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SHM - La télémétrie qui respecte vos utilisateurs

Si vous développez un logiciel open source auto-hébergé, vous connaissez sûrement ce dilemme qui est de comment savoir si votre projet est réellement utilisé sans devenir l'affreux Big Brother que vous combattez ? Soit vous ne mesurez rien et vous codez dans le vide, soit vous collez du Google Analytics ou assimilé et vous trahissez l'esprit même du self-hosting.

Benjamin Touchard (que certains d'entre vous connaissent peut-être via son projet Ackify ) a décidé de résoudre ce problème avec SHM, pour Self-Hosted Metrics . Son idée c'est de proposer une télémétrie respectueuse de la vie privée, où chaque instance génère sa propre identité cryptographique dès le premier démarrage.

Concrètement, quand vous intégrez le SDK dans votre application (dispo en Go et Node.js 22+), chaque installation génère une paire de clés Ed25519, un peu comme quand vous générez vos clés SSH pour la première fois. Tous les échanges avec votre serveur SHM sont ensuite signés cryptographiquement, ce qui garantit l'intégrité des requêtes et leur origine. L'instance a une identité persistante (pseudonyme), mais ça n'identifie pas l'utilisateur final.

Côté données collectées, ensuite c'est vous qui décidez. Votre app envoie périodiquement un JSON avec les métriques que vous avez définies, et le dashboard s'adapte dynamiquement. Y'a pas de schéma imposé, pas de PII (données personnellement identifiables) et par défaut, le SDK collecte aussi des infos système (OS, CPU, RAM), mais c'est désactivable.

Pour ceux qui veulent héberger le bouzin, c'est du Docker classique... Vous créez un fichier compose.yml, vous configurez le DSN PostgreSQL, vous récupérez les migrations SQL, et hop un docker compose up -d. Le dashboard est alors accessible par défaut sur le port 8080 et affiche automatiquement vos métriques métier, la distribution des versions, le nombre d'instances actives, etc.

Et pour les utilisateurs finaux qui ne veulent vraiment pas participer, un simple DO_NOT_TRACK=true dans les variables d'environnement désactive complètement la télémétrie.

Le code du serveur est sous licence AGPL (les SDKs ont leur propre licence, vérifiez sur le dépôt) et y'a aussi des badges SVG à coller dans vos pages README pour afficher fièrement le nombre d'instances de votre app qui tournent.

Bref, si vous distribuez un logiciel auto-hébergé et que vous voulez savoir combien d'instances sont actives sans compromettre la vie privée des utilisateurs, c'est le top !

Merci à Benjamin pour le partage !

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Bose libère l'API de ses enceintes SoundTouch avant leur fin de vie

Si comme moi vous avez une enceinte Bose SoundTouch qui traîne chez vous, vous avez peut-être appris que la bestiole allait bientôt perdre son cerveau "cloud". Bose a en effet annoncé la fin du support pour le 6 mai 2026, et de ce que j'ai compris, ça veut dire que votre enceinte va se transformer en brique connectée qui ne se connecte plus à grand chose.

Sauf que non !

Bose a fait un truc plutôt cool puisqu'ils ont publié la documentation complète de l'API locale de leurs enceintes . Du coup, même quand les serveurs Bose fermeront boutique, vous pourrez continuer à bidouiller votre enceinte en local.

Perso, j'ai une petite SoundTouch 10 qui fait bien le boulot depuis des années, donc cette nouvelle me fait plutôt plaisir ! L'API tourne sur deux ports : le 8090 pour les commandes REST classiques (volume, presets, now_playing...) et le 8080 en WebSocket pour les notifications en temps réel. Le protocole s'appelle "gabbo", et avec ça, y'a de quoi faire le ménage dans vos automatisations.

Un petit curl http://votre-enceinte:8090/volume et vous récupérez le niveau sonore. Un autre sur /presets et vous avez vos stations favorites. Et comme la découverte se fait en SSDP ou MDNS, ça s'intègrera nickel avec n'importe quel système domotique.

Et visiblement la communauté n'a pas attendu pour s'y mettre puisqu'il y a déjà plus d'une centaine de projets sur GitHub qui exploitent cette API. Le plus abouti c'est probablement SoundTouchPlus pour Home Assistant, qui permet de contrôler toute la famille d'enceintes depuis votre dashboard.

