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Nvidia se retrouve accusé d’utiliser la bibliothèque pirate Anna’s Archive pour entraîner ses IA

nvidia piratage

Tous les coups sont-ils permis dans la course effrénée à l'intelligence artificielle ? La question se pose avec des documents judiciaires qui allèguent que Nvidia aurait activement cherché à récupérer le contenu d'Anna's Archive (une célèbre bibliothèque clandestine d'ouvrages piratés) pour entraîner ses IA. Et cela, en toute connaissance de cause.

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Adulte ou ado ? ChatGPT tente de deviner votre âge et bride votre compte si elle pense que vous êtes un mineur

ChatGPT âge

OpenAI a officialisé le déploiement de son système de prédiction d’âge. Pour trier les adolescents des adultes, l’IA analyse désormais vos heures de connexion et vos habitudes de vie. Une méthode qui oblige les utilisateurs, en cas de doute de l'algorithme, à prouver leur majorité via un selfie.

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« Fail-safe » : après le sans fil périmétrique, voici la nouvelle bataille des robots tondeuses…

Lopkin démonstration des bras robotiques

Le “wire-free” a clairement progressé : RTK, vision, parfois LiDAR… Les robots tondeuses savent désormais se repérer au centimètre près et éviter la plupart des obstacles. Mais il suffit d’un trou, d’une zone humide ou de racines affleurantes pour planter le robot, en attente d’un sauvetage humain…

Au CES 2026, LOPKIN met justement le doigt là où ça fait mal. Plutôt que d’empiler les capteurs, la marque propose une idée simple : rendre la tondeuse capable de se sortir d’affaire toute seule, avec une logique de “tolérance aux erreurs” pensée pour les terrains imparfaits.

Derrière cette annonce, c’est peut-être le prochain vrai match du marché : le “fail-safe”. Autrement dit, non pas éviter toute erreur, mais réduire au maximum les interventions, et rapprocher enfin la promesse du robot de la réalité.

C’est quoi un robot « fail-safe »?

Vous le voyez ce jardin merveilleux où peuvent gambader vos enfants sur leurs petites jambes parfaitement adaptées aux aspérités du terrain ? Celui avec une ornière qui se creuse après une averse, un bas de pente où ça patine, une bordure un peu trop haute, une zone humide qui colle aux roues, une taupinière fraîche, un jouet oublié, ou ce petit obstacle “ridicule” qui suffit à immobiliser la machine ? Pour le robot-tondeuse, eh bien c’est un cauchemar ! Et la question qui se pose inévitablement chez les ingénieurs (prions pour leur sommeil perturbé !) est de savoir quoi faire quand ça tourne mal. Et la contrainte principale, est la suivante : déranger l’utilisateur le moins possible.

D’autant que ces incidents sont plus fréquents qu’on ne l’imagine. Un terrain n’est jamais figé : la météo tasse, ramollit, gonfle ou creuse ; l’herbe pousse différemment selon la saison ; l’usure modifie l’adhérence ; les feuilles, la boue et les racines changent la donne d’une semaine à l’autre. En conséquence, même une navigation très avancée peut se retrouver piégée par des cas limites que personne n’avait “cartographiés”.

C’est là que l’on va recourir au fail-safe, à savoir la capacité d’un robot à continuer ou à se remettre en état après un incident, sans intervention humaine. Et cette bataille se joue sur trois fronts :

  • le logiciel (stratégies de sortie, recalcul, zones interdites dynamiques) ;
  • les capteurs (vision, LiDAR, IMU, capteurs de traction pour détecter la perte d’adhérence) ;
  • la mécanique (traction, roues, châssis, suspension… )

…et, désormais, des systèmes d’auto-récupération capables de dégager le robot physiquement !

LOPKIN et la tondeuse qui “se déplante” toute seule

Sur la E Series, LOPKIN ajoute une idée presque évidente… et pourtant rarissime sur une tondeuse : des bras robotisés intégrés ! Quand la machine détecte qu’elle n’avance plus (patinage, blocage, enlisement), elle passe en mode récupération : les bras se déploient, cherchent un point d’appui, puis “poussent” le châssis pour le sortir de sa position critique. Une fois dégagée, la tondeuse replie ses bras et reprend la tonte. La marque évoque des capacités de franchissement assez ambitieuses, avec des creux pouvant atteindre environ 15 cm et des obstacles de l’ordre de 8 cm (données annoncées).

