂ©sidente Sophie Palisse, a pris ses fonctions d’adjoint

Dans cette seiziĂšme journĂ©e, les Louves avaient  l’occasion de confirmer leur succĂšs en CĂŽte d’Or avec la venue de Paris 92 (8e, 26 pts). Une formation chez qui elles s’étaient inclinĂ©es 26-23 lors du match aller. Il y avait donc de la revanche dans l’air. D’autant qu’une victoire allait ĂȘtre trĂšs apprĂ©ciable au plan comptable puisque Toulon a Ă©tĂ© mangĂ© sur son parquet, vendredi soir, par l’ogre messin 16-33, et que MĂ©rignac a mordu la poussiĂšre cet aprĂšs midi Ă  Plan de Cuques (36-33)

CLEMENT PETIT REJOINT LE STAFF AMANDINOIS

ClĂ©ment Petit vient de s’engager avec le club amandinois oĂč il va occuper le poste d’entraĂźneur adjoint de Edina Borsos, mais aussi il sera le responsable du centre de formation pour les prochaines saisons. Ancien entraĂźneur de la rĂ©serve de Brest jusqu’en 2020, il a ensuite dirigĂ© Sambre-Avesnois pendant quatre saisons avant de rejoindre le Gloria Buzau en Roumanie en tant qu’adjoint de Pablo Morel. Outre son parcours en club il est Ă©galement sĂ©lectionneur de l’équipe Nationale fĂ©minine Belge.

ON PARLE DEJA DE LA SAISON PROCHAINE

Alors que St Amand ne sait toujours pas Ă  quel niveau il Ă©voluera la saison prochaine, il vient dĂ©jĂ  d’officialiser le dĂ©part de MaĂ«lle Faynel Ă  l’issue de la saison 2024-2025. AprĂšs deux ans et demi passĂ©s dans la citĂ© thermale elle s’engage dans un nouveau projet dĂšs la saison a venir : << Je remercie tous ceux que j’ai rencontrĂ©s ici, ça Ă©tĂ© un plaisir de passer ces deux annĂ©es et demie avec vous. La saison n’est pas terminĂ©e j’ai encore la chance de pouvoir jouer des matchs Ă  vos cĂŽtĂ©s. On m’avait parlĂ© de l’ambiance chaleureuse des Nordistes avant de venir ici, je le confirme j’ai Ă©tĂ© accueillie de la meilleure des maniĂšres. Merci le Nord, merci Sant Amand >>, dĂ©clare- t-elle sur le site du SAHPH.

ST AMAND A DEROULE EN PREMIERE MI-TEMPS

Le « Mur Â» en premiĂšre mi-temps et MVP amandinoise de cette 16e journĂ©e

Un dĂ©but de match euphorique des Amandinoises, dans le sillage de leur gardienne OphĂ©lie Tonds qui rĂ©alisait cinq arrĂȘts de trĂšs bonne qualitĂ© en cinq tours de cadran, un par minute : 5-2 (8e). Avec l’appui des supporters les Louves ne lĂąchaient pas grand-chose d’autant qu’elles avaient dressĂ© des barbelĂ©s devant leur zone, Tonds faisant le reste (8 arrĂȘts sur 15 dans les 30 premiĂšres minutes soit plus de 50%) : 11-4 (16e), pour arriver au repos avec neuf longueurs de mieux : 16-7.

La reprise n’était pas du mĂȘme tonneau mais en face on traĂźnait comme un boulet la premiĂšre partie de match : 19-10 (42e). Enfin presque car St Amand connaissait un gros coup de moins bien : 20-11 (4Ă©) – 20-15 (50e). C’est lĂ  que Gwenaelle Cren, qui succĂ©dait Ă  Tonds pour l’action, avait la riche idĂ©e d’arrĂȘter un jet de 7 mĂštres. : 21-16 (52e). FatiguĂ©es par leur grosse dĂ©bauche d’énergie, les Ă©quipiĂšres de Jobard se faisaient peur jusqu’au buzzer, mais gardaient le minimum syndical pour s’imposer : 23-22. Ouf
..Une victoire parisienne, mĂȘme un nul aurait Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme un hold up tant les protĂ©gĂ©es de Sophie Palisse mĂ©ritait le succĂšs.

Les réactions

Sophie Palisse (prĂ©sidente du SAHPH) : << Je suis trĂšs contente, c’est trois points de pris savourons les. Les filles ont fait le boulot en premiĂšre mi-temps oĂč elles ont dĂ©pensĂ© Ă©normĂ©ment d’énergie avec une grosse dĂ©fense et une grande partie dans les buts ce qui a mis le doute dans les tĂȘtes parisiennes. AprĂšs, il y a eu la fatigue, nous savions que le score au repos n’allait pas rester en l’état. On s’est fait peur Ă  la fin, mais profitons d’autant que MĂ©rignac a perdu. >>

MĂ©lanie Jobard (joueuse de St Amand) : << On s’est fait peur sur la fin, nous avons un gros trou en seconde mi-temps. Un passage Ă  vide et heureusement que nous avions fait l’écart plus tĂŽt. C’est une trĂšs bonne opĂ©ration. >>

Edina Borsos (coach de St Amand) : << Je suis vraiment heureuse aprĂšs tout ce qui s’est passĂ© cette semaine avec la prĂ©paration de ce match, l’arrivĂ©e de mon collĂšgue qui va nous apporter beaucoup. Ce match Ă©tait un vrai bonheur avec, ce qu’exige le handball, un trĂšs gros travail collectif. Il y a de l’intensitĂ©, beaucoup de volume, avec une gardienne qui a excellĂ© derriĂšre, mais c’est normal. Nous sommes retombĂ©s dans nos travers en deuxiĂšme pĂ©riode, mais l’adversaire Ă©tait redoutable. C’est une magnifique victoire qui peut nous donner de la confiance et de la force collective. Je suis contente pour tout le monde, le club, les joueuses, et les supporters.>>

ST AMAND  – PARIS 92 : 23-22 (16-7)

SAHPH. ArrĂȘts ,Tonds : 14/36 ; Cren 1/1 . Buts : Lundgreen 0/1,  Jobard 4/5 , Bakker 2/2  ,  Puleri 1/1, Faynel 0/1,  Pascoal  7/11, Boisorieux  4/6, Ebanga 5/10 .

PARIS 92. ArrĂȘts : Serdaveric 1/8 , Placzek 7/23 . Buts : Sagna 2/5 , Pina 10/12 , N’Gouan 1/1 , KanoutĂ© 0/1 , Blonbou 1/3 , Techer  0/4, Moretto  0/3, Fofana 2/4, Thobor  0/2, Prouvensier 3/5 , Golvet 3/4 .

Olivia et Robert Place

Cet article (Hand) Ophélie Tonds, la gardienne amandinoise, a écoeuré les Parisiennes est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Sauvetage majuscule d’un patrimoine minier à Somain

« Espace Saint-Barbe Â», premier de cordĂ©e !

Depuis l’inscription, le 30 juin 2012, du bassin minier sur la liste du patrimoine de l’UNESCO, le bĂątimentaire associĂ© est devenu constitutif d’un enjeu majeur sur tous les territoires concernĂ©s dans les dĂ©partements du Nord et du Pas-de-Calais. Parmi les 353 Ă©lĂ©ments inscrits sur cette feuille de route, 11 ont Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©s par l’association « Mission Bassin Minier » comme en pĂ©ril imminent. Parmi ceux-ci, l’ancienne chapelle Sainte-Barbe, Ă©rigĂ©e en 1911 sous la tutelle du DiocĂšse de Cambrai*, a Ă©tĂ© transformĂ©e en « Espace Sainte Barbe » Ă  vocation sociale au sein d’un QPV (Quartier Prioritaire Politique de la Ville) sur la commune de Somain.

AprĂšs une premiĂšre pierre le 26 novembre 2022 et 18 mois de travaux, une nouvelle destination a permis une rĂ©habilitation de cette ancienne chapelle « Sainte-Barbe Â», en rĂ©sonance Ă  la fosse De Sessevalle et un hommage mĂ©ritĂ© aux mineurs de fond. Aujourd’hui, le site est divisĂ© en plusieurs espaces, une salle d’exposition, voire de rĂ©unions, une pour le coworking, et surtout un atelier chantier d’insertion « La MĂšre d’Oie », portĂ© par la collectivitĂ© locale de Somain et pilotĂ© par le CCAS. 

« Nous assurons le repassage, la couture et la broderie Â», Marie CĂ©cile Lecoeuvre

« La MĂšre d’Oie Â» est un atelier chantier d’insertion pour les femmes Ă©loignĂ©es de l’emploi. Il Ă©tait basĂ© plutĂŽt dans le centre ville, mais la commune n’a pas ratĂ© l’occasion de le repositionner dans le quartier QPV, au coeur du moteur de l’action sociale. InstallĂ©e dans ses nouveaux locaux depuis septembre 2024, cette structure accueille Ă  ce stade « 14 femmes Ă©loignĂ©es de l’emploi. Il n’y pas de profil type, parfois trĂšs jeune en sortie de dĂ©crochage scolaire ou Ă  l’orĂ©e de la retraite. L’objectif est d’aller vers un emploi durable ou une solution pĂ©renne pour la personne en insertion Â», commente Nathalie Dewolf, la responsable de la structure sur l’espace « Sainte-Barbe Â».

ConcrĂštement, le travail accompli sur cet atelier d’insertion se dĂ©cline sur plusieurs axes. « Nous assurons le repassage, la couture et la broderie, voire Ă©galement de la fabrication. Par contre, nous travaillons uniquement avec des particuliers  Â», prĂ©cise Marie CĂ©cile Lecoeuvre, la conseillĂšre en insertion du CCAS. Ce service de proximitĂ© de bon aloi est extrĂȘmement utile pour la population, car les prix demandĂ©s sont aussi attractifs, mais surtout l’activitĂ© proprement dite est en chute libre partout en France, le travail des petites mains se perd. D’ailleurs, comme un symbole de cette lente perte d’intĂ©rĂȘt, en octobre 2024 l’atelier historique (34 ans) « A quatre Ă©pingles » sur la ville de Valenciennes a cessĂ© son activitĂ© au sein de l’association « La Pose », toujours active sur le le CHRS ( Centre d’HĂ©bergement et de RĂ©insertion Sociale).

« Nous avons sauvĂ© ce joyau Â», Cathy Apourceau-Poly

Comme gestionnaire de l’inscription sur la liste des bĂątiments Patrimoine mondial UNESCO, la Mission Bassin Minier joue un rĂŽle central dans ce sauvetage au long cours. Toutefois, il ne faut pas se voiler la face, le bĂątimentaire listĂ© est parfois encombrant pour la commune. Cette derniĂšre ne sait pas comment financer un nouveau projet, gĂ©rer une nouvelle destination en respectant les

La Présidente de la Mission Bassin Minier

contraintes architecturales strictes, c’est cornĂ©lien parfois. Cette liste comprend donc des sites oĂč il n’y avait aucune lisibilitĂ© sur un avenir proche, ni sur l’intĂ©rĂȘt des collectivitĂ©s publiques sur le dossier, le vide sidĂ©ral ou l’attentisme coupable. Parfois, des Ă©claircies comme sur Fresnes-sur-Escaut oĂč la rĂ©habilitation/extension figurait dans le programme de la maire sortante. Promesse tenue, car le chantier sera bouclĂ© fin 2025 sur le Pays de CondĂ© https://www.va-infos.fr/2024/10/26/la-gare-de-fresnes-sur-escaut-le-prochain-tiers-lieu-entre-memoire-modernite/ « La gare de Fresnes-sur-Escaut ne figurait sur la liste des sites en pĂ©ril, car justement il y avait un projet identifiĂ© Â», prĂ©cise Virginie Lapierre, en charge de la communication de la Mission Bassin Minier.

Pour la prĂ©sidente de l’association « Mission Bassin Minier », Cathy Apourceau-Poly, le moment est chargĂ© de sens : « L’espace Sainte-Barbe ouvre le bal, car nous avons rĂ©ussi Ă  mobiliser tous les partenaires, Etat, RĂ©gion, DĂ©partement, Fondation du Patrimoine. Ensemble, nous avons sauvĂ© ce joyau. Evidemment, nous savons parfaitement que ces bĂątiments (en pĂ©ril) sont Ă©volutifs. Cette ouverture constitue donc une excellente nouvelle, et nous en attendons d’autres comme sur Loos-en- Gohelle. Â»

« Ce site entame une nouvelle vie Â», Julien Quennesson

Pour le maire de la commune, le moment est important et d’ailleurs partagĂ© par une assistance plĂ©thorique d’élus, dĂ©partementaux, rĂ©gionaux, et 4 sĂ©nateurs, Alexandre Basquin, sĂ©nateur du Nord, Patrick Kanner, sĂ©nateur du Nord, Joshua Hochart, sĂ©nateur du Nord, et bien sĂ»r, la sĂ©natrice du Pas-de-Calais et prĂ©sidente de la MBM, sans oublier le Sous-PrĂ©fet du Douaisis. 

« Aujourd’hui, cet espace est dĂ©diĂ© Ă  l’insertion sociale et professionnelle. Ce site entame une nouvelle vie comme un symbole de la protection sociale dans le bassin minier. Je remercie tous les partenaires pour leur soutien financier sur ce projet au sein d’un quartier QPV Â», dĂ©clare l’édile de la commune.

ConcrĂštement, le financement se ventile comme suit : Une premiĂšre phase gĂ©rĂ© par l’EPF (Établissement Public Foncier) Hauts de France pour le sauvetage du bĂąti et son dĂ©samiantage, voire dĂ©molition des parties trop dĂ©gradĂ©es pour 285 780 euros et un reste Ă  charge de la ville de 73 985 euros. Dans un second temps, l’amĂ©nagement complet, un gros oeuvre rĂ©ussi de l’espace « Sainte-Barbe Â» pour 956 589 euros en provenance de l’Etat, la RĂ©gion Hauts de France, le DĂ©partement du Nord, et la Fondation du patrimoine avec un reste Ă  charge de 212 393 euros pour cette commune de plus de 10 000 habitants dans le Bassin minier.

Pas seulement le Loto du Patrimoine


Le reprĂ©sentant de la Fondation du Patrimoine tenait Ă  rappeler Ă  l’auditoire que la « Fondation du patrimoine Â» ne s’activait seulement une fois dans l’annĂ©e pour le fameux « Loto du Patrimoine Â», trĂšs bien portĂ© par l’inĂ©narrable Stephane Bern. 

En effet, le reprĂ©sentant de ladite Fondation souligne que cet organisme collecte tout au long de l’annĂ©e, en l’occurrence 15 000 euros pour ce site, mais soutient aussi chaque annĂ©e 7 projets en France. «  Cela est possible grĂące aux dons que nous recevons toute l’annĂ©e. Ce soutien intervient dans le cadre d’une rĂ©habilitation Ă  caractĂšre social, naturel, voire Ă©conomique (comme la Briqueterie Chimot sur Marly aurait pu bĂ©nĂ©ficier) grĂące aux dons que nous recevons toute l’annĂ©e. ConcrĂštement, nous avons donnĂ© 150 000 € sur ce projet Ă©minemment social (donc 165 000 euros au total) Â», explique le reprĂ©sentant de la Fondation du Patrimoine. 

« La Chapelle Sainte-Barbe, c’est notre histoire Â», FrĂ©dĂ©ric Delannoy

Pour le prĂ©sident de la toute nouvelle communautĂ© d’agglomĂ©ration du Coeur de l’Ostrevant, FrĂ©dĂ©ric Delannoy, le moment est particulier : « Mes grands parents vivaient dans ce quartier, je connais cette chapelle, je l’ai connu tout petit. La Chapelle Sainte-Barbe, c’est notre histoire ! Â»

Le prĂ©sident de l’EPCI en profite pour rappeler le second temps fort pour le bassin minier. En effet, aprĂšs la reconnaissance en juin 2012 Ă  l’UNESCO, en mars 2017 a Ă©tĂ© signĂ© pour dix ans l’ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier). « Nous avons rĂ©novĂ©s (extĂ©rieur/intĂ©rieur) 1 300 logements Â», commente-t-il.

« La territorialisation juste Â», Caroline Lubrez

Pour sa part, Caroline Lubrez, la ConseillĂšre rĂ©gionale Hauts de France met en exergue le soutien de l’instance rĂ©gionale sur les projets territoriaux, et notamment dans le pĂ©rimĂštre UNESCO du Bassin minier. « Cette rĂ©habilitation est bel exemple de la territorialisation juste. A ce titre, la PRADET (ancien outil rĂ©gional pour l’amĂ©nagement des territoires) a versĂ© 327 millions d’euros. Ensuite, je rappelle l’impact de l’ERBM, un dispositif unique en France. Â»

« Tout le monde a le droit au beau Â», Sous-PrĂ©fet du Douaisis

Enfin, l’Etat conclut comme de coutume cette cĂ©rĂ©monie protocolaire. En propos liminaire, le reprĂ©sentant de l’Etat de proximitĂ© rĂ©pond aux missiles verbaux et Ă  l’indignation de tous les Ă©lus face aux prochaines fermetures de classes annoncĂ©es sur la commune (2 classes) : « Vous avez raison d’évoquer ce sujet, mais s’il y a bien des fermetures liĂ©es Ă  la baisse de la dĂ©mographie, nous avons aussi des ouvertures. Toutefois, dans les quartiers QPV, nous devons faire plus. Â»

Ensuite, il se fĂ©licite de cette rĂ©novation lourde avec ses « briques et ses ouvertures en plein cintre. Tout le monde a le droit au beau. Cette rĂ©novation doit rendre fier ses habitants, car ce patrimoine est une richesse Â», explique le Sous-PrĂ©fet du Douaisis. 

Enfin, comme d’autres locuteurs, il rappelle que l’ERBM « a dĂ©jĂ  rĂ©habilitĂ© Ă  neuf 23 000 logements miniers. Bien sĂ»r, nous traitons Ă©galement les dysfonctionnements. ». En tout Ă©tat de cause, il reste 3 annĂ©es pleines pour boucler ce dispositif d’Etat, le plus complet de l’histoire concernant le logement et les espaces publics du bassin minier, plus que l’ANRU ou sa version revisitĂ©e le NPNRU.

Nul doute que cette premiĂšre de cordĂ©e pour « L’Espace Sainte-Barbe » devrait dĂ©clencher d’autres sauvetages de sites en pĂ©ril imminent, car ce bassin minier le mĂ©rite tant. 

Daniel Carlier

* donc aprĂšs la loi de sĂ©paration de l’Eglise et de l’Etat en 1905

Cet article Sauvetage majuscule d’un patrimoine minier à Somain est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Le CISPD, l’outil utile de sĂ©curitĂ© et de prĂ©vention proche de vous

Jean-Paul Ryckelynck, maire d’Haveluy : « Nos 4 axes de travail pour 2025 sont les violences conjugales, la santĂ©, la parentalitĂ©, et la promotion du CISPD Â»

Cette communautĂ© d’intĂ©rĂȘt est nĂ©e en 2002 sous le volet communal (CLSPD) et son extension aux intercommunalitĂ©s en 2007 (CISPD). Sur le Denaisis, six communes composent ce groupe de rĂ©flexion (Douchy-les-Mines, Escaudain, Lourches, Haveluy, Abscon, et Wavrechain-sous-Denain). La ville de Denain est dotĂ©e, pour sa part, de services internes dĂ©diĂ©s et ne fait pas partie de ce dispositif. 

Cette instance est opĂ©rationnelle depuis janvier 2014 sur le Denainis avec un coordinateur, un fonctionnaire partagĂ© par les six communes, dont la mission est d’échanger sur les problĂ©matiques au sein de ces collectivitĂ©s locales : AbsentĂ©isme, incidents chez les bailleurs sociaux, incivilitĂ©s, troubles de voisinage, acteurs mĂ©dicaux, etc. « Les besoins entre ces communes sont diffĂ©rents, car les populations sont diffĂ©rentes. Je suis en lien avec les techniciens dans chaque commune, voire les Ă©lus en charge du sujet Â», commente Christophe Hego, le coordinateur du CISPD. 

Un peu comme l’avitaillement d’un bateau, le CISPD doit donc disposer d’informations rapides, concrĂštes et tangibles, et se nourrir de ces faits dans les six communes pour agir au plus prĂšs des causes. Chaque annĂ©e, une commune prend la prĂ©sidence du dispositif, Haveluy en 2024 sous la houlette de Jean-Paul Ryckelynck et en 2025 Wavrechain-sous-Denain sous l’égide de Jacques Delcroix. 

Et concrùtement, le CISPD sert à
 ?

In concreto, une cellule de veille se rĂ©unit chaque mois, dans chaque localitĂ©, pour rapporter les fameux signaux faibles. Ensuite, un COPIL annuel permet un bilan prĂ©cis sur chaque thĂ©matique, dĂ©cortiquĂ©e le plus finement possible, et les solutions apportĂ©es. « Il faut voir d’abord le CISPD comme un outil de prĂ©vention, une action en amont afin d’éviter, voire de traiter une situation problĂ©matique Â», souligne le Sous-PrĂ©fet de Valenciennes. 

Les maires signent la nouvelle convention CISPD 2025

Le retour de vĂ©cu des Ă©diles est extrĂȘmement positif. « Ce CISPD dure et perdure. Pour ma part, je trouve que cet outil est trĂšs intĂ©ressant. Cela nous permet, notamment, de mutualiser des actions Â», explique Dalila Duwez Guesmia, l’édile de Lourches.