Après ce qui va disparaître avec le cloud, c'est surtout les presets synchronisés et le streaming direct depuis l'app Bose. Mais le Bluetooth, l'AirPlay, Spotify Connect et le multiroom resteront fonctionnels et avec l'API locale, vous pouvez recréer vos presets en dur. Ouf !

C'est un peu le même délire que ce qui s'est passé avec les thermostats Nest ... quand le fabricant lâche l'affaire, c'est la communauté qui prend le relais sauf qu'ici, Bose joue le jeu en documentant proprement leur API avant de couper les serveurs. Et ça, c'est suffisamment rare pour être souligné !

Voilà... Si vous avez des SoundTouch, allez jeter un œil à l'API avant mai, histoire de préparer votre migration vers du 100% local.

Source

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ContainerNursery - Mettez vos conteneurs Docker en veille et réveillez-les sur demande

Voilà un outil qui va faire plaisir aux possesseurs de homelabs qui surveillent leur consommation de ressources comme le lait sur le feu !

Car si vous êtes comme moi, vous avez probablement une ribambelle de conteneurs qui tournent H24 sur votre bécane. Et je vous raconte pas tous ceux qui tournent alors que je m'en sers qu'une fois par an... breeeef...

Car même si un processus en "idle" ne consomme pas forcément grand-chose, c'est quand même un peu moisi de laisser tourner des services pour rien, non ? (oui, j'ai une âme d'écologiste de la ressource système). D'ailleurs si vous cherchez une solution d' authentification légère pour vos conteneurs Docker , y'a des solutions qui vont dans le même sens.

C'est là qu'intervient ContainerNursery , un petit utilitaire écrit en Node.js qui se comporte comme un reverse proxy intelligent qui va tout simplement stopper vos instances Docker quand aucune requête HTTP ou connexion WebSocket n'est détectée pendant un certain temps, et les redémarrer d'un coup de baguette magique dès qu'une nouvelle requête pointe le bout de son nez.

Pour ceux qui se demandent s'il est possible de mettre en pause un conteneur proprement, sachez que ContainerNursery va plus loin que le simple docker pause. Il arrête carrément le conteneur pour libérer la RAM et éviter les réveils CPU inutiles. Et il ne fait pas ça à la sauvage puisqu'il vérifie par exemple s'il n'y a pas de connexions WebSocket actives proxifiées avant de tout couper.

Hé oui, quand on n'est pas un connard, on évite de déconnecter un utilisateur en plein milieu de sa session.

D'ailleurs, pour ne pas faire fuir vos visiteurs pendant que le conteneur sort de sa sieste, l'outil affiche une page de chargement sympa qui se rafraîchit toute seule dès que votre serveur est prêt à envoyer la sauce.

Côté bidouille, on reste sur du classique. Tout se règle dans un fichier config.yml.

En plus des domaines et des noms de conteneurs, vous devrez spécifier le proxyHost et le proxyPort pour que l'aiguillage se fasse correctement. Vous définissez ensuite le timeout au bout duquel tout le monde doit aller au dodo. Vous pouvez même lui dire de ne pas couper si l'utilisation moyenne du CPU dépasse un certain seuil (exprimé en pourcentage de 0 à 100 × le nombre de cœurs), histoire de ne pas flinguer un calcul lourd en cours. Si vous avez besoin de gérer plusieurs services, Nginx Proxy Manager peut compléter parfaitement cette solution.

Pour le lancer, rien de plus simple :

docker run \
 --name='ContainerNursery' \
 -v /var/run/docker.sock:/var/run/docker.sock \
 -v /mnt/ContainerNursery/config:/usr/src/app/config \
 ghcr.io/itsecholot/containernursery:latest

Petit rappel de sécurité quand même... Essayez de placer un autre reverse proxy (genre Nginx ou Traefik) devant ContainerNursery pour gérer le HTTPS proprement, car ce dernier écoute en HTTP par défaut.

Quant au gain sur votre facture d'électricité, il dépendra évidemment de la charge réelle évitée, mais sur une grosse machine avec des dizaines de services, ça finit par compter.

Bref, c'est le genre de petit outil qui ne paie pas de mine mais qui permet de gagner pas mal de temps et surtout d'optimiser ses ressources sans se prendre la tête. On garde bien sûr la vieille carabine de pépé sous le lit pour les urgences, mais pour le reste, on laisse ContainerNursery gérer la crèche.

