Boston Dynamics et Google DeepMind s'allient pour donner un vrai cerveau à Atlas
Vous vous souvenez de mes explications sur comment Boston Dynamics comptait construire un cerveau pour Atlas ? Hé bien, ils viennent de trouver le partenaire parfait pour y arriver. Et pas n'importe lequel !
Annoncé au CES 2026 à Las Vegas lors de la présentation Hyundai, le fabricant de robots s'allie avec Google DeepMind pour intégrer les modèles fondationnels Gemini Robotics directement dans leurs humanoïdes. Du coup, Atlas va pouvoir percevoir son environnement, raisonner, utiliser des outils et même interagir avec des humains. Bref, passer du robot acrobate impressionnant au robot vraiment utile.
Atlas en pied, prêt à conquérir les usines ( Source )
L'idée, c'est de combiner le meilleur des deux mondes. D'un côté, vous avez l'intelligence athlétique de chez Boston Dynamics, ces années d'expertise à créer des machines capables de faire des saltos et de se relever après une gamelle. De l'autre, les modèles multimodaux de DeepMind qui comprennent le langage, la vision et peuvent générer des actions. Le mariage parfait entre le corps et l'esprit, en quelque sorte.
Alberto Rodriguez, le directeur du comportement robot chez Boston Dynamics (un ancien prof du MIT qui a lâché sa chaire pour rejoindre l'aventure), explique qu'ils avaient besoin d'un partenaire capable de développer des modèles fiables et scalables. Et Carolina Parada de DeepMind confirme que leurs modèles Gemini Robotics ont justement été conçus pour apporter l'IA dans le monde physique. Hop, le puzzle s'assemble.
Le regard d'Atlas, bientôt alimenté par Gemini
Mais ne vous attendez pas à voir un Atlas débarquer chez vous pour faire le ménage demain matin. Sniiiif... La cible, c'est l'industrie manufacturière, et plus précisément les usines du groupe Hyundai (qui possède Boston Dynamics, rappelons-le). Parce que même dans les chaînes de production les plus automatisées, il reste des dizaines de milliers de tâches manuelles impossibles à robotiser avec les méthodes traditionnelles. Le coût et le temps de développement sont juste délirants.
Avec un humanoïde doté d'un cerveau généraliste, on peut théoriquement lui apprendre une nouvelle tâche en une journée au lieu d'un an. C'est le même principe que ChatGPT, mais appliqué au monde physique et ça, c'est un vrai changement de paradigme.
La recherche conjointe démarre dans les prochains mois. Alors est-ce que ça va révolutionner les usines ? Peut-être. Est-ce que c'est le début d'une nouvelle ère pour la robotique humanoïde ? Moi j'y crois.
En tout cas, dans tout ce bordel ambiant autour des robots et de l'IA, cette alliance entre le hardware le plus avancé et le software le plus puissant a du sens. Et si vous voulez en savoir plus sur l'évolution d'Atlas ces dernières années , je vous avais déjà fait un petit récap.