Pour le PrĂ©sident 2024, Jean-Paul Ryckelynck, de cette structure ad hoc pour le compte de la grande entreprise
 publique, l’importance du travail dans les cellules de veille est fondamentale. « GrĂące Ă  cette coopĂ©ration intercommunale, nous trouvons des solutions ensemble. Malheureusement, ce dispositif est mĂ©connu et nous voulons en faire la promotion. Nos 4 axes de travail pour 2025 sont les violences conjugales, la santĂ©, la parentalitĂ©, et donc la promotion du CISPD. » Et parfois, une thĂ©matique du terrain « remonte dans les MinistĂšres comme nous l’avons fait sur l’usage dĂ©tournĂ© du protoxyde d’azote Â» et une loi en 2021 portĂ©e par ValĂ©rie LĂ©tard.

« Le CISPD est une richesse par les solutions nouvelles grĂące aux partenariats avec le DĂ©partement, l’Education nationale, les bailleurs sociaux, la communautĂ© mĂ©dicale, La Porte du Hainaut (depuis 2024), un reprĂ©sentant du MinistĂšre public et de la Police Nationale Â», souligne Bruno Saligot, le premier magistrat d’Escaudain. 

Pour sa part, le maire d’Abscon rappelle que la dĂ©linquance n’a pas de frontiĂšres. « Des rodĂ©os ont eu lieu sur ma commune, puis sont partis sur le Douaisis. C’est pourquoi, nous devons collaborer aussi entre les territoires. D’ailleurs, je me fĂ©licite de la dynamique de la coordination sur ce CISPD Â», dĂ©clare Patrick Kowalczyk.

Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de Douchy-les-Mines, la seule commune de plus de 10 000 habitants du CISPD du Denaisis, met en exergue la problĂ©matique de plus en plus installĂ©e « du dĂ©crochage scolaire. L’éducation est la base de tout. Â» Effectivement, ceci nous amĂšne sur le sujet de la parentalitĂ©, nous y reviendrons !

Enfin, le maire de Wavrechain-sous-Denain rappelle la prochaine Police pluricommunale (parue dans la Voix du Nord) regroupant les communes d’Haulchin et Wavrechain-sous-Denain. 

Un LEAO pour le traitement des violences intrafamiliales fin 2025

ComplĂštement liĂ© Ă  ce CISPD oĂč « il est important de dĂ©tecter les signaux faibles, comme venant du mĂ©decin ou d’une infirmiĂšre scolaire, car dorĂ©navant, si la patiente est en danger le secret mĂ©dical ne tient plus. Bien sĂ»r, la problĂ©matique de l’absentĂ©isme, les retours des bailleurs sociaux, les soupçons de violences intrafamiliales, etc., tout cela pour simplifier le traitement d’un problĂšme identifiĂ©. Evidemment, les Ă©changes au sein de ce CISPD sont totalement confidentiels Â», prĂ©cise la Procureure de Valenciennes, Christelle Dumont.

Sur la thĂ©matique prĂ©gnante sur le Valenciennois des violences sexistes et sexuelles, oĂč les deux agglo (Valenciennes MĂ©tropole et La Porte du Hainaut) financent de concert l’action en la matiĂšre, l’émergence d’un laboratoire des violences conjugales en mai 2023 https://www.va-infos.fr/2023/05/07/un-laboratoire-pour-faire-plus-contre-les-violences-conjugales-et-intrafamiliales/ va dĂ©boucher sur la crĂ©ation d’un « LEAO (Lieu d’Écoute d’Accueil et d’Orientation) portĂ© par le service AJAR (Association Prim’Toit) d’ici la fin de l’annĂ©e 2025 Â», indique la Procureure de Valenciennes. 

Ensuite, les sources de troubles Ă  la sĂ©curitĂ© publique, voire de dĂ©lits plus globalement, sont multiples. C’est pourquoi, le travail de cette instance est essentielle et Ă  ce titre, chaque maire y trouve son compte. Pour autant, nous le voyons au quotidien, le rapport de l’individu Ă  autrui change. « Les gens ne se parlent plus. Nous le voyons concrĂštement dans les troubles de voisinage Â», souligne Dalila Duwez Guesmia, l’édile de Lourches. Pour autant, la musique nationale sur la dĂ©linquance des mineures n’est pas partagĂ©e par les maires. « Fort de mon expĂ©rience sur le sujet, les jeunes d’aujourd’hui sont les mĂȘmes qu’hier, mais ce qui change tout, c’est le portable et les rĂ©seaux sociaux Â», ajoute le coordinateur. De fait, la tension, voire la dĂ©linquance, d’un moment se prolonge quasi en permanence sur les rĂ©seaux sociaux, un monde plus brutal en continu.

La Parentalité en question

Dans les axes de travail du CISPD, la prise de conscience du rĂŽle de parents n’est pas superfĂ©tatoire. « J’ai croisĂ© rĂ©cemment une mĂšre avec son enfant de 5 ans. Je luis demande pourquoi celui-ci n’est pas Ă  l’école ! Elle me rĂ©pond, il n’avait pas envie d’y aller aujourd’hui. Non, l’enfant roi, cela n’est plus possible ! Â», tance la maire de Lourches. 

Cette thĂ©matique demande des trĂ©sors d’imagination afin de remettre l’hĂŽtel de ville au milieu du village, car pour faire comprendre que le respect d’un certain nombre de rĂšgles va profiter Ă  l’enfant, c’est tout sauf simple ! Par suite, ce travail byzantin doit s’inscrire dans une vĂ©ritable stratĂ©gie pĂ©dagogique vis Ă  vis des dĂ©tenteurs de l’autoritĂ© parentale, voire de dĂ©tecter les parents en perdition, voire famille monoparentale en souffrance. 

La sĂ©curitĂ© avant l’insĂ©curitĂ©

Par voie de consĂ©quence, le rapport Ă©troit avec les forces de l’ordre est indispensable. « J’échange tous les jours avec les maires du CISPD. Notre rĂŽle est aussi d’aider Ă  rĂ©soudre les problĂšmes en amont. Par exemple, le vol par ruse chez les personnes ĂągĂ©es est important. C’est pourquoi, nous pouvons communiquer sur les bonnes pratiques. De mĂȘme sur les vols par effraction, il y a des prĂ©cautions Ă  prendre afin de rĂ©duire les possibilitĂ©s Â», commente le Commissaire de Valenciennes. De fait, concernant les vols dans un habitat, collectif ou individuel, tout ce qui peut ralentir, et compliquer l’action des dĂ©linquants tous toutes ces formes contribue Ă  vous prĂ©server du pire. 

ConcrĂštement avec ce CISPD, des opĂ©rations « Coup de poing Â» sont organisĂ©es avec des contrĂŽles massifs de vĂ©hicules, lutte contre les rodĂ©os urbains, le trafic de stupĂ©fiants, alcool au volant
 !

TrĂšs symbolique de l’arrivĂ©e en force des Polices Municipales dans le paysage sĂ©curitaire, la nouvelle approche des maires vis Ă  vis des camĂ©ras de vidĂ©o surveillance. En effet, durant la premiĂšre dĂ©cade du 21Ăšme siĂšcle, le dĂ©bat Ă©ternel entre matĂ©riel de sĂ©curitĂ© publique contre instrument liberticide Ă  polluer les Ă©changes politiques. Aujourd’hui, cette phase philosophique a expirĂ© face au besoin de plus de sĂ©curitĂ© par tous les administrĂ©s, peu importe la couleur politique de la gouvernance. A cet effet, la maire de Lourches, comme l’édile d’Haveluy, mettent en avant la poursuite et le dĂ©ploiement de nouvelles camĂ©ras de vidĂ©o surveillance sur leurs communes respectives. Le dĂ©bat sur leur utilitĂ© est donc clos, mais nous sommes dĂ©jĂ  dans l’étape suivante, celle de la camĂ©ra piĂ©ton.. !

En effet, le Commissaire de Police souligne l’efficacitĂ© du process : « Lorsque le policier en exercice active la camĂ©ra piĂ©ton, nous observons une baisse de tension immĂ©diate dans les Ă©changes. Â» Le Sous-PrĂ©fet de Valenciennes confirme cette efficience : Â« Aujourd’hui, le dispositif de la camĂ©ra piĂ©ton a Ă©tĂ© testĂ©, Ă©prouvĂ©, les rĂ©sultats montrent qu’il y a une baisse significative des incidents dĂšs que la camĂ©ra piĂ©ton est activĂ©e. Â» En clair, la prochaine arrivĂ©e de la camĂ©ra piĂ©ton afin d’équiper les Polices Municipales, autorisĂ©e par la loi, est inĂ©luctable. Gageons que le vieux dĂ©bat surannĂ© d’un monde liberticide et trop injuste passe son chemin rapidement, car tout ce qui contribue Ă  faire baisser la tension en la matiĂšre est d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral tout simplement.

A tort méconnu, ce CISPD est réellement un outil de proximité au service des citoyens, le traitement des problÚmes à la racine vaut bien mieux que de longs discours répressifs, la prévention avant le curatif comme un fil sociétal à tisser !

Daniel Carlier

Cet article Le CISPD, l’outil utile de sĂ©curitĂ© et de prĂ©vention proche de vous est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

DĂ©dollarisation mondiale, retour de l’inflation aux USA, les consĂ©quences Ă  venir des droits de douane de D.TRUMP ?

Pire encore, Donald Trump avait dĂ©jĂ  utilisĂ© cette arme Ă©conomique en 2017, mais cette fois, certains produits transformĂ©s sont ciblĂ©s sur l’ensemble d’une gamme. De plus, l’application de cette taxe sera beaucoup plus difficile Ă  contourner par le biais de pays tiers. L’Union EuropĂ©enne rĂ©plique Ă  travers une hausse des droits de douane sur une liste trĂšs diverse, et trĂšs ciblĂ©e, de produits amĂ©ricains dĂšs le 02 avril 2025. Quelle sera le choix du PrĂ©sident amĂ©ricain, plus de taxes ou un nouveau deal ? Le Canada, la Chine, et d’autres zones Ă©conomiques sont dans le viseur, mais le questionnement rĂ©side dans la prise en compte du retour de bĂąton, un pour les AmĂ©ricaines et AmĂ©ricains concernant le come-back de l’inflation, l’autre sur la monnaie amĂ©ricaine dont l’hĂ©gĂ©monie mondiale n’est plus Ă  souligner, sauf que
 !

La DĂ©dollarisation, la voie de recours des pays du Sud Global

Depuis l’élection en novembre 2024, et mĂȘme avant son investiture, Donal Trump menace de bannissement du marchĂ© domestique amĂ©ricain toutes vellĂ©itĂ©s des fameux BRICS+ Ă  lancer une nouvelle monnaie. En effet, le Sud Global composĂ© des pays suivants : BrĂ©sil, Inde, Chine, Afrique du Sud, Iran, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, et Ethiopie, tisse sa toile pour contrer la monnaie amĂ©ricaine. 

Le Yen n’a pas rĂ©ussi l’affaire et l’Euro s’est dĂ©jĂ  installĂ© sur son marchĂ© intĂ©rieur, c’est pourquoi, ces pays veulent imposer une nouvelle monnaie. L’exemple de la crĂ©ation de la monnaie unique europĂ©enne est trĂšs instructive. Tout d’abord sous la forme d’une monnaie virtuelle pour les transactions financiĂšres uniquement, l’ECU en 1979 afin de dĂ©terminer une valeur marchande unique des biens et des services pour les pays membres Ă  l’époque ; puis, en 1999 arrive l’Euro avec sa mise en oeuvre physique, au fil des annĂ©es suivantes, dans les pays volontaires pour cette monnaie unique.

Les pays du BRICS + pourraient donc sortir une monnaie de ce type et mettre fin Ă  la rĂ©fĂ©rence planĂ©taire du dollar. Cette fameuse dĂ©dollarisation inquiĂšte tous les initiĂ©s en la matiĂšre, un vĂ©ritable bouleversement mondial face aux dĂ©cisions protectionnistes des États-Unis. En effet, la consĂ©quence directe pourrait ĂȘtre une perte de compĂ©titivitĂ© des produits amĂ©ricains Ă  l’exportation sans oublier les rĂ©pliques des tarifs douaniers appliquĂ©e en rĂ©ciprocitĂ©. Les spĂ©cialistes craignent cette catastrophe pour l’économie amĂ©ricaine, car son marchĂ© domestique, certes immense, ne suffit plus en 2025. L’économie mondialisĂ©e est passĂ©e par lĂ . 

Pour autant, la volatilitĂ© du dollar peut freiner cette envie monĂ©taire des BRICS+ de voir ailleurs. En effet, la hausse du dollar, inĂ©vitable Ă  court terme, constitue un frein immĂ©diat pour cette initiative compte tenu d’une dĂ©prĂ©ciation d’une futur monnaie concurrente. Il faut se rappeler les commentaires des Ă©conomistes au lancement de l’Euro. Le seul chiffre important Ă©tait la valeur de l’euro face au dollar, la paritĂ© Euro/Dollar devait ĂȘtre la donnĂ©e de crĂ©dibilitĂ© absolue. C’est pourquoi, l’Euro tient toujours et protĂšge aussi les pays dotĂ©s de cette monnaie unique ; par contre, si vous avez un rapport de un pour dix, il devient impossible de battre monnaie tant l’écart dĂ©prĂ©cie le nouveau produit monĂ©taire. Il faut donc attendre que les planĂštes s’alignent, et il n’est pas impossible que durant les prochaines annĂ©es, le projet travaillĂ© en coulisses trouve sa fenĂȘtre de tir.

IndĂ©niablement, cette dĂ©dollarisation serait plus qu’une arme de destruction massive, mais un outil de rĂ©duction d’une dĂ©pendance au dollar et de restructuration de l’économie mondiale.

Et le retour d’une inflation à deux chiffres
 aux USA

Si la hausse des prix a marquĂ© tout le continent europĂ©en, un pays comme la France a protĂ©gĂ© ses ressortissants, boucler tarifaire sur l’énergie, aides tous azimuts, subventions
 Des choix stratĂ©giques trĂšs couteux pour le budget de l’Etat, nous le payons aujourd’hui, que le continent amĂ©ricain, U.S.A comme Canada, n’a pas opĂ©rĂ© avec des hausses de prix lunaires. A titre d’exemple, en aoĂ»t 2022, le « Journal de MontrĂ©al » se satisfaisait d’un apaisement de l’inflation Ă  15% sur le mois
 ! Et lĂ , nous ne parlons que des Ă©conomies occidentales plus maĂźtrisĂ©es, le reste des prix sur la planĂšte Ă  imploser. 

La consĂ©quence directe sur l’élection amĂ©ricaine en novembre 2024, malgrĂ© les bons rĂ©sultats Ă©conomiques de Joe Biden, a favorisĂ© l’élection de Donal Trump mĂȘme si de multiples paramĂštres ont propulsĂ© le 47Ăšme prĂ©sident des Etats-Unis.

Les AmĂ©ricains peuvent donc redouter d’ici la fin de l’annĂ©e 2025 un retournement Ă©conomique, comme un effet boomerang, dans une Ă©conomie mondiale interconnectĂ©e. Quelles seront les consĂ©quences tant l’impact planĂ©taire des USA est rĂ©el sur le globe ? On l’a vu en 2008 oĂč la crise des Subprimes a entraĂźnĂ© le monde entier dans une crise financiĂšre. 

Oui, cette annĂ©e 2025, celle du 1er quart du 21Ăšme siĂšcle sera celle d’une nouvelle gĂ©opolitique militaire et Ă©conomique, avec ou sans nouvelle monnaie commune, une annĂ©e oĂč les bouleversements le plus invraisemblables sont possibles. 

Daniel Carlier

Cet article DĂ©dollarisation mondiale, retour de l’inflation aux USA, les consĂ©quences Ă  venir des droits de douane de D.TRUMP ? est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(Escautpont) RaphaĂ«l Kruszynski : « Le Rassemblement National ne me fait pas peur ! Â»

RaphaĂ«l Kruszynski : « Il n’y a pas de plan B Â»

AprĂšs une prise de fonction le 22 mars 2024 (https://www.va-infos.fr/2024/03/23/raphael-kruszynski-nouveau-maire-descautpont/), le nouveau maire RaphaĂ«l Kruszynki concĂšde « qu’il y a un monde entre la fonction d’édile et celui d’un adjoint. NĂ©anmoins, je m’éclate comme maire ! Â»

C’est loin d’ĂȘtre le seul premier magistrat de l’arrondissement Ă  cumuler un emploi avec cette responsabilitĂ© locale, mais RaphaĂ«l Kruszynski avoue « qu’il n’est pas toujours facile de cumuler mon emploi (comme ingĂ©nieur qualitĂ©) chez Alstom sur le site de Crespin et maire. J’utilise mon crĂ©dit de deux jours par semaine pour les maires, mais j’ai surtout une excellent Ă©quipe autour de moi, notamment mon 1er adjoint Jean-Luc Frere. Â»

Bien sĂ»r, la continuitĂ© du mandat en cours avec l’équipe en place constitue toujours le premier dĂ©fi. Sur ce point, RaphaĂ«l Kruszynski tient Ă  souligner l’absence de « cassure, Mme Legrand (ancien maire) est toujours impliquĂ©e et continue de travailler pour la commune (8Ăšme adjoint). Elle ira jusqu’au bout de ce mandat. Â»

Les projets et chantiers en cours

Dans la poursuite de la rĂ©habilitation de la Place Roger Salengro, la zone de parking, et surtout le dĂ©but du projet de la Maison MĂ©dicale en 2025 et « sans doute une fin de chantier en 2026. Ensuite, nous sommes dans la 3Ăšme phase de la rĂ©novation de la Place Salengro Â», prĂ©cise-t-il. Face au dĂ©sert mĂ©dical en zone rurale, urbaine, et notamment dans les communes pĂ©riurbaines, l’installation en centre-ville d’un site mĂ©dical est fondamentale pour l’attractivitĂ© d’une collectivitĂ© locale. 

Comme l’ensemble du pays, Escautpont prend la vague de la baisse dĂ©mographique avec Ă  la clĂ© la fermeture de deux classes, une Ă©lĂ©mentaire sur Brunehaut et une maternelle sur celle du Centre. NĂ©anmoins, le maire rappelle que Escautpont bĂ©nĂ©ficie du dispositif REP + « avec des classes de 15 Ă  16 Ă©lĂšves, c’est un gage de qualitĂ© pĂ©dagogique Â». Un dispositif faisant l’unanimitĂ©, tout couleur politique confondue, d’ailleurs vous n’entendez pas le moindre son politique sur cette thĂ©matique, preuve en France que tous les Ă©diles, les parents, les enseignants, et les enfants valident son rĂ©sultat. 

Evidemment, ll faut trouver des solutions pour Ă©viter d’autres fermetures de classe, le vecteur le plus porteur demeure la construction de logements. « Nous avons un projet de 50 logements. A ce stade, l’EPF (Etablissement Public Foncier) va remettre Ă  zĂ©ro le terrain. Ensuite, nous faisons le maximum pour attirer un promoteur privĂ©. Â» De plus, un autre espace du cĂŽtĂ© de la salle des sports, avec 14 terrains Ă  bĂątir et 2 collectifs de 20 logements sociaux chacun est dans les tuyaux, mĂȘme si Escautpont « atteint dĂ©jĂ  52% de logements sociaux. Â»

Bien sĂ»r, la tranquillitĂ© publique demeure un point central pour toute Ă©quipe municipale. Certes, l’extension de la vidĂ©o surveillance a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en 2024 et se poursuivra en 2025, mais la mise en oeuvre de la « Police Rurale avec un 2Ăšme agent dĂšs le 01 avril (et 1er poste le 01 mars) et certainement deux ASVP Â» est importante pour une commune de 4 198 habitants (dernier recensement). 

Toujours pour cette annĂ©e 2025, les travaux de rĂ©novation de la salle de lutte vont dĂ©marrer prochainement. 

Et la suite


Le maire ne cache pas son souhait de se prĂ©senter devant les Ă©lectrices et les Ă©lecteurs. A ce titre, il a lancĂ© des Ă©tudes tous azimuts, travaux et trottoirs, le chantier fil rouge dans toutes les communes de France avec un coĂ»t associĂ© abyssal, et mĂ©connu du grand public ; Ă©tude de circulation dans la rue Tabary, etc. « Ce sera dans le programme de la campagne municipale, mais si je ne suis pas Ă©lu, ces Ă©tudes serviront au prochain maire », explique-t-il. VoilĂ  pour l’introduction du volet politique, car mars 2026 est Ă  la fois trĂšs trĂšs loin et en mĂȘme temps demain politique en temporalitĂ© politique. 

« Ma liste ne sera pas flĂ©chĂ©e d’un parti politique Â», RaphaĂ«l Kruszynski

Le fait politique 2024 est le ralliement du maire d’Escautpont au parti UDI en juin 2024. « Oui, je pense que l’UDI dispose de la bonne mĂ©thode pour gouverner. Ensuite, dans le Nord, vous avez plusieurs Ă©lus UDI trĂšs investis pour leur commune », commente l’édile. Ce parti politique, pro-europĂ©en assumĂ©, bĂ©nĂ©ficie d’un membre au Gouvernement, d’abord sous Michel Barnier, puis reconduite sous François Bayrou, en l’occurrence l’ancienne sĂ©natrice ValĂ©rie LĂ©tard. Cette derniĂšre a Ă©tĂ© Ă©lue dĂ©putĂ©e dans la 21Ăšme circonscription, une exception dans le sud du dĂ©partement tant la vague de l’extrĂȘme droite a marquĂ© cette lĂ©gislative 2024.« Je suis trĂšs content de la nomination de ValĂ©rie LĂ©tard au gouvernement. Elle a d’ailleurs rĂ©ussi Ă  maintenir, voire amĂ©liorer sur le Valenciennois, l’enveloppe de l’ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier). Elle m’a aidĂ© en m’indiquant que dorĂ©navant les espaces publics, comme les infrastructures dans les QPV, sont Ă©ligibles Ă  l’ERBM », indique le maire. 