Un grand merci à Mickaël pour l'info !

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Pimmich – Un cadre photo connecté open source basé sur Raspberry Pi

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir Pimmich, un cadre photo connecté open source basé sur Raspberry Pi, pensé pour afficher vos souvenirs sans cloud ni abonnement, en restant 100% local. Avec les récents changements côté Google Photos, beaucoup d’entre vous ont dû revoir leurs habitudes… et Aurélien a eu le bon réflexe : s’appuyer sur […]

Cet article Pimmich – Un cadre photo connecté open source basé sur Raspberry Pi a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....

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HA-Animated-cards – 67 cartes animées pour pimper votre dashboard Home Assistant

Après les thèmes sombres, après les cartes Mushroom, après les mini-graphs, voici les HA-Animated-cards !

Si vous avez un dashboard Home Assistant, vous connaissez forcement le syndrome du "c'est fonctionnel mais c'est moche". Des icônes statiques partout, des boutons qui ressemblent à des boutons de formulaire Windows 95... Bref, pas de quoi frimer devant les copains quand ils passent à la maison. Puis je suis tombé grâce à l'ami G1doot sur ce petit projet qui devrait vous plaire !

Aperçu des cartes animées en action ( Source )

HA-Animated-cards, c'est donc une collection de 67 cartes animées pour votre système domotique préféré. Et quand je dis animées, je parle pas d'un bête clignotement. Non non, on a des vraies animations SVG qui donnent vie à vos équipements. Votre lave-linge tourne vraiment quand il est en cycle, votre ventilateur fait tourner ses pales, votre imprimante 3D montre sa tête d'impression qui bouge... Et hop, votre dashboard passe de triste à vivant !

Le projet signé Anashost propose des cartes pour à peu près tout ce qu'on peut connecter : prises connectées, serrures, projecteurs, sonnettes, arroseurs, radiateurs, rubans LED, lave-vaisselle, cheminées, aspirateurs robots, capteurs de température, d'humidité, de CO2, de qualité d'air... Y'a même des cartes pour votre setup gaming, votre PC, votre serveur home, votre Nintendo Switch ou votre horloge Awtrix.

Bref, de quoi équiper toute la baraque sans vous prendre la tête.

Pour l'installation, c'est pas sorcier. Vous avez besoin de deux dépendances : mushroom-legacy-template-card et card-mod . Une fois ces deux-là en place, vous copiez le code de la carte qui vous intéresse depuis le GitHub, vous collez dans votre dashboard, vous adaptez les entités à votre config (si vous débutez, ce tuto peut vous aider ), et hop ça s'affiche ! Le projet propose même des tutoriels YouTube pour ceux qui préfèrent le format vidéo.

Et comme c'est sous licence Creative Commons, vous pouvez bidouiller les animations à votre sauce si le cœur vous en dit.

N'en déplaise aux puristes du "ça marche, on touche plus", un dashboard qui a de la gueule c'est quand même plus sympa à utiliser au quotidien. Voilà enfin de quoi retrouver le plaisir de piloter sa maison connectée comme un vrai capitaine de vaisseau spatial !

Encore merci à G1doot pour l'info !

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Tailsnitch - L'expert qui surveille votre réseau Tailscale

Vous utilisez Tailscale pour créer votre petit réseau privé virtuel sans vous prendre la tête ? Moi aussi, j'adore ce truc. Mais entre nous, est-ce que vous avez déjà vérifié si votre config était vraiment sécurisée ? Genre, vraiment ?

Hé bien c'est exactement pour ça qu'un développeur a créé Tailsnitch . L'idée est simple puisqu'il s'agit de faire passer votre réseau Tailscale au peigne fin pour détecter les failles de sécurité potentielles. Et y'a de quoi faire puisque l'outil embarque 52 vérifications réparties dans 7 catégories (accès, authentification, réseau, SSH, logs, appareils et DNS).

Du coup, comment ça marche ? Vous installez le bazar avec Go :

go install github.com/Adversis/tailsnitch@latest

Ensuite, vous configurez vos credentials Tailscale (soit via OAuth avec TS_OAUTH_CLIENT_ID et TS_OAUTH_CLIENT_SECRET, soit avec une simple clé API TSKEY), et hop, vous lancez tailsnitch. En quelques secondes, l'outil analyse votre configuration et vous sort un rapport avec des niveaux de sévérité : critique, élevé, moyen, faible ou informatif.

