Clément Dudouet est le nouveau Directeur des Systèmes d’Information Groupe de Crédit Agricole Personal Finance & Mobility. Il est rattaché à Jean-Marie Malherbe, Directeur Général Adjoint en charge de l’Industrialisation et des Synergies Groupe.
Cette nomination intervient dans un contexte d’évolution des outils informatiques du groupe, liée à la mise en œuvre du plan moyen terme 2026-2028.
Parcours au sein de Crédit Agricole
Clément Dudouet a débuté sa carrière en 2008 au sein de CACEIS, filiale du groupe Crédit Agricole, en tant que chargé d’études et de développement. En 2011, il rejoint l’Inspection Générale du groupe, où il exerce les fonctions de chef de mission d’audit, puis de superviseur adjoint Audit Informatique Groupe.
En 2016, il est nommé Secrétaire général du Pôle Innovation, Transformation Digitale & IT Groupe (ITD) de Crédit Agricole. En 2021, il rejoint le comité de direction de Crédit Agricole Leasing & Factoring (CAL&F) en tant que Directeur des Systèmes d’Information et de la Digitalisation (DSID).
Clément Dudouet est ingénieur informatique diplômé de l’ENSIIE et titulaire d’un Master of Science (MSc) in Computer Science de l’Université d’Oxford.
Christian Cévaër prend la direction de France Cyber Maritime, succédant à Xavier Rebour, qui occupait cette fonction depuis la création de l’association. La passation interviendra au lendemain des Assises de l’économie de la mer 2025.
Créée en novembre 2020, l’association a pour mission d’accompagner le monde maritime et portuaire dans le renforcement de sa cybersécurité. Forte de plus de quatre-vingt-dix adhérents, elle regroupe des opérateurs maritimes et portuaires, des offreurs de solutions de cybersécurité, ainsi que des acteurs publics et des collectivités territoriales littorales de métropole et d’outre-mer.
L’association encourage le développement de solutions de cybersécurité adaptées et opère le M-CERT (Maritime Computer Emergency Response Team), qui alerte les opérateurs du secteur sur les menaces et vulnérabilités et offre assistance aux victimes de cyberattaque.
Plus de 600 incidents de cybersécurité en 2024
En 2024, le M-CERT a répertorié plus de 600 incidents de cybersécurité touchant le secteur maritime et portuaire dans le monde, un chiffre déjà atteint sur les dix premiers mois de 2025. La majorité des attaques est attribuée à des hacktivistes mus par des motivations géopolitiques, tandis que la cybercriminalité reste à un niveau élevé, avec des impacts financiers considérables. Les activités portuaires, l’industrie, le transport et les administrations maritimes figurent parmi les secteurs les plus touchés.
Après cinq années sous la direction de Xavier Rebour, ancien officier de marine spécialisé dans les questions de sûreté et de sécurité maritimes, l’association bénéficiera désormais de l’expertise reconnue de Christian Cévaër pour poursuivre sa mission d’intérêt général. Fort de plus de vingt-cinq ans d’expérience dans le domaine des systèmes d’information et de la cybersécurité, il a notamment exercé la fonction de Délégué à la sécurité numérique de l’ANSSI en région Bretagne entre 2019 et 2024. À ce poste, il a accompagné la création et la montée en puissance de France Cyber Maritime.
Cette nouvelle étape s’inscrit dans un contexte marqué par des menaces numériques croissantes et la mise en œuvre prochaine de la loi “résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité”, transposant en droit français la directive européenne NIS 2. Cette législation étendra à un plus grand nombre d’entités publiques et privées l’obligation de mettre en place des mesures de cybersécurité.
Dans la nomenclature Cigref des métiers du SI, ne cherchez plus le chief digital officer : son profil a été supprimé.