Pour autant, RaphaĂ«l Kruszynski n’entend pas imprimer ce choix politique dans la formation prochaine de sa liste municipale. « Il y a une grande diffĂ©rence entre la politique locale et nationale. Actuellement, je ne connais pas toutes les opinions politiques dans mon Ă©quipe municipale. De la mĂȘme maniĂšre, la prochaine, si je suis Ă©lu, sera composĂ©e de membres de la sociĂ©tĂ© civile. Â»

« J’espĂšre ĂȘtre soutenu par la gauche Â», RaphaĂ«l Kruszynski

Evidemment, dĂšs qu’un maire change de main en cours de mandat, le paysage politique change mĂ©caniquement. « Le plus important pour moi est d’abord le soutien des anciens maires, Francis et JoĂ«lle. Ensuite, Ă  ce stade, je n’ai pas d’informations sur une Ă©ventuelle candidature Ă  gauche. Je m’entends trĂšs bien avec Fabien Roussel (maire de Saint-Amand-les-Eaux et secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du PCF) et Aymeric Robin (maire de Raismes et PrĂ©sident de la CAPH) Â», dĂ©clare le maire.

Pour les autres candidates ou candidats putatifs, le seul affichĂ© officiellement en ce moment est « Franck Deloge (sensibilitĂ© Horizons aprĂšs avoir quittĂ© le RN et une candidature ReconquĂȘte) Â», prĂ©cise l’édile. Ensuite, face au score stratosphĂ©rique du RN sur l’arrondissement du Valenciennes Ă  l’élection europĂ©enne 2024, comme pour la lĂ©gislative 2024 suite Ă  la dissolution, le maire ne se dĂ©file pas : « Le Rassemblement National ne me fait pas peur ! Je n’ai pas de plan B. Si je suis battu, je quitterai cette commune, car je ne peux concevoir qu’elle soit dirigĂ©e par Franck Deloge. Â»

Nous voyons dĂ©jĂ  que cette Ă©lection locale pourrait se rĂ©duire Ă  peu de listes sur la ligne de dĂ©part, et que la joute s’annonce de haute volĂ©e. Telle sera souvent le lot politique, en mars 2026, pour toutes ces communes pĂ©riurbaines « avec le besoin d’une ville et l’identitĂ© de la campagne Â», conclut RaphaĂ«l Kruszynski.

Daniel Carlier

Cet article (Escautpont) RaphaĂ«l Kruszynski : « Le Rassemblement National ne me fait pas peur ! Â» est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

L’échec n’est pas un virus, mais le rebond professionnel son vaccin !

Attention, nous ne parlons pas des grands capitaines d’industrie oĂč le Conseil d’administration remercie son dirigeant avec un parachute dorĂ©e. Non, en l’espĂšce, le chef d’entreprise Ă  l’occasion d’une liquidation judiciaire, contrairement Ă  ses salariĂ©s entourĂ©s par un dispositif social bien rodĂ©, n’a que les yeux pour pleurer. Ce dernier peut Ă©ventuellement donner « une livre de chair » comme dans le Marchand de Venise de William Shakespeare, mais pour le reste, il n’a rien pour lui. « On a tuĂ© personne. Parfois, on a l’impression d’ĂȘtre contagieux Â», lance une personne accompagnĂ©e.

Effectivement, la notion trĂšs ancrĂ©e dans notre corpus sociĂ©tal du sans droit Ă  l’échec est quasi culturel en France contrairement au tempĂ©rament anglo-saxon oĂč l’absence totale d’échec professionnel est presque suspect. Savoir tomber pour se relever est pour eux une qualitĂ©, et nous voyons sous nos yeux l’exemple le plus frappant dans la conquĂȘte spatiale. D’un cĂŽtĂ©, Space X oĂč perdre une fusĂ©e fait partie de l’apprentissage nĂ©cessaire et indispensable afin de progresser et les lanceurs europĂ©ens oĂč l’échec est interdit. Tout est dit, homme ou femme d’entreprise ne peuvent pas se permettre de chuter en France, car vous ĂȘtes marquĂ©s au fer rouge de l’infamie financiĂšre. Les organismes de financement vous servent le fameux- qui vole un oeuf, vole un boeuf- revisitĂ© en- qui Ă©choue une fois, le fera une autre fois- du pur gĂ©nie Ă©conomique Ă  n’en point douter ! Dans un pays de transmission Ă©conomique, faire le lien avec une richesse d’hĂ©ritier plutĂŽt que fabriquer ex nihilo n’est pas incongrue, mais on s’écarte du sujet du jour. En effet, l’aide Ă  un retour Ă  meilleure fortune pour des centaines d’hommes et de femmes abattus, Ă  l’issue d’une procĂ©dure de liquidation judiciaire, constitue un vĂ©ritable dĂ©fi, mais Ă©galement un vecteur vers l’emploi, salariĂ© ou entrepreneurial, comme un retour Ă  la vie !

60 000 rebonds, décryptage !

La fin de vie d’une entreprise est souvent un long fleuve mouvementĂ©, presque du soin palliatif oĂč des associations peuvent intervenir comme APESA ou Second Souffle avant la liquidation judiciaire. « Par contre, 60 000 rebonds intervient dĂšs la notification de la liquidation judiciaire par le Tribunal du Commerce Â», explique Yohan MarliĂšre, le coordinateur de l’association sur le Valenciennois. En rĂ©sumĂ©, cette action solidaire post liquidation met en relation des bĂ©nĂ©voles engagĂ©s au service d’anciens chef d’entreprises afin de penser le plus vite possible au coup d’aprĂšs. 

A chaque rĂ©union, coachs, parrains, personnes accompagnĂ©es, et invitĂ©s prĂ©sentent ce sujet sensible de l’accompagnement d’une femme ou d’un homme suite Ă  la perte de son entreprise, et le naufrage, plus ou moins violent, consĂ©cutif Ă  ce dĂ©pĂŽt de bilan. Ce lundi 10 octobre, Astrid de Valenciennes MĂ©tropole pour une prĂ©sence institutionnelle remarquĂ©e, en poste depuis 4 mois et ancienne du rĂ©seau bancaire, explique sa venue. « Je travaille dans le service innovation Ă  la CAVM, et notamment sur les deux parcs innovants, Rives CrĂ©atives (sur Anzin) et Transallley (sur Famars). Ma mission est de crĂ©er des synergies et parmi les bĂ©nĂ©ficiaires des services de 60 000 rebonds, il y a peut-ĂȘtre
 Â» Pour sa part Jean-Luc, ancien cadre industriel et jeune retraitĂ© se met au service de cette association : « J’ai dĂ» rebondir Ă©galement dans ma carriĂšre. Â» Enfin, un dernier invitĂ©, Pascal, lui a repris depuis un an une entreprise dans les services Ă  la personne (Place du Hainaut Ă  Valenciennes) : « L’important est de ne pas s’isoler. Il faut rester connectĂ©s, vous pouvez passer au sein de mon entreprise pour Ă©changer. Je veux ĂȘtre utile ! Â».

Ensuite, 3 missions bien distinctes se dĂ©gagent chez 60 000 rebonds, le coaching, le parrainage ou marrainage, et l’expertise. « Bien sĂ»r, nous ne faisons pas le boulot d’un expert comptable, ni d’un conseil professionnel. D’ailleurs, ce sont des rĂ©unions sans crayons (ou Ă©crans). Nous sommes lĂ  pour Ă©couter, comprendre, et crĂ©er du lien pour rebondir Â», commente un parrain prĂ©sent Ă  cette rĂ©union.

En effet, 60 000 rebonds peut proposer un coaching, un accompagnent pour 6 mois afin de travailler un projet personnel, nouvelle entreprise ou vers le salariat. L’angle est plutĂŽt la main tendue vers le coup d’aprĂšs, la prochaine Ă©tape pour rebondir, et bien Ă©videmment cette phase lourde administrative de la liquidation judiciaire. C’est une action pragmatique et Ă©clairĂ©e. A cĂŽtĂ© du coach, vous avez un parrain ou une marraine pour deux ans dont la mission s’oriente plus vers le retour de la confiance en soi, l’écoute, l’oreille attentive, et l’échange sur un temps plus long. Clairement, le regard de la sociĂ©tĂ© sur l’échec dĂ©value votre identitĂ©, un sentiment durable si votre entourage ou un rĂ©seau comme 60 000 rebonds ne vous tend pas la main. « On a rien fait de mal. On a juste essayĂ© Â», lance Richard Claeyman, un bĂ©nĂ©ficiaire en voie de reprise d’une nouvelle entreprise dans le paramĂ©dical, mais « avec des besoins pour celle-ci de commandes privĂ©es (EPHAD, rĂ©seau pharmacie, vente directe). Â» VoilĂ  un exemple typique d’un besoin de liens professionnels, car « lorsque vous ĂȘtes dans cette situation, vous perdez 2/3 de votre rĂ©seau. Â»

Enfin, chez 60 000 rebonds, vous avez la 3Ăšme lame bienveillante, un collĂšge d’experts oĂč ces deniers vont analyser votre projet, si besoin. LĂ  Ă©galement, il y a une limite : « Nous ne faisons pas une expertise en lieu et place des professionnels oĂč un ancien chef d’entreprise viendrait chercher une prestation Ă  bon marchĂ©. Â» 

Deux autres bĂ©nĂ©ficiaires de l’association ont expliquĂ© leur vĂ©cu. JĂ©rome Courapied, a relancĂ© une structure « Bizbang StratĂ©gie Â». « Mon activitĂ© est de booster une entreprise sur les rĂ©seaux sociaux, votre lisibilitĂ© sur le web, augmenter votre audience Â», dĂ©clare-t-il. Effectivement, la visibilitĂ© digitale est devenue aussi importante que sa traduction physique sur le terrain. Enfin, l’ancienne cuisiniĂšre talentueuse du restaurant Mankufu (spĂ©cialitĂ©s chinoises, avenue Clemenceau Ă  Valenciennes) est venue prĂ©senter ses besoins et son rebond. « Le restaurant n’existe plus, mais Line est toujours lĂ . Je donne des cours de cuisine, mais je peux Ă©galement venir chez vous pour prĂ©parer des plats chinois. Â»

Besoin de partenaires

Bien sĂ»r, le rĂ©seau de 60 000 rebonds tient Ă  Ă©tendre son tissu solidaire, car « nous manquons surtout de parrains et de marraines en ce moment. Nous avons Ă©galement besoin de plus d’entreprises au sein de notre Club pour crĂ©er du rĂ©seau. Parfois, cela permet de trouver un job alimentaire pour l’ex chef d’entreprise dans l’attente de rebondir autrement. Il faut qu’il sorte de chez lui Â», conclut un parrain de l’association.

Pour une information sur l’association 60 000 rebonds, vous pouvez contacter Yohan Marliùre au : 06 12 79 70 11 ou sur https://60000rebonds.com

Daniel Carlier

Cet article L’échec n’est pas un virus, mais le rebond professionnel son vaccin ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Le savoir-faire, l’autre atout pĂ©rennitĂ© pour une TPE !

Certes, cette politique communautaire existe depuis 2008, mais dans un temps Ă©conomique compliquĂ©, aprĂšs une sortie de Covid, mais plus encore une crise Ă©nergĂ©tique, le soutien Ă  la crĂ©ation des TrĂšs Petites Entreprises (jusque 10 salariĂ©s) est essentiel, voire du « dĂ©veloppement de l’entreprise jusque 20 salariĂ©s. La limite est le chiffre d’affaire d’un million d’euros. Au delĂ , on considĂšre que l’entreprise a moins besoin de nous Â», prĂ©cise Nelly Szymanski, en charge de l’accompagnement des TPE et des partenariats au sein de La Porte du Hainaut. 

Avec un oeil dans le rĂ©tro, les retours de vĂ©cu justifient cette dĂ©pense d’argent public. En effet, depuis la mise en oeuvre, sous l’ancienne prĂ©sidence d’Alain Bocquet, La Porte du Hainaut a soutenu « 381 TPE Ă  hauteur de 2,8 millions d’euros, pour un investissement de 27,5 millions d’euros, et la crĂ©ation ou la prĂ©servation de 1 129 emplois. Ensuite, le plus important est que notre taux de pĂ©rennitĂ© des TPE soutenues, depuis cette date, est de presque 70% Â», dĂ©clare Christophe Pannier, le vice-prĂ©sident en charge du commerce de proximitĂ©. Pour cette Ă©dition 2025, le PrĂ©sident de la CAPH, Aymeric Robin, Ludovic Aiguier, le prĂ©sident de la commission dĂ©diĂ©e, et donc Christophe Pannier ont participĂ© Ă  cette cĂ©rĂ©monie de mise Ă  l’honneur des TPE sur l’ensemble du territoire. A cette occasion, Aymeric Robin rappelle le moteur premier de la rĂ©ussite en s’adressent aux bĂ©nĂ©ficiaires : « Vous devez ĂȘtre fiers de vos activitĂ©s, de vos passions, et de votre savoir-faire ! Â»

19 TPE soutenus pour l’édition 2025

Pour ce nouveau cru, 19 entreprises ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un soutien de la CAPH, pour un montant de 137 430 euros et de 43 emplois soutenus, le « plus souvent pour de l’équipement Â», ajoute Nelly Szymanski. Comme Ă  chaque fois, il ne faut pas oublier que ces dossiers sont aussi suivis par des partenaires comme la BGE, la CCI Grand Hainaut, Nord Actif, le RĂ©seau Entreprendre, Val’Initiative, SOS Germinal (liste non exhaustive).

A titre d’exemple, les Ă©lus ont fait Ă©tape chez « New’s Frites Â», au rond point de l’Avenue Henri Durre sur Raismes face au passage du futur Contournement nord, oĂč s’écrit « une belle histoire, car Willy Wailliez est un ancien salariĂ© de ETEX (Eternit). Il a repris cette enseigne le 01 septembre dernier avec tout le personnel Â», commente Aymeric Robin. 

Ce dernier tĂ©moigne de cette reprise rĂ©ussie d’une activitĂ© dĂ©jĂ  bien installĂ©e. « J’ai conservĂ© tous les salariĂ©s, la carte, mais avec des nouveautĂ©s comme les suggestions et certains nouveaux plats. Mon chiffre d’affaires a augmentĂ©, depuis septembre 2024, de 30% Â», explique le nouveau propriĂ©taire du fonds de commerce. 

Sandrine Debailleux, tapissiÚre et décoratrice

Ensuite, comme un symbole du savoir-faire, la dĂ©lĂ©gation a visitĂ© une diplĂŽmĂ©e « Tapisserie-Garnisseur Â», en l’occurrence Sandrine Debailleux. Cette Artisane est polyvalente, travaille sur les fauteuils anciens afin de regarnir les coussins, rideau, voilage, dĂ©co, voire mĂȘme le cuir. Clairement, au fil des annĂ©es, elle a fait sa rĂ©putation grĂące Ă  la qualitĂ© de son travail dans un marchĂ© de niche, lĂ  oĂč la banalitĂ© ne rĂ©ussit jamais, il faut ĂȘtre exceptionnel et crĂ©atif.« D’ailleurs, le soutien de la Porte du Hainaut m’a permis d’acquĂ©rir une machine Ă  coudre spĂ©cifique pour le travail du cuir. En ce moment, j’ai rĂ©cupĂ©rĂ© un marchĂ© pour un salon du manĂšge oĂč je restaure des pares-chocs en cuir de petites voitures, mais aussi 60 coussins de manĂšges », commente Sandrine Debailleux. 

Ensuite, elle rappelle qu’elle a Ă©tĂ© installĂ©e pendant 10 ans chez elle, toujours sur la citĂ© thermale, puis son nouveau local prĂšs de la mairie au 1 rue Mathieu Dumoulin Ă  Saint-Amand-les-Eaux. « C’est Ă  la fois mon atelier et mon show-room. BientĂŽt, nous devrons dĂ©mĂ©nager, car ce site commence Ă  ĂȘtre trop petit », ajoute-t-elle, car son mari est Ă©bĂ©niste, et leur activitĂ© est Ă©galement plus large comme de la dĂ©co d’intĂ©rieure avec une imprimante 3D « exclusivement avec des dĂ©chets de maĂŻs, de cafĂ©, du moĂ»t de biĂšre, des coquilles de moules, que des produits recyclĂ©s », conclut-elle.

Le Jolly Ă  Saint-Amand-les-Eaux

Chemin faisant, les Ă©lus ont poursuivi vers un espace atypique, au sein de l’ancien Commissariat de Police Grand Place Ă  Saint-Amand-les-Eaux, oĂč un vaste espace de coworking se conjugue avec une restauration rapide, mais de qualitĂ© avec du « fait maison Â». En effet, ouvert depuis septembre 2024, le « Jolly » est un site impressionnant par la qualitĂ© de la rĂ©novation, avec changement de destination, pourvu d’une grande luminositĂ© et d’une amplitude horaire importante pour les usagers. « J’étais pilote d’avion et j’ai trĂšs longtemps utilisĂ© ce type de lieu, partout dans le monde, oĂč on vient avec son ordinateur portable pour travailler. C’est pratique et c’était l’idĂ©e de dĂ©part. Toutefois, nous avons eu des demandes pour de la petite restauration d’oĂč cette offre complĂ©mentaire aujourd’hui ! », indique Alexandre Davaine, l’exploitant de Jolly. 

Romain Bourgeus, menuisier sur-mesure

Sur la route du savoir-faire, les Ă©lus ont visitĂ© l’entreprise « BR AmĂ©nagement » sur la Zone Industrielle des Six Mariannes sur Escaudain. LĂ , nous parlons d’une TPE en menuiserie, mais uniquement du sur-mesure. Romain Bourgeus, 24 ans, s’est lancĂ© sur cette niche dans la fabrication de mobilier. « Pour montrer nos capacitĂ©s de fabrication, nos meubles de bureau sont du sur-mesure. Nous pouvons intervenir dans toutes les piĂšces de votre habitation, dressing, placard, rangement, amĂ©nagement de combles, fabrication de meubles
 Nous avons des clients sur l’ensemble de la rĂ©gion Hauts de France », indique le jeune entrepreneur. InstallĂ© depuis octobre 2023, La Porte du Hainaut a soutenu cette entreprise dans le cadre de l’acquisition d’une machine outil. 

Enfin, deux TPE sur Denain ont bouclĂ© cette visite chez « Repair Sports Â» oĂč articles et accessoires d’occasion, dans de nombreuses disciplines sportives, sont en vente pour le plus grand bonheur des fans de sports,  et « Sapore Italia », une Ă©picerie fine italienne dont la rĂ©putation dĂ©passe les frontiĂšres de la communautĂ© italienne, voire de la commune tout simplement. 

Cette journĂ©e dĂ©montre, une fois de plus, que le succĂšs d’une entreprise, de proximitĂ© ou pas, passe invariablement par la qualitĂ© du travail proposĂ©, des produits fabriquĂ©s, et parfois d’un savoir-faire unique ! Le message le plus porteur de la soirĂ©e a Ă©tĂ© lancĂ© par JĂ©rome Lempereur, Pdt de la Porte du Hainaut Commerce : « Commerçants optimistes, rejoignez-nous ! »

Daniel Carlier

Cet article Le savoir-faire, l’autre atout pĂ©rennitĂ© pour une TPE ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(BASKET NM 3) : Beuvrages a du se sortir les tripes pour s’imposer face Ă  Juvisy

(visuel La dĂ©fense beuvrageoise s’est souvent montrĂ©e intraitable)

BEUVRAGES DANS UNE POSITION INDELICATE

A neuf journĂ©es de la fin de l’exercice 2024-2025 (quatre Ă  domicile, cinq Ă  l’extĂ©rieur) l’Union Sportive Municipale de Beuvrages est dans une position indĂ©licate, pas catastrophique mais pas trĂšs brillante non plus. OnziĂšme du classement sur quatorze formations, elle occupe actuellement la derniĂšre place (quatre descentes) pour l’étage d’en dessous avec 23 pts pour six victoires et onze dĂ©faites ! La cause ? Peut ĂȘtre une dĂ©fense qui encaisse trop de points (un peu plus de 78 pts de moyenne).

UNE REVANCHE A PRENDRE

Florent Delcambre a apporté son métier à la mÚne

Dans cette 18e journĂ©e de NM3, les Beuvrageois avaient  l’occasion, avec l’appui de leurs fidĂšles supporters, d’amĂ©liorer leur classement avec la venue de Juvisy (6e, 26 pts, 9 victoires, huit dĂ©faites). Battus dans l’Essonne lors du match aller (84-68) il Ă©tait crucial de prendre leur revanche sur leur parquet de la salle Delaune.

LA DEFENSE BEUVRAGEOISE A TENU BON

DĂšs le dĂ©but des hostilitĂ©s, un sacrĂ© coude Ă  coude s’installait. Personne ne dĂ©sirait lĂącher du lest et du coup la marque avait un mal fou Ă  s’emballer : 5-6 (5e), 12-11 (8e) pour arriver Ă  la premiĂšre pause roue dans roue (16-17, 10e). DĂ©jĂ  les joueurs de l’Essonne, dans le sillage de Rafai, leur capitaine, contestaient rĂ©guliĂšrement les dĂ©cisions d’arbitrage et Ă  partir de lĂ  ils reçurent les foudres des deux arbitres. Pas moins de quatre fautes techniques sur l’ensemble de la rencontre. Jusqu’au repos les deux formations se rendaient panier pour panier : 23-21 (15e), 30-30 au repos. L’USMB n’arrivait pas Ă  distancer ses hĂŽtes du soir Ă  cause d’un manque d’adresse mais Ă©galement bon nombre de mauvaises passes et mauvais choix.