Et là, le truc vraiment cool c'est que si vous êtes flemmard (comme moi), y'a un mode --fix interactif. L'outil vous propose de corriger les problèmes un par un. Vous validez, il corrige. Et si vraiment vous n'avez pas envie de réfléchir, y'a même un mode --auto (combiné avec --fix) qui corrige tout ce qu'il peut sans rien demander. Perso, je vous conseille quand même de lancer un --dry-run avant pour voir ce qu'il compte faire, histoire de pas avoir de mauvaises surprises.

Pour les entreprises qui doivent prouver leur conformité, Tailsnitch peut aussi exporter ses résultats au format SOC 2. De quoi rassurer vos auditeurs sans vous galérer à compiler des preuves à la main.

Parmi les trucs vérifiés, on trouve : les clés d'authentification qui n'expirent jamais (mauvais plan), les ACL trop permissives, le MagicDNS désactivé, les appareils non mis à jour, ou encore les nœuds avec le transfert SSH activé alors qu'ils ne devraient pas. Bref, tout ce qu'on oublie de vérifier quand on configure son réseau mesh à l'arrache.

L'outil est open source (licence MIT), codé en Go, et tourne sur n'importe quel OS. C'est donc un truc à lancer de temps en temps pour s'assurer que personne n'a ouvert une brèche dans votre joli tunnel chiffré.

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Seanime - Le media server qui comprend vraiment les otakus

Vous en avez marre de configurer Plex pendant 3 heures pour qu'il reconnaisse enfin que "Shingeki no Kyojin S4 Part 2 Final" c'est bien "L'Attaque des Titans" ? Et même Jellyfin ou Kyoo galèrent avec les noms de fichiers japonais ? Alors laissez-moi vous présenter Seanime , un media server qui parle couramment le weeb .

L'outil est développé en Go et TypeScript par 5rahim, et contrairement aux mastodontes généralistes, lui se concentre sur une seule mission : streamer vos séries japonaises et lire vos mangas sans prise de tête. Le truc cool, c'est qu'il s'intègre directement avec AniList . Du coup, tout ce que vous regardez se synchronise automatiquement avec votre profil. Plus besoin de faire le tracking à la main comme un sauvage.

Côté acquisition de contenu, la bestiole gère les clients torrent (qBittorrent, Transmission) mais aussi les seedbox comme TorBox ou Real-Debrid. Vous cherchez un épisode, il fouille les trackers, lance le téléchargement, et hop, c'est dans votre bibliothèque. Le tout avec un scanner intelligent qui comprend les noms de fichiers même quand ils ressemblent à du code Morse.

Et pour les puristes du manga, un lecteur intégré permet de dévorer vos chapitres directement depuis l'interface. Et si vous avez des potes otakus, les watch parties permettent de mater ensemble à distance avec synchronisation de la lecture. De quoi organiser des soirées visionnage sans être dans la même pièce, ce qui est pratique parce que vos potes sentent tous des dessous de bras.

Perso, ce qui me plaît bien dans ce projet, c'est qu'il assume son positionnement. Au lieu de faire un énième clone de Plex/Jellyfin qui fait tout moyennement, Seanime fait un seul truc mais le fait bien : Gérer le contenu japonais.

Le transcodage FFmpeg est là pour les appareils capricieux, le mode hors-ligne permet de télécharger sur mobile, et un système d'extensions JavaScript laisse la communauté ajouter des fonctionnalités.

L'installation propose aussi Seanime Denshi , une app desktop complète avec serveur embarqué, ou simplement le mode serveur web pour ceux qui préfèrent accéder via navigateur. Ça tourne sur Windows, macOS et Linux et le projet est open source sous GPL-3.0.

Voilà, si vous êtes du genre à avoir une collection d'animes qui ferait rougir un data center, c'est peut-être le compagnon qu'il vous faut !

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Hacker son lave-linge Miele ou Bosch pour en reprendre le contrôle

Moi je pensais qu'un lave-linge c'était juste... un lave-linge. On tourne le bouton, le bouton tout rond, et paf, ça lave... Mais aujourd'hui ces bestioles sont bourrées d'électronique et connectées à fond au cloud. Et forcément, ça a donné des idées à deux chercheurs allemands qui ont présenté leurs travaux au 39C3 (Chaos Communication Congress).

