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L’IA, l’arme inhumaine au plus que parfait !

L’IA, la fatale attractivité ?

Certes, les esprits chagrins vous diront que ce n’est qu’une immense base de données et qu’elle n’existe qu’à travers la transmission de ces dernières par l’homme. D’ailleurs, à une question posée à trois outils virtuels différents, vous pouvez obtenir trois réponses aussi éloignées que la demande recherchée. 

Pour autant, ces détracteurs ne comprennent pas que l’agrégation de ces millions de données est incommensurablement plus rapide, plus efficiente, et plus performante que celui du plus brillant des cerveaux humains ayant foulé la planète bleue. Alors, que faire pour vivre à côté de ce progrès inexorable dans lequel une génération va grandir, ne plus voir un quelconque intérêt à l’écriture, ni à la réflexion et encore moins dans la confrontation des idées.

Voilà le problème posé tel un premier chapitre de l’encyclopédie Diderot ; on ne sait pas comment poursuivre le propos, car tout n’est plus qu’un enchaînement de mots moins bon qu’une IA en petite forme… !

L’homme imparfait, mais utile !

Alors, en attendant la fureur d’une puce implantée dans le cortex dès votre naissance, voire un travail sur les gènes comme dans le film « Bienvenue à Gattaca » où ce sera toujours vous, mais le meilleur de vous, quelle sera la différence avec le vous d’hier ?

L’imperfection sera sans doute le seul marqueur qu’une Intelligence Artificielle ne sera ni dupliquée, ni optimisée, car non générée pour ne pas améliorer dans un temps record l’existant. Rassurons-nous, nous avons quelques spécimens de qualité sous nos yeux pour défendre l’homme moins que parfait. Remplacez Donald Trump par la version la plus lamentable de l’IA et vous obtiendrez une réflexion plus élaborée que le modèle de référence. 

Si vous poussez le raisonnement plus loin, vous pouvez régresser à l’infini, mais tout cela ne s’inscrit pas dans une démarche de progrès dans de multiples domaines, car ne nous trompons pas, l’Intelligence Artificielle apportera des évolutions quasi impensables à l’aube de ce 21ème siècle. Les perspectives sont presque sans limites, voire même dans la direction des choses de la cité puisque l’homme nous montre chaque jour son intérêt personnel à la conquête du pouvoir, alors qu’une décision virtuelle ne connaîtrait pas d’autres notions que l’intérêt général des citoyens. Les sachants les plus caustiques vous diront que pour transmettre l’intérêt général par l’homme à la machine, il se pourrait que l’exercice devienne difficile compte tenu que les algorithmes vont chercher en vain une trace d’intérêt général sur la planète… !

De l’autre, les défauts de cette inclination seraient d’aseptiser la parole politique, l’agueusie de la Covid appliquée à la collectivité humaine. Une telle perspective fait presque aussi peur que la version IA de l’action politique. Il faut donc une autre solution entre deux mondes, l’un artificiel et l’autre où l’humain possède encore un Droit à la décision ! Clairement, durant cette décennie, les choix et les progrès sur cette thématique seront déterminants pour les générations futures, pour le pire comme pour le meilleur !

Daniel Carlier

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(BASKET NM3) Sévèrement battu, Beuvrages ne joue pas dans la même cour de récréation que Roncq

(L’inquiétude règne sur le banc beuvrageois)

SITUATION COMPLIQUEE, MAIS PAS DESESPEREE POUR BEUVRAGES

A six journées de la fin de l’exercice 2024-2025, l’USM Beuvrages ne sait toujours pas sur quelle ligne de départ elle sera la saison prochaine. Actuellement en onzième position avec 27 pts pour sept victoires et treize défaites, elle est actuellement dans la charrette pour la Prénationale. La cause ? Une défense qui prend trop souvent l’eau : 11e de la poule G avec 80,8 pts en moyenne encaissés et comme l’attaque ne brille pas beaucoup plus : 8e avec 73,8 pts inscrits le doute s’est installé dans ses rangs. Il n’y pas encore le feu mais le pompier de service est appelé à être sur ses gardes. Une saison en contraste avec celle de l’an dernier qui fut historique, Beuvrages ayant terminé sur le podium avec un record de 18 victoires depuis son entrée dans la division. 

DE L’ESPOIR AVEC LES MOTS DU COACH ALEXIS POTEAU

Au terme de la défaite vendredi dernier à Cambrai (96-85), le coach Alexis Poteau y voyait de l’espoir : << Défaite logique quand cette équipe joue au basket de la sorte. Cependant pas mal de choses positives : notre combativité, notre hargne et notre orgueil. Oui sur le plan comptable c’est une défaite mais notre saison se jouera contre les concurrents directs ; Ste Marie, AS Bon Conseil, Bruay Labuissière et Charenton. >> La venue de Roncq ce samedi soir n’est pas ciblée car la barre est assez haute. Les Roncquois sont dauphins de Courbevoie avec 37 pst (17V,3D) , 2e attaque (86,2 pts en moyenne) et 3e défense (67 ,8 pts). A l’aller l’USMB s’était inclinée : 83-62. Un succès serait alors synonyme d’exploit et bienvenu.

LE GROUPE CONVOQUE 

Rémi Dupuis, Kevendy Dullieux, Matthias Brouillard, Olivier Varga, Ayoub Ammar, Benoit Flamme, Romain Audegon, Adnane Odouala, Simon Mouéza, Florent Delcambre.

Coach : Alexis Poteau, Adjoint : Salou Cissé.

BEUVRAGES MANQUE D’ADRESSE D’ENTREE DE JEU

Romain Audegon sur la ligne des lancers francs

Si Odoula et Delcambre avaient montré la voie : 4-0 (2e), les connaisseurs massés dans la salle Delaune comprenaient vite que la soirée de l’USMB n’allait pas être un long fleuve tranquille. La cause ? Un réel manque d’adresse pour rester dans le sillage d’une telle formation costaude et complète qui trouvait régulièrement la cible : 6-11 (5e), 10-18 (10’). Il n’y avait pas encore le feu mais il couvait : 19-31 (16e). Comme souvent dans beaucoup d’équipes, les gars ont tendance à surjouer et résultats des courses les pertes de balles s’accumulaient ce qui ne facilitait pas la tâche : 25-43 au repos.

Alexis Poteau avait beau multiplier les changements pour trouver un cinq plus compétitif, rien n’y faisait et la punition devenait de plus en plus sévère : 41-68 (30e), 44-78 34e) plus gros écart du match, pour finalement une défaite : 51-83. A oublier vite et se pencher sur les échéances  très importantes pour le maintien qui arrivent à grands pas.

Les réactions :

Rémi Dussart (coach de Roncq) : << On venait à Beuvrages ce soir dans un climat un peu particulier, car nous avons perdu contre Courbevoie la semaine dernière et la montée est ratée. Nous avions à cœur de retrouver du plaisir. Ce soir nous avons respecté cette équipe de Beuvrages et je suis content du résultat. J’ai pu donner du temps de jeu à tout le monde, je suis fier du sérieux et de la maîtrise que les gars ont montré. J’ai beaucoup de respect pour ce que fait Alexis (Poteau) ici et j’espère de tout cœur que Beuvrages va se maintenir. >>

Adana Odouala (12 pts) l’un des marqueurs de l’USMB.

Romain Audegon (joueur de l’USMB) : << Un match compliqué face au second de la poule. Nous n’avons pas su faire face à l’adversité, pas su se mettre en confiance pour essayer de rattraper notre retard. Maintenant il faut se reconcentrer et rester uni  pour la fin de saison car il y a de gros matchs encore à venir face à des concurrents directs, des matchs à prendre pour le maintien. >>

Léon Hoffmann (adjoint au maire de Beuvrages) : << Le niveau de Roncq est vraiment élevé, un niveau de Nationale 2. Le maintien est toujours possible, ce n’est pas encore perdu, car il y a encore des points nécessaires à aller chercher pour se maintenir. Ce n’est pas la saison historique de l’an dernier, il manque des éléments et notamment un pivot qui faisait la différence les saisons précédentes. >>

Alexis Poteau (coach de Beuvrages) : << Nous sommes tombés sur plus fort que nous, il y a deux classes d’écart. Dans ce genre de match la moindre erreur se paye cash. Nous perdons 25 ballons, nous ratons 9 lancers francs et nous sommes à 2/13 à 3 pts, avec cela face à une telle équipe nous ne pouvons pas exister. >>

BEUVRAGES – RONCQ : 51-83 (10-18, 15-25, 16-25, 10-15)

USMB : Odouala 12, Brouillard 4, Dupuis 4, Delcambre 6, Audegon 5, Varga 3, Dullieux 17.

Roncq : Petit 5, Pintiaux 9, Dekeuster 10, Defoé 7, Beauchant 2, De Bruyne 10, Nitusgau 24, 

Verbeke 5, Leconte 5, Reiner 6.

Olivia et Robert Place

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(Onnaing) Une dynamique financière et sociale votée au budget primitif 2025 !

Xavier Jouanin : « Une baisse de l’endettement avec plus de services à la population »

Evidemment, avant le vote du BP 2025, vous avez la validation du CFU 2024 (Compte Financier Unique ex compte administratif) avec un commentaire de l’édile sans ambiguïtés : « Nous avons réalisé en 2024 un exercice budgétaire équilibré, maitrisé, et sincère. Notre endettement est en baisse (7 millions en 2020 contre 6,6 millions en 2024), avec un excédent de fonctionnement que nous pouvons flécher vers l’investissement en 2025. C’est un choix payant pour que la ville se transforme. »

Effectivement, cette photographie financière 2024 puise son résultat dans les années précédentes, voire depuis décembre 2017, date de la prise de fonction de Xavier Jouanin suite au retrait de Michelle Greaume pour non cumul des mandats (sénatrice). A cette date en 2017, l’excédent de fonctionnement permettait tout juste de payer les annuités d’emprunt. Aujourd’hui, en 2025, l’excédent de fonctionnement 2024 (2 130 243 euros) permet de payer non seulement les annuités, mais également d’abonder la section investissement, un paramètre comptable très révélateur. Ce changement s’explique par la maîtrise des charges de fonctionnement, notamment le nombre d’agents de la collectivité locale : « Nous sommes passés de 182 (titulaires et contractuels) en 2017 à 130 en 2024 (moins 1,1 millions d’euros de charges salariales par rapport à 2017 malgré les hausses du point d’indice et des promotions internes) », explique le maire. 

Sur la même ligne, concernant l’exercice 2024, le premier magistrat souligne aussi la lancement depuis plusieurs années le passage en LED de l’éclairage public, l’isolation des bâtiments publics et l’installation de pompe à chaleur. « Nous avons réduit de 60% certaines factures énergétiques et diminué les charges à caractère général de 500 000 euros depuis 2019 », précise le DGS de la commune. 

Enfin, le maire ajoute « que toutes nos factures 2024 sont payées. » Pour le volet anecdotique, les factures à caractère général, contrairement aux salaires des fonctionnaires territoriaux toujours payés, peuvent être reportées d’année en année. Et à chaque fois, c’est le symptôme d’une faiblesse structurelle de trésorerie, donc d’une incapacité d’autofinancement et par suite d’une impuissance d’investissement. Suite à une élection, on ne compte plus les changements d’une équipe municipale découvrant dans le tiroir de droite, un million de factures en retard, et dans celui de gauche tout autant. Etre bon payeur, dans le privé comme le public, donne envie aux entreprises et autres prestataires de travailler avec la puissance publique de proximité. A titre d’exemple, Xavier Bertrand a ramé pour réduire drastiquement les modalités de règlement des factures de l’institution régionale dont le délai de paiement, inadmissible, a coulé concrètement des entreprises privées.

Et les services à la population ?

Evidemment, la fibre sociale ne peut s’envoler pour un maire de gauche assumé. « Malgré la baisse de notre endettement, les économiques budgétaires, nous ne réduisons pas nos services à la population. D’ailleurs, je ne connais par beaucoup de communes en France avec un service, logements, développement économique, voire insalubrité où le service a réduit un taux de 23% à 11% de logements insalubres », précise le maire. 

Les recettes fiscales… locales et ses obligations

Si la DSU (Dotation de Solidarité Urbaine) reste stable, la DGF (Dotation Générale de Fonctionnement) diminue doucement, le FISC de la CAVM (120 000 euros) toujours efficient, ce n’est pas là que vous avez l’explication d’une capacité d’investissement hors maîtrise des charges de fonctionnement. En effet, l’ingrédient passe par les recettes fiscales locales liées au développement économique de la collectivité locale.

Concrètement, outre la compensation de l’ex taxe d’habitation sur les bases de 2017, donc dépréciée mécaniquement, les taxes locales sur le foncier bâti et non bâti restent stables depuis 7 ans ; mais la « Diff » intervient grâce aux taxes d’aménagements des entreprises et dans la lignée la taxe foncière associée. Cela concerne, outre le site géant de Toyota, les nombreux projets en cours, dont le très médiatique « Action », mais également les prochaines commercialisations des « 40 hectares encore disponibles sur le PAVE 2; A ce titre, je remercie Valenciennes Métropole pour son investissement sur ce PAVE 2 (compétence agglo pour 16 millions d’euros sur le PAVE2) », souligne le maire. Ce développement économique implique des ricochets positifs sur la commune, voire des devoirs.