A la reprise cela s’amĂ©liorait chez les hommes d’Alexis Poteau qui prenaient le commandement ; 37-32 (24e). Cette fois, avec une dĂ©fense de fer et des barbelĂ©s dressĂ©s devant leur cercle, ils empĂȘchaient Juvisy de revenir Ă  sa hauteur : 56-50 (30e). Dix minutes Ă  tenir dans une grosse ambiance. Une derniĂšre pĂ©riode dans laquelle l’USMB s’est faite un peu peur en vendangeant assez bien de lancers francs. Des points importants lorsque la marque est serrĂ©e : 61-59 (38e), mais finalement la victoire avait choisi son camp depuis quelques minutes. Score final : 70-64.

Alexis Poteau avait demandĂ© de combattre : message reçu

Un succĂšs important qui, avec la dĂ©faite de Ste Marie aux ChĂȘnes Ă  domicile face Ă  Courbevoie (73-109) et celle de Paris 14 Ă  Roncq (87-73), permet Ă  Beuvrages de s’éloigner provisoirement de la zone rouge.

Les réactions :

Osman Abdoul Karim (coach de Juvisy) : << Ce soir nous n’avons pas Ă©tĂ© lucides. Les gars se sont trop focalisĂ©s sur l’arbitrage et du coup se sont mis les arbitres Ă  dos. Dommage, face Ă  cette belle Ă©quipe, nous avions de l’adresse, surtout sur la ligne des lancers francs. >>

Olivir Varga (joueur de Beuvrages) : << Une victoire qui fait du bien aprĂšs une sĂ©rie de dĂ©faites, surtout que l’on va enchaĂźner des gros avec Cambrai, Coubevoie, et Roncq. Un match physique c’est souvent le cas face aux Ă©quipes parisiennes trĂšs intensives et trĂšs grandes. Il fallait tout faire, se battre pour les stopper, ce fut trĂšs dur mais nous avons rĂ©ussi Ă  vaincre. >>

Alexis Poteau (prĂ©sident-coach de Beuvrages) : << J’avais demandĂ© aux gars de combattre, ils se sont battus durant quarante minutes malgrĂ© des hauts et des bas. DĂ©fensivement, c’est bien avec seulement 64 points encaissĂ©s face Ă   ce style d’équipe. Avec le retour de Delcambre, Flamme et l’intĂ©gration de MouĂ©za fait beaucoup de bien. LĂ  je pense que nous avons le groupe pour aller chercher des victoires. Avec ces lancers francs ratĂ©s, on s’est fait un peu peur mais au final cette victoire est une bonne chose au plan comptable et pour la confiance. >>

USM BEUVRAGES  – JUVISY : 70-64 (16-17, 14-13, 26-20, 14-14)

Beuvrages : Odouala 8, Brouillard 16, Delcambre 7, Flamme 18, Dullieux 15, Marnette 1 ; MouĂ©za 5.

Juvisy : Kinzenzi 12, Diawara 18, Broliron 5, Sibide 2, Lof 2, Azanlekor 9, Konan 3, 

Rafai 3, Person 10.

Olivia et Robert Place

Cet article (BASKET NM 3) : Beuvrages a du se sortir les tripes pour s’imposer face Ă  Juvisy est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

La Gauche manifeste contre Jordan Bardella Ă  Valenciennes

Pierrick Colpin : « Le RN se moque de ses Ă©lectrices et de ses Ă©lecteurs Â»

ConcrĂštement, la sĂ©ance de dĂ©dicace a rassemblĂ© des fans du Valenciennois, et au delĂ , du PrĂ©sident du Rassemblement National, la large file d’attente dĂ©butait devant le Grand HĂŽtel, se poursuivait rue des Monnayeurs, tournait devant le lycĂ©e Wallon pour s’arrĂȘter devant la CAF. En face, une manifestation autorisĂ©e et organisĂ©e par les syndicats, Nous Toutes Valenciennes, et les forces politiques, comme Pierrick Colpin, beaucoup plus modeste. Cette derniĂšre Ă©tait contenue, sur la Place de la Gare SNCF, par une prĂ©sence de la Police Nationale impressionnante, comme du service de sĂ©curitĂ© interne du Rassemblement National. 

Cet Ă©vĂ©nement sur le Hainaut intervient Ă  un moment singulier, pour ne pas dire charniĂšre, dans la vie du mouvement d’extrĂȘme droite. En effet, Le RN connaĂźt un momentum politique difficile, poutinophile de longue date, emprunt bancaire Ă  la clĂ©, adorateur de Donal Trump d’un autre cĂŽtĂ©, et une large majoritĂ© de Français inquiĂšte au plus haut point sur la situation internationale. Alors, constater avec dĂ©pit que ce parti, dit patriote, choisit l’agresseur russe, voire l’ouragan Trump, plutĂŽt que la carte française, quelle que soit son obĂ©dience politique, trouble l’électorat profond. 

Pour contrer cette image, Marine Le Pen se raccroche Ă  la dissuasion nuclĂ©aire, qui restera française, seul le pĂ©rimĂštre vital changerai, et Jordan Bardella se concentre sur la relation avec l’AlgĂ©rie sans pour autant tuer dans l’oeuf la popularitĂ© montante de Bruno Retailleau. En rĂ©sumĂ©, premiĂšre victime en France de la guerre en Ukraine, le Rassemblement National boit la tasse politique et essaye de s’évader de cette spirale nĂ©gative avec un Tour de France de Jordan Bardella pour des dĂ©dicaces de son livre, voire de belles images sur TikTok. On en est lĂ , ça va mal
 au RN ! 

Enfin, on n’oublie pas cette Ă©chĂ©ance du 31 mars 2025 relative au jugement Ă  l’endroit de Marine Le Pen, prĂ©sumĂ©e innocente, concernant les emplois prĂ©sumĂ©s fictifs au Parlement europĂ©en. Comme disait l’autre, les « emmerdes, ça volent toujours en escadrille Â»â€Š comme les missiles en Ukraine sur les civils chaque jour ! Pour la carte locale, on peut toujours compter sur le « Grand Diseux
 Â» du cru, SĂ©bastien Chenu, toujours la diatribe Ă  la ceinture prĂȘte Ă  dĂ©gainer, mais il serait plus utile pour les Françaises et les Français que le dĂ©putĂ© de la 19Ăšme trouve une SEULE idĂ©e constructive face Ă  cette situation internationale, jamais connue depuis 1945
 ! En terme de personnalitĂ© politique locale, on note la prĂ©sence au sein du Grand HĂŽtel de Laurent Lasselin, il venait sans doute prendre un cafĂ© par le plus grand des hasards. 

« Jordan Bardella vote le contraire de ce qu’il dit », Pierrick Colpin

Pour le jeune candidat du Nouveau Front Populaire en juin 2024, Pierrick Colpin, cette manifestation « pacifique vient combattre les idĂ©es, Le RN se moque de ses Ă©lectrices et de ses Ă©lecteurs. Jordan Bardella vote le contraire au Parlement europĂ©en comme Ă  l’AssemblĂ©e nationale de ce qu’il dit, contre les hausses de salaire, contre les Droits des travailleurs. Enfin, Ă  chaque fois qu’il doit choisir, il soutient E.Macron », tance Pierrick Colpin.

Aucun doute que le drapeau de l’extrĂȘme droite est plantĂ© pour les prochaines Ă©lections municipales dans le Hainaut, les forces politiques de l’arc rĂ©publicain sont averties.

Daniel Carlier

Cet article La Gauche manifeste contre Jordan Bardella Ă  Valenciennes est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Les Droits des Femmes dans le Valenciennois
 toute l’annĂ©e !

Fabienne Lambert/Adjointe aux associations : « Il faut faire avancer la cause des femmes Â»

Au sein de la Maison des Associations de Valenciennes, « la structure la plus importante dĂ©diĂ©e aux associations au nord de Paris avec 3 000 M2 », prĂ©cise Fabienne Lambert, l’adjointe aux associations ; la ville centre organise des expositions, des confĂ©rences, notamment Daniel Cappelle sur les « Femmes remarquables » Ă  Valenciennes ou l’UFAL sur les « Femmes hĂ©roĂŻnes », des sensibilisations sur les violences intrafamiliales si prĂ©gnantes sur le Valenciennois, mais aussi des activitĂ©s sportives, culturelles, voire gourmandes.

Lydie Zenasni, responsable de la MDA

« L’objectif est de soutenir, car il faut faire avancer la cause des femmes », souligne Fabienne Lambert. Au dĂ©bottĂ©, l’adjointe a invitĂ© le nouveau Sous-PrĂ©fet de Valenciennes. Ce dernier a honorĂ© incognito, ou presque, cette sollicitation. Dans son discours, il souligne son attention « pour le monde associatif. Il faut passer de l’action thĂ©orique Ă  la pratique. C’est un engagement au bĂ©nĂ©fice de la sociĂ©tĂ©. Toutefois, il reste tant de choses Ă  faire. Par exemple, il n’y a jamais eu de Sous-PrĂ©fĂšte Ă  Valenciennes, alors que nous sommes Ă  un taux de fĂ©minisation dans le corps prĂ©fectoral de 40% Â», conclut StĂ©phane Costaglioli.

Retrouvez le programme Ă  la MDA de Valenciennes (programme-mda-fete-les-femmes-2025).

Daniel Carlier

Cet article Les Droits des Femmes dans le Valenciennois
 toute l’annĂ©e ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(CAVM) Plan Climat, SAUR, Politique de la Ville, et un coup de vent
 !

Fin d’un lamentable marchĂ© public avec le choix dĂ©finitif du concessionnaire SAUR/THEYS Assainissement

La dĂ©libĂ©ration n’a pris que quelques minutes pour un vote conclusif afin de graver dans le marbre le choix du concessionnaire par affermage, l’entreprise SAUR/THEYS Assainissement pour une durĂ©e de 7 ans et 7 mois. Retour sur les pĂ©ripĂ©ties du plus important marchĂ© public 2020/2026 de Valenciennes MĂ©tropole sur https://www.va-infos.fr/2025/02/07/cavm-lattribution-du-marche-public-des-eaux-usees-et-des-eaux-pluviales-a-lentreprise-saur-en-mars-2025/

Apparue dans l’hĂ©micycle pour ce vote dĂ©terminant, VĂ©ronique Dupire, vice-prĂ©sidente en charge de cet appel d’offres ratĂ©, c’est le moins que l’on puisse dire, n’a jamais expliquĂ© les tenants et les aboutissants conduisant Ă  cette erreur majuscule, hors commission dĂ©diĂ©e, en plĂ©niĂšre aux Ă©lus communautaires. Compte tenu du montant de ce marchĂ© public, plus de 100 millions d’euros, le minimum minimorum Ă©tait une certaine transparence sur ce sujet vis Ă  vis des contribuables du Valenciennois. Bref, cachons (les boulettes) de ce marchĂ© public que je ne saurais voir
 !

« ĂŠtre efficace Â», RĂ©gis Dufour Lefort

Ensuite, RĂ©gis Dufour Lefort a prĂ©sentĂ© un 1er bilan mi-parcours, de 2021 Ă  2024, sur l’action engagĂ©e dans le cadre du PCAET(Plan Climat-Air-Energie Territorial) signĂ© en 2021 pour six ans. L’objectif est Ă©videmment la rĂ©duction de la consommation de CO2 sur les 35 communes, la sobriĂ©tĂ© Ă©nergĂ©tique tant attendue par les collectivitĂ©s publiques, les entreprises, et les particuliers dont le rĂŽle n’est pas celui d’un spectateur, mais d’un acteur responsable Ă  part entiĂšre. 

« Sur 3 ans, la rĂ©duction de la consommation de gaz est significative, 330 000 MWH, mais une hausse de l’électricitĂ© de 118 000 MWH, donc un delta Ă  la baisse d’environ 210 000 MWH. A ce jour, 11 bus au BIO GAZ sont en action, 4 friches sont en renaturation comme la « Ferme d’Anzin Â», un futur rĂ©seau de chaleur a Ă©tĂ© validĂ© par les institutions publiques et les entreprises fournisseurs, un nouveau centre de tri public est achevĂ© sur le site de Douchy-les-Mines
 Plus globalement, pour chaque action, notre volontĂ© est d’ĂȘtre efficace. Nous sommes sur la bonne trajectoire, mais il reste beaucoup Ă  faire Â», conclut le vice-prĂ©sident en charge du climat.

Suite Ă  cette prĂ©sentation, Quentin Omont pour l’opposition reconnaĂźt « l’effort engagĂ©, notamment sur le bĂątimentaire, mais Ă©galement sur un rĂ©seau de chaleur prometteur. Pour le reste, le bilan est plutĂŽt nĂ©gatif. La « Ferme d’Anzin » n’est que l’arbre qui cache la forĂȘt. Sur les dĂ©chets, l’agriculture, la rĂ©duction du CO2 en lien avec l’objectif 2030, ce bilan est assez dĂ©primant sur toutes ces thĂ©matiques. Â»

Pour sa part, le PrĂ©sident de Valenciennes MĂ©tropole acquiesce « que ce 1er bilan n’est pas parfait. Pour le rĂ©seau de chaleur, le prestataire (privĂ©) sera choisi d’ici la fin de l’annĂ©e 2025. Charge Ă  lui d’engager la mise en oeuvre de ce rĂ©seau de chaleur. NĂ©anmoins, je partage avec vous votre analyse et j’ajoute que le comportement (des citoyens) sera le plus difficile Ă  faire Ă©voluer, car changer les habitudes. Â»

La politique de la Ville

La « Politique de la Ville Â» est sans doute la thĂ©matique la plus inconnue dans toutes les EPCI, malgrĂ© son impact massif sur la vie sociale dans les territoires. A la baguette de cette mission, Laurent Depagne dont l’expertise est reconnue en la matiĂšre. Trois axes majeurs sont Ă  dĂ©gager sur cette nouvelle page de la « Politique de la Ville Â», la santĂ©, l’insertion, et l’éducation. « Nous avons des partenariats forts avec le Centre Hospitalier de Valenciennes et l’Agence RĂ©gionale de SantĂ© Hauts de France. Nous travaillons aussi sur un appel Ă  projet sur la santĂ© mentale Â», prĂ©cise le vice-prĂ©sident. Plus globalement, le maire d’Aulnoy-lez-Valenciennes souligne « une agglo proche de l’humain Â». Ensuite, une action croisĂ©e avec La Porte du Hainaut s’articule autour de la lutte contre les violences intrafamiliales, car « c’est un sujet d’arrondissement Â», poursuit Laurent Depagne et mĂȘme un sujet essentiel (malheureusement) sur le ressort judiciaire du Tribunal de Grande Instance de Valenciennes/Avesnes. 

Sur le point financier, Laurent Degallaix rappelle le dĂ©sengagement de l’Etat au fil des budgets et la compensation de la CAVM afin de maintenir une « Politique de la Ville Â» ambitieuse. 

Histoire d’éolienne


On l’a pas vu venir, une dĂ©libĂ©ration de forme sur l’autorisation d’un projet de deux moyennes Ă©oliennes sur Onnaing, Ă  « titre expĂ©rimental Â», explique Jean-Marcel Grandame, a dĂ©bouchĂ© sur un dĂ©bat sur les Ă©oliennes. 

Chacun se souvient d’une tempĂȘte politique entre 2004 et 2008 sur cette thĂ©matique, et notamment sur le village de Sebourg, c’était la guerre
 Ă  relativiser compte tenu des Ă©vĂšnements que nous vivons en ce moment. Pour autant, l’intervention d’un Ă©lu communautaire Ă©voquant la problĂ©matique du Pays Solesmois avec « l’autorisation de 5 Ă©oliennes au dĂ©but. Elle est aujourd’hui submergĂ©e par les projets en cours. Si vous ouvrez la porte sur le Valenciennois
 Â». Cette intervention n’a pas manquĂ© d’interpeller l’hĂ©micycle communautaire et en premier lieu le PrĂ©sident de Valenciennes MĂ©tropole : « Je partage votre crainte. Â» AprĂšs Ă©change, Laurent Degallaix propose un report de cette dĂ©libĂ©ration dans l’attente de nouveaux Ă©lĂ©ments d’informations, votĂ© quasi Ă  l’unanimitĂ©. Quentin Omont rebondit tout de mĂȘme pour rappeler que le « l’installation est au bon endroit. Plus globalement, le compte n’y est pas du tout sur les Ă©nergies renouvelables. Â» 

Comme depuis le dĂ©but du siĂšcle, l’éolien est un sujet tabou sur le Valenciennois, mystĂšre, mais effectivement, comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, le changement de comportement des individus va prendre du temps
 ! Celui qui peut croire que le solaire et l’éolien ne seront pas une source Ă©nergĂ©tique majeure pour les particuliers d’ici la fin du 21Ăšme siĂšcle n’est pas du tout en phase avec la rĂ©alitĂ© du changement climatique. L’Europe du Nord est dĂ©jĂ  beaucoup plus avancĂ©e que nous avec nettement moins de foncier disponible !

Journée Internationale des Droits de la Femme avec la CAVM

A l’avant veille du samedi 08 mars, Isabelle Choain, en charge de l’égalitĂ© homme-femme sur l’EPCI, rappelle les multiples initiatives sur l’arrondissement. « Le 08 mars, ce n’est pas seulement une journĂ©e, mais un mois d’animations sur le territoire Â», conclut-elle (Plaquette-journee-des-femmes-2025-V2).

En bref :

Les Ă©lus communautaires ont votĂ© pour un transfert dĂ©finitif  de la compĂ©tence archĂ©ologique prĂ©ventive de la ville de Valenciennes vers Valenciennes MĂ©tropole. Au 01 janvier 2026, les 35 communes pourront bĂ©nĂ©ficier de ce service trĂšs important pour les collectivitĂ©s locales dans le cadre de leurs projets urbains.

Daniel Carlier

Cet article (CAVM) Plan Climat, SAUR, Politique de la Ville, et un coup de vent
 ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

StĂ©phane Costaglioli en « facilitateur raisonnable Â»

Originaire de ce beau dĂ©partement des PyrĂ©nĂ©es-Orientales, 50 ans, le nouveau Sous-PrĂ©fet de Valenciennes arrive dans sa fonction territoriale aprĂšs un passage Ă©clair au MinistĂšre de l’IntĂ©rieur, le temps du Gouvernent Barnier
 trois mois ! Comme haut fonctionnaire de l’Etat, les nominations s’articulent entre des fonctions « nationales », en clair dans les MinistĂšres, ou dans la « territoriale », en rĂ©sumĂ© sur le terrain. « Depuis mes premiĂšres prises de fonctions, j’ai fait 1/3 de Nationale et 2/3 de Territoriale. Je prĂ©fĂšre le terrain, car il faut aimer les gens. Il y a plus de contacts humains. Pour autant, comprendre les arcanes dans la construction d’une loi, et parfois du temps associĂ©, est utile pour l’expliquer. » Pour ce premier poste dans la rĂ©gion des Hauts de France et donc le DĂ©partement du Nord, le nouveau Sous-PrĂ©fet est conscient de la particularitĂ© de ce territoire Ă  la fois dynamique sur le volet Ă©conomique, avec de grandes signatures et une histoire industrielle, mais Ă©galement avec un niveau de paupĂ©risation trĂšs palpable d’oĂč cette rĂ©putation de laboratoire sociale vivant du Valenciennois. 

Autre singularitĂ© de ce territoire, le tissu urbain est particuliĂšrement dense. « C’est ma premiĂšre fonction oĂč la zone police est plus importante que la zone gendarmerie ! Â», mentionne StĂ©phane Costaglioli. Pour ces premiĂšres rencontres sur le terrain, il subodore que les Ă©lus, malgrĂ© leur divergence politique, se rassemblent sur les grands sujets. « Les Ă©lus du Valenciennois jouent en pack Â», suggĂšre-t-il en prenant une image rugbystique, sport roi dans le Sud-Ouest.

« Une stabilitĂ© des aides de l’Etat vers les territoires Â», StĂ©phane Costaglioli 

Cette nomination d’un nouveau Sous-PrĂ©fet intervient dans un contexte quasiment unique sous la 5Ăšme RĂ©publique. En effet, la dissolution et ses effets dĂ©vastateurs sur la confiance des Ă©lus de proximitĂ© vers les hautes sphĂšres, puis un temps d’incertitude sur la stabilitĂ© institutionnelle, et enfin un budget de l’Etat votĂ© au forceps en fĂ©vrier 2025, ont abimĂ© ce lien entre le citoyen et la politique, l’Etat rĂ©galien. Toutefois, la dette publique longtemps balayĂ©e du revers de la main par l’ensemble de la classe politique, ou presque, devient le coeur du moteur dĂ©cisionnel. Alors, comment s’inscrit l’action d’un Sous-PrĂ©fet sur un territoire, voire d’un PrĂ©fet, en terme de collaboration avec les Ă©lus sur le terrain ?

A ce titre, tous les Ă©diles ont scrutĂ© les lignes budgĂ©taires relatives aux fonds destinĂ©s aux collectivitĂ©s locales, le fameux DETR (Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux) et l’autre aide trĂšs prisĂ©e, le Fonds Vert. Pour ces deux dispositifs, StĂ©phane Costaglioli veut ĂȘtre rassurant : « Nous n’avons pas encore les donnĂ©es exactes par rĂ©gion et encore moins par territoire. Toutefois, nous avons les chiffres globaux et j’observe une stabilitĂ© des aides de l’Etat vers les territoires, soit 2 milliards d’euros pour le DTER (au national) et 1,15 milliards d’euros pour le Fonds Vert (au national), vous avez mĂȘme une progression (lĂ©gĂšre) de la DGF (Dotation GĂ©nĂ©rale de Fonctionnement) de 150 millions d’euros (au national). »

Autre dispositif plĂ©biscitĂ© sur le bassin minier, l’ANRU 1 de Jean-Louis Borloo et sa dĂ©clinaison par Manuel Valls, le NPNRU oĂč « la signature de l’Etat sera respectĂ©e Â», prĂ©cise le Sous-Prefet de Valenciennes. De mĂȘme, le trĂšs prisĂ© ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier) devrait poursuivre son chemin. D’ailleurs, sur le Valenciennois « 125 millions d’euros investis sur 10 ans au lieu de 10 millions programmĂ©s, cela prouve la dynamique de ce territoire. » Effectivement, dans la lignĂ©e du baby boom, vous avez une gĂ©nĂ©ration entiĂšre de logements vĂ©tuste, voire en grande souffrance sur ce territoire ; la rĂ©habilitation de ces quartiers miniers, voire industrieux, est sans doute la problĂ©matique numĂ©ro un du territoire. Certes, moins spectaculaire que la sĂ©curitĂ©, que l’accĂšs Ă  l’emploi pour tous, voire la main tendue sociale, mais le dĂ©clencheur de tout. 

