(Municipales 2026) Ali Benyahia, un candidat/maire raisonnablement optimiste !
Ali Benyahia : « Je suis plutôt radical socialiste dans l’esprit gaullien du CNR (Conseil National de la Résistance) »
Inutile de ressasser un mandat iconoclaste, mais le maire veut remercier les partenaires, comme Valenciennes Métropole, le Conseil départemental du Nord, et la Région Hauts de France pour un soutien indéfectible : « Ils ont été présents sur nos projets grâce à notre partenariat étroit, entre les élus et entre les techniciens sur les dossiers. » Retour sur le bilan 2020/2026 sur https://www.lobservateur.fr/municipales-2026-ali-benyahia-beuvrages/
Une liste renouvelée 1/3
Pour cette nouvelle campagne municipale, l’équipe est renouvelée avec 12 nouveaux membres. « Pas de départ, pas de dissidence, mais 3 décès, 3 incompatibilités professionnelles, 3 déménagements et 3 personnes malades. Sur 29 (+2), nous avons 12 nouveaux membres », commente le maire sortant.
Le plus connu des petits nouveaux est évidemment Rémi Kasprzyk, infirmier sur le devant la scène pendant la COVID et sa présidence d’une association d’infirmiers, une gestion partagée du centre de vaccination Jean Mineur à Valenciennes, mais également le début d’un engagement politique avec une candidature suppléante en juin 2022 derrière Delphine Alexandre (candidate Renaissance) sur la 20ème circonscription. Cette entrée dans le chose politique s’est prolongée récemment par une participation sur la liste d’opposition à Saint-Saulve, portée par Bruno Thiollet à l’époque et aujourd’hui Virginie Houdart. Dès sa sortie (médiatisée), Ali Benyahia a contacté l’intéressé : « Il a son cabinet rue des Poilus. C’est un enfant de Beuvrages et ses parents y habitent. Ensuite, nous nous connaissions depuis la Covid, l’association et même à travers la CPTS Grand Valenciennes (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé). Il a réfléchi 48 heures et m’a répondu favorablement ! Il sait que l’exécutif est déjà en place et ne prétend à aucune fonction d’adjoint ! »
D’ailleurs, sur 12 entrants, ils seront 4 professionnels de santé, un médecin urgentiste, un infirmier libéral, un infirmier anesthésiste et Rémi Kasprzyk. « Je crois beaucoup dans la médecine 3.0. Avec l’arrivée de l’IA, nous devons anticiper l’évolution des pratiques médicales. C’est pourquoi, il est nécessaire de travailler en amont sur ce sujet avec des professionnels. »
Des ambitions communautaires !
Carté autrefois au Parti radical, plus centre gauche, il a quitté ce parti. « Aujourd’hui, centre droit ou centre gauche ne signifie plus rien. Je suis plutôt radical socialiste dans l’esprit gaullien du CNR (Conseil National de la Résistance), la racine républicaine avec le respect de la laïcité, la solidarité et une vision collective. » Sur la prochaine élection, le maire sortant est « d’un optimisme raisonnable » avec la particularité d’un manque de lisibilité sur la concurrence potentielle les 15 et 22 mars… ! Par contre, il sait comme tous les futurs élus que « les exercices budgétaires seront difficiles pour les communes ! »
Sur ces amis politiques, il est plus proche du « sénateur Guislain Cambier et de Valérie Létard » Par contre, il n’a pas digéré son éviction du Bureau communautaire en 2020 où « tout était négocié avant le 1er tour ! » Cette fois, en cas de réélection à la fonction de maire en mars 2026, il fera entendre la voix de sa commune et sa représentativité au sein de Valenciennes Métropole, voire au delà !
Un programme axé sur le logement, l’efficacité thermique, la sécurité et le sérieux budgétaire !
La Police Municipale
Sujet transversal par essence en 2026, le candidat veut muscler sa police municipale avec « 2 agents supplémentaires, contre 5 aujourd’hui et 2 ASVP, afin d’assurer des brigades de nuit jusque minuit/1h du matin en hiver et 1h/2H du matin en été », précise-t-il. Ensuite, sur les caméras de vidéo-surveillance, l’éventuel maire en 2026 souhaite poursuivre un maillage pertinent : « Nous avons identifié les problématiques dans les quartiers à partir des doléances collectées. A ce titre, nous avons sollicité l’Etat et obtenu son accord. »
Pas spécifiquement dans la case sécuritaire, mais le Premier magistrat aborde la sécurité routière avec une lutte contre des conduites « délicates, notamment suite à la prise de protoxyde d’azote. » Et par suite, la rénovation des voiries fait partie intégrante de cette thématique : « Nous allons entamer la 3ème phase de la Résidence Barbusse (rue Marcel Serbat, rue Henri Colin), mais également la rue des poilus. »
L’urbanisme à l’heure de l’efficacité thermique
Absolument anonyme pour le grand public, mais pour autant le fameux « Décret Tertiaire » oblige toutes les collectivités locales à remettre à niveau l’efficacité thermique de leurs grands bâtiments publics. « Avec l’école maternelle Juliot Curie, sa toiture et sa façade, la salle des sports Léo Lagrange, toiture, la salle des sports Pierre de Coubertin, une rénovation thermique complète ; tous les bâtiments publics auront été réhabilités suite au diagnostic énergétique bâtimentaire pris en charge par Valenciennes Métropole. Après ces 3 rénovations, nos sites seront rénovés pour une meilleure efficacité énergétique. Concrètement, en 2025, nous avons payé la même facture énergétique qu’en 2020… » Aucun doute, l’autosuffisance énergétique des édifices publics existants ou nouveaux sera la nouvelle norme pour un mandat local en France.
Ensuite, sur les 13 édifices publics (3 salles des sports, 4 écoles, 1 pôle social, un EVS…), la collectivité locale envisage un « AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt) électrification sur dix de nos bâtiments publics. A ce stade, nous réfléchissons à différents scénarios pour l’exploitation des équipements solaires », poursuit-il.
Le logement
Cette thématique est la pierre angulaire de son prochain mandat (potentiel). « Notre ambition est de permettre à la population de bien vieillir et de bien grandir », dit-il. Dans cette optique, deux friches locales seront investies par la puissance publique. La friche Houdin Desplechin avec 24 logements individuels et un collectif dans le centre-ville, mais également la friche Lainé avec 44 logements. Cette nouvelle offre de 68 logements va permettre de réduire une demande forte « sur une ville attractive. Nous sommes à 6 800 habitants et plus de 7 000 à mi-mandat ! »
Le budget
Evidemment, le volet financier est intimement lié à une dynamique de la population. Dans ce cadre, Beuvrages, contrairement à tant d’autres, ne connaît pas « de diminution de sa DGF, notamment grâce à une hausse de celle-ci dans le quartier QPV (Quartier Politique de la Ville) », souligne le candidat/maire.
Concernant la maîtrise budgétaire, la commune oscille entre 3,5 et 4 ans en capacité de désendettement. « Nous travaillerons à la réduction de notre dette publique. Nous étions à 11 millions d’euros en 2020 et 5,5 millions d’euros aujourd’hui. L’objectif est de la diminuer à 1 million d’euros », conclut-il. Difficile de donner un cap plus clair sur les choix à venir, la prudence financière serait indubitablement le mantra de cette mandature sur Beuvrages.
Daniel Carlier
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