Lopkin robot-tondeuse vu de côté
To creep or not to creep… ©Lopkin

Il est certain que, quand le RTK, la vision ou le LiDAR échouent à éviter les problèmes, quand l’adhérence disparaît et que la tondeuse s’immobilise en râclant la terre avec ses roues crantées, il n’y a plus grand-chose à “recalculer” : il faut se sortir physiquement de la situation. Si cette idée audacieuse fonctionne en conditions réelles, l’intérêt est immédiat : moins d’aller-retours dans le jardin, moins de notifications “au secours”, et une autonomie qui se mesure enfin au nombre d’interventions humaines évitées.

Ça ne va jamais marcher… Ou bien si ?

Sur le papier, l’idée est brillante. Mais un système d’auto-récupération, c’est aussi plus de mécanique, donc plus de contraintes. Il faudra voir comment ces bras encaissent la réalité : boue, herbe humide, projections, nettoyage, et usure à répétition. Même question côté SAV : disponibilité des pièces, simplicité d’entretien, et coût des réparations si un élément mobile fatigue plus vite que prévu.

Lopkin robot-tondeuse vu de dessous
Bien vu, le petit edge cut sous le flanc droit de la machine ! ©Lopkin

Deuxième point sensible : la sécurité. Des bras en mouvement, près du sol, dans un jardin où passent des enfants ou des animaux, imposent une gestion impeccable des obstacles, des capteurs de présence, et des arrêts d’urgence fiables. Enfin, comme toujours au CES, il reste l’écart entre démonstration et marché : prix, calendrier, distribution, et surtout support concret en France.

Ce qu’il conviendra de tester en priorité

  • le robot se dégage-t-il vraiment d’un creux, d’une bordure, d’un terrain humide ? En combien de tentatives ?
  • quel impact sur la pelouse : traces, arrachements, stabilité lors de la manœuvre ?
  • quel comportement en bordures de pente : évite-t-il la “re-chute” ?
  • quid du nettoyage et de la maintenance des bras : résistance à la boue, accès, pièces exposées ?
  • quelles conséquences sur l’appli et des alertes : moins de notifications… ou juste d’autres notifications ?

En somme, le “wire-free” a ouvert la voie, mais le vrai match 2026, pourrait être la tolérance aux erreurs : un robot autonome doit savoir gérer l’imprévu quand il ne peut l’éviter. Présentée au CES 2026 à Las Vegas, la LOPKIN E Series illustre ce virage avec son approche “auto-récupération”. Reste à voir la suite, car ni le prix ni la disponibilité de la gamme complète n’ont été annoncés à l’heure actuelle et rien n’est encore confirmé pour la France.

Et vous ? Pourriez-vous faire confiance à un robot-tondeuse qui fait des pompes dans la gadoue ? Faites-vous partie de ceux qui pensent que la mobilité robotique devra, à terme, s’affranchir de la roue ? Dites-nous tout en commentaires !

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Aurores boréales en France : pourquoi sont-elles de plus en plus fréquentes ?

Des aurores boréales exceptionnelles ont illuminé le ciel français dans la nuit du 19 au 20 janvier 2026. Engendré par une puissante tempête solaire, le spectacle a été observable dans une large partie du pays, où la voûte céleste s’est parée de teintes rosées, vertes et mauves. Une occasion unique pour une multitude d'astronomes amateurs de partager des clichés du phénomène sur les réseaux sociaux.

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A la chasse au neutrino stérile, la particule fantôme

Après avoir affiné en avril 2025 la masse maximale du neutrino, l’expérience KATRIN s’attaque à une hypothèse plus radicale : l’existence d’un quatrième neutrino, qualifié de "stérile". Une telle découverte élargirait notre compréhension du modèle standard de la physique des particules et éclairerait quelques énigmes cosmologiques. Entretien avec Thierry Lasserre, physicien de la collaboration KATRIN.

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Plongée dans le déni climatique hexagonal

Une cartographie pour les lier tous...