« TrĂšs attachĂ© Ă  la libre administration des communes Â», StĂ©phane Costaglioli

Bien sûr, un arrondissement pauvre se traduit par une activation de la DSU (Dotation de la Solidarité Urbaine) ou DSR (Dotation de Solidarité Rurale) dans de nombreuses communes du Valenciennois. Là également, les enveloppes demeurent stables.

Pour autant, la Sous-PrĂ©fecture doit accompagner les dossiers de terrain dans la limite de ses prĂ©rogatives. Un point structurant pour le dialogue entre l’Etat de proximitĂ© et les communes, StĂ©phane Costaglioli tient Ă  prĂ©ciser qu’il est « trĂšs attachĂ© Ă  la libre administration des communes et Ă  son pouvoir de Police. Â» Ce discours n’a pas Ă©tĂ©, depuis le dĂ©but du 21Ăšme siĂšcle, le propos commun Ă  tous les Sous-PrĂ©fets passĂ©s par le Valenciennois, loin s’en faut, et il a l’immense mĂ©rite de laisser les maires libres et responsables.

Pour autant, son CV dans l’administration centrale des finances pousse ce serviteur de l’Etat Ă  analyser chaque dossier sous le prisme budgĂ©taire. « C’est un peu ma dĂ©formation professionnelle Â», souligne-t-il. C’est pourquoi, le Sous-PrĂ©fet Ă©tudiera chaque projet sur 3 angles : « La pertinence du projet, sa cohĂ©rence sur sa commune et dans son environnement proche, et les moyens financiers associĂ©s. Je peux suggĂ©rer de nouvelles pistes de financement, un Ă©talement dans le temps, analyser un dossier Ă  180° et ĂȘtre un facilitateur responsable. Â»

Bien sĂ»r, l’Etat est Ă©galement lĂ  pour tirer la sonnette d’alarme. Techniquement, une mise sous tutelle Ă  l’ancienne n’existe plus, mais une saisine prĂ©fectorale est possible afin de signaler Ă  la Chambre RĂ©gionale des Comptes un souci local. Tout cela en dehors des contrĂŽles rĂ©currents de la CRC au sein des communes avec parfois des rapports trĂšs rudes pour une collectivitĂ© locale, nous l’avons vu sur le Valenciennois avec des consĂ©quences sur les Ă©lections municipales. 

« La sĂ©curitĂ©, pas seulement une histoire de statistiques Â», StĂ©phane Costaglioli

La sĂ©curitĂ© des concitoyens est le contrat de base entre l’Etat et sa population, inutile de dire que cette pensĂ©e est trĂšs difficile Ă  traduire sur le terrain : « La sĂ©curitĂ©, ce n’est pas seulement une historie de statistiques, car le traumatisme d’un cambriolage, d’une agression, etc., demeure. C’est d’abord notre premiĂšre libertĂ©. C’est pourquoi, nous allons nous attacher Ă  surveiller les lieux de vie au titre de la prĂ©vention, voire de la rĂ©pression. Â»

NĂ©anmoins, l’Etat ne peut pas tout et la collaboration avec les collectivitĂ©s locales est indispensable. « Nous avons besoin de partenaires, la Police Municipale assure un continuum de protection avec la Police Nationale, et les camĂ©ras de vidĂ©o-protection. De la mĂȘme maniĂšre, nous avons besoin de la participation des citoyens, notamment en terme de prudence Â», dĂ©clare StĂ©phane Costaglioli.

Fort de cette ligne de conduite, Stéphane Costaglioli va parcourir le territoire pour comprendre les besoins des grandes collectivités comme des plus modestes. A quelques encablures des municipales, les demandes risquent de ne pas manquer
 !

Daniel Carlier

Cet article StĂ©phane Costaglioli en « facilitateur raisonnable Â» est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(VA) Fin de convention du « Passage Jehanne de Flandre Â» et beaucoup de questions ?

Il faut revenir sur le dĂ©roulĂ© prĂ©cĂ©dent https://www.va-infos.fr/2025/02/28/va-la-majorite-municipale-veut-fermer-definitivement-le-passage-jehanne-de-flandre-sur-la-place-darmes/, car l’article n’est pas assez prĂ©cis sur certains points essentiels. 

En effet, la rĂ©union du collectif des commerçants, le 28 janvier 2025, avec deux fonctionnaires de la ville de Valenciennes, a permis dans un premier exposĂ© d’écouter la volontĂ© de la collectivitĂ© locale « de pĂ©renniser cette fermeture du passage Jehanne de Flandre Â». De l’autre, les participants Ă  cette rĂ©union ont indiquĂ© qu’un prochain Conseil syndical se tiendrait le 07 fĂ©vrier 2025 et que ledit vote serait Ă  prendre en compte (9 voix pour la rĂ©ouverture et 2 voix contre). De plus, et ce n’est pas un dĂ©tail, le Conseil syndical a choisi de faire appel Ă  un architecte pour un projet conciliant.

« Nous voulions trouver un compromis entre la fermeture dĂ©finitive et la rĂ©ouverture 24h/24. A cet effet, l’architecte est sollicitĂ© sur un projet de grille fermĂ©e la nuit et ouvert le jour afin de satisfaire une partie des commerçants concernĂ©s sur la Place d’Armes et la rue Vieille Poissonnerie Â», explique Pascal Zago. Chose votĂ©e le 07 fĂ©vrier dernier par le Conseil syndical de la copropriĂ©tĂ© « Jehanne de Flandre Â», autre fait tangible. 

Ensuite, pourquoi ladite convention est dĂ©noncĂ©e par la mairie de Valenciennes ? Une raison technique et juridique est-elle la source de cette dĂ©libĂ©ration impromptue ? « La convention court jusque 2030. Pourquoi le maire n’attend pas la prochaine AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale en dĂ©cembre prochain ou dĂ©clencher une AGE afin d’obtenir un vote clair sur une des trois solutions, fermeture, rĂ©ouverture ou solution mixte ? Â», poursuit Pascal Zago. De mĂȘme, pourquoi ladite dĂ©libĂ©ration ne se contente pas de supprimer cette convention sans autre commentaire, alors que le texte proposĂ© contient une prise de position sĂ©curitaire claire. A la lecture de cette dĂ©libĂ©ration, comment un copropriĂ©taire pourrait voter, Ă  la prochaine AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, pour la rĂ©ouverture du « Passage Jehanne de Flandre Â» sans penser que sa responsabilitĂ© serait potentiellement engagĂ©e en cas d’atteinte Ă  un individu ? 

Pour Romain Avot, il ne comprend pas et surtout regrette le manque de co-construction avec la municipalitĂ© : « Avec cette fermeture, nous avons perdu en visibilitĂ© sur la Place d’Armes. Â» De l’autre, vu la montĂ©e en flĂšche des cellules vacantes dans la rue Vieille Poissonnerie, la municipalitĂ© pensait peut-ĂȘtre de bonne foi relancer l’ancienne grande rue du commerce avant le passage du tramway ? Force est de constater que le succĂšs n’est pas total, ni partiel, car nombre de commerces constatent une baisse significative de leur chiffre d’affaire. 

Enfin, il existe de fait une insĂ©curitĂ© dans le centre-ville de Valenciennes, mais « ce n’est pas cette fermeture qui va la rĂ©duire. Certes, il faudra gĂ©rer diffĂ©remment celle-ci entre la rĂ©ouverture totale et la fermeture complĂšte », ajoute Pascal Zago.

VoilĂ  les contours d’un prochain vote d’une dĂ©libĂ©ration peu comprĂ©hensible, mais pour laquelle il est Ă©vident que la mairie va sortir une argumentation solide, tout au moins Ă  l’affichage, pour justifier l’existence mĂȘme de cette derniĂšre. Trois choix vont donc s’ouvrir Ă  l’issue de ce vote marquant le retour Ă  un passage privĂ© dont les deux issues sont dans le domaine public. 

  • Le premier est la rĂ©ouverture totale avec le soin laissĂ© Ă  la copropriĂ©tĂ© du nettoyage, voire d’un amĂ©nagement plus sĂ©curitaire
, en fait le retour dans le giron privĂ© comme depuis la reconstruction du centre-ville de Valenciennes aprĂšs guerre et de fait pas une incroyable nouveautĂ© ! 
  • Le deuxiĂšme est la fermeture pĂ©renne de ce « Passage Jehanne de Flandre », suite Ă  un arrĂȘtĂ© prolongeant celle-ci dans l’attente du vote en AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de la CopropriĂ©tĂ© « Jehanne de Flandre », favorable ou non.
  • La troisiĂšme, l’attente d’un compromis proposĂ© par le Conseil syndical Ă  travers un projet de fermeture la nuit et une rĂ©ouverture durant la journĂ©e.

Daniel Carlier

Cet article (VA) Fin de convention du « Passage Jehanne de Flandre Â» et beaucoup de questions ? est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(Rediff/rĂ©tro)Jean-Louis DebrĂ© : « La politique est devenue un mĂ©tier de spectacle Â»

Jean-Louis DebrĂ© : « Je me mĂ©fie des professionnels de la politique Â»

Pour le lancement du cycle de confĂ©rences « UniversitĂ© des savoirs partagĂ©s Â», l’UPHF avait invitĂ© un tĂ©moin de choix sur la vie des institutions politiques françaises. En effet, Jean-Louise DebrĂ© nous a livrĂ© les tenants et les aboutissants sur la constitution de la VĂšme rĂ©publique, sa force, son fondement, et ses dĂ©rives actuelles, voire les modifications souhaitĂ©es

Cette confĂ©rence inaugurale Ă©tait lancĂ©e par Arnaud Huftiez, vice-prĂ©sident en charge de la culture est de la citoyennetĂ© : « Ce 1er cycle des confĂ©rences des savoirs partagĂ©s est une volontĂ© du prĂ©sident Artiba afin de croiser les regards, les publics, sur des sujets de rĂ©flexion. Notre premier sujet est « La VĂšme RĂ©publique, des institutions Ă  l’épreuve du temps » pour lequel nous avons sollicitĂ© Jean-Louis DebrĂ© Â».

Difficile de faire mieux comme CV, ancien magistrat spĂ©cialisĂ© dans la lutte contre le grand banditisme et le terrorisme, ancien ministre de l’intĂ©rieur, ex PrĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, et ancien PrĂ©sident du Conseil constitutionnel, Jean-Louis DebrĂ© devant un amphithĂ©Ăątre copieusement garni par des Ă©tudiants et de nombreuses personnalitĂ©s du Grand Hainaut, fils du rĂ©dacteur de la constitution de la VĂšme rĂ©publique, Michel DebrĂ©,  plante le dĂ©cor d’entrĂ©e : « Je suis lĂ  pour vous dire Ma vĂ©ritĂ© et ce n’est pas La vĂ©ritĂ© ; comme disait Anatole France – enrichissez-vous de la vĂ©ritĂ© des autres Â».

La VÚme République instrument de stabilité ?

Jean-Louis DebrĂ© entame par la genĂšse de ce document socle de notre RĂ©publique. Il rĂ©fute en bloc « tout texte Ă©crit pour De Gaulle, mais pour la France ». Ensuite, il pointe du doigt l’instabilitĂ© chronique de la IVĂšme rĂ©publique avec en moyenne 6 mois d’existence pour un gouvernement. « C’était la crise permanente. Pour voter le budget, on devait parfois arrĂȘter le temps le 31 dĂ©cembre Ă  minuit durant 3 Ă  4 jours afin de trouver un compromis Â», ajoute-t-il. 

Clairement, cette constitution de la VĂšme RĂ©publique a Ă©tĂ© taillĂ©e « pour Ă©viter les crises institutionnelles Ă  travers son article 19. Le PrĂ©sident a le droit de dissolution de l’assemblĂ©e nationale, il nomme le 1er ministre, et il peut saisir le Conseil constitutionnel sur une loi. Enfin, il Ă©tait Ă©lu pour 7 ans, gage de continuitĂ© de l’Etat Â». Bien sĂ»r, la crĂ©ation du Conseil constitutionnel, autoritĂ© suprĂȘme garantissant le respect de la Constitution et notamment des droits et des libertĂ©s, Ă©tait Ă©galement une innovation au sein de cette constitution dont nous venons de fĂȘter le 65Ăšme anniversaire le 04 octobre dernier. La preuve par l’exemple, durant les cohabitations « ça a fonctionnĂ© ! Â».

Le parallĂšle avec la situation que nous vivons avec une majoritĂ© relative est Ă©vident. En effet, la majoritĂ© relative du parti prĂ©sidentiel ne serait-il pas un symptĂŽme d’une crise institutionnelle permanente Ă  ce stade oĂč personne ne fait de compromis sur les grands textes de lois ? 

Enfin, les hommes de lois le savent, le pĂšre de la QPC (Question Prioritaire de ConstitutionnalitĂ©) est Jean-Louis DebrĂ©. Cette possibilitĂ© pour un justiciable, depuis le 01 mars 2010, de poser une QPC afin de savoir si la loi applicable Ă  son endroit est conforme, ou pas, Ă  la constitution. « C’était une rĂ©volution Ă  l’époque ! Â», explique-t-il. 

Autre temps, autre comportement


L’ancien PrĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale est consternĂ© par la pratique parlementaire actuelle. « MĂȘme avec des membres de l’opposition comme, sur ce territoire, Alain Bocquet et feu Patrick. Roy, nous avions des Ă©changes et du respect. Nous pouvions trouver des accords politiques. Aujourd’hui, la politique est devenue un mĂ©tier de spectacle. C’est de la com, on cherche la bonne formule uniquement et plus un dĂ©bat sur le fond  Â». 

Le pendant est Ă©galement l’inflation des textes de lois et des dĂ©crets d’applications, etc. En 2002, plus de 52 000 lois, en 2021, plus 86 000 lois et dans la mĂȘme tonalitĂ© pour les dĂ©crets. Il rappelle en mĂȘme temps l’utilitĂ© d’un dĂ©cret, car « sous la IVĂšme rĂ©publique, les dĂ©putĂ©s votaient pour tout, la composition d’un saucisson, l’autorisation d’achat de soutien-gorge pour les femmes militaires. Non, l’AssemblĂ©e nationale doit voter des lois importantes, essentielles ; trop de lois, trop de textes Â», ajoute-t-il.

Jamais avare de quelques saillies dont il a le secret, il rĂ©vĂšle certains travers politiques en lien avec l’actualitĂ©. En effet, la prochaine « Loi immigration Â» sera incessamment sous peu Ă©tudiĂ©e par le Parlement, et ce sera « le 29Ăšme texte, elle a Ă©tĂ© modifiĂ©e 18 fois entre 1996 et 2021. Lorsque j’étais prĂ©sident du Conseil constitutionnel, on m’amĂšne un nouveau texte avec l’argument que la loi n’a pas donnĂ© les effets escomptĂ©s
  sur l’immigration illĂ©gale ! Les sages travaillent et constatent que les dĂ©crets de la derniĂšre loi n’ont pas Ă©tĂ© passĂ©s Â», tance Jean-Louis DebrĂ©.

Ses convictions d’Homme d’Etat

D’abord, il tacle sans concessions l’utilisĂ© du CESE, car ses membres « n’ont pas la lĂ©gitimitĂ© du suffrage universel. A quoi sert-il ? Â». Il est contre le « vote obligatoire, c’est dangereux dans une dĂ©mocratie Â». Il rappelle sa position constante sur le quinquennat : « C’est une erreur politique, mais ce choix Ă©tait considĂ©rĂ© comme moderne, Pompidou le voulait, comme Giscard, Mitterrand, Jospin, et Chirac l’a rĂ©alisĂ© ! Â». Et sur le mĂȘme registre « pourquoi limiter le nombre de mandats pour un PrĂ©sident de la RĂ©publique. Vous rĂ©duisez son action Ă  travers cette incapacitĂ©. D’ailleurs, vous voyez que les futurs candidats (de la majoritĂ©) se dĂ©chirent dĂ©jĂ  Â». 

A une question pertinente sur la prise en compte du vote blanc, il met en exergue le danger absolu de cette hypothĂšse. « Elle mettait l’élu.e en difficultĂ©. L’opposition pourrait lui indiquer Ă  chaque fois que la somme des voix de l’opposition, plus les votes blancs, font de lui un Ă©lu ou une Ă©lue minoritaire. Il ou elle perdrait de la lĂ©gitimitĂ© ! Â». 

Enfin, il fustige le non cumul des mandats. « Certes, il est possible de le limiter. Mais, vous avez certains parlementaires complĂštement dĂ©connectĂ©s de la rĂ©alitĂ© du terrain. Ensuite, je me mĂ©fie des professionnels de la politique. Il me paraĂźt essentiel qu’un parlementaire est exercĂ© un mĂ©tier avant son mandat Â».

La prochaine confĂ©rence de « l’UniversitĂ© des savoirs partagĂ©s Â» est consacrĂ©e Ă  « l’univers carcĂ©ral, au delĂ  des fantasmes Â», par Plana Radenovic, Ă©crivaine et journaliste, le jeudi 16 novembre 18H, BĂątiment Matisse, amphi 500
, une annonce que le locuteur de la soirĂ©e a repris : « Lorsque j’étais PrĂ©sident du Conseil constitutionnel, j’ai emmenĂ© tous ses membres dans un centre de dĂ©tention, car ils ne savaient visiblement pas de quoi ils parlaient ! Â».

Daniel Carlier

Cet article (Rediff/rĂ©tro)Jean-Louis DebrĂ© : « La politique est devenue un mĂ©tier de spectacle Â» est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(Onnaing) Une dette publique en réduction malgré des projets depuis 2017

Evidemment, face aux rĂ©alisations, voiries, nouveau groupe scolaire, travaux sur les Ă©coles existantes, Ă©glise, rĂ©novation de logements, etc., la rumeur d’une dette publique non maĂźtrisĂ©e par la majoritĂ© municipale plane dĂ©jĂ  sur la prochaine Ă©lection municipale. Dans un contexte oĂč la dette publique fait partie des thĂ©matiques que chaque français prend (enfin) en compte, chaque Ă©dile de France devra montrer patte blanche sur ce sujet dans la derniĂšre ligne droite de cette Ă©lection les yeux dans les yeux en mars 2026.

C’est pourquoi, Xavier Jouanin tient particuliĂšrement Ă  balayer cet Ă©cho politique tenace. En effet, l’endettement au 31 dĂ©cembre 2016 est de 7 024 327 euros, 8 098 058 euros au 31 dĂ©cembre 2022, et 6 664 814 euros fin 2025, et « cette baisse malgrĂ© la rĂ©alisation de nos projets passĂ©s et Ă  venir. Notre annuitĂ© est de 580 000 euros en 2025 contre 714 000 euros en 2020. De plus, nous n’engagerons pas d’emprunt en 2025 sans pour autant altĂ©rer nos investissements en cours Â», explique le maire. 

Bien sĂ»r, il y a une et une seule recette afin de combiner investissement massif et dette publique, la rĂ©duction de la dĂ©pense publique locale. Brique essentielle au sein des charges de fonctionnement, la masse salariale demeure le frein oĂč le moteur d’une politique locale maĂźtrisĂ©e ou pas. Depuis 2017, et le retrait de Michelle Greaume suite Ă  son Ă©lection au SĂ©nat, l’arrivĂ©e de Xavier Jouanin avec 187 agents se rĂ©duit Ă  130 agents en 2025. Par suite, la baisse drastique de la masse salariale est la rĂ©sultante de cette rĂ©duction de l’effectif municipal « et cela avec plus de services au citoyen grĂące Ă  une polyvalence des agents et une montĂ©e en compĂ©tences de ces derniers. Dans ce cadre, nous avons mise en place une mutualisation de certains services Ă  travers une nouvelle organisation Â», commente le maire, Ă©lu du Parti communiste français. Est-ce un discours de gauche ou de droite, ni de l’un, ni de l’autre, car le pragmatisme sur le terrain impose une autre rĂ©alitĂ© au delĂ  des clivages politiques. Au titre de l’investissement, le maire annonce pour 2025 une enveloppe d’un million d’euros « pour la salle polyvalente et une crĂšche. Â»

Dans les autres dĂ©cisions, Xavier Jouanin annonce deux projets de champs solaires, notamment un sur le Pave 1 (Toyota) sur 14 500 M2. Ensuite, la citĂ© Cuvinot et ses 414 logements en pleine rĂ©habilitation sera achevĂ©e fin 2025 dans le cadre du dispositif ERBM (Engagement pour le renouveau du bassin minier). 

Au niveau des recettes, la ville d’Onnaing va bĂ©nĂ©ficier du FSIC (Valenciennes MĂ©tropole) Ă  hauteur de 122 000 euros, la FCTVA de 605 000 euros (retour de travaux), voire de la fiscalitĂ© locale sans « hausse depuis 13 ans Â», ajoute le Premier magistrat. 