Severin von Wnuck-Lipinski et Hajo Noerenberg ont passé des mois à décortiquer les entrailles de machines Miele et BSH (Bosch, Siemens, Neff, Gaggenau) et leurs découvertes sont super intéressantes pour qui s'intéresse notamment au droit à la réparation et à la domotique (sans dépendre du cloud).

Côté Miele, Severin a découvert que la plupart des machines fabriquées après 1996 embarquent une interface de diagnostic optique. Un petit port infrarouge planqué sur la façade qui permet aux techniciens de se connecter avec un outil proprio appelé MDU (Miele Diagnostic Utility). Le protocole c'est du bon vieux UART à 2400 bauds avec parité paire. Pas de chiffrement mais juste une clé de sécurité à 16 bits.

Et c'est là que ça devient croquant à souhait car pour trouver ces clés de diagnostic, Severin a exploité une faille de timing sur le microcontrôleur 8 bits. En gros, quand vous envoyez une mauvaise clé, le microcontrolleur met un tout petit peu plus de temps à répondre que quand le premier octet est correct. En mesurant ces délais avec un oscilloscope, il a pu deviner les clés octet par octet.

Et c'est grâce à cela qu'il a créé FreeMDU , un outil open source qui permet de dialoguer avec les appareils Miele et compatibles. Diagnostics, codes erreur, compteurs de cycles... tout est accessible et y'a même une intégration Home Assistant pour les fans de domotique DIY.

Côté BSH, Hajo a attaqué le D-BUS, le bus de communication propriétaire qui relie tous les composants internes (moteur, pompe, interface utilisateur, module WiFi). C'est également du UART à 9600 bauds sur des connecteurs RAST, avec une tension de bus de 9V pour les lave-linge et 13.5V pour les lave-vaisselle.

Le plus beau c'est qu'en fouillant le firmware du module timeline (celui qui gère l'affichage du temps restant), Hajo a trouvé des easter eggs planqués par les développeurs dans les graphiques. Comme quoi même les ingénieurs Bosch ont le sens de l'humour ^^.

Suite à ça, Hajo a développé bsh-home-appliances , un projet open source avec une extension ESPHome pour intégrer les appareils BSH dans Home Assistant. Vous pouvez donc suivre votre cycle de lavage, recevoir des notifications, et même accéder aux diagnostics sans passer par l'app proprio.

Et le final de la présentation était épique puisque les deux chercheurs ont connecté un lave-linge Miele à l'application BSH Home Connect via une couche de compatibilité maison qu'ils ont baptisée AMBCL (Advanced Miele BSH Compatibility Layer). Un Miele qui parle le Bosch, ça c'est fait !

Bref, si vous avez un appareil Miele ou BSH qui traîne et que vous voulez reprendre le contrôle sans dépendre du cloud du fabricant, les outils sont maintenant disponibles. C'est ça aussi le droit à la réparation : pouvoir diagnostiquer soi-même sa machine sans appeler un technicien à 150 euros de l'heure.

Par contre, bidouillez vos propres appareils uniquement parce que faire ça sur le lave-linge de votre meilleur pote, c'est pas cool et c'est illégal, alors fézez pas les cons !

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Blinko - Prenez des notes et laissez l'IA retrouver ce que vous avez oublié

Vous aussi vous avez un dossier « Notes » qui ressemble à un cimetière d'idées ? Des fichiers texte avec des noms genre « truc_important.txt » ou « a_voir_plus_tard.md » que vous n'avez jamais revus depuis 2019 ? Hé bien j'ai ce qu'il vous faut pour enfin donner un sens à tout ce bordel !

Blinko c'est une app de prise de notes qui utilise l'IA pour vous aider à retrouver ce que vous avez noté, même quand vous avez complètement oublié les mots exacts que vous aviez utilisés. Le principe c'est du RAG (Retrieval-Augmented Generation), c'est-à-dire que l'IA va fouiller dans toutes vos notes et vous ressortir les infos pertinentes quand vous posez une question. Genre « c'était quoi ce truc que j'avais noté sur les serveurs NAS ? » et hop, l'IA vous retrouve tout.

Et le truc cool c'est que ça tourne 100% en local sur votre serveur. Pas de cloud américain de Donald, pas de données qui se baladent chez les affreux OpenAI ou Google... vos notes restent bien au chaud chez vous. Pour ceux qui comme moi sont un peu paranos avec leurs données perso, c'est exactement ce qu'il nous faut les amis !

