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Harmattan AI : la pépite française de l’IA de défense devient licorne

À peine neuf mois après sa création, Harmattan AI, spécialisée dans les systèmes autonomes de défense dopés à l’intelligence artificielle vient de boucler une levée de fonds de 200 millions $ en série B, portant sa valorisation à 1,4 milliard $.

Une opération menée par Dassault Aviation qui propulse la jeune pousse au rang de première licorne française de l’armement.

Dassault Aviation mise gros sur l’autonomie

En prenant la tête de ce tour de table aux côtés d’investisseurs financiers déjà présents, l’avionneur français ne se contente pas d’un pari financier. Il s’offre un partenaire stratégique pour ses futurs programmes aériens.

Harmattan AI est désormais positionnée pour développer les « fonctions d’IA embarquées » du Rafale F5, ainsi que les systèmes aériens inhabités (UCAS) qui accompagneront les chasseurs de sixième génération du SCAF (Système de combat aérien du futur).

Ce rapprochement s’inscrit dans une stratégie plus large orchestrée avec Thales et l’Agence ministérielle pour l’IA de défense (AMIAD) : bâtir une intelligence artificielle de combat souveraine, capable de rivaliser avec les géants américains et chinois.

Licorne en moins d’un an

Fondée en avril 2024 par Mouad M’Ghari et Martin de Gourcuff, Harmattan AI  développe une gamme complète de systèmes autonomes intégrés : drones de frappe et de surveillance, plateformes de commandement et briques logicielles d’IA embarquée. Son approche « full stack » ( maîtrise du hardware comme du software) séduit les états-majors.

Les succès commerciaux se sont enchaînés à une vitesse inédite dans un secteur réputé pour ses cycles décisionnels interminables. Un contrat emblématique avec la Direction générale de l’armement (DGA) pour plusieurs milliers de drones, destinés notamment à l’exercice militaire Orion 2026, puis une commande de l’armée britannique pour des drones d’entraînement. De quoi valider le modèle et attirer l’attention des industriels historiques.

Avec cette manne de 200 millions $, Harmattan AI vise une montée en cadence spectaculaire pour atteindre une production de plusieurs dizaines de milliers de drones par mois à court terme. Un objectif qui nécessitera de muscler considérablement l’appareil industriel et les chaînes d’approvisionnement.

Les fonds serviront également à étendre le déploiement de ses algorithmes d’IA à de nouveaux théâtres d’opérations : défense aérienne multi-niveaux, interception de drones, guerre électronique. L’entreprise compte renforcer massivement ses équipes de R&D et d’ingénierie logicielle pour tenir la cadence technologique face à une concurrence internationale qui s’intensifie.

La French Tech défense entre en scène

L’entrée d’Harmattan AI dans le club des licornes marque un tournant pour l’écosystème français de la défense. Longtemps dominé par les grands industriels historiques, le secteur voit émerger une nouvelle génération de startups qui articulent souveraineté, IA et capacité de production à grande échelle. À l’image d’Helsing en Allemagne ou d’Anduril aux États-Unis, ces jeunes pousses bousculent les codes et les positions établies.

Cette évolution reflète un changement doctrinal profond. Les armées françaises et européennes intègrent désormais pleinement les startups dans la chaîne de valeur de l’armement, conscientes que l’innovation de rupture vient souvent de l’extérieur des grands programmes étatiques. Le soutien de l’AMIAD et les nouvelles modalités d’achats publics facilitent ces rapprochements.

Reste désormais à transformer l’essai industriel. Car dans ce domaine ultra-exigeant où la fiabilité opérationnelle est non négociable, le passage de la startup prometteuse au fournisseur stratégique des armées constitue un marathon autrement plus redoutable qu’une levée de fonds, aussi spectaculaire soit-elle.

Image : © DR

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Quand un avion décide de se poser tout seul en pleine urgence

A l'heure où les voitures autonomes font encore flipper tout le monde, un avion vient de se poser tout seul samedi dernier près de Denver suite à une urgence en plein vol.

C'était le 20 décembre dernier, vers 13h43 heure locale. Un Beechcraft King Air 200 décolle d'Aspen pour rejoindre l'aéroport Rocky Mountain Metropolitan à Broomfield dans le Colorado. Une vingtaine de minutes après le décollage, alors que l'avion monte vers 23 000 pieds d'altitude, la cabine perd sa pressurisation. L'équipage enfile alors directement les masques à oxygène.

Et c'est là que le système Garmin Autoland entre en action car face à cette situation d'urgence et à l'absence de réaction du pilote, le système s'est activé. L'avion a alos entamé sa descente et a déclenché le code d'urgence 7700 sur son transpondeur. Mais comme personne n'a repris les commandes, le système a enchaîné sur la séquence d'atterrissage automatique.

La tour de contrôle de Rocky Mountain Metropolitan a alors reçu un message d'une voix féminine robotisée annonçant une incapacité du pilote et l'intention d'atterrir. Les contrôleurs ont dégagé le trafic et sécurisé l'aéroport pour accueillir l'avion qui s'est posé en toute autonomie à 14h19.

D'après Chris Townsley de Buffalo River Aviation, l'équipage a préféré laisser le système gérer tout seul par précaution. C'est beau la confiance en la technologie ! Et la bonne nouvelle c'est que personne n'a été blessé.

Si je vous en parle c'est parce que c'est la première fois que ce système Autoland développé par Garmin, est utilisé dans une vraie urgence depuis sa certification en 2020. Quand il s'active, le système choisit l'aéroport le plus adapté en fonction de plusieurs critères comme la distance, la longueur de piste, le carburant restant ou encore la météo, et gère tout de A à Z... la navigation, les communications avec la tour, la descente, l'approche, l'atterrissage et le freinage. Selon les modèles d'avion, il peut aussi couper les moteurs une fois l'appareil arrêté.

A l'époque, Garmin avait reçu le prestigieux Robert J. Collier Trophy 2020 pour cette technologie, récompensant la plus grande avancée dans l'aéronautique américaine et à ce jour, ce sont plus d'un millier d'avions en service qui sont équipés de ce système, notamment des Cirrus Vision Jet, des Piper M600 ou des King Air 200.

Reste à savoir ce qui a provoqué la dépressurisation, mais y'aura forcément une enquête.

Voilà, c'est quand même fou de se dire qu'un avion peut gérer une urgence tout seul mieux qu'une Tesla qui galère encore avec les ronds-points ^^.

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Depuis plus de trente ans, les stewards dansaient la Macarena au lieu de donner les consignes de sécurité

Erwan, steward chez Ryanair, a été le premier à prendre la parole sur le sujet. « Voir tous ces gens nous regarder, persuadés qu’on leur montrait les gestes qui sauvent alors qu’on dansait la Macarena… c’était trop pour moi, il fallait que ça sorte ». Seloin lui, tout a commencé dans les années 90, alors que de nombreux stewards se plaignaient d’être ignorés par les passagers pendant la démonstration. L’un d’eux aurait alors suggéré de danser la Macarena, “puisque de toute façon personne ne verrait la différence”.

Depuis, la pratique se serait généralisée. Il existerait même des variantes : sur les vols long-courriers, certains personnels navigants auraient introduit le Madison, voire la Danse des canards pour les passagers de classe économique. Selon nos informations, l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) envisagerait désormais d’officialiser la Macarena comme consigne de sécurité mondiale puisque de toute façon quasiment personne ne survit à un crash d’avion

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