VoilĂ  le dessin financier avant le prochain vote du budget 2025 sur la commune d’Onnaing, mais les contours de ces choix locaux seront assurĂ©ment le juge de paix dans toutes les communes, de l’investissement et une gestion raisonnable des fonds publics locaux. VoilĂ  un changement presque radical face Ă  un clivage droite/gauche surranĂ© dans la conduite d’une politique locale. Certes les valeurs humanistes demeurent, l’action sociale au coeur d’une politique de la main tendue assumĂ©e, mais plus du tout Ă  n’importe quel prix ! C’est la rĂ©alitĂ© de terrain mĂȘme si certains vont l’oublier dĂšs l’arrivĂ©e des trĂ©teaux
 !

Daniel Carlier

Cet article (Onnaing) Une dette publique en réduction malgré des projets depuis 2017 est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Le SIAVED en route vers son budget 2025

Charles Lemoine : « Le choix des travaux sur le CVE de Douchy-les-Mines est une premiĂšre Ă©tape Â»

En amont du ROB (Rapport d’orientation BudgĂ©taire), le PrĂ©sident du SIAVED rappelle que le nouveau SIAVED continue sa phase de recrutement, 1DGA, le pĂŽle juridique, le pĂŽle financier ; la montĂ©e en puissance de cet EPCI le nĂ©cessite. Autre constat prĂ©alable, la baisse (heureuse) du coĂ»t de l’énergie a forcĂ©ment un impact sur les recettes de cette institution publique, c’est une perte de recettes.

AprĂšs un exercice 2024 de transition pour le SIAVED, avec 7 EPCI et et 670 000 habitants, oĂč les CVE ont rĂ©duit les dĂ©chets Ă  l’incinĂ©ration, « nous prĂ©voyons une stabilitĂ© des tonnages en 2025 sur les CVE. Par contre, les tonnages montent en puissance (x2) depuis le passage de 16 Ă  36 dĂ©chetteries », souligne Charles Lemoine. Enfin, la donnĂ©e 2025 essentielle Ă  intĂ©grer pour la construction du budget d’un opĂ©rateur public du dĂ©chet est le coĂ»t exponentiel relatif Ă  l’enfouissement. On passe d’un Ă©cart de taxe de 15 € pour l’incinĂ©ration Ă  65€ la tonne pour l’enfouissement en 2025, contre 4€ de TGAP(La taxe gĂ©nĂ©rale sur les activitĂ©s polluantes) pour l’incinĂ©ration et 20€ pour l’enfouissement en 2015. La volontĂ© publique du bannissement des dĂ©chets enfouis, une catastrophe pour l’environnement, se traduit dans le coĂ»t pour une collectivitĂ© publique Ă  agir vers deux axes majeurs, l’incinĂ©ration et de la mĂȘme maniĂšre une rĂ©daction massive de la production des dĂ©chets par les entreprises et les particuliers. En filigrane, les collectivitĂ©s territoriales publiques en retard Ă  ce rendez-vous, donc toujours avec un ratio d’enfouissement trĂšs important, vont mĂ©caniquement faire payer trĂšs lourdement leurs contribuables.

« Assurer un emprunt de 100 millions d’euros Â», Charles Lemoine

L’architecture budgĂ©taire du BP du SIAVED est trĂšs complexe. En effet, vous avez un budget principal regroupant les charges communes Ă  toutes les compĂ©tences transfĂ©rĂ©es, donc paradoxalement seulement 10% du budget total de l’annĂ©e. Par suite, les budgets annexes constituent le socle du Budget Primitif de cette intercommunalitĂ© au service de la gestion des dĂ©chets.

Ensuite, trois compĂ©tences annexes rĂ©alisent l’architecture du SIAVED, la collecte des dĂ©chets mĂ©nagers et recyclables (optionnelle), le traitement de tri (obligatoire), et le gros morceau du traitement des dĂ©chets mĂ©nagers et assimilĂ©s en lien avec la gestion des dĂ©chetteries (obligatoire). 

Bien sĂ»r, le sujet central pour les 7 EPCI est d’abord la gestion des outils d’incinĂ©ration, les fameux CVE sur Douchy-les-Mines, Saint-Saulve, et Maubeuge. Trois choix forts sont avancĂ©s pour le prochain vote du budget, fin mars 2025. En effet, le CVE de Maubeuge va connaĂźtre des travaux lourds Ă  hauteur de 45 millions, absolument indispensables, 5 millions d’euros sur Saint-Saulve, car ce dernier a dĂ©jĂ  bĂ©nĂ©ficiĂ© des travaux de rĂ©novation nĂ©cessaires, et surtout le CVE de Douchy-les-Mines avec des choix cruciaux. 

Effectivement, sur le CVE de Douchy-les-Mines, un premier projet « trĂšs avant-gardiste avait Ă©tĂ© retenu dans une premiĂšre approche (pour plus de 100 millions d’euros) avec un outil pour une durĂ©e de 30/40 ans. LĂ , la rĂ©union des 7 prĂ©sidents des EPCI (Établissement Communal de CoopĂ©ration Intercommunale) a validĂ© un projet de relamping (rĂ©novation) pour un nouveau CVE d’une durĂ©e de 10/12 ans. D’un cotĂ©, on peut dire que l’on reporte le problĂšme vers les prochains Ă©lus communautaires, mais de l’autre ces travaux ne sont qu’une premiĂšre Ă©tape », explique Charles Lemoine.

Pour Valenciennes MĂ©tropole, RĂ©gis Dufour Lefort appuie cette dĂ©cision prudentielle : « Elle donne le temps nĂ©cessaire dans l’attente de l’évolution du Droit environnemental. De plus, nous savons aussi qu’il y aura une rĂ©duction des dĂ©chets d’ordures mĂ©nagĂšres, donc des recettes en moins. »

A cet effet, le vice-prĂ©sident Arnaud Decagny met en avant une rĂ©flexion de fond centrale : « Doit-on prendre des risque financiers pour des EPCI qui ne font pas les investissements indispensables ? Â»

Jean-François Delattre (CAPH) reprend la balle au bond en suggĂ©rant « chaque annĂ©e une somme Ă  provisionner en prĂ©vision des prochains travaux inĂ©luctables (dans 10/12 ans). Cela serait de la bonne gestion, un million par an suffirait. Â»

De l’investissement naüt la richesse

Bien sĂ»r, le nerf de la guerre demeure le financement de ces investissements. C’est pourquoi, l’essentiel est « d’assurer un emprunt de 100 millions d’euros (pour les 3 CVE). On assume et ce n’est pas facile. » Ceci n’intĂšgre pas les 1,7 Ă  2 millions d’euros relatif aux travaux rĂ©currents GER (gros entretien et renouvellement) au sein de tous ces outils. 

Toujours sur le volet investissement, le comitĂ© syndical valide la construction d’une nouvelle dĂ©chetterie, ex nihilo, sur la commune de Saint-Amand-les-Eaux aprĂšs des tribulations fonciĂšres complexes. Dans la mĂȘme lignĂ©e, les dĂ©chetterie sur Onnaing, Beuvrages et Aulnoy-Aymeries font partie du programme d’investissement Ă  court terme sur cette thĂ©matique. 

Pour le prochain vote du BP 2025, les Ă©lus communautaires vont devoir trancher sur le montant des contributions des 7 EPCI, sachant que le coĂ»t de gestion des dĂ©chets s’alourdit aussi. Ceci amĂšne Ă  rĂ©soudre une Ă©quation trĂšs difficile, car d’un cĂŽtĂ© les comptes publics des agglo membres sont corsetĂ©es et de l’autre la gestion frileuse des dĂ©chets serait une bombe Ă  retardement financiĂšre et environnementale. Il ne faut pas ĂȘtre grand devin pour supputer que des EPCI voisines vont devoir se rapprocher d’autres structures, et peut-ĂȘtre du SIAVED, en phase avec les obligations lĂ©gales. Pour conclure, il est urgent de ne pas trop attendre en la matiĂšre mĂȘme si Ă  l’affichage politique cette thĂ©matique n’est pas un vecteur de popularitĂ©.

Daniel Carlier

Cet article Le SIAVED en route vers son budget 2025 est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Hordain contribue à rembourser la dette publique
 des autres communes !

Un conseil municipal d’un village de 1 400 habitants pourrait sembler plus anodin que celui d’une grande ville, mais cette Ă©cume ferait fi d’environ 30 000 communes rurales (moins de 2 000 habitants), le coeur battant de la terre de France. A Hordain, les Ă©lus devaient voter leur Budget Primitif avec la mĂȘme problĂ©matique que toutes les collectivitĂ©s locales, l’absence des donnĂ©es prĂ©cises du MinistĂšre en charge des comptes publics compte tenu d’un vote du budget
 en fĂ©vrier 2025. 

Contentieux fiscal résolu

En propos liminaire, Arnaud Bavay, l’édile de la commune, rappelle le feuilleton fiscal connu fin 2024. En effet, plusieurs communes du Valenciennois, et moult en France, ont reçu un message des contributions publiques avec un rabot des ressources de la taxe fonciĂšre consĂ©quent. Sachant que la taxe fonciĂšre reste la derniĂšre vĂ©ritable ressource fiscale locale, le coup de massue a Ă©tĂ© trĂšs trĂšs mal vĂ©cu par les communes intĂ©ressĂ©es. Techniquement, une nouvelle prise en compte d’un bĂątiment d’entreprise, avec uniquement un usage social et pas industriel, ne rentre plus dans l’assiette fiscale. C’est une porte ouverte « Ă  une optimisation fiscale par les grandes entreprises Â», tance Arnaud Bavay.

Sur Hordain, le contentieux se chiffrait Ă  270 000 euros, une donnĂ©e financiĂšre dĂ©jĂ  importante pour une ville, mais himalayesque pour un village. Fort heureusement, le Premier ministre, maire Ă©galement, a rectifiĂ© cette injustice. « Un dĂ©cret du 03 janvier 2025 prĂ©cise que les communes concernĂ©es recevront une compensation, 90% en 2024, 75% en 2025, 50% en 2026. Le montant 2024 sera reversĂ© cette annĂ©e et apparaĂźtra sur nos comptes publics en 2025 Â», commente l’édile. 

« On vote ce que l’on peut avec ce que l’on sait Â», Arnaud Bavay

Le budget primitif 2025 sur la commune d’Hordain se dĂ©cline et s’équilibre comme suit : 894 000 euros en investissement et 3 694 000 euros en fonctionnement. Les points saillants soulignent une gestion sĂ©rieuse des fonds publics. En section fonctionnement, le budget primitif indique un ratio en dessous de 50% (47,48%) en terme de charge de personnel, 1 658 000 euros.

Cette commune bĂ©nĂ©ficie Ă©galement d’une crĂšche, sous DSP (DĂ©lĂ©gation de Service Public), avec  une subvention de 290 000 euros et 30 berceaux. Dire que ces derniers sont pris d’assaut est un euphĂ©misme. « Les berceaux sont utilisĂ©s, mais pas seulement par les habitants d’Hordain. Les familles viennent d’Arras, Cambrai, Douai
 Je ne connais pas d’autres villages, et au delĂ , avec une proposition de service Ă  ce niveau », ajoute le maire. 

Certes, si la commune bĂ©nĂ©ficie de revenus fonciers de 130 000 euros, elle ne connaĂźt plus Ă  l’avance la fameuse taxe liĂ©e Ă  l’installation d’une entreprise sur son sol (ex taxe locale d’équipement). Sachant que Hordain bĂ©nĂ©ficie encore de la plus grosse rĂ©serve fonciĂšre sur La Porte du Hainaut, le sujet est sensible. « DorĂ©navant, le nom a changĂ©. Les contributions fiscales parlent de taxe d’amĂ©nagement. Ensuite, Ă  toute question sur un montant prĂ©visionnel pour Ă©tablir notre budget, les contributions publiques se rĂ©fugient derriĂšre le secret fiscal », poursuit Arnaud Bavay.

Enfin, la commune d’Hordain, comme Petite-ForĂȘt, Lieu-st-Amand, et Trith-st-LĂ©ger, outre une DGF Ă  zĂ©ro, doit payer une contribution au titre de la pĂ©rĂ©quation entre les territoires. « Fin 2024, nous avons payĂ© 60 000 euros Â», lĂąche le maire. Force est de constater que le virement passerait mieux si au moins la redistribution, sous l’égide du Sous-PrĂ©fet de Valenciennes, aboutissait Ă  une solidaritĂ© avec des communes du Valenciennois.

Face Ă  ces Ă©cueils et incertitudes budgĂ©taires, le conseil municipal agit en mode prudentiel. « On vote ce que l’on peut avec ce que l’on sait », conclut Arnaud Bavay.

Daniel Carlier

Cet article Hordain contribue à rembourser la dette publique
 des autres communes ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

« Ados en action Â», le coup de pouce Ă  la jeunesse !

« Ados en action Â», les premiers pas collectifs vers l’autonomie

Ce mercredi 26 fĂ©vrier, ce bel outil dĂ©diĂ© Ă  la jeunesse dans cet arrondissement accueillait des porteurs de projets, et des prĂ©sentations de bilans d’actions passĂ©es, au sein du Centre social Beaujardin dans le quartier du Faubourg de Lille Ă  Valenciennes. En digression, rappelons que les travaux de rĂ©novation lourde dans l’univers urbain proche vont concevoir une premiĂšre en France. « Vous aurez sur un mĂȘme site, une Ă©cole maternelle, une Ă©cole Ă©lĂ©mentaire, une crĂšche, et un centre social Â», prĂ©cise David Faucart, responsable prĂ©vention et loisir au sein de ce Centre social au nord de Valenciennes.

La jeunesse active

Devant un jury composĂ© d’un reprĂ©sentant de la CAF du Nord, un autre du Centre social Beaujardin, un du STAJ Hauts de France, mais Ă©galement des anciens porteurs de dossiers, des collectifs de jeunes ont prĂ©sentĂ© leurs projets divers. Bilan d’un sĂ©jour au sud de la France, sur Paris, Lille, sĂ©jour sportif, sans oublier la prĂ©sentation de projets comme un voyage sur Paris. Plus que le projet, l’intĂ©rĂȘt de ce dispositif « Ados en action » rĂ©side dans le comportement des jeunes. On ne parle pas d’assistanat, mais d’un travail sĂ©rieux d’organisation assorti d’un soutien financier Ă  la clĂ©. Si simple sur le papier, si complexe Ă  diffuser chez les jeunes. C’est pourquoi, le succĂšs de cette action ne se dĂ©ment pas annĂ©e aprĂšs annĂ©e. Chaque mois, des jeunes de tout le Valenciennois viennent prĂ©senter leurs dossiers, c’est une chance !

ConcrĂštement, l’ensemble du voyage doit ĂȘtre organisĂ© sous toutes ses facettes, le mode et le coĂ»t de dĂ©placement, l’hĂ©bergement, l’alimentation, sans oublier le financement des activitĂ©s. Le budget prĂ©sentĂ© ne doit laisser place Ă  aucun trou dans la raquette. Dans cette optique, ces jeunes travaillent, effectuent des recherches, organisent un calendrier, et viennent solliciter un financement. ConcrĂštement, la CAF du Nord dĂ©gage une bourse de 1 500 Ă  5 000 euros par action, 80% Ă  la prĂ©sentation et 20% suite au retour de l’action. Toutefois, le projet doit comporter impĂ©rativement un volet d’autofinancement Ă  travers des initiatives comme des ventes alimentaires le plus souvent. 

Par contre, ces jeunes ne peuvent se prĂ©senter directement. En effet, ils doivent trouver un organisme de tutelle. En l’espĂšce, le CAPEP de Denain, d’Anzin, le centre social de Valenciennes centre, etc., ont Ă©tĂ© les structures reprĂ©sentatives du jour.

D’évidence, ce dispositif attire la jeunesse pour rĂ©aliser des voyages collectifs, des situations marquantes, des bons souvenirs ou pas, et surtout une expĂ©rience humaine !

Daniel Carlier

Cet article « Ados en action Â», le coup de pouce Ă  la jeunesse ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(VA) La majoritĂ© municipale veut fermer dĂ©finitivement le « Passage Jehanne de Flandre Â» sur la Place d’Armes

(Visuel fermeture cĂŽtĂ© Place d’Armes)

Histoire d’un passage pas comme les autres « Place d’Armes-Rue Vieille Poissonnerie Â»

Pour bien comprendre le sujet de cette servitude sous la rĂ©sidence Jehanne de Flandre, il faut remonter l’horloge et les aiguille du temps. En effet, la reconstruction de la ville de Valenciennes suite Ă  la seconde guerre mondiale, mais surtout la rĂ©paration d’un incendie ravageur dans le centre-ville en 1940 a gĂ©nĂ©rĂ© de nombreux plans de reconstruction. En 1943, le Marechal PĂ©tain valide le projet d’Albert Laprade, architecte parisien bĂątisseur du Palais de la Porte DorĂ©e Ă  Paris, afin de reconstruire le centre de Valenciennes. Ainsi de 1943 Ă  1959, le plan de reconstruction de la ville centre se dĂ©ploie avec ses Ăźlots et une signature si particuliĂšre, des passages sous habitation dans quasi chaque Ăźlot urbain. Le plus cĂ©lĂšbre est celui sous l’immeuble Jeanne de Flandre reliant l’ancienne rue Vieille Poissonnerie et la Place d’Armes, un lien urbain charismatique du centre-ville. BaptisĂ© « Passage de la Paix Â» pendant des dĂ©cennies, mais aujourd’hui passage « Jehanne de Flandre Â», cette artĂšre simple n’est pas seulement un passage, c’est un pan de l’histoire urbaine locale et son utilitĂ© au bĂ©nĂ©fice du commerce de proximitĂ© n’était pas Ă  prouver. C’était rĂ©flĂ©chi, bien pensĂ© et faisait face Ă  cette façade de l’HĂŽtel de Ville, aujourd’hui sublimĂ©e, dont le parrain est le GĂ©nĂ©ral de Gaulle en 1959.

Chemin faisant, les fameux « Grands travaux Â» de la ville de Valenciennes, entre 2003 et 2006, tramway traversant la commune et 80% des voiries, en surface et en sous-sol, rĂ©novĂ©es ont donnĂ© une nouvelle fonction Ă  ce passage emblĂ©matique. En effet, les constructeurs de la Galerie « Centre Place d’Armes Â» ont parfaitement mentionnĂ© l’existence de cette ouverture entre la Place d’Armes et la rue Vieille Poissonnerie comme un vecteur d’affluence supplĂ©mentaire pour leur installation. Bien sĂ»r, l’arrivĂ©e spectaculaire en juin 2006 de la ligne de tramway « Transvilles Â» et son arrĂȘt « HĂŽtel de Ville Â» avait mis Ă  l’époque tout le monde d’accord. C’est pourquoi, la ville de Valenciennes a rapidement encadrĂ© l’usage de cette servitude Ă  travers une convention (04 mai 2006) de mise Ă  disposition de ce passage dans le cadre de ce flux d’usagers du tramway vers la Place d’Armes
. En clair, il fallait surtout se mettre Ă  l’abri d’une dĂ©cision de la copropriĂ©tĂ© contraire Ă  l’existence de cette servitude et sa fonction nouvelle. Preuve faite de son utilité  il y a presque 20 ans. 

Ensuite, la crise des commerçants de proximitĂ© entre 2015 et 2017 avec un nombre de cellules abyssal sur la ville-centre a plongĂ© la rue Vieille Poissonnerie dans une insĂ©curitĂ© grandissante. A tel point que l’arrĂȘt « HĂŽtel de Ville Â» a Ă©tĂ© zappĂ© temporairement en 2017 https://www.va-infos.fr/2017/06/01/tramway-ne-sarrete-plus-provisoirement-a-station-hotel-de-ville-a-valenciennes-video/

Puis, la mise en oeuvre du CRAC Ă  destination d’une reprise en main du commerce de proximitĂ©, par la CCI Grand Hainaut et la ville de Valenciennes au sein d’une fonciĂšre commune, a permis une remontĂ©e spectaculaire Ă  Valenciennes, sauf que l’aprĂšs Covid a remodifiĂ© la donne dans le mauvais sens. A ce stade, le nombre de cellules vacantes sur une Place centrale d’une ville de 43 000 habitants frise l’indĂ©cence lĂ  oĂč une liste d’attente d’investisseurs devrait quasiment ĂȘtre sur les Ă©crans de chaque agent immobilier
 de Valenciennes. 

Visuel fermeture cÎté rue Vieille Poissonnerie

Le fil de la polémique


Pour couronner le tout, les polĂ©miques se succĂšdent, la voiture LAPI pour la verbalisation, le stationnement, la fameuse pietonnisation de la Place d’Armes avec ses fervents partisans et ses chauds dĂ©tracteurs, et pour achever la bĂȘte commerçante, cette condamnation du passage « Jehanne de Flandre » envisagĂ©e par le maire de Valenciennes et sa majoritĂ©. 

Chronologiquement, au printemps 2024, la copropriĂ©tĂ© « Jehanne de Flandre » dĂ©cide de rĂ©aliser des travaux et ferme provisoirement ledit passage. De fait, sur cet axe urbain, la nuit est peu sĂ©curitaire, voire zone de deal pour la drogue et de squat. Que fait la municipalitĂ© pour traiter cette insĂ©curitĂ©, la police municipale, les camĂ©ras de vidĂ©o surveillance, servent-ils Ă  ce besoin de sĂ©curisation d’un passage, jugĂ© essentiel pour certains, d’une rue commerçante Ă  une place centrale ? 

A la fin des travaux en novembre 2024, la mairie lance un arrĂȘtĂ© le 02 dĂ©cembre 2024 pour maintenir la fermeture de cette servitude. L’argument avancĂ© par la municipalitĂ© -c’est une volontĂ© des copropriĂ©taires, sauf qu’un document CR CS 07.02.2025 Point Bardage.pdf prouve le contraire. En effet, un vote du conseil syndical de la rĂ©sidence « Jehanne de Flandre » du 07 fĂ©vrier 2025 entĂ©rine le souhait d’une rĂ©ouverture du passage en question. 