Le déni du changement climatique n'a pas disparu à mesure que les connaissances scientifiques se renforçaient, bien au contraire. Tour d'horizon de ceux qui diffusent des discours de désinformation climatique en France avec une cartographie interactive.

Afiche du film Don't Look Up sur le déni de la catastrophe qui arrive - D.R.

«Il faut pas s'inquiéter, le réchauffement climatique anthropique est un mensonge, une escroquerie. […] Le climat a toujours évolué, il va continuer de le faire, mais nous expliquer que c'est à cause de l'Homme, ça non, ça c'est de l'ordre du complot. […] Ça justifie l'intervention de l'État dans notre vie, […] pour moi c'est une forme de totalitarisme.» C'est ainsi que Philippe Herlin, qui se présente comme économiste, intervenait à l'antenne sur CNews en juillet2023, sans rencontrer de véritable contradiction en plateau.

Un flagrant exemple de déni climatique qui a valu à la chaîne une amende de 20.000 prononcée par l'Arcom à l'été 2024, confirmée le 6novembre dernier par le Conseil d'État. Ce n'est pourtant pas la première ni la dernière fois que Cnews invite en plateau des personnalités climato-dénialistes — on préférera ici ce terme à «climato-sceptiques», puisque ces personnalités ne sont pas sceptiques, mais convaincues.

Au-delà de CNews, le déni climatique ou climato-dénialisme (encore nommé climato-scepticisme), apparu dans les années1990, est toujours aussi vivace dans l'Hexagone. Alors que les manifestations désormais tangibles du changement climatique et la progression permanente des connaissances scientifiques —le sixième rapport d'évaluation du GIEC, paru de 2021 à 2023, fait état d'un consensus plus solide que jamais— ont pu laisser espérer que le climato-dénialisme se résorberait, il...

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Test Narwal Flow : sa gestion des taches nous a fait comprendre l’avancée de la robotique domestique !

Test Narwal Flow

Début 2026 : une bataille impitoyable fait rage dans le haut de gamme des aspirateurs-robots : toujours plus d’autonomie et d’efficacité, des fonctionnalités à tire-larigot, avec une autonomie pouvant couvrir les domiciles les plus spacieux. Le Narwal Flow fait-il partie des modèles qui tirent l’innovation vers le haut ?

Narwal n’est pas un dinosaure du secteur : la marque est née à Shenzhen en 2016 par Junbin Zhang. En premier lieu, sa réputation se construit sur des machines “mop-first”. Le Narwal T10 a ainsi marqué les esprits après une campagne de crowdfunding lancée en avril 2019, se positionnant très tôt sur l’automatisation du nettoyage humide (et pas seulement sur l’aspiration).

Le Flow, lui, incarne la bascule “flagship” de Narwal : présenté au CES le 7 janvier 2025, il a été lancé en France début septembre 2025. Le modèle est donc arrivé au moment exact où le marché premium s’est emballé… et où les concurrents ont arrêté de plaisanter. Outre une fiche technique en béton armé que nous ne manquerons pas de détailler, nous allons de ce pas lui faire goûter à la triple formule parquet, carrelage et tapis, afin d’éprouver l’efficacité et la précision de nettoyage qu’il promet sur la feuille de match. Nous analyserons également la station, les accessoires et les consommables, afin de nous faire une idée exacte de son rapport qualité/prix !

Caractéristique TechniquesNarwal Flow
DimensionsRobot : 351,2 × 363,5 × 95 mm
Station d’accueil : 430 × 402 × 461 mm
Capacité de franchissement d’obstacles40 mm
Élévation de la serpillière12 mm
Puissance d’aspiration 22 000 Pa
Pression vers le sol 12 N
Batterie6 400 mAh
Autonomieenv. 230 min
Temps de charge complète3 heures
Bac robot300 ml
Volume du sac à poussière2,5 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée5,0 L / 4,7 L
Volume sonore60 dB (annoncés)
Assistance vocaleHeyNawa AI
Indice de réparabilité8,2/10
Garantie2 ans
Prix1 299 €

Avec 22 000 Pa, le Narwal Flow se place au-dessus du Deebot X11 (19 500 Pa), mais reste nettement derrière le Mova Z60 et ses 28 000 Pa sur le papier. Côté endurance, en revanche, le Flow est très bien armé : 3 h 50 annoncées, là où le X11 tourne plutôt autour des ~200 minutes selon certains retours, même s’il compense avec sa logique de recharge express pendant les pauses lavage (PowerBoost). Autre bon signal pour les grandes surfaces : la station Narwal embarque de gros volumes (5,0 L propre / 4,7 L usée), plus généreux que ceux relevés sur l’OmniCyclone (3,2 L / 2,7 L).