Cette fonction relève désormais davantage d’un rôle transversal que d’un métier à part entière, nous explique-t-on. Son exercice est réparti entre plusieurs directions métiers. Lesquelles exploitent des outils numériques dont la DSI n’a pas toujours la gestion, tout en contribuant de plus en plus à la structuration de l’offre digitale destinée aux clients finaux. Quant aux produits orientés vers des clients internes, leur structure est souvent assurée par la direction du numérique.
Un autre profil a disparu d’une année à l’autre : le responsable marketing de la DSI. Constat : il n’existe pratiquement plus en tant que tel, en tout cas dans les organisations membres du groupe de travail ayant élaboré la nomenclature. Ses missions ont été réparties sur plusieurs services ou attribuées aux CIO. Dans quelques organisations, la communication est portée par un pôle plutôt que par une personne.
Dans la version 2024 de sa nomenclature*, le Cigref avait souligné que la fonction de chief digital officer pouvait être dévolue au DSI. Et que l’activité « marketing de la DSI » ne devrait pas concerner une seule personne, mais se disséminer dans l’organisation, à des niveaux différents suivant les métiers.
Le profil DevOps, envisagé l’an dernier, intégré cette année
En 2024, le Cigref avait envisagé d’intégrer le profil DevOps. Cela ne s’était pas fait, faute de consensus. Certains membres considéraient en effet que ses compétences venaient compléter des métiers existants. D’autres estimaient que la fonction pouvait être couverte en adaptant les processus et les activités des métiers IT. Il en avait été conclu que le concept même de DevOps « [cherchait] encore à se formaliser ».
La posture a évolué depuis : voilà le profil intégré à la nomenclature version 2025. Il fait généralement suite à un début de carrière en tant que développeur, administrateur systèmes et réseaux, intégrateur d’applications ou encore chargé de support de production. En fonction du niveau de séniorité, il peut être une passerelle vers des emplois d’expert SRE, d’architecture technique ou de tech lead, ou de management.
Le Cigref retient quatre indicateurs de performance pour le métier DevOps :
Pourcentrage de déploiements à l’origine des incidents
Niveau de qualité du code livré
Délai de promotion des changements
Temps moyen pour restaurer le service après un incident
Pour ce qui est des compétences nécessaires, l’association met à égal niveau (3/5) :
Déploiement de solution
Fourniture de service
Gestion des changements métier
Gestion des problèmes
Gestion des risques
Concernant les notions transversales utiles au métier DevOps :
Sécurité (4/5)
Utilisabilité (3)
Développement durable (3)
Éthique (2)
Questions juridiques liées aux TIC (2)
Respect de la vie privée (2)
Accessibilité (1)
L’UX designer, autre nouvel entrant
Un autre profil rejoint la nomenclature : l’UX designer. Il a typiquement un bac +2/+3. Une spécialisation en design, ergonomie ou psychologie cognitive est parfois demandée. Il peut ensuite devenir lead UX, product designer, head of design, etc.
Le Cigref retient, comme KPI :
Taux de conformité aux standards d’accessibilité (score d’audit RGAA)
Taux de satisfaction des utilisateurs (satisfaction client, NPS, échelle d’évaluation de l’usabilité perçue**)
Taux de parcours non terminés par l’utilisateur
Taux de conversion avant/après optimisation, taux de succès des tâches, nombres d’erreurs utilisateur
Productivité de la solution (temps mesuré sur un parcours)
Score Ecoindex de l’interface, consommation énergétique moyenne par page, empreinte carbone estimée
Pour ce qui est des compétences :
Expérience utilisateur (4)
Identification des besoins (4)
Stratégie et politique SI (4)
Conception d’application (3)
Test (3)
Déploiement de solution (3)
Et des notions transversales :
Utilisabilité (5)
Accessibilité (5)
Éthique (4)
Questions juridiques liées aux TIC (4)
Respect de la vie privée (4)
Développement durable (3)
Sécurité (1)
* En 2024, le Cigref avait aussi ajouté deux profils. D’une part, le data architect, qui reprenait les grandes lignes du profil de l’architecte d’entreprise… avec une forte coloration data. De l’autre, le product manager, découlant de l’augmentation des activités dévolues au product owner.