Point important, un vote intervenant aprĂšs une rencontre avec des techniciens de la ville de Valenciennes le 28 janvier 2025 sans aucun Ă©lus comme si ces derniers n’assumaient pas leur dĂ©cision politique
 dans la ville. Autre argumentation avancĂ©e par la mairie, cette fermeture est souhaitĂ©e par les commerçants des rues concernĂ©es..sauf que « c’est encore faux, comme pour les copropriĂ©taires, un collectif de 11 commerçants/artisans de la Place d’Armes et de la rue Vieille Poissonnerie ne veut pas de cette fermeture. D’ailleurs, d’autres professionnels s’ajoutent Ă  ce collectif comme la Friterie Meunier, la Micaline, la nouvelle salle de sport dans l’ex cinĂ©ma, potentiellement Foot Looker, etc., pour Ă©viter cette fermeture. M. Beaudoin, le patron du Boston, Place d’Armes, avec son fils a une expĂ©rience de plus de 30 ans, sur Valenciennes, Lille, et d’autres communes. Il est catĂ©goriquement contre cette fermeture Â», explique Romain Avot, le patron de la brasserie Le PrĂ©sident sur la place centrale de Valenciennes.

Tout aussi remontĂ© contre cette volontĂ© municipale, Pascal Zago, le propriĂ©taire de l’enseigne Waffle sur la Place d’Armes, s’exprime, car « la baisse de chiffre d’affaire est avĂ©rĂ©e chez les commerçants de la Place d’Armes et de la rue Vieille Poissonnerie. On parle de moins 10 Ă  moins 20%, voire plus chez les commerçants de bouche. C’est logique, les chalands choisissent le chemin le plus court, il zappe la Place d’Armes et ne vont pas plus consommer dans la rue Vieille Poissonnerie. C’est pourquoi, nous avons dĂ©cidĂ© d’engager une procĂ©dure amiable en premier lieu Â», dĂ©clare Pascal Zago. Selon ce collectif voire d’autres professionnels agrĂ©gĂ©s Ă  cette cause, personne ne gagne in fine, ni le commerce de proximitĂ©, ni la tranquillitĂ© publique devant ĂȘtre assurĂ©e par les forces de l’ordre municipale et nationale, et ces fameuses camĂ©ras en centre-ville. 

En consĂ©quence, ce collectif a dĂ©posĂ© un recours gracieux le 31 janvier 2025, enregistrĂ© par la ville (Recours Gracieux contre Mairie Vals 20250131.pdf). La ville avait donc deux mois pour rĂ©pondre, mais elle a choisi une voie plus brutale, via un vote au sein du Conseil municipal, pour une fermeture dĂ©finitive par ricochet. En effet, cette dĂ©libĂ©ration dans l’hĂ©micycle municipal pose plusieurs arguments pour Ă©tayer sa proposition ou plutĂŽt sa bulle papale Ă  la copropriĂ©tĂ© « Jehanne de Flandre Â» et ses copropriĂ©taires quasi jugĂ©s d’irresponsables en cas de vote pour une rĂ©ouverture. (Extrait de la dĂ©libĂ©ration suite Ă  la fin de la convention entre la ville et la copropriĂ©tĂ©): « Pendant cette pĂ©riode (de fermeture), il a pu ĂȘtre constatĂ© une baisse des situations de tension
 Elle ne nuit pas Ă  la facilitĂ© de circulation
 et ne dĂ©place pas les phĂ©nomĂšnes d’insĂ©curitĂ© en d’autres points de la rue Vieille Poissonnerie
 et au regard des risques d’atteinte Ă  la sĂ©curitĂ© publique induits par l’ouverture au public de ce passage, etc. » 

« C’est trĂšs bien vendu, mais depuis quand une palissade stoppe la dĂ©linquance ! », Romain Avot

ConcrĂštement, la lecture stricto sensu de cette dĂ©libĂ©ration laisserait presque entendre que l’insĂ©curitĂ© Ă©tait lĂ©gĂšre aprĂšs cette fermeture, alors que la ville de Valenciennes figure dans un cercle trĂšs restreint des communes, de mĂȘme strate, les plus dĂ©ficientes en terme d’atteinte aux biens et aux personnes, passage ou pas. « C’est trĂšs bien vendu, mais depuis quand une palissade stoppe la dĂ©linquance ! Que fait la Police Municipale ou la vidĂ©o surveillance pour rĂ©duire l’insĂ©curitĂ© Ă  Valenciennes ? Autant fermer toute la Place d’Armes et tuer Ă©conomiquement les commerces et lĂ , il y aura d’autres problĂšmes. Les copropriĂ©taires tĂ©moignent Ă©galement, il n’y a pas moins de squat, mais des conditions d’hygiĂšne dĂ©sastreuses, prĂ©sence d’excrĂ©ment, un urinoir sur la palissade. Cette dĂ©cision va donc encore aggraver la situation du commerce dans le centre de Valenciennes Â», ajoute Romain Avot. 

En prenant un peu de hauteur, ce nouveau dossier n’est pas le pire, ni le plus impactant, ni le plus essentiel pour l’activitĂ© Ă©conomique Ă  Valenciennes, mais il a le profil type de la tension de trop comme si on poussait le commerçant/artisan, jonglant avec les crises, dans le prĂ©cipice. Vous pouvez analyser toutes les crises locales et nationales, il y a toujours un Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur ; il pourrait que cette dĂ©libĂ©ration de ce 05 mars 2025 sanctuarise une crise bien plus profonde Ă  Valenciennes. Certains diront que la situation est revenue avant 1989 et l’arrivĂ©e salvatrice de Jean-Louis Borloo, car des boulevards rĂ©novĂ©s et de nouveaux Ă©quipements ne font pas tout. C’est comme le sentiment d’insĂ©curitĂ© bien plus fort que l’insĂ©curitĂ© elle-mĂȘme, et en l’espĂšce le sentiment d’abandon du commerce de proximitĂ© est incommensurable Ă  Valenciennes. Cela fait peur aux investisseurs, aux commerçants/artisans de proximitĂ©, et mĂȘme au rĂ©seau bancaire, car Ă  part la Caisse d’Epargne Grand Hainaut, les banques traditionnelles ne veulent mĂȘme plus prĂȘter pour un emplacement dans le centre de Valenciennes
 sauf fonds propres illimitĂ©s !

Dans cette optique, une rĂ©union des commerçants de la rue Vieille Poissonnerie et de la Place d’Armes est prĂ©vue ce mardi 04 mars 2025 pour Ă©changer sur cette initiative de la mairie de Valenciennes.

Daniel Carlier

Cet article (VA) La majoritĂ© municipale veut fermer dĂ©finitivement le « Passage Jehanne de Flandre Â» sur la Place d’Armes est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Eric Bricout, nouveau DGS de l’UPHF

Pour autant, l’histoire est moins Ă©vidente qu’il n’y paraĂźt puisque le nouveau DGS arrive un peu Ă  l’insu de son plein grĂ©. En effet, Philippe Dulion avait postulĂ© pour deux de plus, car un DGS a un contrat de 4 ans, renouvelable une fois, mais il peut obtenir une dĂ©rogation pour deux ans de plus en cas de dĂ©part Ă  la retraite Ă  l’issue de cette pĂ©riode plus courte sauf que
 l’administration centrale a refusĂ© cette  prolongation jusque fin 2026. « DGA depuis 2024, je ne m’attendais pas Ă  prendre les fonctions de DGS cette annĂ©e Â», prĂ©cise Eric Bricout de plus durant une annĂ©e charniĂšre Ă  plus d’un titre, nous y reviendrons !

NĂ©anmoins, la maison UPHF, il connaĂźt. En effet, Eric Bricout, 45 ans, a fait carriĂšre au sein de cette institution du Valenciennois. ArrivĂ© en 2001 comme responsable financier Ă  l’IUT, il a Ă©tĂ© 20 ans vacataire sur la mĂȘme thĂ©matique. Puis, en 2006, la loi de ValĂ©rie PĂ©cresse sur l’autonomie des universitĂ©s a impliquĂ© la crĂ©ation d’un poste de contrĂŽleur de gestion. « J’ai passĂ© le concours et obtenu ce poste au sein de l’UVHC Ă  l’époque Â», poursuit-il. Chemin faisant, il franchit les Ă©chelons en 2016 avec une fonction d’aide au pilotage oĂč un pĂŽle dĂ©diĂ© est mis en place regroupant tous les postes dĂ©jĂ  existants sur cet item. La fonction rĂ©side dans l’alimentation des dĂ©cideurs en donnĂ©es afin qu’ils puissent prendre les dĂ©cisions dans les meilleures conditions. Enfin, il devient au 01 janvier 2024 DGA, puis DGS au 01 janvier 2025.

Une période complexe

Chaque annĂ©e, le budget de l’UPHF est votĂ© au mois de dĂ©cembre, mais les relations avec le MinistĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur demeurent fondamentales mĂȘme si au niveau budgĂ©taire, les universitĂ©s françaises bĂ©nĂ©ficient d’une enveloppe globale. D’ailleurs, on peut noter qu’aucun mouvement politique, toute obĂ©dience confondue, n’a suggĂ©rĂ© dans une campagne Ă©lectorale la remise en cause de cette loi sauf sur certaines libertĂ©s !

C’est pourquoi, la dĂ©flagration de la dissolution en juin 2024 a Ă©tĂ© un temps complexe Ă  gĂ©rer dans l’attente d’un nouveau Ministre et plus encore un budget 2025 votĂ© en fĂ©vrier 2025
 Toutefois, sachant que le DGS fait partie intĂ©grante de cette cellule dĂ©cisionnelle, le Conseil d’administration « avait anticipĂ© les difficultĂ©s du dialogue de gestion avec une baisse actĂ©e de 10% du budget 2025 de l’UPHF en dĂ©cembre 2024 Â», souligne le DGS. Force est de constater que ce choix prudentiel a Ă©tĂ© de bon aloi, car malgrĂ© le vote du budget 2025 au parlement, le retour descendant n’est pas encore sur la table. « Nous n’avons pas les donnĂ©es budgĂ©taires dĂ©finitives du MinistĂšre pour l’UPHF. On attend les arbitrages de l’Etat, voire mĂȘme de nos autres partenaires comme la rĂ©gion Hauts de France dont le budget sera votĂ© prochainement », ajoute Eric Bricout. Le corollaire Ă©vident avec ce retard est le gel de tous les projets, des promotions et des embauches, bref une vie au ralenti pour les 1 200 salariĂ©s, tous secteurs confondus, sans oublier les 3 000 vacataires. Le discours naĂŻf oĂč la continuitĂ© de l’Etat nous permettrait de tout poursuivre comme si ne rien n’était, sans budget, a fait preuve d’une mĂ©connaissance abyssale de la rĂ©alitĂ© du terrain.

L’UPHF, futur « Grand Etablissement Â»

EvoquĂ© en dĂ©but d’article, cette annĂ©e 2025 est particuliĂšre avec un renouvellement complet de l’offre de formation. « Nous devons faire nos propositions d’ici le printemps 2025 pour une mise en oeuvre en septembre 2026 Â», explique Eric Bricout. LĂ , nous touchons du doigt le temps de rĂ©alisation et sa traduction opĂ©rationnelle sur le terrain, quel que soit le niveau pĂ©dagogique. 

Autre sujet de taille, l’UPHF est depuis 2019 un Ă©tablissement expĂ©rimental conformĂ©ment Ă  l’ordonnance du 12 dĂ©cembre 2018 relative Ă  l’expĂ©rimentation de nouvelles formes de regroupement d’établissements d’enseignement supĂ©rieur et de recherche. Â« Cela permet des initiatives comme l’intĂ©gration d’une Ă©cole d’ingĂ©nieur, d’une Ă©cole d’Art, et concrĂštement l’arrivĂ©e de l’INSA Hauts de France, depuis 2020, sur le site de l’UPHF au Mont Houy Â», explique le DGS. AprĂšs la phase expĂ©rimentale, l’intĂ©rĂȘt est de franchir une Ă©tape supplĂ©mentaire et passer sous l’appellation « Grand Ă©tablissement Â» avec mĂ©caniquement plus de souplesse dans les choix structurels, les rapprochements, les intĂ©grations comme la mĂ©ga fusion des 3 universitĂ©s du Lillois, plus des Ă©coles d’ingĂ©nieurs, propulsant l’UniversitĂ© de Lille comme la plus importante de France. DerriĂšre les deux universitĂ©s de Lille et Amiens, avec l’axe santĂ©, l’UPHF se positionne comme une universitĂ© moyenne trĂšs puissante dans le panorama rĂ©gional.

Dans ce cadre, l’arrivĂ©e de l’INSA a un impact rĂ©el sur le quotidien de l’universitĂ©. « C’est une marque. PrĂ©cĂ©demment, les Ă©tudiants provenaient du territoire, voire de la rĂ©gion. Avec l’INSA, la renommĂ©e est nationale et internationale. Cela reprĂ©sente environ 3 500 Ă©tudiants et par suite plus de vie estudiantine dans le Valenciennois. Â» En ligne de mire, ce passage au statut de « Grand Etablissement Â» sera une nouvelle Ă©tape de la montĂ©e en puissance de l’UPHF.

« Remplir notre mission de service public Â», Eric Bricout

Sur l’universitĂ© du sud du dĂ©partement du Nord, l’UPHF accueille 12 00 Ă©tudiants permanents, mais Ă©galement des apprenants particuliers (environ 2000) comme ceux des Ă©coles d’infirmiĂšres. En effet, les Ă©tudiants des Ă©coles d’infirmiĂšres ont obtenu le grade de licence. Ils sont de fait inscrits Ă  l’UPHF mĂȘme si les apprenants continuent leur cursus au sein de leurs Ă©tablissements.

L’UPHF est Ă©tendu sur 5 sites, l’historique Mont Houy avec un programme de rĂ©novation majuscule https://www.va-infos.fr/2024/01/31/luphf-en-pleine-revolution-structurelle-et-systemique, mais surtout un lien trĂšs fort avec le Technopole et les laboratoires (CISIT
), Wallers Arenberg oĂč les Ă©tudiants en Master effectuent certains modules, les Tertiales sur Valenciennes sans oublier la rĂ©novation rĂ©cente de l’établissement Ronzier. Enfin, les sites universitaires de Cambrai et de Maubeuge sont Ă©galement indispensables Ă  la bonne conduite de l’enseignement supĂ©rieur dans le sud du dĂ©partement. 

Le discours trĂšs sonore sur la dette publique, et les Ă©conomies budgĂ©taires associĂ©es, pourrait faire croire que la concentration des sites serait une probabilitĂ©. Le DGS balaye immĂ©diatement toute vellĂ©itĂ© en la matiĂšre. « Nous devons remplir notre mission de service public. Nous sommes une universitĂ© des territoires. Ces sites ont leurs propres spĂ©cialitĂ©s comme le BUT informatique Ă  Maubeuge oĂč la filiĂšre logistique sur Cambrai. ConcrĂštement, nous avons trĂšs peu de doublons sur l’UPHF », dĂ©clare le DGS de l’UPHF.  D’ailleurs, ce dernier rappelle la volontĂ© de crĂ©ation d’une restauration scolaire sur le site de Maubeuge afin de crĂ©er, comme sur les autres sites, les meilleures conditions pour les apprenants.

Enfin et ce n’est pas le plus petit dĂ©nominateur, Eric Bricout arrive Ă  cette fonction centrale aprĂšs la phase Covid, mais aussi une Ă©tape complexe d’établissement expĂ©rimental, avec in fine une « perte de liant entre les sites, les filiĂšres, et les collaborateurs de l’UPHF. Je souhaite moins de travail en mode tubulaire et plus de partage entre les services. »

Daniel Carlier

Cet article Eric Bricout, nouveau DGS de l’UPHF est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

Renaissance d’une salle polyvalente à Neuville-sur-Escaut

L’ñge d’or commence à 50 ans
 !

Outre la carapace imposante de cette quinquagĂ©naire, vous ressentez dĂšs l’entrĂ©e dans cette salle « LĂ©o Lagrange » une finition aboutie mĂȘme si la prĂ©sence d’un parquet, fragile par nature, peut inquiĂ©ter sur la durĂ©e. Globalement, vous ĂȘtes impressionnĂ© par la qualitĂ© du rendu travaux malgrĂ© l’existant Ă  une Ă©poque oĂč une ossature mĂ©tallique, sans le souci de la consommation Ă©nergĂ©tique, constituait la norme Ă©crite de construction. « Pour construire cette salle en 1972, la commune a investi 1 250 000 francs. Aujourd’hui, l’investissement est de 3,5 millions d’euros, mais avec 80% de subventions dont deux emprunts, un de 700 000 euros et un prĂȘt relais », commente Pascal Jean, l’heureux Ă©dile du jour Ă  Neuville-sur-Escaut.

Pour la pratique de la boxe thaĂŻ

Bien sĂ»r, l’efficacitĂ© thermique se travaille in and out d’un bĂątiment. Concernant l’enveloppe extĂ©rieure, elle recouvre l’ossature mĂ©tallique existante avec une certaine esthĂ©tique. Ensuite, le systĂšme de chauffe et de ventilation a Ă©tĂ© revu complĂštement, des doubles fenĂȘtres roulantes avec des volets apportant une luminositĂ© rare dans ce type de complexe. Ensuite, vous bĂ©nĂ©ficiez d’un vestiaire hommes et d’un vestiaire femmes, des sanitaires diffĂ©renciĂ©s, des locaux de rangement de matĂ©riel pour les associations sportives et un autre pour le stockage du matĂ©riel communal. De plus, vous avez mĂȘme une loge d’artiste, car cette salle n’est pas seulement un espace sportif, mais aussi un site d’accueil pour des manifestations culturelles, voire de la vie associative avec une cuisine fonctionnelle Ă  disposition. Tout juste achevĂ©e pour les voeux 2025, cette salle « LĂ©o Lagrange » a nĂ©cessitĂ© presque deux ans de travaux. 

Faire du neuf avec du vieux
 !

Pascal Jean n’est pas le seul Ă  apprĂ©cier ce nouvel outil d’une collectivitĂ© locale de « 3 043 habitants suite Ă  notre dernier recensement Â», prĂ©cise le maire mĂȘme si l’INSEE Ă©tale cette hausse sur trois ans. « Cette salle avec son armature imposante navigue entre modernitĂ© et tradition. En fait, elle permet encore de montrer le rĂŽle de maire/bĂątisseur empĂȘchĂ© longtemps durant ce mandat (Covid/Crises) Â», explique Aymeric Robin, le PrĂ©sident de la CAPH.

De son cĂŽtĂ© François Xavier Cadart, le vice-prĂ©sident en charge du sport au Conseil dĂ©partemental du Nord, souligne l’entreprise du maire « audacieuse et courageuse Â». Ensuite, sa polyvalence avec l’accueil du sport scolaire, des clubs sportifs, du tissu associatif local plus largement comme des temps forts privĂ©s et publics dĂ©montre que « cet Ă©quipement vit dĂ©jĂ  Â», conclut le vice-prĂ©sident et aussi maire de Seclin.

Pour sa part, le conseiller rĂ©gional, Jean-Michel Michalak, rappelle l’utilitĂ© d’une construction rĂ©pondant aux normes du moment : « C’est un bĂątiment exemplaire avec au final un coĂ»t de fonctionnement plus rĂ©duit. Â»

Enfin, le tout nouveau Sous-PrĂ©fet de Valenciennes apprĂ©cie ce moment « fort et symbolique Ă  travers une opĂ©ration s’appuyant sur la passĂ©, mais avec toutes les exigences d’aujourd’hui. Â» Un lĂ©ger regard nostalgique dans le rĂ©troviseur des J.O et Para 2024 conclut cette cĂ©rĂ©monie protocolaire sur Neuville-sur-Escaut.

Les fonds allouĂ©s sont de 615 000 euros par le Conseil dĂ©partemental du Nord, 500 000 euros par le Conseil rĂ©gional Hauts de France, de 700 000 euros par l’Etat via la dotation DETR et l’Agence Nationale du Sport, et enfin La Porte du Hainaut pour coller au plafond de subvention de 80 % du total de l’investissement. 

Daniel Carlier

Cet article Renaissance d’une salle polyvalente à Neuville-sur-Escaut est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

« Job Reverse Â», un job dating Ă  l’envers !

Virginie Scelsi/SalariĂ©e insertion AGEVAL : « Les JOB DATING sont dĂ©motivants, voire frustrants.»

Face au succĂšs trĂšs mitigĂ© des participations rĂ©pĂ©tĂ©es Ă  des « Job dating Â», CĂ©line Fleury, la responsable de l’accompagnement des CIP (Conseillers en Insertion Professionnelle) a demandĂ© aux salariĂ©s en insertion de rĂ©flĂ©chir Ă  une autre proposition : « C’est pourquoi, nous avons rĂ©uni 2 personnes par filiĂšre au sein de l’association AGEVAL (9 sections au total) afin de chercher une meilleure solution. Â» Comment combattre une idĂ©e, tout simplement avec une autre idĂ©e plus porteuse et justement les premiers concernĂ©s, l’équipe projet de l’AGEVAL, a suggĂ©rĂ© une inversion du systĂšme. 

« Nous sommes peu Ă  l’aise dans les conditions d’un job dating classique. De plus, on dĂ©pose juste son CV et on entend le mĂȘme discours du reprĂ©sentant de l’entreprise, il ne s’adapte pas du tout Ă  la personne en face Â», tance Virginie Scelsi, une salariĂ©e en insertion depuis un an dans la filiĂšre maraichĂšre. 