Boîte Narwal Flow dans un salon
La carton a un peu été cabossé à la livraison. Spoiler : l’intérieur est intact !

Le petit point qui fait tiquer, en revanche, c’est la capacité du sac : 2,5 L sur le Flow, quand le Z60 annonce 3,2 L (dans ta fiche), et quand le X11 joue la carte du sans sac (moins de consommables, mais avec un bac cyclonique à gérer). Enfin, sur la mobilité et les tapis, le Flow annonce 4 cm de franchissement et 12 mm de levage du module de lavage (attention aux tapis très épais !).

Unboxing du Narwal Flow : quelques accessoires inclus

  • le robot Narwal Flow
  • la station auto-nettoyante
  • le cordon d’alimentation
  • 2 brosses latérales
  • 1 filtre de rechange (bac à poussière)
  • 2 bacs d’insertion (dont 1 de rechange)
  • 2 sacs à poussière (station)
  • Nettoyant sols (200 ml)
  • Manuel d’utilisation
  • Guide de démarrage rapide
Unboxing Narwal Flow
Quelques accessoires de remplacement ont été prévus dans le pack initial.

L’équipement proposé n’est pas aussi fourni que ce que l’on trouve chez la marque Mova, mais un peu plus riche que le Deebot X11 OmniCyclone, qui n’incluait même pas le détergent.

Design : blanc et prune du plus bel effet !

Le Narwal Flow se drape de blanc, que réhaussent quelques accents argentés, ce qui n’est pas une première de la marque. Les volumes de la station sont tout en rondeurs, dont la profondeur cache presque entièrement le robot lorsqu’il rentre au bercail, pour un effet plus « rangé ». En revanche, on n’est pas sur une grande volonté de compacité ; il faudra prévoir un peu de place pour caser l’ensemble en largeur !

Design Narwal Flow station ouverte
Les Saiyans ne sont pas le coeur de cible de Narwal…
Design Narwal Flow sous le capot
Le capot s’ouvre sans forcer.

Le robot n’a pas de dôme LiDAR, et sa hauteur de 95 mm est assez permissive pour passer sous les meubles bas. La façade embarque deux caméras RGB utilisées pour l’évitement d’obstacles. Sous le châssis, on retrouve une serpillière “à chenille” alimentée par 16 buses, avec eau chaude à 45 °C ; sa pression est annoncée à 12 N, afin de racler l’eau sale récupérée dans un petit réservoir interne. Côté aspiration, Narwal met en avant le DualFlow anti-emmêlement : brosse principale flottante et brosses latérales anti-enchevêtrement. Les roues crantées franchiront aisément les obstacles de 4 cm maximum, ce qui est dans l’air du temps pour les robots premium.

Design Narwal Flow
Le blanc, c’est risqué, mais le matériau n’est pas si salissant.
Design Narwal Flow sous le châssis
La serpillère est relativement large. Prometteur !

Enfin, la station auto-nettoyante reprend les ingrédients d’une recette qui fonctionne très bien : derrière un grand capot (gris sur l’avant) vous avez un sac à poussière de 2,5 L donné pour 120 jours. Juste au-dessous, le plateau auto-nettoyant doit permettre un lavage à 80°C et un séchage à 45°C. On l’a vu, les deux bacs d’eau accessibles par le dessus ont une contenance confortable (5L et 4,7L) et sont munis de poignées. Contrairement à certaines solutions comme Mova Z60 Ultra Roller Complete ou Ecovacs Deebot X11 OmniCyclone, il n’existe pas de module dédié à la solution nettoyante. Celle-ci doit être ajoutée directement dans le réservoir d’eau propre.

Nota Bene : Narwal décline une station compacte (et/ou un module d’échange d’eau automatique), pensée pour un raccordement arrivée/évacuation, avec un réservoir de détergent 480 ml sur cette variante.