L'interface est super clean avec deux modes de saisie. Y'a d'abord le mode « Blinko » pour les notes éphémères qui s'archivent automatiquement au bout d'un moment, genre une idée qui vous passe par la tête ou un truc à faire. Et y'a le mode « Note » pour les contenus permanents que vous voulez garder sur le long terme, avec du Markdown, des images, et tout ça. Du coup vous pouvez aussi bien capturer une pensée qui vous traverse que rédiger un article entier.

Côté installation, c'est du Docker avec un script qui fait tout pour vous. Une ligne de commande et c'est parti :

curl -o install.sh https://raw.githubusercontent.com/blinko-space/blinko/main/install.sh && bash install.sh

Le script va alors vous configurer tout le bazar avec PostgreSQL derrière (obligatoire pour la base de données). Y'a aussi Docker Compose si vous préférez personnaliser, tout est documenté sur le repo.

Une fois lancé, vous accédez à l'interface sur le port 1111 et vous pouvez commencer à balancer vos notes. Y'a même une démo en ligne sur demo.blinko.space (test / test) si vous voulez tester avant de vous lancer.

Le projet est open source sous licence GPL-3.0, c'est codé en TypeScript avec Next.js et comme je vous le disais, PostgreSQL derrière, donc c'est du solide. Et y'a même des apps natives pour macOS, Windows, Android et même Linux via Tauri si vous voulez un truc plus intégré que le web.

Bref, si vous cherchez une solution de prise de notes self-hosted avec de l'IA intégrée pour enfin retrouver ce que vous avez noté il y a 3 ans, Blinko c'est le top du top !

Merci à Lorenper pour l'info !

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Scriberr - La transcription IA qui reste chez vous

Vous avez déjà fait transcrire une interview ou un podcast par un service en ligne ? Vous savez, ces trucs qui vous demandent de créer un compte, de filer votre carte bleue, et d'accepter que vos fichiers audio soient envoyés sur des serveurs quelque part dans le cloud américain pour être analysés par des IA qu'on ne connaît pas. Le tout pour 100 balles par an si vous avez de la chance, et beaucoup plus si vous dépassez le quota ridicule de 20 heures par mois...

Hé bien y'a une alternative qui va vous plaire : Scriberr ! C'est une app de transcription audio complètement open source et surtout, qui tourne 100% en local sur votre machine. Pas de cloud, pas de données qui se baladent, pas d'abonnement mais juste vous, avec votre serveur (ou votre laptop si vous avez un GPU correct), et vos fichiers audio qui restent bien au chaud chez vous.

Scriberr utilise des modèles de reconnaissance vocale de pointe comme NVIDIA Parakeet, Canary ou les fameux modèles Whisper. Du coup la qualité de transcription est vraiment au niveau des services payants, voire meilleure sur certains accents ou langues moins courantes. Et cerise sur le gâteau, vous avez l'alignement temporel au niveau du mot, ce qui veut dire que vous pouvez savoir exactement à quelle seconde chaque mot a été prononcé.

Mais le truc qui m'a vraiment tapé dans l’œil avec cet outil, c'est la détection automatique des locuteurs. Vous savez, cette fonctionnalité qu'on appelle "diarization" dans le jargon et qui permet d'identifier qui dit quoi dans une conversation. Comme ça, fini les transcriptions où tout le monde parle mais on ne sait pas qui c'est. Là, Scriberr vous découpe tout proprement avec des étiquettes pour chaque intervenant.

Et comme si ça suffisait pas, y'a aussi l'intégration avec Ollama ou n'importe quelle API compatible OpenAI. Du coup vous pouvez non seulement transcrire vos enregistrements, mais aussi leur poser des questions, générer des résumés, ou carrément avoir une conversation avec le contenu de vos transcriptions. Genre vous demandez "c'est quoi les points clés de cette réunion ?" et hop, l'IA vous fait un résumé. Pratique pour les feignasses comme moi qui détestent se retaper 2 heures de réunion pour retrouver une info.

Côté installation, c'est du Docker classique ou alors Homebrew si vous êtes sur Mac. Un petit

`brew tap rishikanthc/scriberr && brew install scriberr`

et c'est parti mon kiki. Pour Docker, y'a des images pour CPU et GPU (CUDA), et ça supporte toutes les générations de cartes NVIDIA depuis les GTX 1000 jusqu'aux RTX 50 series toutes récentes.