Malgré une récession sur tous les arrondissements français en 2024 sur le commerce de proximité, notamment avec le remboursement du PGE (Prêt Garanti par l’Etat/Covid), la crise énergétique et de certaines matières premières, Onnaing ouvre de nouvelles implantations même dans l’habillement, secteur le plus en souffrance actuellement. « Nous avons ouvert une trentaine d’enseignes entre 2020 et 2025. Ces installations sont liées avec notre développement économique sur la commune », précise-t-il. 

Désir de « Toit »

Par contre, la suite logique est le souhait d’habiter sur la collectivité locale où les salariés travaillent. « Nous avons environ 400 demandes en attente, notamment par Toyota. C’est pourquoi, nous travaillons sur des projets de logements », poursuit Xavier Jouanin. Plus globalement, la France et plus encore un territoire paupérisé comme le Valenciennois croule sous les demandes de logements (voire de relogements) et « chaque maire doit penser à construire dès qu’une destruction intervient sur sa ville. Regardez sur Quiévrechain, 64 logements ont été détruits (cité du Corbeau) sans solutions de relogements sur la ville ! », commente l’édile. On peut le dire, les commissions d’attribution de logements sociaux sont tendues sur le Valenciennois… Dans la suite logique de la création de logements, la ville mène une politique dynamique d’acquisitions de foncier dégradé ou délaissé, pour 83 000 euros en 2024, plus encore en 2025 afin de se projeter sur des projets habitats dans les meilleurs délais.

Bien sûr, le dossier majuscule de la réhabilitation du quartier (QPV) Cuvinot devrait s’achever fin 2026 avec d’autres investissements attenants. Nous y reviendrons !

Les investissements 2025

Même si la politique d’investissement se traduit sur l’ensemble du mandat 2020/2026, des marqueurs de fin de mandat sont présentés par l’équipe municipale. Le Parc du Leu avec des aires de jeux et du stationnement gratuit réclamé par les commerçants (250 000 euros), à côté de la halle semi-couverte, dans le cadre de l’achèvement du coeur de ville sera inauguré le 21 juin prochain. Ensuite, un plateau sportif sera inauguré le 12 avril prochain attenant à la salle Béatrice Hess (championne paralympique de natation) pour 285 000 euros. 

Dans la foulée, la mairie entame la phase 1 de la rénovation de la salle des sports Lancelin pour un montant de 460 000 euros. Bien sûr, le coup de pinceau récurrent de l’entretien et rénovation des voiries/trottoirs avec encore 840 000 euros est au menu du BP 2025. 

Et surtout, la commune lance un projet social lourd sur le quartier Cuvinot, en face du Groupe scolaire inaugurée fin 2024 (https://www.va-infos.fr/2024/09/12/le-groupe-scolaire-cuvinot-symbole-du-renouveau-urbain-sur-onnaing/). « Nous entamons la construction, à travers un 1er dépôt d’un permis de construire, de trois structures, une crèche avec 20 berceaux à temps plein (soit 40 enfants) contre 10 berceaux à mi-temps actuellement », précise l’édile. A ce titre, une collaboration avec la compagnie Zapoï va élargir le périmètre de la crèche et de la salle culturelle (Plus d’infos culture sur https://onnaing.fr/la-culture/).

Ensuite, l’édification d’un nouveau centre social et d’une salle culturelle dont la 1ère pierre devrait intervenir en fin d’année. Cet investissement global, sur trois structures, s’élève à 1. 720 000 euros en 2025 pour un projet global à hauteur de 4 millions d’euros. A noter que pour la crèche et le centre social, la réalisation passera par des habitats/containers comme pour l’espace Jean-Louis Borloo sur Beuvrages. Un appel d’offres sera initié à cet effet avec de la concurrence, car les acteurs se multiplient sur cette niche. 

Au global, sur les 8,5 millions d’euros annoncés en investissement, 4 millions d’euros sont consacrés « à des nouveaux projets », conclut Xavier Jouanin.

Enfin, pour 2026, le maire annonce une étude pour le réaménagement de la Place Pasteur (taille de la Place d’Armes à Valenciennes) dont la minéralité traduit une certaine vision architecturale du XXème siècle. 

Le débat sécuritaire

Sur le momentum du vote du BP 2025, l’opposante Mme Bara a réagi sur le volet sécuritaire : « Je ne vois pas de nouveaux investissements concernant les caméras de videos surveillance ? ». Le maire répond tout de go : « Nous avons déjà 73 caméras fibrées et opérationnelles avec une lecture des plaques d’immatriculation et un nouveau CSU. » Pour autant, l’ancienne candidate aux législatives 2024, et un score stratosphérique au 1er tour, trouver que cela n’est pas suffisant. Elle s’est abstenue pour ce vote du BP 2025.

Sur ce point, Xavier Jouanin indique également la présence de 4 policiers municipaux et un ASVP « un ratio très bon pour une commune de 8 500 habitants. »

On l’a compris, la prochaine campagne électorale sera basée sur la sécurité des biens et des personnes à Onnaing, mais pas seulement, voire au delà comme « l’inquiétude des habitants (concernant le flux de voitures) face à l’arrivée en 2028 du Centre pénitentiaire sur Saint-Saulve. » En l’espèce, il faut avouer que l’opacité sur le contenu du projet urbi et orbi du Ministère de la Justice est assez efficace. 

Daniel Carlier

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(Marly) Le Baragraphe présente son réseau… social !

(La bonne direction des rapports humains, c’est par là)

Parfois, le chemin est long avant de trouver la lumière même si le partage des valeurs humaines, et au delà, semble plus virtuel que jamais. Après son démarrage à Valenciennes avec un regard curieux et enthousiaste, l’association a fait étape après La Covid chez Oscaar sur Marly, puis a trouvé son siège dans le quartier des Floralies grâce au soutien de la municipalité et du bailler social SIGH. D’ailleurs, ce dernier a complètement réhabilité ce bâti dégradé. 

Installé sur 70 M2, un espace réunion où 4 associations sont domiciliés sur le site du Baragraphe, « Ma Petite Planète »…, mais également « Valentransition » où le sel est la mise en commun des idées entre ces associations. Des événements sur le territoire verront le jour, comme hier« Faites de la Transition », mais aussi des initiatives en commun à l’instar du « jardin partagé des Coquelicots où deux fois par semaine les enfants viennent découvrir… », commente Marc Duvivier, fondateur avec un petit groupe d’ami(e)s du Baragraphe. Evidemment, le coeur du moteur demeure un espace vente de livres dont le recyclage est l’essence même de l’association. « Chaque année, 120 millions de livres sont détruits. Bien sûr, nous bénéficions de dons et nous récupérons aussi des livres avant destruction avec une mise en vente à des prix très accessibles. » Ce déménagement a été soutenu dans cette approche par le STAJ (Service Technique d’Activités à la Jeunesse Hauts de France), rue de Mons à Valenciennes, afin de solutionner toutes les aspérités d’une implantation réussie, « ils sont véritablement concrets et pragmatiques », ajoute-t-il.

Ensuite, le Baragraphe est aidé financièrement par Valenciennes Métropole. Son vice-président, Régis Dufour Lefort, était présent pour un soutien affiché : « Nous sommes dans la continuité de son action. C’est un tiers-lieu, un réseau qui se construit et un projet basé sur des valeurs. »

Espace livres chez le Baragraphe

La commune y trouve aussi son intérêt. « Nous avons lancé un projet de Parc urbain sur Marly (5 fois la taille du Jardin de la Rhônelle) et il sera intéressant de parler avec les associations (Valentransition) pour l’aménagement de celui-ci. Plus le projet est travaillé en amont… Ensuite,  je suis très sensible au sujet du livre et ici à travers son recyclage. Ensuite, votre projet a grandi, s’est affiné tout en cherchant son modèle économique », indique le maire. 

Voilà pour l’installation plus pérenne d’une certain idée des rapports humains, car lorsque le monde virtuel sera trop banal, les rapports humains totalement régis par une IA (in fine une aide technique), sans parler la perte de repères les yeux dans les yeux…, des lieux comme le Baragraphe seront encore là. Le suranné sera innovant, l’éculé sera disruptif, le vieillissant d’une modernité bouillonnante, la Présidente de l’association, Sophie Michel, résume l’enjeu simple et terriblement moderne : « Nous sommes installés au plus près des habitants »… tout est dit !

Le Baragraphe est ouvert le mercredi, jeudi, et vendredi de 14h à 18H où Clement, service civique, et Marc sont présents pour l’accueil. Prochain événement, la « Foire aux Livres »…

Daniel Carlier

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(Escautpont) Un « Just » accès à une mutuelle communale

Philippe Mixe : « Une évidence pour la commune, une nécessité pour les Escautpontois »

Avant d’évoquer cette signature locale, parlons du succès de « Just » presque iconoclaste dans le monde de la couverture santé. En effet, l’historique mutuelle sur le Valenciennois connaît un développement exponentielle depuis un choix économique stratégique. « Nous ne faisons plus du tout des contrats d’entreprise, ni pour des particuliers, mais uniquement des conventions avec les communes », explique le Philippe Mixe. 

Et la raison est simple, ce service de couverture santé de proximité atteint près de 1100 contrats  en France dont environ 500 dans la région des Hauts de France et un nombre pléthorique « sur le Hainaut comme Valenciennes, Raismes, Beuvrages, mais également au national sur Annecy, Chambéry, Toulouse et même Cannes où le maire et Président de l’AMF (Association des Maires de France), David Lisnard, a choisi la Mutuelle Just, mais aussi des plus petites communes une de 47 habitants. Nous avons doublé notre chiffre d’affaires en 4 ans, ça n’arrive jamais dans le milieu (de la couverture santé) et nous serons centenaire en 2027 », commente le Président de Just. C’est un peu une success story pour l’ex « La Famille Valenciennoise », située hier Place du Général de Gaulle à Valenciennes, et rebaptisée « Just » avec un nouveau siège flambant neuf Avenue de Verdun sur la ville centre en lieu et place de l’ancienne Clinique Houdart. Bref, on pourrait dire qu’Escaupont est une signature parmi tant d’autres, mais Philippe Mixe tient à préciser un service de proximité pour chaque collectivité locale : « Nous assurons des permanences dans chaque ville ou village où nous avons contracté une mutuelle communale. »

« Un projet ambitieux pour la santé », Raphaël Kruszynski

Bien sûr, le premier magistrat insiste sur la politique de la majorité municipale relative à la santé : « Cela fait partie d’un projet ambitieux, et engagé, pour la santé. Tout d’abord, la construction d’une Maison médicale en centre ville et puis la mise en place d’une mutuelle municipale. Je la compare avec celle que mon père payait, il aurait pu économiser 60 euros par mois sur sa complémentaire santé. Pour les élu(e)s, cette mutuelle municipale est un service d’intérêt public. »

« Dans le champ de l’ESS », Philippe Mixe

Pour expliquer le coeur du moteur de « Just », Philippe Mixe rappelle que cette structure s’inscrit « dans le champ de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire), car nous n’avons pas d’actionnaires, pas de dividendes, et donc pas de bénéfices. Nous sommes plutôt dans la solidarité organisée. C’est pourquoi, ce service est une évidence pour la commune et une nécessité pour les Escautpontois », ajoute Philippe Mixe.

Ensuite, pour étayer sa différence avec une complémentaire santé classique, son président égrène 3 différences, la téléconsultation très utile dans les déserts médicaux (quasi partout en France), le remboursement de 40€ sur une licence sportive, et la prise en charge de 500 euros dans le cadre du sport sur ordonnance. 

La problématique des séniors !

Certes, la loi relative à la mise en oeuvre des assurances complémentaires collectives, notamment avec une participation de 50% du coût par l’employeur, a été un véritable coup de pouce au bénéfice des salariés. « Toutefois, des populations demeurent à l’écart, les jeunes et plus encore les seniors (en retraite). Là, vous pouvez avoir un problème de pouvoir d’achat pour l’accès à une mutuelle ou complémentaire santé », déclare Philippe Mixe. 

Enfin, une fois n’est pas coutume pour conclure une signature de cet acabit, le maire s’excuse « d’un tractage » et le Président de la Mutuelle Just évoque avec beaucoup d’humour la présence de Mme Mixe comme DGS sur ladite commune et mentionne « que ce sont les élus escautpontois qui ont voté pour ce service à la population.»

Daniel Carlier

 

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Partenariat solidaire entre l’APEI du Valenciennois et le Lycée Fontaine à Anzin

Marie-Claire Coquidé : « C’est un bel échange entre les jeunes »

Tout a commencé par une collecte de vêtements au sein de tous les établissement de l’APEI du Valenciennois où celle-ci, massive, a permis de rassembler entre 8 000 et 10 000 dons durant les mois de novembre et décembre 2024. Bien sûr, une sélection a été nécéssaire afin de converser les habits compatibles à un réemploi. Pour les habits sélectionnés, un nettoyage a été lancé auprès de la blanchisserie, située sur la cité thermale, de l’association sur l’APEI du Valenciennois. Puis, une vente à très très bas prix en faveur des résidents de l’association, mais également des lycéens et des salariés du lycée Fontaine à Anzin, s’est opérée ; voilà pour le décorum d’une opération solidaire partagée. 