** Mesure la perception d’un produit ou d’un service selon le ressenti des utilisateurs, sur 3 axes : efficacité, efficience, satisfaction liée à l’interaction.
Amazon Web Services (AWS) annonce le lancement de quatre nouvelles certifications centrées sur l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique (ML). L’hyperscaler s’attaque à structurer la validation des compétences dans un domaine en forte expansion, en couvrant à la fois les profils non techniques et les ingénieurs spécialisés.
Elles couvrent différents niveaux de maîtrise, du plus généraliste au plus avancé.
Jusqu’à présent, AWS ne proposait qu’une seule certification dédiée au machine learning, de niveau « Specialty ». L’introduction de ces quatre nouveaux examens établit un parcours progressif, allant de la compréhension des concepts à la maîtrise opérationnelle des outils de l’écosystème AWS.
Une structuration plus claire des parcours IA
La certification AI Practitioner marque l’entrée dans cet univers, en abordant les principes fondamentaux de l’IA sans nécessiter de compétences en programmation. Les certifications Machine Learning Engineer – Associate et Data Engineer – Associate s’adressent à des profils techniques impliqués dans la mise en œuvre et la gestion des données nécessaires à l’entraînement des modèles. Enfin, Generative AI Developer – Professional, la plus avancée, cible les spécialistes capables d’intégrer et d’optimiser des modèles génératifs en production, notamment via des services comme Amazon Bedrock.
Ces certifications offrent un cadre de reconnaissance standardisé pour les professionnels souhaitant démontrer leur maîtrise des outils d’IA dans l’environnement AWS. Elles peuvent contribuer à clarifier les compétences sur le marché du travail, tout en favorisant la montée en qualification sur des technologies très demandées.
Elles restent toutefois étroitement liées à l’écosystème AWS, ce qui limite la transférabilité directe des compétences vers d’autres plateformes cloud. La rapidité d’évolution du secteur oblige par ailleurs à actualiser fréquemment les référentiels d’examen, afin de suivre les évolutions technologiques et les bonnes pratiques.
La version bêta de l’examen Generative AI Developer illustre cette dynamique : elle sera ajustée avant sa version finale en fonction des retours des premiers candidats.
Quatre certifications pour quatre niveaux de spécialisation
Nom de la certification
Niveau / catégorie
Public visé & prérequis
Contenu / compétences évaluées
Particularités (durée, format, langue, coût)
AWS Certified AI Practitioner
Fondamental (Foundational)
Professionnels non techniques ou débutants connaissant les bases de l’IA/ML
Concepts d’IA et de machine learning, cas d’usage, principes d’IA responsable, services AWS liés à l’IA
90 minutes, 65 questions, coût 100 USD, disponible en français, en ligne ou en centre Pearson VUE
T-Systems, filiale du groupe Deutsche Telekom et acteur européen des services numériques, annonce la nomination d’Anne-Marie Calmeil au poste de Présidente de T-Systems France.
Elle succède à Jean-Paul Alibert, qui quittera ses fonctions à la fin du mois.
Un parcours marqué par la transformation numérique
Anne-Marie Calmeil débute sa carrière en 1998 chez IBM, où elle contribue à la croissance des activités dans les secteurs des médias, des télécommunications et des utilities. En 2014, elle rejoint Atos pour diriger le marché des médias, avant de devenir Global Client Executive d’Orange.
En 2020, elle fonde et dirige la filiale française du cabinet de conseil espagnol Everis, devenu NTT DATA, qu’elle développe jusqu’à l’été 2025. Tout au long de son parcours, elle a occupé des fonctions de direction en France et à l’international, pilotant des équipes et des stratégies centrées sur le client dans des environnements de forte transformation.
Diplômée en économie et mathématiques de la Sorbonne, elle a également suivi des programmes d’Executive Education à la London Business School et à HEC Paris.