Le premier lancement peut prendre quelques minutes parce que ça télécharge les modèles de reconnaissance vocale, mais une fois que c'est fait, les relances suivantes sont quasi instantanées. Y'a même un Folder Watcher qui surveille un dossier et transcrit automatiquement tout ce qui arrive dedans, parfait si vous voulez brancher ça sur un workflow automatisé avec n8n ou autre.

Bref, si vous êtes podcaster, journaliste, chercheur, ou juste quelqu'un qui a régulièrement besoin de transcrire des trucs sans vouloir filer ses données à Google ou payer un abonnement, Scriberr c'est exactement ce qu'il vous faut. C'est du self-hosting comme on l'aime, c'est à dire open source, respectueux de la vie privée, et qui fait le taf sans chichi.

Merci à Letsar pour le partage !

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Poznote - La meilleure app de notes auto-hébergeable que vous pourrez trouver !

Vous cherchez une app de prise de notes que vous pouvez héberger vous-même, sans dépendre d'un cloud propriétaire qui va analyser vos pensées les plus intimes pour vous balancer de la pub ciblée ?

Ça tombe bien car j'ai reçu un mail d'un lecteur, Tim, qui bosse dessus depuis des années et qui vient de la partager en open source. Alors je fais mon taf et je vous en parle !

Ça s'appelle Poznote , et c'est une application web légère pour la prise de notes. Le truc cool, c'est que vous gardez la main sur vos données puisque tout tourne chez vous. Pas de cloud tiers, pas de tracking, pas de "on analyse vos notes pour améliorer notre IA". Vos notes restent vos notes.

Côté fonctionnalités, y'a de quoi faire puisque c'est un éditeur de texte enrichi, avec support Markdown, une recherche super puissante, un système de tags, le support des pièces jointes, des espaces de travail multiples... Et y'a aussi des trucs plus originaux comme l'intégration d'Excalidraw pour dessiner des schémas et les diagrammes Mermaid pour les devs qui aiment visualiser leurs architectures. Et bien sûr, mode sombre parce qu'on est en 2025 quand même et que cette année était bien bre-som quand même !

Ce projet tourne avec PHP 8, SQLite pour la base de données, et un peu de JavaScript vanilla avec React juste pour le composant Excalidraw. Et les notes sont stockées en HTML/Markdown avec les métadonnées dans SQLite et les pièces jointes dans le système de fichiers.

Pour l'installation, c'est du Docker comme d'hab, donc vous récupérez l'image, vous configurez quelques variables d'environnement, et hop ça tourne sur le port 8040 avec les credentials par défaut admin/admin123! . Le projet supporte même les instances multiples si vous voulez séparer vos notes perso de vos notes pro sur le même serveur.

Y'a aussi une API REST complète avec documentation Swagger intégrée pour ceux qui veulent automatiser des trucs ou intégrer Poznote dans leur workflow. Vous pouvez aussi partager des notes publiquement si besoin, créer des listes de tâches, et y'a un système de corbeille pour récupérer ce que vous avez supprimé par erreur.

Le backup est également intégré directement dans l'app avec export complet de vos données et vous pouvez même consulter vos notes offline une fois exportées. Et tout le code est sous licence MIT.

Voilà, si vous voulez tester avant de vous lancer, y'a une démo dispo sur poznote-demo.up.railway.app avec les identifiants poznote/poznote. Ça vous donnera une idée de l'interface et des fonctionnalités sans rien installer.

Bref, si vous cherchez une solution de notes auto-hébergée incroyable, Poznote c'est gratuit, c'est open source, et ça respecte votre vie privée. C'est le top du top alors je dis un grand bravo à Tim pour le boulot accompli !!

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Ikoula : we host with care

En ces temps d'embellies sanitaire et météorologique, j'ai trouvé que c'était le bon moment pour prendre un peu de hauteur vis à vis de la production et revenir à mes premiers amours autour de nouvelles solutions cloud (au hasard, allez faire un tour ici, , ou encore par là par exemple ... attention c'est vieux ^^). Aujourd'hui, je vous propose de découvrir, si vous ne les connaissez pas déjà, les p'tits gars d'Ikoula, entreprise Française spécialisé dans les solutions de hosting/cloud, oserais-je dire "à taille humaine", mais rentrons tout de suite dans le vif du sujet ...
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