« Nous avions déjà collaboré dans le domaine sportif avec le lycée Fontaine sur Anzin, mais c’est la 1ère fois en milieu ordinaire dans le domaine du commerce/gestion. Ensuite, ce fut l’occasion d’un bel échange entre les jeunes des deux structures (16-17 ans lycéens et 16-25 ans APEI), voire avec les adultes », commente Marie-Claire Coquidé, la Présidente de l’APEI du Valenciennois. 

Un magasin éphémère

Magasin éphémère

Après cette collecte de vêtements et le nettoyage, il a fallu transformer l’intérieur du local d’accueil de ce magasin éphémère (48 heures) mis à disposition par l’établissement scolaire. « Cette opération est une collaboration étroite entre le Lycée Fontaine et l’APEI du Valenciennois. En effet, les jeunes des deux structures ont travaillé ensemble pour aménager cette salle. Je tiens à souligner que nous avons reçu aussi des dons de portants, de cintres et de bacs des partenaires comme Kiabi, Etam et Décathlon », précise Scheherazade Souidi, professeure commerce/gestion au lycée Fontaine. Clairement, la qualité de l’habillement, et de fait des dons des familles de l’APEI du Valenciennois, est impressionnante.

Pour la partie vente, le choix s’est porté sur une action fléchée. « Nous voulions conserver cette aide ciblée en faveur de ces deux publics. Ensuite, c’est un coup de pouce au pouvoir d’achat », déclare la présidente de l’APEI du Valenciennois. 

« Les prix à la vente vont de 0,50 centimes à 8 euros maximum avec des habits de marque ou d’une très belle qualité. Un acheteur peut remplir un sac de vêtements pour moins de 10 euros. De plus, pour nos jeunes, c’est un projet très concret avec même une caisse enregistreuse avec une possibilité d’encaissement en condition réelle », ajoute Stéphanie Loison, professeure commerce/gestion au lycée Fontaine.

Voilà une action combinant la solidarité, la transition écologique à travers le réemploi des vêtements, et l’échange social entre deux populations distinctes, efficace et efficient. Le mieux vivre ensemble est parfois simple !

Daniel Carlier

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Depuis le 31 mars, c’est la « LAPI Hour » à Valenciennes

Depuis ce lundi 31 mars, les automobilistes en stationnement sur la ville centre vont bénéficier d’une heure de gratuité sur les emplacements en surface. Cette mesure rejoint celle d’une même gratuité en ouvrage d’art, depuis un an, afin de booster la fréquentation des parkings comme celui de l’Arsenal toujours en souffrance absolue. Certes, l’arrivée d’un cinéma de centre-ville pourrait changer la donne pour ce dernier. Toutefois, il est difficile de déconnecter cette mesure avec une prochaine période électorale agitée au sein des communes françaises.

Alors, pour cette journée du poisson d’avril, compte tenu d’une politique de matraquage à l’endroit des automobilistes stationnés sur la collectivité locale de Valenciennes, cette disposition plus douce sera-t-elle liquidée si le maire sortant est réélu en mars 2026 ? 

Toutefois, pour prendre du recul et réfléchir à une perspective d’ensemble, cet acte politique peut également se lire également sous un autre angle. En effet, chacun sait aujourd’hui que le bilan d’un(e) édile sortant(e) ne sera pas la colonne vertébrale du vote en mars 2026, contrairement à toutes les élections de proximité précédentes, mais une recomposition du paysage politique national, à la sauce locale. Bien sûr, les valeurs humaines du premier magistrat seront également un critère important sachant que le rapport à autrui, bienveillant et accessible, à l’égard duquel aucun ressenti autocratique des administrés n’est reproché au moment même où le président de la 1ère puissance mondiale envoie un ultimatum aux entreprises françaises…, vous pensez comme moi sinon ! C’est dire si l’individu sera d’abord « Le Programme » de toute candidature, homme ou femme, pour cette prochaine municipale 2026.

Enfin, dans la suite logique de la condamnation de Marine Le Pen et son inéligibilité avec exécution immédiate pour 5 ans, présumée innocente dès qu’elle va interjeter en appel, il devient essentiel pour les maires de France, en cours d’une procédure à leur endroit, qu’ils connaissent la fin de leur histoire judiciaire. En effet, que la justice se prononce avant la fin de l’année 2025, afin que chaque électrice et chaque électeur s’exprime au regard des candidats putatifs dans les 35 000 collectivités locales, permettrait un éclaircissement démocratique. En effet, personne n’est au dessus des lois françaises même un personnage politique favori à la prochaine élection présidentielle, c’est le message envoyé par les magistrats aux Françaises et aux Français et de par le monde.

Daniel Carlier

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Conférence à Valenciennes sur la « Laïcité et Mixité » par Cécile Révauger

Dire que la laïcité est à la fois un pilier de notre constitution, âprement défendu par l’Etat, mais aussi une pensée républicaine attaquée, vilipendée, parfois incomprise hors de nos frontières, constitue un mince aperçu de cette lutte incessante. Devons-nous appliquer sans faillir toute la laïcité, rien que la laïcité ou une version plus douce, édulcorée ?

Le sujet est ardu, mais pour réfléchir à demain, Cécile Révauger va d’abord retracer l’histoire d’une certaine idée de notre bien vivre ensemble. En effet, dans une société mondialisée, des cultures interconnectées, le choix de respecter la diversité de religion, ou aucune, le genre, et l’égalité homme/femme dans sa constitution est une singularité française. Certes, la Turquie imprime dans sa loi la laïcité, mais nous connaissons aujourd’hui les entorses du pouvoir en place à cet égard. 

Bien sûr, cette liberté est écartelée à travers notre quotidien et la politique associée. Le port du voile est un sujet au coeur de notre conception d’un universalisme. Pour sa part, Cécile Révauger explique son point de vue, car là également le sujet tiraille la classe politique française : « Je condamne le port du voile dans les espaces d’autorités publiques. Concrètement, au sein des écoles, mais je comprends le débat spécifique sur la sortie scolaire et l’accompagnement des parents. C’est un sujet sensible ! Toutefois, je suis pour la liberté du port du voile dans l’espace public, comme privé (hors espaces d’autorités publiques). » Bien sûr, d’autres sujets se greffent comme le port du voile dans les compétitions sportives, autre thématique tendue d’actualité. 

Ensuite, la mixité s’impose de fait dans ce dessin d’une société égalitaire entre tous, hommes et femmes. Néanmoins, elle n’avait pas véritablement traversé l’esprit du législateur de la loi en 1905. Au fil des années et des combats que nous connaissons toutes et tous, l’égalité homme-femme est devenue le fil conducteur de notre vision républicaine. La mixité s’impose de facto comme l’autre pilier de notre liberté de conscience.

Le sentiment d’injustice fragilise-t-il la laïcité ?

Totalement corréler avec cette application de la loi de 1905, la perception pleine et entière de cette dernière est sujet à un questionnement selon votre ressenti. « Le sentiment d’injustice, notamment sociale, attaque la citoyenneté. Par ailleurs, aucune loi est immuable, mais surtout est-ce l’esprit de la loi de 1905 ? », commente Cécile Révauger.

Ensuite, la dérive potentielle comme le wokisme, où d’une idéologie assez vertueuse à la base se construit un système d’exclusion pose d’autres questions. Oui, le respect de la laïcité ne peut s’exonérer de l’évolution des moeurs sans pour autant céder sur ses principes fondamentaux. Voilà le sel de cette conférence proposée, un moment de réflexion rare, ce samedi 12 avril 2025 à l’auditorium Saint-Nicolas à Valenciennes (entrée gratuite).

Daniel Carlier

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(Volley-Ball) Battu par St Dié des Vosges, le VC Valenciennes n’a pas démérité

(Les Valenciennoises attentives au filet)

LE VC VALENCIENNES A TERMINE EN TÊTE LA PREMIERE PHASE

Avec 46 pts pour seize victoires et deux défaites, le Volley Club de Valenciennes a terminé en tête de sa poule B du championnat Elite en devançant Evreux (2e, 44 pts) et Sens (3e, 44 pts). Des succès acquis avec 9 fois 3-0, 3 fois 3-1, 4 fois 3-2 et deux revers  2-3. Cela en engrangeant cinquante deux sets gagnants pour dix sept contre. Une belle prestation des protégées du président Arnaud Legrand qui leur permet de participer aux play-offs d’accession en Ligue A.

UN DEBUT DE PLAY – OFF ASSEZ CORRECT

le contre valenciennois troué par l’efficacité de Tauraa

Pour l’ouverture de cette seconde phase les Valenciennoises sont hélas tombées, salle du Hainaut, face au Pays Viennois. Une défaite 1-3 (18-25, 26-24, 19-25, 18-25), malgré une bonne résistance. Pour leur premier déplacement elles se sont refaites la cerise en allant dominer Harnes sur son parquet sur un score sans appel : 0-3 (15-25, 19-25, 23-25). Secondes après deux rencontres, voilà que le leader St Dié se trouvait sur son passage ce samedi. Des Vosgiennes qui ont dominé leur poule A en envoyant au tapis tous leur adversaires (18 victoires en autant de matchs) ne laissant que des miettes à Harnes (2e, 15V, 3D) et au Pays Viennois (3e, 12V, 6D). La mission du VCV ne s’annonçait pas de tout repos face à une formation, logique prétendante à la montée, qui n’a concédé que six petits sets contre cinquante quatre gagnants

Classement actuel des play-offs  (les rencontres de la 1ère phase entre adversaires directs comptant) : 1 St dié 17 pts ; 2 VC Valenciennes 9 pts ; 3 Evreux 9 pts ; 4 Sens 7 pts ; 5 Pays Viennois 6 pts ; 6 Harnes 6 pts.

LE VC VALENCIENNES NE DOIT PAS EN ROUGIR

Dans une salle du Hainaut bien remplie, dans laquelle les encouragements n’ont pas manqué, notamment de la tribune Toyota d’une part, et de l’autre par de nombreux spectateurs dans le sillage des jeunes supporters du VAFC et des jeunes de l’école Jean Mineur, les Valenciennoises ne débutaient pas le match par le bon bout. Vite menées 1-7, elles se sont accrochées mais n’ont jamais réussi à revenir sur le porte-bagages adverse à cause de la force de frappe du trio Tauraa-Labaset et Piccolo: 19-25. 

Adriana Darthuy au service

Dans le second set, elles ont fait longtemps jeu égal avec St Dié : 5-5, 13-13 mais au fil des joutes les Vosgiennes démontraient de nouveau leurs forces : 18-25. Le troisième set fut celui le plus équilibré. Malgré leur retard les équipières de Zuzana Labikova jouaient crânement leur chance et tour à tour Karolina Golita, Adriana Darthuy et Aurore Mobisa fleurissaient le tableau d’affichage : 6-4, 13-9, 19-14. C’est là que St Dié trouvait que la rigolade avait assez duré et passait un 0-6 meurtrier pour reprendre les commandes : 19-20. Sans s’affoler les Valenciennoises restaient dans le match : 25-25. Elles sauvaient alors trois balles de match mais hélas pas la quatrième : 25-27.

LES REACTIONS :

Emmanuel Dumortier (coach de St Dié) : << Un succès très important 0-3 ici où personne ne l’avait fait. Un bon match de mon équipe avec quelques moments de relâchement, mais nous avons su resserrer dans les périodes chaudes. Une victoire logique, car nous avons fait un bon match face à Valenciennes qui fait une saison exceptionnelle. >>

Adriana Darthuy (joueuse du VCV) : << Un match compliqué dans le sens que St Dié est une très bonne équipe qui nous a fait déjouer. Cela fait plaisir de disputer une rencontre avec autant d’intensité. Malheureusement, nous avons mal débuté ce qui nous a couté le premier set, mais je suis fière de mon équipe car on s’est battues jusqu’au bout. Nous rejouons  face à cette formation la semaine prochaine en coupe de France en espérant prendre notre revanche. >>

Gaëtan Cyrulik (coach du VCV) : << Nous n’avons pas su saisir notre chance avec cette mauvaise entame de match, nous étions trop stressés. Dans le troisième set, nous n’avons rien à regretter même si nous avons lâché quelques points un peu bête. Ce soir elles étaient plus fortes que nous. >>

VC VALENCIENNES  – ST DIE : 0-3 (19-25, 18-25, 25-27)

Olivia et Robert Place

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Marly déroule son budget tourné vers l’investissement !

(visuel Le premier coup de pince sur les maisons bleues du quartier de La Briquette)

Jean-Noël Verfaillie : « Notre baisse des charges de fonctionnement depuis 2020 nous permet ces investissements ! »

Ce dernier BP avant les élections municipales pour cette majorité locale élue en juin 2020, considérant que l’exercice 2026 sera exécuté principalement par une nouvelle équipe politique, constitue toujours le marqueur d’un mandat, la signature finale après 6 ans de gouvernance. 