« Je me suis adaptĂ©e Â», Virginie Scelsi

Le profil de Virginie est symbolique du besoin d’un autre regard pour apprĂ©hender son potentiel. « Nous avons eu l’idĂ©e d’inverser les choses en invitant les entreprises Ă  venir dĂ©couvrir notre savoir faire. Ici, nous sommes dans un lieu que nous connaissons. Nous Ă©voluons dans de meilleures conditions pour montrer nos qualitĂ©s Â», poursuit-elle. 

Effectivement, le public en insertion n’est pas une celui de cadres en col blanc prĂȘt Ă  enfiler le costume, parfois trompeur, de superman du verbe. Non, ces personnes souvent trĂšs Ă©loignĂ©es de l’emploi ont besoin de reprendre confiance, la clĂ© de tout. « J’étais secrĂ©taire et j’ai dĂ» arrĂȘter pendant 5 ans pour suivre la maladie de mon enfant. Puis, 5 autres annĂ©es et je suis restĂ©e 10 ans sans travailler. Ensuite, je n’ai pas pu intĂ©grer la filiĂšre voulue, couture, compte tenu de sa disparition au sein d’AGEVAL. En fait, je suis arrivĂ©e dans celle de la maraichĂšre sans affinitĂ©s, mais je me suis adaptĂ©e. Aujourd’hui, j’apprĂ©cie mon travail. Â» Cette derniĂšre vise un emploi pĂ©renne dans le social car elle a trouvĂ© sa voie, celle de l’accompagnement !

De l’humain


La rupture par rapport Ă  un job dating traditionnel n’est pas seulement pour les salariĂ©es en insertion. En effet, prĂšs d’une vingtaine d’entreprises sont venues sur site (O2, Supplie, Axeo, Nord Habitat, Manpower, Partenord, etc.) et l’une d’entres elles demandait Ă  son arrivĂ©e « oĂč est mon emplacement pour mon stand ? Â». 

Non, pas ici, car le public concernĂ© se balade son CV Ă  la main, voire rĂ©alise des dĂ©monstrations en direct dans ses domaines de compĂ©tences au sein du bĂątiment de la « Ferme du Major Â». Le responsable d’entreprise est abordĂ© comme quelqu’un dans la rue et le membre d’AGEVAL se prĂ©sente au dĂ©bottĂ©, un Ă©change pas banal. LĂ , la crainte de mal faire s’envole ! 

Cette idĂ©e d’une rencontre diffĂ©rente n’est pas neuve ; elle est plutĂŽt dans le tempĂ©rament anglo-saxon, chez les britanniques et surtout aux USA oĂč la culture de la compĂ©tence dĂ©passe celui du diplĂŽme. Faire de l’argent sans diplĂŽme dĂ©montre que tu es plus intelligent que celui d’à cotĂ© au CV de trois pages, mais sans ce petit plus qui fait la diffĂ©rence. Ça s’appelle l’envie !

Ce JOB REVERSE est un succĂšs et aprĂšs un dĂ©brief, mais surtout l’attente des retours suite au contact avec les entreprises, une nouvelle mouture pourrait voir le jour. « Nous pourrions organiser deux temps forts du mĂȘme type durant l’annĂ©e Â», conclut CĂ©line Fleury. Une manifestation sans doute itinĂ©rante sur les sites de l’AGEVAL (bĂątiment, espace vert, maraicher
) pourrait se graver dans le marbre durant les prochaines annĂ©es. 

En tout Ă©tat de cause, attirer l’attention des employeurs dont chacun sait leurs difficultĂ©s de recrutement, montrer son savoir faire, son savoir ĂȘtre, et sa dĂ©termination Ă  occuper un emploi sur le temps long ; voilĂ  les atouts de cette organisation atypique, mais terriblement symbolique de notre mal du siĂšcle
 combattre l’indiffĂ©rence !

Daniel Carlier

Cet article « Job Reverse Â», un job dating Ă  l’envers ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(CAPH) Cri d’alarme des pompiers, Intelligence artificielle, et Ă©nergie durable

David Mirland, dĂ©lĂ©gue syndical pompier/Denain : « Nous ne voulons pas des robinets en or, mais juste les moyens dĂ©cents d’exercer notre mĂ©tier.»

En propos liminaire, le PrĂ©sident de La Porte du Hainaut rappelle que l’intercommunalitĂ© avait dĂ©jĂ  « alertĂ©, le 08 avril 2024, le Conseil dĂ©partemental du Nord pour le dĂ©faut d’entretien des casernes de Denain, Saint-Amand-les-Eaux, Raismes, et Douchy-les-Mines. Depuis cette date, peu ou pas de rĂ©ponses et quelques travaux d’urgence. Ensuite, force est de constater que tous les territoires de Fourmies Ă  Dunkerque ne sont pas logĂ©s Ă  la mĂȘme enseigne, malgrĂ© notre contribution de 7,9 millions d’euros encore cette annĂ©e 2025. » En 22 ans, depuis le passage Ă  la DĂ©partementalisation, le fameux SDIS, La Porte du Hainaut a versĂ© 112 millions d’euros. En filigrane, sans le dire clairement, mais avec un gros sous-entendu du PrĂ©sident de la CAPH, les territoires d’une obĂ©dience de la majoritĂ© politique du Conseil dĂ©partemental du Nord sont mieux servis par le SDIS Ă  tous les niveaux. A ce titre, un pompier de Saint-Amand-les-Eaux, prĂ©cĂ©demment sur la caserne de Tourcoing, souligne « le choc Â» en arrivant sur le site de la citĂ© thermale
 !

Ensuite, Aymeric Robin revient sur la nouvelle coupe opĂ©rationnelle avec la suppression de deux voitures avec des soins infirmiers, « le premier relais rapide afin de prodiguer des soins, sinon la victime attend 30 minutes minimum Â», souligne un pompier-infirmier. 

Plusieurs pompiers professionnels ont exprimĂ© leurs conditions de travail, la vĂ©tustĂ© bĂątimentaire « avec l’apparition de rats Â», souligne l’un deux, les moyens roulants rĂ©duits, voire dĂ©ficients, et les moyens humains de plus en plus compressĂ©s. C’est un cocktail explosif au dĂ©triment d’un exercice de base de la protection civile. Les tĂ©moignages se sont succĂ©dĂ© sur le quotidien de ces professionnels du feu, affligeants, pathĂ©tiques, effrayants parfois


Evidemment, l’hĂ©micycle, tous bords politiques confondus, a partagĂ© la colĂšre froide de ces pompiers professionnels et volontaires. Les rĂ©actions n’ont pas manquĂ© dans l’auditoire, Joshua Hochart soulignant la demande du Conseil dĂ©partemental du Nord pour « plus de rĂ©sultats avec moins de moyens. Â» Pour sa part, Anne-Lise Dufour, maire de Denain, a fait une intervention remarquĂ©e, trĂšs applaudie, avec un petit rappel de l’historique : « Avant la dĂ©partementalisation, nous gĂ©rions avec d’autres communes du Denaisis les Ă©quipements et les effectifs. A cet effet, nous avons transmis une belle caserne, du matĂ©riel roulant de qualitĂ©, etc., au Conseil dĂ©partemental du Nord. C’est honteux ! »

Un soutien presque collĂ©gial, malgrĂ© le bĂ©mol de l’intervention d’Eric Renaud, conseiller dĂ©partemental et membre du Conseil d’administration du SDIS, comme Michel Lefebvre. « Je souscrits Ă  vos propos (du prĂ©sident), mais je dĂ©plore la dĂ©partementalisation de cette compĂ©tence qui a Ă©loignĂ© les centres de dĂ©cision. Toutefois, ce n’est pas une dĂ©claration de guerre avec le SDIS, car il n’est pas responsable de tous les maux. Vous oubliez la responsabilitĂ© de l’Etat, car le Prefet du Nord a la compĂ©tence opĂ©rationnelle. Â» Enfin, il se fĂ©licite de la construction prochaine d’une nouvelle caserne sur Saint-Amand-les-Eaux en 2027.

Une intervention peu goutĂ©e par l’hĂ©micycle, et Aymeric Robin au premier chef : « Il n’y aura pas de complaisance avec le Conseil dĂ©partemental du Nord. Le dĂ©partement nous balade. C’est pourquoi, nous allons bloquer notre contribution. Ils viendront chercher l’argent, c’est le seul moyen de nous faire entendre. Â» 

David Mirland, dĂ©lĂ©gue syndical pompier/Denain, rappelle Ă  la communautĂ© une chose simple : « Nous ne voulons pas des robinets en or, mais juste les moyens dĂ©cents d’exercer notre mĂ©tier.» Toutefois, pour 2025, le plus important pour Christian Poiret est le bon dĂ©roulement du Tour de France de passage en juillet prochain dans le Nord
, donc dossier Ă  suivre en 2026 !

« Vous utilisez dĂ©jĂ  l’IA dans votre quotidien Â», Jean-Michel Michalak

Dans la lignĂ©e d’un sommet mondial sur l’Intelligence Artificielle Ă  Paris, la Porte du Hainaut s’inscrit dans cette actualitĂ© sous la houlette de Jean-Michel Michalak. A cet effet, cette technologie doit s’apprĂ©hender afin de la maĂźtriser. Tout d’abord, l’IA n’est pas un domaine loin de nous
, le vice-prĂ©sident en charge du numĂ©rique rappelle l’évidence : « Vous utilisez dĂ©jĂ  l’IA dans votre quotidien, l’IA n’est pas nĂ©e avec ChatGPT, car nous participons dĂ©jĂ  Ă  la transformation numĂ©rique de notre sociĂ©tĂ©. Â»

C’est pourquoi, la CAPH a fait le choix d’un accompagnement, par une expertise extĂ©rieure, vers la maĂźtrise de l’IA au bĂ©nĂ©fice de cette collectivitĂ© territoriale. En l’espĂšce, le CITC Hauts de France, centre d’expertise et d’innovation dĂ©diĂ© aux technologies, est venu prĂ©senter aux Ă©lus communautaires. « Nous Ă©tudions avec vous les cas d’usage, pertinent ou pas, dans votre collectivitĂ© publique. L’IA peut trouver une utilisation dans l’analyse des voiries et les travaux Ă  rĂ©aliser, voire de contrĂŽler un meilleur tri des dĂ©chets tout comme repĂ©rer et sanctionner les dĂ©pĂŽts sauvages, voire une analyse du gĂąchis alimentaire dans les cantines scolaires Â», commente l’expert de CITC. Enfin, Jean-Michel Michalak rappelle Ă  juste titre un point un peu oubliĂ© « l’IA est un traitement (massif) de donnĂ©es Â». 

Au niveau de l’hĂ©micycle, Christophe Vanhersecker met en exergue les propos d’un collectif de chercheurs « l’IA est un objet politique non identifiĂ©. Â»

SobriĂ©tĂ©, efficacité 

Dans le cadre du vote de deux dĂ©libĂ©rations Ă©cologiques, le vice-prĂ©sident en charge du « Plan Climat Â» et la cheffe de service, Celine Imbert, ont prĂ©sentĂ© la ligne stratĂ©gique de l’intercommunalitĂ© sur cette thĂ©matique. 

Dans le viseur de la collectivitĂ© publique, la rĂ©duction de la consommation Ă©nergĂ©tique est sur la table. Bien sĂ»r, le dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables, l’isolation des passoires thermiques, le gaz de mine, voire la gĂ©othermie profonde, l’éolien, le solaire
 constituent la panoplie classique, mais l’originalitĂ© de cette action passe aussi par la maĂźtrise de la consommation Ă©nergĂ©tique.

Ce territoire a dĂ©jĂ  passĂ© plusieurs Ă©tapes, la mise en place d’un  PCAET (plans climat-air-Ă©nergie territorial) intĂ©grĂ© dans un Projet de Territoire ambitieux. Ces avancĂ©es pourront (peut-ĂȘtre) dĂ©clenchĂ©es une signature avec le fonds d’Etat dĂ©diĂ©, mais avec une enveloppe trĂšs contrainte, Ă  ces initiatives territoriales.

Enfin, la CAPH a pris la compĂ©tence du rĂ©seau de chaleur ou de froid, et notamment des CVE acteurs acteurs dans le domaine. En effet, le CVE de Douchy-les-Mines, sous la houlette du SIAVED, a dĂ©jĂ  activĂ© deux rĂ©seaux de chaleur sur Douchy-les-Mines et Denain. Ainsi, le transfert vers l’EPCI grave dans le marbre « cette compĂ©tence Ă©volutive suivant les Ă©nergies durables Â», prĂ©cise Bruno Saligot. 

En bref :

Fabien Roussel, nouveau maire de Saint-Amand-les-Eaux, a Ă©tĂ© intĂ©grĂ© au nouveau Bureau de La Porte du Hainaut. 

Une friche de 86 hectares, proche du site des « Six Mariannes Â» sur Escaudain, fait l’objet d’une prĂ©emption de La CAPH afin « d’assurer un continuum sur cette zone d’activitĂ© Â», prĂ©cise Aymeric Robin.

DĂ©cision des maires : « Le vandalisme dont a Ă©tĂ© victime l’antenne du Hainaut des Restos du cƓur situĂ©e Ă  Raismes a suscitĂ© une vive indignation chez les Maires de la Porte du Hainaut. Des malfrats sans scrupules s’en sont pris aux vĂ©hicules d’une association dont l’objectif est de venir en aide aux autres. Notre responsabilitĂ© est, Ă  notre tour, de leur venir en aide. Les Maires de la Porte du Hainaut ont dĂ©cidĂ© hier en bureau d’apporter leur concours pour permettre Ă  l’association d’assurer leur mission de solidaritĂ© en mobilisant des camions afin de garantir la « ramasse » de cette semaine de denrĂ©es alimentaires.« 

Daniel Carlier

Cet article (CAPH) Cri d’alarme des pompiers, Intelligence artificielle, et Ă©nergie durable est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

1Úre sortie officielle de Stéphane Costaglioli, le nouveau Sous-Préfet de Valenciennes et malaise du député de la 21Úme

AprĂšs un passage Ă©clair, mais rĂ©ussi, de Guillaume Quenet Ă  la Sous-PrĂ©fecture de Valenciennes entre janvier 2023 et janvier 2025, l’arrivĂ©e d’un nouvel fort de l’Etat de proximitĂ© Ă©tait trĂšs attendue dans le Valenciennois. Comme de coutume, le dĂ©pĂŽt de gerbes par le nouveau Sous-PrĂ©fet de Valenciennes, en l’occurrence StĂ©phane Costaglioli, au monument aux Morts dans la ville centre marque la prise de fonction officielle du reprĂ©sentant de l’Etat sur le vaste arrondissement de Valenciennes. 

Monument aux morts Avenue Carpeaux Ă  Valenciennes, voilĂ  le lieu symbolique du rendez-vous des premiers pas du Sous-PrĂ©fet de Valenciennes oĂč les Ă©lus du territoire sont conviĂ©s. A cet effet, ce lundi 24 fĂ©vrier 2025, Salvatore Castiglione, le dĂ©putĂ© de la 21Ăšme avant son malaise (photo ci-dessus), Joshua Hochart, sĂ©nateur du nord, Laurent Degallaix et Aymeric Robin, les deux prĂ©sidents des communautĂ©s d’agglomĂ©rations, Bruno Fontaine, le PrĂ©sident de la CCI Grand Hainaut, Christelle Dumont, la procureure de la RĂ©publique, des conseillers rĂ©gionaux, mais Ă©galement de nombreux maires du territoire ont marquĂ© par leur prĂ©sence cette cĂ©rĂ©monie officielle. De la mĂȘme maniĂšre, ce temps est Ă©galement une occasion de prise de contact par les Ă©diles avec le nouvel homme fort de l’Etat sur le Valenciennois, jamais inutile dans le traitement d’un dossier ultĂ©rieur. 

Pour sa part, StĂ©phane Costaglioli part du Cabinet du MinistĂšre de l’intĂ©rieur, Bruno Retailleau, oĂč il est arrivĂ© Ă  la mise en place du Gouvernement de Michel Barnier. Son CV dĂ©montre sa capacitĂ© Ă  enfiler l’uniforme de la fonction, tant Sous-PrĂ©fet de BagnĂšres-de-Bigorre (Hautes-PyrĂ©nĂ©es) de 2013 Ă  2015, comme Sous-PrĂ©fet organisateur de la prĂ©paration du G7 sur Biarritz, voire une sous-direction de l’administration territoriale (SDAT) Ă  la direction de la modernisation et de l’administration territoriale (DMAT) au sein du MinistĂšre de l’IntĂ©rieur d’oĂč une certaine logique dans sa derniĂšre fonction. Enfin, il n’est jamais inutile de rappeler que ladite reprĂ©sentation de l’Etat de Valenciennes figure parmi les 3 ou 4 plus imposantes Sous-PrĂ©fecture sur les territoires, elle est par suite synonyme d’une promotion d’un haut fonctionnaire, en l’occurence StĂ©phane Costaglioli.

Daniel Carlier

Cet article 1Úre sortie officielle de Stéphane Costaglioli, le nouveau Sous-Préfet de Valenciennes et malaise du député de la 21Úme est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •  

(HANDIBASKET N3) Battue par Lille, l’ASHH Valenciennes perd son invincibilitĂ©

(12 pts pour Laurent Galan)

L’ASHH VALENCIENNES A UN BON COUP A JOUER

C’est un derby  nordiste que proposait la treiziĂšme journĂ©e de Nationale 3 entre l’Association Sportive des HandicapĂ©s du Hainaut Valenciennes (ASHHV) et le LUC Lille Basket Fauteuil. Une rencontre qui promettait d’ĂȘtre disputĂ©e. Avant celui-ci  les Lillois occupaient la premiĂšre place du classement avec 22 pts, pour 10 victoires et 2 dĂ©faites. Quant Ă  l’ASHH Valenciennes elle pointait Ă  la troisiĂšme place avec 20 pts tout en Ă©tant invaincue Ă  ce jour (10 victoires en autant de rencontres). La cause ? Tout simplement parce que les Ă©quipiers de Thibault Fromont ont deux matchs de retard  sur leur hĂŽte du jour. Deux rencontres qu’ils disputeront le 1er mars en dĂ©placement Ă  Cap Sport Art Aventure AmitiĂ© (CAPSAAA Paris) et recevront Cergy Pontoise le 22 mars.

VALENCIENNES S’EST IMPOSEE A L’ALLER

A Lille, l’ASHHV s’était imposĂ©e 38-56. Un succĂšs qui aurait pu ĂȘtre plus ample : << Avec plus  de rĂ©ussite aux tirs et moins de balles perdues par manque de concentration >>, analysait Jean-Michel Pittavino au soir du succĂšs de ses ouailles dans la mĂ©tropole lilloise.

L’ASHHV A RESISTE UNE MI-TEMPS

Amar Hamdat l’un des plus anciens licenciĂ©s de l’ASHHV

Ce sont les Lillois qui  prenaient un meilleur dĂ©part par Boulet et Gouzaut  surprenant rĂ©guliĂšrement la dĂ©fense valenciennoise : 4-8 (4e), 8-12 (6e). C’est lĂ  que les Ă©quipiers de Thibault Fromont allaient se reprendre par Marcant, Sarrazin et Galan pour Ă©galiser : 14-14 (10e). Lille en remettait une couche : 18-24 (16e), mais une nouvelle fois l’ASHHV revenait par Fromont auteur de sept points de suite. RĂ©sultats des courses elle passait devant au repos dans une rencontre trĂšs physique : 29-26.

Le bras de fer se poursuivait encore quelques minutes : 33-32 (23e), mais Lille terminait le 3e quart temps par un 2-18 meurtrier. Les Valenciennois manquaient de carburant, roulaient  mĂȘme sur la rĂ©serve et pas de pompe Ă  l’horizon pour se ravitailler 39-58 (34e). L’ensemble avait bien quelques soubresauts mais sans plus. Panne sĂšche sur le parquet de la salle Jean Mineur. Score final : 45-68.

Les réactions :

Philippe Durand (coach de Lille) : << Un match trĂšs serrĂ©, Ă©quilibrĂ© en premiĂšre mi-temps aprĂšs nous avons mis une presse qui leur a fait travailler davantage, je pense qu’ils ont fatiguĂ© et nous avons pu agir dĂ©fensivement. Cela avec plus de prĂ©sence, de physique et d’adresse surtout en seconde mi-temps. Bravo Ă  la trĂšs belle Ă©quipe de Valenciennes et si elle termine premiĂšre, elle le mĂ©rite. >>

Jean-Michel Pittavino (coach de Valenciennes) : << Nous avons jouĂ© Ă  notre niveau, mais en face c’était une Ă©quipe bien plus forte qu’à l’aller avec des renforts d’au dessus. Nous n’avons pas su jouer sur leur presse, sans oublier les nombreux ballons perdus bĂȘtement. Nous savions que la dĂ©faite arriverait un jour, il vaut mieux contre une telle formation qu’une de bas de classement. >>

Alvyn Marcant (joueur de l’ASHHV) : << Un match assez difficile, physique, surtout quand l’adversaire pressait. Je trouve que l’on s’est quand mĂȘme bien battu. Lille a Ă©tĂ© plus fort il faut le reconnaĂźtre, nous essayerons de faire mieux la prochaine fois. >>

ASHH VALENCIENNES  – LUC LILLE : 45-68 (14-14, 15-12, 6-24, 10-18)

ASHHV : Sarrazin 4, Marcant 18, Fromont 11, Galan 12.

LUC Lille : Chririnos 16, Boulet 22, Beaumont 10, Gouzaut 20.

Derniers conseils de Jean-Michel Pittavino avant le début du match.

Olivia et Robert Place

Cet article (HANDIBASKET N3) Battue par Lille, l’ASHH Valenciennes perd son invincibilitĂ© est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

  •