Installation : simple comme bonjour

La station se branche sur secteur avec un câble d’alimentation de 1,5 m : en clair, mieux vaut prévoir une prise à portée. Narwal recommande aussi de réserver autour de la base une “zone de manœuvre” assez stricte : comptez 45 cm pour la station et 45 cm dégagés juste devant pour que le robot entre/sorte sans accrocher, avec une largeur libre de 45 cm au niveau de ce couloir.

En hauteur, la marque conseille 50 cm au total, et même 25 cm au-dessus pour pouvoir ouvrir le couvercle sans se battre avec une étagère. Dernier réflexe important au déballage : enlever les éléments de maintien/transport (le manuel parle d’un scellé/adhésif guide sur le capot et de matériaux de calage à retirer), puis placer le robot sur sa charge. Quelques notes de musique se feront entendre.

Connectivité : appairage et mise en route

Une fois l’appli installée, la configuration est plutôt classique, avec quelques points à connaître :

  • Installez l’app Narwal Freo (iOS/Android), puis créez un compte ou connectez-vous ;
  • Dans l’app, touchez “+” (en haut à droite), sélectionnez votre type d’appareil et suivez l’assistant ;
  • Mettez le robot en mode appairage : le manuel indique d’utiliser le bouton “Call/Retour base” ;
  • Choisissez votre réseau Wi-Fi : le Flow est compatible 2,4 GHz et 5 GHz ! ;
  • Une fois le robot ajouté, vérifiez les mises à jour : commencez par l’app elle-même (App Store/Play Store), puis lancez la mise à jour firmware via les réglages de l’app.
Application connexion Narwal

Nota Bene : si la connexion échoue, Narwal recommande les basiques qui marchent souvent : rapprocher le robot/routeur, redémarrer la box, et retenter (ne pas hésiter à refaire une seconde configuration).

Application : conviviale jusqu’à un certain point

Pour un usage assez simple, l’application est assez facile à prendre en main. Elle reprend la DA blanche et prune de l’appareil et offre plusieurs raccourcis dès la page d’accueil (les 5 modes de nettoyage, le mode « par pièce/zone », l’édition de la carte, le mode caméra, le mode navigation, les paramètres de la station, la programmation et l’historique de tâches). Ensuite, il vous faudra fouiller un peu plus pour aller puiser dans les autres fonctionnalités.

Application Narwal paramètres et fonctionnalités
On en est encore à un niveau de maturité où toutes les interfaces se ressemblent beaucoup, hormis le code couleur (et encore !)…

Au total, l’appli se dote des modules suivants :

  • cartographie (jusqu’à 4 cartes)
  • 5 modes de nettoyage (aspi, serpi, aspi+serpi, aspi/serpi, freo)
  • nettoyage par pièce/zone
  • nettoyage/navigation programmée
  • historique de nettoyage/navigation
  • un mode caméra (navigation seule)
  • paramètrage de la station
  • gestion des accessoires
  • partage avec un autre utilisateur
  • localisation du robot (signal sonore)
  • mise à jour automatique du firmware
  • mode Freo
  • paramétrage de la serpillère
  • paramétrage des tapis
  • mode « ne pas déranger »
  • mode haute altitude (> 2000 m)
  • verrouillage enfant
  • mode extinction automatique
  • mode « animaux de compagnie » (chat, chien ou les deux)
  • degré de sensibilité de l’évitement des obstacles par IA
  • commandes via l’assistant vocal intégré (Nawa)
  • commandes vocales GG Home ou Alexa

En quelques minutes, on parvient à effectuer les paramètres généraux, valables sur le long terme (cartographie, mode animaux ou non, mode ne pas déranger, IA des obstacles, gestion des tapis, etc.). Nous commenterons certaines fonctionnalités en temps voulu.

Nota Bene : le mode « haute altitude » sert à compenser la baisse de densité de l’air lorsque l’on utilise le robot en montagne. Cela peut augmenter le bruit et réduire l’autonomie.