Dans cette optique, l’édile de Marly a mis l’accent sur la trajectoire financière voulue dès l’arrivée aux commandes de la localité. « En 2020, nous avions 310 fiches de paie (dont 80 aides ménagères), nous avons réduit la masse salariale (186 titulaires + contractuels) même si compte tenu de la diminution des charges, elle ne se traduit pas encore en pourcentage. L’idée est de réduire à 50% la masse salariale (contre 61,4%) », commente le maire. 

Cette donnée (de 50%) constitue le baromètre au delà duquel la charge salariale entrave l’action municipale d’où la situation très délicate, commentée par la Chambre Régionale des Comptes fin 2019, peu avant le décès de Fabien Thiémé, de l’ancienne gouvernance subissant un effectif trop lourd sans compter un absentéisme quasi record sur le Valenciennois (équivalent à 26 postes ETP en 2019). Sur ce point précis, si les malades de longue durée « que je n’ai pas vu depuis le début de mon mandat » figurent toujours dans le décompte, l’absentéisme de courte durée a été réduit de façon spectaculaire, 12 100 jours en 2022 pour 8 600 jours en 2024. Selon le maire, ce résultat est très lié « au CIA (Complément Indemnitaire Annuel) » et son incitation à l’engagement professionnel, une politique conduite par Serge Moreau, l’adjoint en charge des ressources humaines ; voilà deux points clés dans l’économie structurelle entreprise par la nouvelle majorité municipale dès juin 2020.

La dette, la fiscalité, et les apprentis… !

Concernant la fiscalité locale, les économies permettent un allègement de la contribution de l’administré : « Depuis le début du mandat, sur la Taxe Foncière, nous aurons réduit de 10 points la fiscalité locale. Certes, compte tenu de la hausse de l’assiette (taux de l’Etat), le Marlysiens n’a pas encore vu cette baisse de la fiscalité, mais en 2025 compte tenu de la diminution de l’inflation…, le contribuable constatera cette baisse. » Bien sûr, la commune revient de loin et tend vers une normalité, comme ses communes voisines Saint-Saulve et Aulnoy-lez-Valenciennes, car le maire ne manque pas de faire référence à la hausse massive (30%) des taxes locales, en 2009, compte tenu de l’état financier du budget après la gouvernance de Philippe Duée. « Nous ne pouvions pas faire autrement au risque d’une mise sous tutelle par le Préfet du Nord. De plus, il n’était pas question de supprimer des services à la population en arrivant aux commandes de la commune », tance Marie-Thérèse Hourez pour l’opposition et ancienne 1ère adjointe de Fabien Thiémé. Le maire répond tout de go « tous ceux qui réalisent des hausses d’impôts, en local comme au niveau de l’Etat, utilisent le même argumentaire. » Cette partie, trop longue, de tennis politique sur la situation budgétaire en 2008/2009 devient lassante, car les mentalités évoluent et rien n’oblige l’actuel maire, comme la ou le prochain, de s’acculturer à une nouvelle donne… récente !

La dette publique locale, elle reste maîtrisée même si le pic de l’investissement intervient en 2025, faisant passer une capacité de désendettement par an de 2,1 en 2023, 2,7 en 2024 à 10,9 en 2025 compte tenu la municipalité va décaisser déjà 6 millions d’euros de crédit paiement en 2025 et un emprunt potentiel de 6,4 millions d’euros. A ce titre, Christian Chatelain demande des précisons sur les recettes annoncées pour le futur chantier du parc urbain (Parc de la Rhônelle) : « Pour ce projet, vous annoncez un investissement de 9,6 millions d’euros, mais également 5,7 millions de recettes. Etes-vous certain de ces rentrées, car sinon ce seront les contribuables Marlysiens qui vont payer ! ». Pour Jean-Noël Verfaillie, les chiffres avancées sont le minimum : « Le Conseil départemental, le Conseil régional, et l’Etat vont participer, tout comme Valenciennes Métropole. Par contre, non compris dans cette donnée, une éventuelle subvention de l’Europe au titre de la renaturation et de l’Agence de l’Eau (à Douai) ». Heureux monde où une certitude budgétaire existe à plus de six mois…

Comme pour illustrer une évolution des mentalités au sein d’une formation politique, la délibération sur l’autorisation d’embauche de deux apprentis au sein de la municipalité est instructive à plus d’un titre. En effet, au détour d’une grande banalité à travers la demande, au Conseil municipal, de valider l’embauche de deux apprentis s’est engagé un échange politique croustillant. « Je regrette l’embauche de seulement deux apprentis (pour 6 au total sur cette commune) », déclare Virginie Melki, tout en déclinant les vertus de ce contrat d’apprentissage qui n’est plus à démontrer. Jean-Noël Verfaillie répond que ce « n’était pas la délibération où il fallait intervenir, car sous Fabien Thiémé (et quasi deux mandats), c’était zéro. » Cet échange mérite des précisons. En effet, la question précise sur le pourquoi d’un non recours à l’apprentissage avait été posée en Conseil municipal au regretté Fabien Thiémé. La réponse était sans ambiguïtés : « Je considère les contrats apprentissage comme des contrats précaires. » C’était une opinion politique, partagée ou pas, mais respectable in fine. Au bout du bout, à la toute fin du second mandat, deux contrats d’appentis (profils particuliers) ont tout de même été signés sur Marly, mais ce n’était clairement pas la tasse de thé de l’ancien édile. C’est pourquoi, l’intervention tonique de Virginie Melki, du PCF, démontre que les idées évoluent aussi… !

Les voiries

Bine sûr, comme toutes les équipes sortantes, la majorité municipale met l’accent sur son programme de rénovation des voiries, déjà réalisées comme l’Avenue Henri Barbusse, rue Roger Salengro, rue de la Paix, rue Oscar Carpentier, Route de Préseau, rue Albert Schweitzer, Voirie de la zone des Dix Muids en 2024, et une liste pléthorique pour l’année 2025 dont l’incontournable rue Jean Jaurès sans oublier l’espace NPNRU sur La Briquette. C’est un classique de gestion de fin de mandat, car le riverain juge au dessert le menu proposé pendant six ans avec cette part d’injustice. Trop souvent, on constate cet indicible arasement d’une gestion municipale tout le long d’un mandat, en cas d’absence d’un projet de proximité, d’un chantier mal géré, voire d’un nid de poule devant chez lui. L’urne est ingrate, c’est le principe de la démocratie. 

3 classes fermées en septembre 2025

« La baisse de la démographie est très violente. A la rentrée 2025, il y aura 3 fermetures de classes, une Hurez Saint Nicolas et deux Nelson Mandela. Vous avez une différence de 50% entre le nombre d’élèves en maternelle et en CM2. Inévitablement, nous aurons un trou d’air en CM2 dans quelques années », commente Jean-Noël Verfaillie. 

Pour autant, le futur Groupe scolaire Hélène Carrère d’Encausse, regroupant deux écoles (Louise Michel et Nelson Mandela), prévoit un aménagement interne afin d’accueillir plus d’élèves. En effet, le peuplement du quartier de la Briquette en hausse sera une résultante de l’achèvement de la rénovation urbaine en mode NPNRU.

Crèche La Perdriole

Autre sujet débattu dans l’hémicycle local, la crèche La Perdriole est en ébullition, car trois postes n’ont pas été reconduits au sein de ce service à l’enfance. Le maire rappelle qu’il respecte la loi sur le nombre d’encadrants en rapport au nombre d’enfants accueillis. Toutefois, ladite loi a permis d’augmenter drastiquement le nombre d’élèves sur site sans modifier le nombre de professionnels associés. Virginie Melki monte au créneau sur cet appauvrissement de l’accueil avec « une pétition des parents (28 signataires) et des encadrants.» Faire aussi bien en terme de sécurité et accompagnement, avec beaucoup plus d’enfants, ouvre la porte à l’accident au sein de la structure, l’incident  familial, un moment inattention, parfois stupide, c’est aussi simple que cela ! Les économies ont aussi des limites… !

La bataille chiffrée du CCAS

Comme chaque année, le budget du CCAS provoque un vif débat entre Jean-Noël Verfaillie et Marie-Thérèse Hourez sur la sémantique budgétaire à l’endroit des plus démunis. L’édile maintient contre vents et marées que « lorsque vous passez de 240 000 euros à 500 000 euros. On ne peut pas dire que le budget a diminué sur le CCAS sous notre gouvernance. » En réponse, l’ancienne 1ère adjointe décortique cette subvention de la ville au CCAS, pour rappel avec son entité juridique propre, et soutient que cette « subvention au CCAS baisse d’autant plus que nous constatons une hausse de la pauvreté. » Toute chose étant égale par ailleurs, il est évident que la précarité gagne du terrain depuis la COVID à travers cette inflation qui a grignoté les esprits et les portefeuilles. Ici, localement, deux points de vue connaisseurs du sujet s’affrontent vigoureusement sans une balle, c’est déjà pas mal au regard de l’actualité. 

Club de foot

Enfin, le vote des subventions aux associations a permis d’éclairer l’auditoire sur la subvention dédiée au club de foot de Marly. « Nous passons au budget une subvention de 25 000 euros, mais au delà du seuil de 23 000 euros, l’association doit fournir une comptabilité certifiée. Compte tenu des difficultés financières du club, nous avons même proposé de rembourser, à travers une subvention exceptionnelle, la facture du comptable. Pour autant, il nous faut une facture acquittée (et un bilan comptable officiel) pour débloquer la subvention et le remboursement de la facture. » Pas simple le ballon rond à Marly, mais le sport amateur mérite tant ce coup de pouce de la puissance publique locale !

Daniel Carlier

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Nora Taalba (Label Vie) : « Il faut sacraliser l’humain dans l’aide à domicile »

Comment vieillir demain en France ? 

La thématique de la prise en charge des personnes vulnérables, et notamment les personnes âgées, a connu plusieurs vies en France. En effet, face à ce besoin, les collectivités locales françaises ont choisi de créer des structures dédiées sous conditions de ressources, ou pas, et cahin-caha a traversé le siècle. Le bras armé de cette politique est le fameux CCAS mise sur les fonts baptismaux en 1986, mais il n’est que le reflet d’une humanité envers les plus démunis née sous la Révolution française, l’historique bureau de bienfaisance instauré en 1796. 

Puis, avec ses travers dans la gestion au quotidien, le Ministre bouillonnant Jean-Louis Borloo a choisi de renverser la table. En effet, il lance le « Plan Borloo » en 2004 où il fait entrer le service à la personne dans le secteur marchand. C’est la 2ème révolution du métier. 

L’impact du Plan Borloo

Clairement, un cahier des charges relatif à la qualité de la prestation de service a accompagné ce transfert détonnant. D’un coté, des entreprises ont émergé comme Label Vie https://www.labelvieservices.fr/, avec un service de repas à domicile, ménage et toilettes des personnes fragiles, située Bd Watteau à Valenciennes, et de l’autre les associations subventionnées, voire des services communaux en régie, ont essayé de s’adapter à ce nouveau paysage professionnel.

« Le Plan Borloo a permis une montée en gamme de la qualité du service à la personne, mais également de décloisonner l’aide à domicile », commente Nora Taalba. Dans cette optique, les deux véhicules de ce service de maintien à domicile ont poursuivi leur vie avec une problématique de taille, le coût unitaire de la prestation à domicile et son modèle économique indispensable. Il serait injuste de dire que le Plan Borloo a exonéré la puissance publique de toute responsabilité en la matière, c’est le sujet de l’entreprise privée et vogue le navire. Non, l’arrivée en force du privée en coexistence des structures publiques, associatives ou pas, a tiré vers le haut les métiers où vous devez être diplômé pour réaliser la toilette, mais surtout travailler (dans l’idéal) avec une réelle appétence pour le métier. « Si vous n’avez pas d’empathie pour les personnes… Là, nous connaissons un problème sur la durabilité, la pénibilité, et la compétence des candidates, car il faudrait aussi masculiniser la profession. Certes, la digitalisation facilite la gestion du quotidien pour les intervenants, tout le volet administratif est plus facile, mais  il faut sacraliser l’humain dans l’aide aux personnes fragiles. Le numérique ne fera pas la toilette, IA comprise, à  la place d’une intervenante à domicile ! », commente Nora Taalba.

Des « Assisses de l’aide à domicile « 

Concrètement, Said Benoussad présente l’équation sur la table : « Les structures associatives appliquent encore un coût établi 25 ans plus tôt. Il n’y a plus aucune rentabilité, d’où des conflits sociaux nombreux (comme sur des structures sur la ville de Valenciennes). En face, quels sont les moyens alloués par la puissance publique pour prendre en charge les personnes vulnérables ? » Certes, ils sont existants à travers le Conseil départemental et l’allocation APA (allocation personnalisée d’autonomie), mais le soutien financier vers le bénéficiaire ou les acteurs du marché est insuffisant face à la recrudescence de personnes âgées à prendre en charge. 

En résumé, un nouveau plan est attendu par l’ensemble de la profession avec gourmandise et fébrilité. « Nous avons écrit un manifeste pour que tous les acteurs se mettent autour de la table. C’est pourquoi, nous souhaitons rapidement des Assisses de l’aide à domicile », ajoute Nora Taalba. 

Le Big Bang Post Covid

Ensuite, une 3ème révolution est arrivée comme un ouragan dans le monde de la prise en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, elle a pris la forme d’une pandémie mondiale, la COVID. 

