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En Turquie, la police a arrêté des personnes qui ont participé à des manifestations par reconnaissance faciale, en croisant leur photo avec leur profil de réseaux sociaux et ils sont allés les arrêter chez eux.

Alors que les manifestations antigouvernementales se multiplient en Turquie, les autorités ont eu recours à tous les moyens technologiques pour tenter de les endiguer, qu'il s'agisse de restreindre l'accès à l'internet ou d'utiliser la reconnaissance faciale pour identifier les manifestants, qui ont été contraints de s'adapter.

Alors que les manifestations sont interdites, près de 2 000 personnes ont été arrêtées dans le cadre des manifestations qui ont éclaté le 19 mars à la suite de la détention du maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, accusé de corruption.

Outre les personnes appréhendées dans la rue, beaucoup d'autres ont été arrêtées lors de descentes à leur domicile avant l'aube, après avoir été identifiées grâce à des images ou des photos prises par la police pendant les manifestations.

À ce jour, 13 journalistes turcs ont été arrêtés pour avoir couvert les manifestations, dont le photographe de l'AFP Yasin Akgul, qui a été accusé de "participation à des rassemblements et des marches illégaux" sur la base d'images prises par la police.

Pour Orhan Sener, expert en technologies numériques, l'utilisation de la technologie marque un changement majeur par rapport à 2013, lorsqu'une petite manifestation contre le projet de démolition du parc Gezi, dans le centre d'Istanbul, s'était transformée en une vague d'agitation nationale contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, qui était alors premier ministre.

"Les capacités des forces de sécurité en matière de technologie de l'information ont considérablement augmenté depuis lors", a déclaré M. Sener.


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1700 euros par heure : les dépenses records des partis belges en pub sur les réseaux sociaux en 2024 - RTBF Actus

Les partis politiques belges ont dépensé plus de 15 millions d’euros en publicités sur les réseaux sociaux en 2024. Soit plus de 1700 euros/ heure.

(...) Depuis le début des années 1990, les partis politiques reçoivent des dotations de l’État pour assurer leur financement. À l’heure où les négociateurs de l’Arizona se demandent comment couper les dépenses de l’État, le rapport collectif Adlens vient rappeler au monde politique belge qu’il est parfois utile de balayer devant sa porte.


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