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Le plan de l'orbite lunaire incliné de 5 degrés precesse en 18.6 ans

Chacun sait qu’à nos latitudes le Soleil monte au plus haut dans le ciel au solstice d’été, plus bas au solstice d’hiver. Au néolithique on savait aussi que pour la Lune c’est l’inverse. En effet, l’hiver, lors des Pleines Lunes, elle préside à ces nuits interminables, du crépuscule à l’aube, et vient culminer au méridien au milieu de la nuit.

C’est en scrutant l’azimut des couchers de la Lune, que les Anciens, plus attentifs que nous aux événements du ciel, s’étaient aperçu des mouvements variés et inattendus de la Lune.
Alors que le Soleil se couche toujours le soir, et à peu près à la même heure, la Lune se couche tantôt de nuit, tantôt de jour, des couchers qui, se décalent de près d’une heure d’un jour à l’autre.
Alors que le Soleil, effectue lentement un aller-retour du sud-ouest (solstice d’hiver) au nord-ouest (solstice d’été) en 1 an, la Lune balaye rapidement ce secteur en 27 jours.

Alors que le Soleil balaye chaque année le même secteur d’amplitude constante sur l’horizon du sud-ouest au nord-ouest, la Lune explorera chaque mois un secteur d’amplitude différente qui, certaines années, sera 25% plus large que celui du Soleil, et, d’autres années, sera 25% plus étroit selon un cycle de 19 ans (18,6) connu depuis l’Age du bronze. On retrouve ces cycles périodiques et ces azimuts privilégiés dans les monuments mégalithiques tels Stonehenge, Carnac ou Chankillo dans les Andes. L’historien grec Hécatée nous rappelle qu’ils étaient connus de Pythagore. Aujourd’hui, privés du temps nécessaire pour méditer, contempler, observer et mesurer les phénomènes célestes, nous avons oublié ces curiosités toutes simples ; les étudiants en sciences les ignorent souvent et même parfois les astrophysiciens du CNRS.


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GITAI - Ces robots qui vont construire des bases sur la Lune et Mars

GITAI est une startup japonaise spécialisée dans la robotique spatiale qui vient de réaliser quelque chose de dingue, à savoir la construction autonome d’une tour de communication de 5 mètres de haut dans un désert reproduisant la surface lunaire.

Et tout ça sans intervention humaine, évidemment !

Leur système repose sur un rover lunaire et trois robots de type “Inchworm” (chenille en anglais). Chacun de ces robots a des bras équipés de pinces aux deux extrémités, ce qui lui permet de se déplacer un peu comme des chenilles arpenteuses et d’effectuer des tâches de construction diverses et variées. Dans la démo en vidéo ci-dessous, vous pouvez voir comment ils assemblent la tour, connectent l’antenne au sommet et branchent les câbles d’alimentation sans oublier de bien vérifier que le courant passe.

Et le plus fort, c’est qu’ils sont également capable de faire de la maintenance : Démontage de l’antenne et désassemblage de la tour, parce que sur la Lune ou sur Mars, si quelque chose casse, y’aura pas de BTS super chaud pour venir réparer.

GITAI a bossé avec KDDI , un des plus gros opérateurs télécoms japonais, pour concevoir l’antenne et l’idée c’est que ces mêmes robots pourront construire des stations relais, des aires d’atterrissage, des centrales électriques et même des usines d’extraction de ressources directement sur place en parfaite autonomie.

Et la startup ne fait pas que des démos au sol puiqu’en janvier 2024, leur bras robotique double (le S2) est arrivé sur la Station Spatiale Internationale pour des tests en conditions réelles en mars de la même année, l’essai en extérieur dans l’espace a été un vrai succès. Et en janvier 2025, ils ont même lancé leur propre satellite pour valider que leur technologie fonctionne au poil, en orbite.

Côté financement, GITAI a levé 15,5 millions de dollars supplémentaires et a aussi été sélectionnée par la NASA pour son programme SBIR Phase 1 et par la DARPA pour l’étude d’architecture lunaire sur 10 ans ( LunA-10 ), donc autant dire que les agences spatiales prennent ce truc au sérieux.

Ces robots Inchworm ont été également validés TRL 6 (Technology Readiness Level), ce qui signifie qu’ils ont passé les tests en chambre à vide thermique reproduisant les conditions du pôle sud lunaire. Ça inclut la résistance aux températures extrêmes et la gestion du régolithe, cette poussière lunaire ultra-abrasive qui bouffe tout ce qu’elle touche (comme moi ^^).

L’objectif de GITAI est donc de réduire les coûts opérationnels dans l’espace en construisant à l’avance les infrastructures à l’aide de robots autonomes avant l’arrivée des humains et également en assurant la maintenance technique avec ces mêmes robots, ce qui réduira aussi les risques pour les humain et permettra d’allonger la durée des missions.

Le rover lunaire devait être lancé vers la Lune en 2025 mais, le 31 décembre arrive et toujours rien, donc ce sera peut-être pour 2026 ? Qui sait ? Et si ça roule, après ce sera direction Mars pour préparer l’appart de Thomas Pesquet.

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