Suite à cette période improbable, le focus sur les EPHAD s’est fait jour avec un courageux et célèbre livre « Les Fossoyeurs » dont le résultat a été une série de contrôles dans les 7 500 EPHAD françaises. Les résultats ont été révélé ce mardi 25 mars, 55 établissements ont écopé de »sanctions graves  » et une kyrielle de recommandations, voire d’injonctions, à progresser dans ladite activité. 

A coté de cette activité en établissement, l’aide à domicile a pris la vague avec une problématique de recrutement très très sérieuse. « Il y a de moins en moins de personnes avec la vocation, ils sont plutôt là pour la rémunération, mais il faut avoir envie de pratiquer ce métier », explique Manon, une collaboratrice dédiée au recrutement au sein de l’entreprise Label Vie. « Aujourd’hui, nous avons 3 salariés en charge du recrutement. Au début des années 2000, nous recevions des CV à profusion avec des compétences. Aujourd’hui, il y a un véritable problème de capacité à…, d’empathie envers les personnes âgées ou en situation de handicap. Enfin, compte tenu que les salaires (revalorisés post COVID) sont faibles, vous avez des salariés en précarité au contact de personnes en situation de précarité. Néanmoins, chez Label Vie, nous préservons absolument la qualité de service et les valeurs humaines. C’est la base de notre recrutement », explique Nora Taalba.

Nous sommes dans le champ des « métiers de l’humain. Aujourd’hui, vous avez une génération qui revendique, ni politiquement, ni syndicalement, une meilleure prise en compte de la pénibilité du travail », conclut Said Benoussad. Dans ce cadre, il faut des réponses urgentes face à l’ampleur de la mission et d’une hausse exponentielle des bénéficiaires , car ce sujet est une bombe sociétale à retardement.

Avec 120 salariés (85 ETP), l’entreprise « Label Vie » évolue sur le Valenciennois, le Cambrésis, et le Douaisis, et pour son 20ème anniversaire, elle va aller au contact de ses partenaires, certains bénéficiaires, pour une restitution finale en juin 2025. Enfin, elle compte bien participer à toute avancée sur cette thématique, car il n’est plus urgent d’attendre, mais il est essentiel d’agir vite !

Daniel Carlier

 

 

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Nouvelle blanchisserie pour l’APEI du Valenciennois, le petit truc en plus… !

Bien plus qu’une nouvelle blanchisserie… !

Souvent, entreprises, associations, voire institutions cherchent du foncier pendant des mois, même des années avant de trouver l’emplacement idoine pour leur développement. Ici, c’est tout le contraire. Certes, l’APEI du Valenciennois avait sous l’ancienne présidence de Georges Maillot validé le projet d’une nouvelle blanchisserie, plus moderne et plus en phase avec les nouvelles contraintes de la loi dans le cadre d’un ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail), mais le fruit du hasard a fait le reste. En effet, une entreprise historique de la commune met en vente son terrain… en face de l’ESAT situé rue Malescot sur Saint-Amand-les-Eaux. « On a sauté dessus », commente Fabien Hernout, Directeur du TPAV (Travail Protégé et Adapté de l’APEI du Valenciennois).

En fond de toile, il faut également situé ce chantier dans le cadre de l’évolution de la loi en faveur des personnes en situation de handicap cognitif. « Cette nouvelle blanchisserie s’inscrit dans la dynamique de la loi du 13 décembre 2022 transformant un usager de l’ESAT en salarié travailleur en ESAT, une véritable avancée en terme de Droit du Travail. De même, le 18 décembre 2024, la loi Plein Emploi flèche le développement des salariés d’une APEI vers l’autonomie, s’il le souhaite… », poursuit Fabien Hernout.

« Une nouvelle page se tourne », Renaud Heve

Bien sûr, l’APEI du Valenciennois avait déjà cet outil dans sa besace pour sa gestion interne, mais aussi pour ses clients fidèles comme les Thermes de Saint-Amand-les-Eaux depuis des décennies. Néanmoins, le Conseil d’Administration était dans les starts pour construire un nouvel établissement. 

Renaud Heve, Président du CVS des 3 ESAT de l’APEI du Valenciennois

C’est pourquoi, l’arrivée d’une nouvelle blanchisserie en début d’année 2026 va permettre « de traiter près de 5 tonnes par jour de linge, sur 1 475 M2. Plus globalement, ce métier fait partie d’une palette de services que nous proposons à nos clients, conditionnement, blanchisserie-pressing, couture, espaces verts, mobilier, etc.  », précise David Leclercq, le Directeur Général de l’APEI du Valenciennois. 

Pour le Président du CVS (Conseil de Vie Sociale) des 3 ESAT de l’association, soit 650 travailleurs, Renaud Heve : « Une nouvelle page se tourne pour les ouvriers des deux blanchisseries. C’est une grande fierté et un chemin vers plus d’inclusivité ! »

Un investissement… sur le budget fonctionnement !

Chose rare dans ce type d’inauguration, aucun partenaire, ARS, CNSA représenté par Geneviève Mannarino, et autres institutions, n’a annoncé un financement en faveur de ce projet structurant. En effet, la Directrice Adjointe de l’ARS rappelle avec force que les 1 500 ESAT en France, pour 120 000 travailleurs/salariés, sont dans le champ du médico-social. Ensuite, elle souligne que « cette réalisation reste dans votre enveloppe de fonctionnement. Je n’ai pas d’annonce à faire pour un investissement supplémentaire. »

Propos conforté dans un précédent discours par David Leclercq où ce dernier met en lumière le travail des 70 salariés des deux blanchisseries actuels, sur Vieux-Condé et Saint-Amand-les-Eaux. Ces deux sites vont évidemment fermés à terme compte tenu de leur manque de modernité face aux exigences requises en la matière. Dès 2026, tout se passera rue Malécot sur la Cité Thermale. « Votre travail (travailleurs ESAT) a permis de financer 50% de ce projet », déclare le DG de l’APEI du Valenciennois. 

Visuel non contractuel de la future blanchisserie sur Saint-Amand-les-Eaux

« Projet conçu, soutenu, et négocié », Marie-Claire Coquidé

Patrick Dufour*, adjoint représentant la ville hôte, se félicite d’un nouvel équipement « unique pour un service de blanchisserie. Je ne doute pas que les délais (lavage/repassage) vont encore se réduire. »

Enfin, la Présidente de l’association de l’APEI du Valenciennois, Marie-Claire Coquidé, rappelle que cette réalisation a été possible grâce « à une convergence des énergies. Ce projet a été conçu, soutenu, et a fait l’objet d’une négociation aboutie. Cette nouvelle blanchisserie va servir les usagers et les clients, mais surtout procure un travail indispensable à l’inclusion des personnes en situation de handicap mental. » 

Daniel Carlier

* Fabien Roussel, le maire de Saint-Amand-les-Eaux, mais surtout Secrétaire national du PCF, ne pouvait pas être ailleurs que dans le public de l’Assemblée nationale afin d’assister à la dernière question d’André Chassaigne, le Président du Groupe Communiste et Outre-Mer, car ce dernier quitte ses fonctions à la fin de ce mois de mars 2025.

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Il se passe « quelque chose » sur la Briquette à Marly

Ce dossier NPNRU (Nouveau Plan National de la Rénovation Urbaine sous Manuel Valls) a débuté sous le mandat de Fabien Thiémé dont le mérite évident est d’avoir capté ce dispositif après le raté de l’ANRU (Sous Jean-Louis Borloo) par Philippe Duée, l’ancien maire de Marly. Puis, comme à chaque fois, un projet majuscule de rénovation urbaine demande un temps administratif, toujours trop long, une période invisible où les résidents entendent des annonces, participent à des réunions publiques, s’inquiètent et ne voient rien venir. 

« Le projet de Fabien Thiémé se limitait à une modernisation des logements et à une école dans ce quartier. Aucune mixité sociale, aucun autre équipement public, mon objectif était d’ouvrir le quartier de la Briquette. C’est un projet d’ensemble à hauteur de 80 millions d’euros, dont 30 millions d’euros du bailleur social Partenord, 18 millions par l’ANRU… On commence la partie visible », commente le maire sans oublier « un CFA BTP de 20 millions d’euros (hors 80 millions d’euros), car je voulais une vie dans ce quartier autre que le logement rénové », ajoute le maire. In fine, vous aurez au sein de ce quartier historique de Marly, pour la rentrée en septembre 2025, un nouveau Groupe scolaire, baptisé Hélène Carrère d’Encausse, regroupant l’ex école Nelson Mandela et l’ex école Louise Michel aux paramètres sociaux bien différents, et un CFA BTP en capacité d’accueillir 1 000 apprentis à quelques encablures du tramway. 

Le 1er coup de pince sur un logement individuel, une maison bleue du quartier de la Briquette sur Marly

Sur le volet logement, en l’état du NPNRU sur Marly, démolition de 65 logements individuels et de 90 logements collectifs, réhabilitation et résidentialisation de 234 logements ; évidemment, le calendrier de cette rénovation urbaine est concomitant aux opérations de relogement des habitants. En effet, le bailleur social doit trouver pour chaque résident un logement provisoire ou définitif selon les projets. « Nous sommes à 95% de relogement sur ce programme. Il reste 7 familles, et plus particulièrement 5 en attente d’un nouveau logement », précise Eric Cojon, le Directeur général de Partenord Habitat. 

« C’est le début de quelque chose à Marly », Jean-Marcel Grandame

Dans cet aréopage partenarial, Valenciennes Métropole est un compagnon de choix dans la conduite de ce dispositif national. Le vice-président de la CAVM, Jean-Marcel Grandame en charge de l’habitat, insiste sur ce moment particulier : « C’est le début de quelque chose à Marly. Nous sommes sur un dossier NPNRU avec un objectif différent du projet initial, une vision plus ambitieuse. Bien sûr, le relogement durant les travaux est un sujet sensible, car nous avons beaucoup d’autres opérations sur le territoire. Pour Marly, nous avons 13 sites associés sur le Valenciennois pour y arriver. » 

« Un parcours du combattant », Valentin Belleval

Le nouveau président du bailleur social de Partenord, Valentin Belleval en lieu et place de l’ancien Jean-Noël Verfaillie, vice-président au Conseil départemental du Nord et maire d’Hazebrouck, connaît les coulisses profondes d’un dossier de cet acabit. « C’est un parcours du combattant. Ici, la métamorphose a commencé sur Marly. »

Eric Cojon, Valentin Belleval, Jean-Noël Verfaillie, et Jean-Marcel Grandame

Concrètement, les travaux s’étendront jusqu’en 2030, comprenant la démolition de ces fameuses maisons bleues, rue du Bearn aujourd’hui… pour finir rue d’Alsace en 2026, car les deniers occupants sont toujours sur site. Sous la houlette d’Eric Cojon, le bailleur social Partenord va déployer un calendrier, validé entre les partenaires même si le maire a le dernier mot en terme de rénovation urbaine, mais surtout participer à l’émergence d’une nouvelle ère pour le quartier de la Briquette sur Marly. C’est peu de le dire, quel que soit la donne politique après mars 2026 sur Marly, la prochaine équipe municipale devra composer composer avec une nouvelle urbanité humaine du côté de la Briquette.

Daniel Carlier

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Un pont entre les langages au service de la justice

(Hervé Delplanque, avocat au barreau de Valenciennes et Stephanie Schwerter, allemande, autrice en français et en allemand, professeure sur Paris, mais surtout à l’Université Polytechnique Hauts de France en licence de Littérature anglophone et en Master de Traductologie) 

Depuis un colloque, sur 3 jours, réussi sur cette thématique au sein de l’UPHF en mars 2024, 90 intervenants, 27 nationalités venus à la demande de Stephanie Schwerter et Hervé Delplanque, l’idée a germé entre les deux protagonistes de transformer l’essai à travers un livre témoignage sur ce moment particulier.

Bien sûr, cette réflexion linguistique et juridique repose sur un paramètre intangible dans notre Etat de Droit. « On ne peut pas remplacer la dimension humaine des décisions de justice. Comme la démocratie, c’est le moins mauvais des systèmes », entame Hervé Delplanque.

La traduction linguistique au plus près du Droit

Depuis le mythe biblique de la « Tour de Babel », les femmes et les hommes traversent les langages et les différences culturelles associées. Ce choc frontal se traduit dans les lieux de justice où la traduction fine d’une langue par un interprète est très complexe. De plus, le premier devoir dans la discipline de l’interprétariat est « de respecter l’éthique dans sa traduction, car il ne doit pas interpréter où donner un sens que lui perçoit. La traduction doit être très fidèle au propos (du justiciable dans un tribunal) sans opinion personnelle. Bien sûr, parfois, vous avez des dialectes plus difficiles à traduire aux magistrats », explique Stephanie Schwerter. 

Mais la problématique ne s’arrête pas seulement à la traduction, car si vous pensez que la règle de Droit est unique, l’histoire serait trop simple ! « Un délit pénal chez nous peut ne pas l’être chez un ressortissant d’un autre pays résident en France. Là, vous avez un fossé culturel et un comportement différent face à un fait  ! », commente Hervé Delplanque. 

