Vue lecture

Arigatō

Je ne suis pas nippophile. J’ai les prérequis pourtant : lectrice de manga, geek, amatrice de cuisine et de trucs bizarres, capable de manger les yeux fermés du poulpe en pickle. Mais le soft power ne m’a pas eue. Tout ne devient pas mieux avec un nom japonais (bisous les kakuro qui s’appelaient addifléchés quand j’avais dix ans, ou quatre-vingts mentalement, puisque je faisais des jeux de logique chez Sport Cérébral). Je ne pratique pas l’admiration larmoyante pour cette société imaginaire qu’est le Japon vu par les Européens.
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Osmosis

J’aime bien tout ce qui est méta. Je ne parle pas de la musique qu’on écoute au Hell Fest, mais de ce qui consiste en un empilement de blagues ou un bris de quatrième mur. Les métacarpes aussi, j’aime bien. Je m’en sers en ce moment même.
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Behind Purple

Comment passer derrière Behind ? La blague ne marche pas vraiment, vu que ce « passer derrière » correspond plus à « after » qu’à « behind », qui signifie certes derrière, mais au sens plus géographique du terme. Mais quand on a sorti un jeu que plusieurs maisons d’édition ont essayé de s’arracher, qui avait gagné un prix dès l’étape du prototype, qui a chopé un As d’or une année où la concurrence était rude, faire un deuxième opus génère une certaine pression.
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Portrait : Léandre Proust

Imaginez-vous en festival de jeu. Autour de vous, les tables sont remplies, les tentations d’achat sont partout. Vous ne pourrez pas tout tester, et certainement pas tout acheter. Mais sur un stand, on vous tend un paquet de cartes avec ces mots étranges : « Prenez ! C’est gratuit ! »
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Les Chroniques de Vaelran

On était vraiment trop intrigués, à la rédac, d’un jeu qui permet d’incarner des journalistes. Comme nous. Des personnes qui ont envie de témoigner de ce qu’il se passe, de creuser quand ils trouvent des mystères, de parler de l’actualité. Comme nous. Et qui, faisant cela, peuvent se retrouver à être relativement influents. Les Chroniqueurs de Vaelran utilisent le journalisme pour masquer leurs véritables intentions : manipuler la société et tenter de faire advenir l’Utopie. Ouais. Pas totalement comme nous.
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Les IA génératives d’images et le jeu de société

« Illustré à la main » : ce picto sur les boîtes de jeux affirme que les éditeurs n’ont pas souhaité faire feu de tout artifice. D’autres maisons, comme FryxGames pour des déclinaisons de Terraforming Mars, assument utiliser les intelligences artificielles « comme outil » en plus d’un travail humain.
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Molly House

Si on m’avait dit que j’allais lancer des dés, d’un rose nacré douteux, en plus, pour déplacer mon pion du nombre de cases indiquées et faire l’action d’où on tombe… Je n’ai pas moins de préjugés qu’un autre : j’aurais crié au jeu de l’oie et snobé la boîte. Et dans ce scénario, l’oie, c’est moi. Heureusement, ce n’est pas sous cet angle que Molly House s’est présenté, et depuis j’ai envie de le montrer à tout le monde.
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Va jouer dehors !

Que ce soit lors d’un pique-nique ou autour d’un barbecue, c’est un fait connu : la pétanque vient en mangeant. Et on a la paix tant que le jeu plaît. Mais vers quoi d’autre se tourner quand la lassitude envahit le groupe ? C’est parti pour une brochette jeux en bois, marinades à l’huile d’olive et blagues un peu grasses, tout est de saison.
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Révolte !

Je n’ai pas encore vu le chemin de fer du magazine*, mais j’espère que Perco a pensé à placer Révolte ! pas loin de Queen Marie-Antoinette. Ce serait cohérent, en tout cas, comme il est cohérent que ces thématiques de nobles à perruques bouclées soient mises en plis.
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Opus Anima

Il y a des trucs dont on n’arrive pas à se détacher. Des habitudes de jeunesse incrustées comme un reliquat de sauce tomate dans un top en dentelle blanche. Vingt ans plus tard, alors que je n’imagine plus aller au ciné voir un de ses films après tant de déceptions, que la simple vue de Johnny Depp me donne envie de cramer quelque chose, j’ai toujours ce petit truc en moi qui s’éveille chaque fois que j’entends « burtonien ».
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