Cette publication décrit cette ambivalence linguistique et culturelle face à la règle de Droit, sans oublier des « témoignages concrets, des applications réelles dans notre quotidien avec des vrais gens. Ce livre est une photographie contemporaine, un état des lieux, car la loi est la même pour tous », poursuit l’avocat.

Publication pour toutes et tous

Compte tenu de la spécificité de la publication, il était plus percutant de trouver un éditeur rompu en la matière. «  C’est une maison d’édition située à Berlin. Cette dernière est spécialisée dans les publications thématiques universitaires avec des couleurs spécifiques. Les lecteurs savent immédiatement que le livre à un contenu ciblé. Néanmoins (avec Hervé Delplanque), nous avons rédigé un livre accessible pour toutes les lectrices et tous les lecteurs. Ce livre n’est pas trop élitiste, il est équilibré entre les participants à cette publication », conclut la linguiste. 

Vous pouvez retrouver cette publication, outre les librairies physiques, sur https://www.amazon.com.be/Lincompr%C3%A9hension-culturelle-%C3%A0-l%C3%A9preuve-droit/dp/3732910717?language=fr_BE

Daniel Carlier

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(BASKET NF1) Face à Francoville, Trith a construit sa victoire en 1ère mi-temps

(La défense trithoise bien en place)

LA CO TRITH DEFINITIVEMENT MAINTENUE

A cinq  journées de la fin de l’exercice 2024-2025, la Concorde Olympique Trithoise est définitivement maintenue et sera sur la ligne de départ de NF1 la saison prochaine (8e, 25 pts, 8 victoires, 9 défaites). Mal embarquées dès l’ouverture du championnat en vendangeant leurs cinq premières rencontres, les Trithoises se sont reprises petit à petit en soufflant le chaud et le froid. Mais mieux depuis le début de l’année  2025 en comptabilisant trois victoires en quatre rencontres, mise à part leur sortie de route face à La Glacerie le 22 février dernier (défaite 55-100). Avant la dernière ligne droite avec les réceptions de Franconville et du leader Champagne Basket, et trois déplacements au Centre Fédéral, Calais et Bihorel, elles peuvent espérer aller chercher la 7e place occupée par Sceaux, alors que la sixième de Calais et La Glacerie sera  plus délicate à se l’accaparer. Un classement quand même pas en rapport avec l’équipe constituée et les ambitions de début de saison, mais les aléas du basket en ont décidé autrement.

FRANCONVILLE CANDIDAT A LA RELEGATION 

Camille Hirigoyen s’est encore bien battue sous les cercles

L’hôte trithois de ce samedi soir n’est pas loti à la même enseigne. En effet si l’on considère que le Stade Français semble condamné, Franconville est un candidat sérieux pour le second strapontin pour la NF2. Son seul adversaire direct est le BF Escaudain qui compte deux victoires de mieux, mais ne possède pas le ranking. C’est dire qu’une victoire des protégées de la présidente Monique Stiévenard, contre la formation du Val-d’Oise, allait rendre un fier service aux voisines Escaudinoises en déplacement au Stade Français.

CLARA CAUSEUR MONTRE LE CHEMIN A SUIVRE

Pour cette rencontre la COT était privée de Onayssa Sbahi malade. Dès le début des hostilités les Trithoises démontraient leurs ambitions en s’installant en tête dans le sillage de Clara Causeur qui faisait parler la foudre : 12-9 (6e). Plust l’imitait et Trith était toujours sur le bon chemin auteur d’un 21-0 (10-9, 5e – 31-9 13e). En face le courage ne suffisait pas, la formation du Val-d’Oise étant à la rue jusqu’au repos (50-23). De retour sur le parquet cette dernière se montrait plus compétitive avec une meilleure présence sous les cercles. Du coup les équipières de Tiréra n’arrivaient pas à accentuer leur avance : 61-42 (27e), 73-46 (30e). Toujours ces 27 points d’avance à l’aube de la dernière période, il n’y avait aucune inquiétude pour les Lionnes, même si Franconville empochait le dernier quart temps (15-20). Score final : 88-66.

Les réactions :

Meyia Tiréra a une nouvelle fois apporté son expérience, son métier

Yann Closson (coach de Franconville) : << Nous sommes passés à travers en première mi-temps, en montrant des lacunes en défense et un manque de confiance. C’est dommage ! En deuxième mi-temps, nous avons mis ce qu’il fallait en montrant un tout autre visage, mais trop tard. >>

Clara Causeur (meneuse de la CO Trith) : << J’ai fait une bonne première mi-temps, les paniers sont rentrés, mais c’est aussi grâce à l’équipe. On a réussi à joué ensemble, à se trouver toutes. Ensuite, quand elles ont un peu revenues, nous avons maintenu notre concentration pour nous imposer. Je suis bien à Trith, je me suis bien intégrée dans l’équipe. Cela fait du bien d’avoir des victoires. >>

Vincent Verryser (coach de Trith) : << Un match facile, mais nous avons eu beaucoup de discipline et de rigueur car nous savions que Franconville allait venir avec le couteau entre les dents. Sérieux, nous avons creusé l’écart rapidement pour être serein et éviter de se faire piéger. Je suis content, nous restons sur notre dynamique 2025, nous n’avons pas eu ce rendement en 2024 avec tous les déboires que nous avons engrangé. Le groupe vit bien. >>

TRITH – FRANCONVILLE : 88-66  (20-9, 30-14, 23-23, 15-20)

Trith : Causeur : 19, Kapinga : 14,  Mahobah : 9, Plust : 11, Tiréra : 4 , Niang : 15, Bakabadio : 8, Hirigoyen : 8.

Franconville :  Behey 5, Thiaw 13, Milandu 2, Thiébac 10, Elbakkouch 14, Dos Sanatos 4, Diaby 3, Traoré 14, Diallo 1.

Olivia et Robert Place

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(Saint-Amand) Fabien Roussel à l’épreuve de son 1er débat budgétaire

On peut noter un fait politique dès le démarrage de ce Conseil municipal au sein de la cité thermale. En effet, l’ancien maire avait annoncé sa présence, comme simple conseiller, aux prochains conseils municipaux. A ce titre, on se demandait comment pouvait se passer cet exercice avec un nouveau maire, une figure politique nationale, et son prédécesseur charismatique dans le même hémicycle. Alain Bocquet a tranché le sujet en ne venant pas à cet exercice budgétaire, c’est une sage décision !

Fabien Roussel : « Nous avons voulu tenir compte de ce qui a été dit, réclamé, proposé par la population. »

Dan son allocution liminaire, le maire rappelle un contexte international guerrier dont l’impact est évident sur les budgets des nations… quoi qu’il en coûte aux certitudes politiques, et un effet direct sur les communes, « car notre ville ne vit évidemment en vase clos. »

Bien sûr, Fabien Roussel regrette la ligne politique choisie par le Gouvernement de François Bayrou et son attaque en règle sur les budgets des collectivités territoriales. « Il est toujours important de le rappeler, les collectivités (publiques) ne représentent que 8% de la dette publique. »

12 millions d’euros d’investissement

Concernant les marges de manoeuvre de la collectivité locale, elle subit comme les autres une baisse des dotations de l’Etat, recettes fiscales, subventions et par suite doit s’adapter. 

Malgré cette contrainte budgétaire pour les collectivités locales, par ailleurs de plus en plus sous perfusion étatique, le maire annonce qu’il ne ralentira pas l’investissement en 2025, soit 12 millions d’euros d’investissement. Une donnée brute âprement débattue dans l’hémicycle. Ce chiffre englobe les dépenses d’équipements et le remboursement en capital des emprunts pour 2,76 millions d’euros. Toutefois, l’adjointe aux finances précise : « Certes, nous faisons un emprunt de 2,5 millions d’euros, mais nous remboursons 2,5 millions d’euros (intérêts + capital) », précise Sylvie Wiart, l’adjointe aux finances afin de répondre à Eric Renaud jugeant «  en trompe l’oeil » ce montant de 12 millions d’euros.

Bien sûr, le pourquoi faire demeure l’essentiel pour les Amandinois ! C’est pourquoi, l’adjointe aux finances a décliné les projets. Bien sûr, l’achèvement prochain du Parc de la Scarpe, un véritable poumon pour le cadre de vie en centre-ville, la réalisation en 2025 de trois cours de Padel « financés à 60% par l’ANS », précise Cécile Grasso. Cette pratique sportive connaît un développement exponentielle en France, un peu au détriment du tennis, mais il faut répondre à l’attente des futurs pratiquants. Ensuite, le passage en LED d’une partie de l’éclairage public, le vivre ensemble à travers la culture, le sport, et l’entretien des établissements scolaires. 

Dans son propos introductif, le maire a souligné que les réunions de quartier sur le budget 2025 ont conduit à amodier le budget initial. « Nous avons voulu tenir compte de ce qui a été dit, réclamé, proposé par la population », poursuit le maire. Dans la suite logique commune à toutes les collectivités locales de France, la demande populaire veut des voiries et des trottoirs de qualité : « C’est pourquoi, nous allons investir en 2025 dans les voiries, les trottoirs, et les parkings la somme de 2,4 millions d’euros. » Le sujet du parking, nous y reviendrons, car un projet est source de frictions (Projet M-La Filature) !

Pour l’opposition, Eric Renaud soutient que 12 millions d’euros d’investissement affichés est « une farce ! Nous continuons à vivre une situation financière dégradée. Bien sûr, il y a des explications exogènes, mais j’ai demandé un audit en novembre 2024 à la Chambre régionale des Comptes. D’ailleurs, comme l’année dernière, vous devez réaliser un emprunt de 2,5 millions d’euros pour équilibrer le budget municipal. Enfin, je maintiens que le coût du pont (devant la Tour abbatiale) laisse un déficit de près de 2 millions d’euros pour la commune.» Pour Eric Castelain, plus ciselé, le commentaire n’est pas moins tendre : « Après 4,8 millions d’euros de dépenses d’équipement en 2024, le chiffre de 7,9 millions d’euros en 2025 de dépenses d’équipement avancé, je n’y crois pas beaucoup ! Et comme d’habitude, l’Etat est l’unique responsable de tous nos malheurs. »

Un parking de 200 places en question que « n’M » pas tout le monde

Face au questionnement d’Eric Renaud, Patrick Dufour a décliné une liste à la Prévert où des poches de stationnement seront améliorées, voire réalisées ex nihilo. Jusque là, tout le monde applaudit… quand Eric Renaud s’interroge tout haut : « Rassurez-moi, vous parlez bien de stationnement, de places de stationnement publics ici et là dans la ville, mais pas d’un parking de 200 places pour le Projet « M ». Certes, nous pourrions vendre une parcelle de terrain pour que les investisseurs réalise leur parking pour la clientèle, mais pas… ! » Patrick Dufour, visiblement avait oublié (volontairement ou pas) ce dernier dans les investissements, dits parkings, prévus en 2025 : « Oui, en 2025, le projet M va réaliser son parking pour ses 60 salariés, mais nous réalisons un parking public (donc pour tous les usagers) de 200 places aux abords du projet M. » 

Pour remettre l’église Saint-Martin au milieu du village, une ancienne friche depuis des décennies voit un projet privé XXL, ludique et unique sur le Valenciennois, voire au delà, se projeter sur la cité thermale. Si le seul coup de pouce de la municipalité est de réaliser un parking de 200 places, c’est peanuts ! A un moment donné, alors que l’ensemble des élus de l’hémicycle a encensé ce dossier à sa présentation, le sujet est venu sur la table sans hypocrisie avec clairement un essai à transformer par la mairie. En clair, ceux qui sont contre cette installation lève le doigt, point barre ! https://www.va-infos.fr/2024/11/29/saint-amand-m-beaucoup-son-futur-pole-de-loisirs-multi-activites/

La TEOM 2021, toujours d’actualité

Le fameux remboursement de la TEOM 2021 aux contribuables de La Porte du Hainaut, suite à une décision du Tribunal administratif de Lille, pour défaut d’informations des élus communautaires, mais pas sur l’existence de la TEOM, est au coeur de Conseil municipal. Fabien Roussel regrette que « malgré une taxe de 2,4 millions d’euros payée en 2021 par les Amandinois, la Porte du Hainaut nous rembourse de 821 000 euros sous la forme d’une subvention dite Booster de 10 millions d’euros pour l’ensemble des communes. » Cette somme provient d’une reprise de fonds publics, mis en provision compte tenu d’un contentieux existant sur la TEOM 2021, de 16 millions d’euros.

Le sujet pour la commune est le moyen légal de rembourser les Amandinois ? Eric Renaud propose une ristourne sur la Taxe Foncière 2025. Eric Castelain trouve étrange « cette proposition de baisse de la Taxe Foncière pouvant bénéficier à des grosses entreprises non contributrices à la TEOM* ». A cet effet, l’édile a demandé aux services de la Sous-Préfecture la possibilité de rembourser sur la feuille d’impôt présentée.. « Notre délibération ne passerait pas le contrôle de la légalité, elle serait entachée d’illégalité. » Eric Renaud répond tout de go : « La Préfecture m’a indiqué la même chose pour mon action contre la TEOM 2021 et j’ai gagné ! »

En conclusion, le maire veut une opération blanche pour la ville et de fait de réinvestir dans l’économie locale cette somme de 821 000 euros, par exemple via un chèque à dépenser chez les commerçants locaux. « La commission aux finances doit nous présenter une solution pour le vote du budget (10 avril) », conclut-il.

Les caméras de surveillance en question

Autre point très débattu, l’installation de caméras de vidéo surveillance pour 600 000 euros fait partie de cette réponse locale. A cet effet, Patrick Dufour explique cet investissement, mais admet que les caméras de vidéo-surveillance ne seront pas supervisées par un ou des agents assermentés : « Nous sommes en discussion avec le Commissariat de Police afin que les forces de l’ordre puissent se connecter aux caméras. Bien sûr, sur réquisition, les images seront fournies pour permettre l’élucidation d’un délit. »

Evidemment, l’opposition, Eric Renaud, Eric Castelain comme G.Florquin sont favorables à cette installation de caméras de vidéos surveillance, mais « seule la flagrance est importante, sinon vous investissez 600 000 euros pour rien », tance Eric Renaud. Fabien Roussel répond que « la mobilisation d’une équipe pour superviser un Centre de Surveillance coûte un bras. » 

Après cette bataille de chiffres, Fabien Roussel prend un malin plaisir à souligner son entrevue du jour avec le nouveau Sous-Préfet de Valenciennes, dont le CV aux finances publiques est assez conséquent, lui indiquant « les bons ratios de la ville, sains et équilibrés. Il ne voit aucun problème avec les finances de la ville. » https://www.va-infos.fr/2025/03/05/stephane-costaglioli-en-facilitateur-raisonnable/. C’est irréfutable et de la même manière, une ville comme Aulnoy-lez-Valenciennes dont Patrick Dufour a visité le « CSU », avec 7 000 habitants, a les moyens de se payer une Police Municipale et un CSU avec les moyens humains pour sa politique de tranquillité publique. On peut aussi citer Marly, malgré un rapport de la CRC cataclysmique en novembre 2019, et aujourd’hui en préparation pour lancer son CSU avec les équipes associées. En résumé, comment est-il possible qu’une commune comme Saint-Amand-les-Eaux, avec 17 000 habitants, dotée d’un droit au litre embouteillé plus un droit de jeton, n’a pas les moyens de s’équiper en moyens humains derrière les caméras ? C’est en fait la seule question, elle ne concerne pas les ratios qui ne sont pas en chiffres inquiétants, mais un questionnement sur les choix politiques sur le temps long. Et en 2025, vous avez une recrudescence de cambriolage et d’atteinte aux personnes sur le Valenciennois, notamment sur la cité thermale, cherchez l’erreur de gestion et la place dans les choix politiques accordés à la tranquillité publique. C’est là que vous avez l’explication de la victoire de G.Florquin sur Fabien Roussel en juin 2024… même sur Saint-Amand-les-Eaux !

Comme la célèbre phrase de Friedrich Engels, souvent reprise par l’ancien maire,…« la preuve du pudding est qu’il se mange » s’applique totalement en l’espèce. 

Daniel Carlier

* Et par suite, un remboursement d’une TEOM que les entreprises n’auraient pas payé au préalable. En effet, ces dernières payent un prestataire privé pour effectuer la collecte de leurs déchets. Cette remarque ne concerne pas les commerçants-artisans qui, pour leur part, payent la TEOM.

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(Transvilles) Réduire la fraude, un enjeu économique et citoyen !

(Visuel jeunes du Lycée Jean-Paul 2 de Denain)

Stéphanie Dumoulin : « Valider un titre de transport doit (re)devenir la norme. »

Quel est l’état des lieux en matière de fraude dans les transports publics du Valenciennois ? En effet, en 2023, donc dès la 1ère année de sa prise de réseau par KEOLIS, l’exploitant a fait réaliser une enquête. « Nous sommes à 19,3% d’absence d’achats d’un titre de transport ou de non validation de celui-ci en voyageant. L’idéal serait entre 8 et 9%….! », commente Stéphanie Dumoulin, la Directrice Marketing, Mobilités et Voyageurs chez Transvilles.

Evidemment, ce phénomène n’est pas spécifique au Valenciennois, car la Covid à travers une habitude de gratuité totale a généré des mauvaises habitudes, mais qu’elle est la tendance ailleurs ? « Nous étions autour de 14% en 2019 (selon l’enquête réalisée par la RATP Dev). En moyenne nationale, le taux de fraude oscille entre 10 et 11% sur les réseaux ouverts* », poursuit-elle.

Multiples facteurs

Bien sûr, la fraude pure et simple (si vous êtes âgé de plus de 25 ans) avec une absence d’achat de titre de transport, un oubli de validation d’un ticket où l’usager essaye de voyager plusieurs fois avec un seul ticket, voire l’oubli de validation d’un abonnement à chaque voyage qui n’est pas neutre non plus. « Bien sûr, l’amende est plus réduite, mais la non validation de votre abonnement est préjudiciable, car il constitue un instrument de mesure afin de répondre aux besoins sur un trajet précis », ajoute Stéphanie Dumoulin.

Ensuite, il n’existe pas de profil type du fraudeur au titre de transport. « Les raisons sont multiples, pas le temps, pas de monnaie, un phénomène pour lequel nous avons lancé le « Pass CB ». Ce moyen de paiement par CB connaît un véritable succès, 7 000 validations en janvier et plus encore en février, c’est très pratique. Ensuite, nous entendons aussi l’incompréhension d’une navette gratuite et des autres moyens de transports payants », déclare la responsable Marketing.

Les « Supers » en action pour lutter contre la fraude

Depuis l’arrivée en 2023 du nouvel opérateur privé, KEOLIS après avoir remporté l’appel d’offre fin 2022, l’effectif dédié à cette opération a été musclé. En 2025, l’équipe en charge au contrôle comprend 22 agents aujourd’hui, soit 4 de plus que sous l’ancienne exploitation. 

Ensuite, des initiatives d’accompagnement de ces agents par un jeune public s’organisent au fil de l’eau. Par exemple, avec le Lycée Jean-Paul 2 à Denain, l’opération « Tous au contrôle » permet à des lycéens d’accompagner les agents de Transvilles durant cette opération. Evidemment, ces jeunes apprenants ne contrôlent pas, mais sont en costume Transvilles où l’effet masse est sans aucun doute impressionnant pour les voyageurs dans l’attente d’un transport. C’est de la dissuasion indirecte intelligente. 

Enfin, outre une simplification réalisée de la billettique nécessaire, un autre objectif est en ligne de mire, la prise de conscience par les usagers de l’utilité de paiement son titre de transport. C’est pourquoi, Transvilles décline une opération, avec une approche humoristique et pas stigmatisante, afin de sensibiliser tous les publics concernés. Des « Supers héros » accompagnants les utilisateurs vont vous aider à trouver le valideur, vous munir d’un titre de transport, et  transformer des fraudeurs, occasionnels ou récurrents, en clients. 

En conclusion, il est indispensable que le taux de fraude connaisse une diminution importante, car chaque absence de titre de transport est tout simplement un vol d’argent public compte tenu que le SIMOUV, et les intercommunalités, soutiennent l’opérateur privé à travers une taxe sur les entreprises (Versement Transport) et des impôts des contribuables au bout du bout. La conscience collective, voilà le « Super » défi à relever avec une ligne d’arrivée tangible :« Valider un titre de transport doit (re)devenir la norme», conclut Stéphanie Dumoulin.

Daniel Carlier

* Un réseau de voyageurs ouvert n’a pas de barrière d’entrée comme pour un Métro où vous devez valider votre accès à des portiques

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Le LAMIH fête ses 30 ans de recherche fondamentale sur la mobilité & le handicap

Antoine Petit : « Notre seule question au CNRS est que le LAMIH soit au meilleur niveau international »

Cette cérémonie d’anniversaire s’est déroulée au sein de la Cité des Congrès, sur Anzin, où les enseignants-chercheurs, les anciens Doctorants, les élus et les officiels ont marqué ce moment avec une exposition et des discours.

3 anciens Directeurs et l’actuel du LAMIH

Logiquement, il faut rembobiner le film, car cette tranche de vie 1994-2024 a débuté sous la Direction de J.C Angué pendant deux ans, puis J.Oudin jusqu’en 2000, 2005-2010 avec E.Markiewicz, toujours vice-président à la recherche, où le LAMIH est associé à I-Trans avec l’inauguration d’un 1er bâtiment dédié (Jonas), puis l’intégration en 2013 du CISIT (2010-2020), et depuis 2020 par Laurent Dubar avec l’arrivée de l’INSA Hauts de France. C’est une étape décisive pour l’UPHF, car « l’INSA sur le site de l’UPHF permet un meilleur recrutement des futurs Doctorants », précise le Directeur.

Evidemment, Abdelhakim Artiba résume une vie agitée, créative et résiliente, d’un laboratoire dédié à la recherche. Bien sûr, les anecdotes ne manquent pas et le Président de l’UPHF résume avec finesse cette vie bouillonnante.

Le Président de l’UPHF et le PDG du CNRS inaugure l’exposition du LAMIH

Ensuite, il faut mettre en exergue la ligne de recherche du LAMIH depuis 30 ans, sa spécialité transverse sur la mobilité et le handicap est reconnue en France et au delà. La Conseillère régionale E.Gondy a rappelé le soutien indéfectible de la Région à la recherche fondamentale : « Le LAMIH joue un rôle clé et d’excellence dans le développement scientifique et défend les valeurs des Hauts de France. » 

Derrière ce discours, le PDG du CNRS prend la parole et tient à cranter le rôle du LAMIH. En conclusion, il rappelle le destin scientifique d’un laboratoire… : « La recherche fondamentale est au service de la société. » Ensuite, le rôle de ce laboratoire sur le site du Mont Houy est parfaitement identifié. Antoine Petit le connaît bien : « Peu importe que le LAMIH soit dans l’excellence régionale, notre seule question au CNRS est que le LAMIH soit au meilleur niveau international. Certes, je ne connais pas les 860 laboratoires, mais le LAMIH n’est pas inconnu, loin de là. Certes, nous ne proposons que 3% des permanents, mais il y a de la concurrence, mais le CNRS fait partie de la vie du LAMIH. Son sujet est la mobilité du quotidien, il travaille beaucoup sur l’assistance à la conduite plutôt que l’illusoire véhicule complètement automatique. »

Des témoignages motivants

Exposition des axes de recherche du LAMIH

Enfin, il n’est pas possible de parler du LAMIH sans évoquer sa notoriété internationale, en Europe, et notamment en ce moment un partage appuyé avec l’Université de Poznan en Pologne au sein du Groupe Eunice (10 universités européenne), au Canada, au Maroc à travers l’université Mohamed VI, et sans oublier la coopération transfrontalière avec l’Université de Mons en Belgique.

Suite à cette cérémonie protocolaire, des anciens Doctorants ont témoigné de leurs parcours de haute volée comme Abdallah Asse, aujourd’hui PDG de l’entreprise Prosyst. « A l’époque, la relation travail et recherche n’existait pas. J’ai créé mon entreprise sur la thématique de l’automaticité. Nos clients sont Renault, Stellantis, Naval Group, la SNCF, Schneider, Siemens et des travaux très divers  comme sur le porte-avions Charles de Gaulle et la Tour Eiffel », commente le chef d’entreprise. 

Pour sa part, Julien Richert travaille depuis son doctorat au LAMIH au sein de l’entreprise Mercedes-Benz. « Notre objectif est d’améliorer la sécurité des passagers et du conducteur. Dans le monde, il y a encore 1,2 millions de morts chaque année. » Ces explications sur les nouveautés technologiques montrent des avancées très innovantes « où nous travaillons sur des dispositifs dans l’habitacle déclenchés avant même l’impact d’un autre véhicule. »

Ensuite, Colombe Hérault sur les tendances numériques 2025… ébouriffantes devant nous et enfin Stéphane Armand sur l’axe santé.

Daniel Carlier

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Européennes 2024, Municipales 2026… impact maximum sur le paysage politique français !

On le subodorait dès septembre 2023, cette élection européenne en juin 2024 allait s’inscrire dans un autre moment politique que la participation frileuse des électrices et des électeurs. En effet, les résultats habituellement déconnectés de l’élection reine, conjuguée avec les législatives, devaient cranter l’impact sur les partis politiques tant le climat était tendu https://www.va-infos.fr/2023/11/07/election-europeenne-2024-un-suffrage-politique-enfin-de-premier-plan/ Evidemment, cette prédiction assez basique n’avait pas anticipé une dissolution encore énigmatique dans l’esprit des Françaises et des Français, même les Eurodéputés sortants et aguerris n’y pensaient pas une seconde… https://www.va-infos.fr/2024/05/10/dominique-riquet-une-aventure-europeenne-utile-2009-2024/ !

Et bis repetita, car ces prochaines élections municipales en mars 2026 pourraient également dessiner les contours de la prochaine élection présidentielle. Là également nous sommes dans l’inédit, car les gouvernances locales sont rarement un baromètre de l’état de santé nationale d’une formation politique, tout au plus des villes comme Paris, Lyon, Marseille… !

La gauche se prépare un « Verdun » de proximité

Inutile de revenir sur le vote du Budget de l’Etat et de la Sécurité Sociale où le Parti socialiste et La France Insoumise ont choisi des orientations radicalement différentes. Cette rupture marquée va s’imprimer dans les candidatures de gauche pour les prochaines municipales, même si certaines coalitions du Nouveau Front Populaire resteront en local, mais il ne fait aucun doute que la bataille (politique) a démarré pour 2026 et les échéances probables en 2027. 

Face à cet écartèlement, le parti « Les Ecologistes » n’a pas le choix de coller aux choix politiques du parti LFI. Sans son appui, la kyrielle de communes remportées au second tour des municipales 2020, voire l’ensemble du Groupe parlementaire de l’Assemblée nationale, disparaît purement et simplement de l’échiquier politique. 

Pour sa part, le PCF est dans une situation différente. Pour les municipales, le Parti Communiste Français détient encore quelques bastions électoraux comme maire où LFI est moins implantée que dans les grandes villes. Par contre, pour les Législatives, une candidature LFI face au PCF serait comme vécu comme un baiser de la mort… !

Enfin, pour compliquer le tout, la position « Poutienne » de longue date et anti américaine connaît son apogée chez La France Insoumise où son leader campe sur ses positions historiques. De son côté, le PCF demeure plutôt « Pro Russe » à bas bruit, ce qui est différent de « Poutinien », et se réfugie invariablement derrière le drapeau de la paix quoi qu’il en coûte à l’Ukraine, pas leur sujet. 

De l’autre, le PS et Les Ecologistes, les deux formations politiques de gauche pro-européennes sont positionnées en faveur de l’Ukraine et contre l’agresseur, la Russie… , très compliqué de prendre l’ascenseur ensemble !

La minorité présidentielle, la fin d’une ère politique 

L’ancien plus jeune Premier ministre de la 5ème République, Gabriel Attal, essaye de trouver une place dans le liste pléthorique des candidats putatifs à la Présidence de la République. C’est pourquoi, le Président du Groupe Renaissance à l’Assemblée nationale prend des initiatives, parfois habilement, pour fédérer au delà de son camp politique. Pour autant, le parti de la minorité présidentielle pourra-t-il exister après la fin du mandat d’Emmanuel Macron ? C’est peu probable !

Dans cette majorité, le Modem dont le leader charismatique François Bayrou est Premier ministre recherche une nouvelle dimension politique. Certes, sa mission de faire voter les deux budgets indispensables à la vie de la République est accomplie. Néanmoins, ses plus fidèles sympathisants sont parfois déroutés par ses prises de positions politiques. Là, également, le Modem joue peut-être sa dernière valse sauf alliance de circonstances pour les municipales et législatives. La seule bonne question est simple pour les électrices et les électeurs, que partage le Modem,  hors politique européenne, avec la minorité présidentielle ?

Enfin, le parti « Horizons » est lié totalement à son leader, ex Premier ministre et maire de la commune du Havre, et le moins que l’on puisse dire est que ce dernier est parti seul dans la course à la Présidentielle. Tout lien avec la minorité présidentielle, voire le Modem, devient de plus en plus lunaire compte tenu des grandes lignes politiques déjà affichées… !

Les Républicains se préparent à un Koh-Lanta local

Fort d’un score monstrueux le dimanche 15 mars 2020, grâce à la participation famélique au 1er tour de l’élection municipale, très favorable aux sortants face à la pandémie en approche, le parti « Les Républicains » joue son implantation dans tous les territoires. Tous les résultats des dernières élections indiquent que la correction sera violente et que cette anomalie 2020, compte tenu du poids politique de l’ancien parti présidentiel, sera plus en phase avec une absence totale d’idées structurantes politiques. Le meilleur exemple, parmi tant tant tant d’autres, et le soutien d’une candidate à la Présidentielle pour la retraite à 65 ans et de la même manière vent debout contre la réforme des retraites à 64 ans ! Fin de la l’histoire…

Concernant, la Présidentielle, le retour de la « droite la plus bête de monde » devient une réalité à chaque semaine qui passe, Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau, Xavier Bertrand sont déjà déclarés, sans oublier Gérald Darmanin, ex « Les Républicains » également sur la ligne de départ, et la liste officieuse est sans doute encore plus longue !

31 mars 2025, attente fébrile pour Marine Le Pen, mais pas pour tout le monde au RN…

Complètement à la rue sur le conflit Ukraine/Russie, ne sachant pas quelle attitude adoptée, pas trop Pro-Poutine un jour, pas trop Pro-Ukraine de l’autre, en critiquant doucement Donal Trump, cet atermoiement politique est à l’image de la conférence de presse de Marine Le Pen sur l’international en 2022, pour le second tour malgré une campagne de 1er tour très réussie. Qui imagine la leader du RN dans ces réunions internationales avec une ligne cohérente ?

Ensuite, Marine Le Pen attend la résultat du Tribunal correctionnel dans le dossier des emplois, présumés fictifs, au Parlement Européen. Certes, deux questions de constitutionnalité, les fameuses QPC de M.Debré, sont à l’étude par le Conseil constitutionnel avec un résultat le 27 ou 28 mars. Les spécialistes sous-entendent que le résultat n’aura aucun effet sur la décision.

Concrètement, la décision du Tribunal le 31 mars prochain où le seul rendu de l’inéligibilité de Marine Le Pen, avec une exécution immédiate conformément à la loi Sapin de 2016, sera scruté par la Présidente du Groupe RN de l’Assemblée nationale. Si cette dernière est logiquement fébrile, les larmes de crocodile de Jordan Bardella, pourtant de la famille de Marine Le Pen, pourraient être de courte durée. Sa notoriété, constatée lors d’une dédicace récente à Valenciennes, est indéniable et pourrait le pousser à abattre sa carte personnelle après une période de deuil (politique) de circonstance avec quelques diatribes pour sauver l’honneur de Marine Le Pen. De plus, si vous ajoutez la figure politique la plus cohérente de l’extrême droite, sur le fond politique partagé ou pas, Marion Marechal dont l’invitation en Israël avec Jordan Bardella préfigure, peut-être, d’un ticket d’une jeunesse improbable et détonnant pour la Présidentielle 2027. En résumé, sauf pour la caciques politiques très proches de Marine Le Pen, d’autres prient pour que la leader du RN soit écartée de la course à la Présidentielle pour enfin exploser le plafond de verre.

Reconquête, un résultat local tangible ou extinction prochaine 

Pour le parti d’Eric Zemmour, après la claque politique de la Présidentielle 2022, malgré un démarrage stratosphérique, ce parti de la Droite radicale doit rebondir pour les Municipales 2026 afin d’exister sur les territoires. Tout échec dans l’implantation d’élus dans l’opposition, voire d’un gain de quelques collectivités locales, serait rédhibitoire pour la suite. C’est pourquoi, l’hypothèse d’un lien dans l’union des droites à travers le retour de Marion Maréchal au premier plan n’est pas incongrue, même si son départ a été très très mal vécu par les militants. Par suite, l’objectif d’une candidature unique à travers un ticket RN/Reconquête passe aussi par la case du 31 mars 2025… !

Daniel Carlier

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(Hand) Ophélie Tonds, la gardienne amandinoise, a écoeuré les Parisiennes

(La défense des Louves a été très longtemps intraitable)

(St Amand – Paris 92) ST AMAND TOUJOURS A LA TRAINE AVANT CE MATCH

Malgré sa belle et encourageante victoire à Dijon (26-30) lors de la quinzième journée le Saint Amand Handball Porte du Hainaut est toujours en position délicate à la quatorzième et dernière place avec 20 pts, de cette Ligue Butagaz Energie. A sa décharge, il y a une rencontre de moins de joué, à Plan de Cuques qui sera disputée plus tard. 

UN BON COUP A JOUER

Clément Petit, ici en discussion avec la présidente Sophie Palisse, a pris ses fonctions d’adjoint

Dans cette seizième journée, les Louves avaient  l’occasion de confirmer leur succès en Côte d’Or avec la venue de Paris 92 (8e, 26 pts). Une formation chez qui elles s’étaient inclinées 26-23 lors du match aller. Il y avait donc de la revanche dans l’air. D’autant qu’une victoire allait être très appréciable au plan comptable puisque Toulon a été mangé sur son parquet, vendredi soir, par l’ogre messin 16-33, et que Mérignac a mordu la poussière cet après midi à Plan de Cuques (36-33)

CLEMENT PETIT REJOINT LE STAFF AMANDINOIS

Clément Petit vient de s’engager avec le club amandinois où il va occuper le poste d’entraîneur adjoint de Edina Borsos, mais aussi il sera le responsable du centre de formation pour les prochaines saisons. Ancien entraîneur de la réserve de Brest jusqu’en 2020, il a ensuite dirigé Sambre-Avesnois pendant quatre saisons avant de rejoindre le Gloria Buzau en Roumanie en tant qu’adjoint de Pablo Morel. Outre son parcours en club il est également sélectionneur de l’équipe Nationale féminine Belge.

ON PARLE DEJA DE LA SAISON PROCHAINE

Alors que St Amand ne sait toujours pas à quel niveau il évoluera la saison prochaine, il vient déjà d’officialiser le départ de Maëlle Faynel à l’issue de la saison 2024-2025. Après deux ans et demi passés dans la cité thermale elle s’engage dans un nouveau projet dès la saison a venir : << Je remercie tous ceux que j’ai rencontrés ici, ça été un plaisir de passer ces deux années et demie avec vous. La saison n’est pas terminée j’ai encore la chance de pouvoir jouer des matchs à vos côtés. On m’avait parlé de l’ambiance chaleureuse des Nordistes avant de venir ici, je le confirme j’ai été accueillie de la meilleure des manières. Merci le Nord, merci Sant Amand >>, déclare- t-elle sur le site du SAHPH.

ST AMAND A DEROULE EN PREMIERE MI-TEMPS

Le « Mur » en première mi-temps et MVP amandinoise de cette 16e journée

Un début de match euphorique des Amandinoises, dans le sillage de leur gardienne Ophélie Tonds qui réalisait cinq arrêts de très bonne qualité en cinq tours de cadran, un par minute : 5-2 (8e). Avec l’appui des supporters les Louves ne lâchaient pas grand-chose d’autant qu’elles avaient dressé des barbelés devant leur zone, Tonds faisant le reste (8 arrêts sur 15 dans les 30 premières minutes soit plus de 50%) : 11-4 (16e), pour arriver au repos avec neuf longueurs de mieux : 16-7.

La reprise n’était pas du même tonneau mais en face on traînait comme un boulet la première partie de match : 19-10 (42e). Enfin presque car St Amand connaissait un gros coup de moins bien : 20-11 (4é) – 20-15 (50e). C’est là que Gwenaelle Cren, qui succédait à Tonds pour l’action, avait la riche idée d’arrêter un jet de 7 mètres. : 21-16 (52e). Fatiguées par leur grosse débauche d’énergie, les équipières de Jobard se faisaient peur jusqu’au buzzer, mais gardaient le minimum syndical pour s’imposer : 23-22. Ouf…..Une victoire parisienne, même un nul aurait été considéré comme un hold up tant les protégées de Sophie Palisse méritait le succès.

Les réactions

Sophie Palisse (présidente du SAHPH) : << Je suis très contente, c’est trois points de pris savourons les. Les filles ont fait le boulot en première mi-temps où elles ont dépensé énormément d’énergie avec une grosse défense et une grande partie dans les buts ce qui a mis le doute dans les têtes parisiennes. Après, il y a eu la fatigue, nous savions que le score au repos n’allait pas rester en l’état. On s’est fait peur à la fin, mais profitons d’autant que Mérignac a perdu. >>

Mélanie Jobard (joueuse de St Amand) : << On s’est fait peur sur la fin, nous avons un gros trou en seconde mi-temps. Un passage à vide et heureusement que nous avions fait l’écart plus tôt. C’est une très bonne opération. >>

Edina Borsos (coach de St Amand) : << Je suis vraiment heureuse après tout ce qui s’est passé cette semaine avec la préparation de ce match, l’arrivée de mon collègue qui va nous apporter beaucoup. Ce match était un vrai bonheur avec, ce qu’exige le handball, un très gros travail collectif. Il y a de l’intensité, beaucoup de volume, avec une gardienne qui a excellé derrière, mais c’est normal. Nous sommes retombés dans nos travers en deuxième période, mais l’adversaire était redoutable. C’est une magnifique victoire qui peut nous donner de la confiance et de la force collective. Je suis contente pour tout le monde, le club, les joueuses, et les supporters.>>

ST AMAND  – PARIS 92 : 23-22 (16-7)

SAHPH. Arrêts ,Tonds : 14/36 ; Cren 1/1 . Buts : Lundgreen 0/1,  Jobard 4/5 , Bakker 2/2  ,  Puleri 1/1, Faynel 0/1,  Pascoal  7/11, Boisorieux  4/6, Ebanga 5/10 .

PARIS 92. Arrêts : Serdaveric 1/8 , Placzek 7/23 . Buts : Sagna 2/5 , Pina 10/12 , N’Gouan 1/1 , Kanouté 0/1 , Blonbou 1/3 , Techer  0/4, Moretto  0/3, Fofana 2/4, Thobor  0/2, Prouvensier 3/5 , Golvet 3/4 .

Olivia et Robert Place

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