Enfin on passera sur quelques petites erreurs de traduction française : « serpillage », « aspiration superbe »…

Cartographie : rapide et complète

Pour environ 65 m² de surface nettoyable, le robot a mis 9 minutes pour sortir une première version de la map. Quelques pièces ont été correctement identifiées ; d’autres ont été fusionnées à tort ou mal nommées. D’autre part, si le type de sol est bien reconnu, il peut manquer un meuble ou un morceau de tapis sur la carte.

Application Narwal cartographie
La carte 3D commencerait presque à être crédible !

En conséquence, on est vite tenté de passer par l’édition de la carte, laquelle comporte des manipulations générales et avancées comme :

  • la séparation/fusion de pièces
  • le renommage de pièces
  • un gestionnaire de meubles
  • la correction du matériau au sol
  • la gestion des tapis
  • les zones interdites
  • les zones de nettoyage pour animaux
  • une mention « pièce très sale »
  • ajout d’un étage/limite de franchissement
  • pivoter la map

Comme pour tous les flagships de cette génération, la carte est dynamique : elle suit la progression du robot, montre le tracé de son parcours. Elle peut également ajouter des éléments au fil de l’eau, avec des pictos représentant des câbles, des chaussures, du tissu, et même des déjections animales !

Nota Bene : pour le multi-étage, Narwal documente 1 carte principale + 3 secondaires. En revanche, ils indiquent que les cartes secondaire ne supportent pas les tâches programmées.

Navigation : un parti pris intéressant

La navigation du Narwal Flow repose sur une architecture hybride assez classique en haut de gamme : LiDAR pour la cartographie + vision pour l’évitement d’obstacles. La particularité, c’est l’intégration du LiDAR : il n’est pas posé en tourelle sur le dessus, mais semi-internalisé à l’arrière, ce qui permet un robot plus bas… au prix d’un compromis potentiel, puisque ce module ne “voit” qu’environ 180° à un instant donné, là où un LiDAR en dôme couvre généralement 360°. Pour les objets du quotidien, Narwal ajoute deux caméras RGB et une puce IA capables d’identifier et d’éviter plus de 200 types d’obstacles.

Nota Bene : Narwal annonce une compatibilité Matter (via mise à jour), un standard domotique devant faciliter l’intégration d’appareils de marques différentes dans un même écosystème. Cela doit permettre de simplifier les automatisations et l’usage avec les grandes plateformes (Apple, Google, Amazon, SmartThings) sans passerelle propriétaire.

Comportement sur le terrain : balèze en course d’obstacle !

Sur 59 m² de surface, le Narwal Flow a présenté une navigation globalement très maîtrisée, avec une progression pièce par pièce et un motif en S dans le sens de la longueur. Il a bouclé les zones nettoyabes de l’appartement en 1 h 04 (parquet + carrelage + tapis), sans errances inutiles ni retours intempestifs : on a relevé environ deux passages sur une même zone en une heure, ce qui reste cohérent avec notre réglage de lavage des serpillières tous les 20 m². La re-localisation, le retour à la base et le docking se sont montrés stables, et surtout, on n’a pas observé de blocage : le robot ne s’est pas coincé, franchit correctement les petits seuils et s’en sort très bien dans les passages étroits.

On applaudit volontiers l’évitement d’obstacles, qui est clairement un point fort. Dans le couloir, volontairement “piégé” avec une chaussette, un chargeur filaire, un nounours et une patache, il évite tout avec assurance, au pire en frôlant légèrement certains objets, sans les embarquer ni s’emmêler. Dans le salon, il passe sans difficulté entre les pieds de chaise et contourne proprement un étendoir à linge, signe d’une bonne lecture des volumes et d’une trajectoire bien optimisée dans les zones semi-encombrées. Autre bon point : il exploite son éclairage intégré quand la luminosité baisse, ce qui limite les hésitations et conserve une navigation fluide

Certes, il peut hésiter quelques secondes dans les zones très chargées (un pied de table à droite, un meuble à gauche, le bord tapis épais à gérer, etc.) sans que cela dégénère trop : on sent surtout une prudence de calcul, avec quelques micro-ajustements. Il est aussi capable de franchir des reliefs de 4 cm !

Nota Bene : par défaut, le robot va vouloir éviter les tapis, plutôt que les nettoyer, ce qui peut poser problème de fluidité dans la navigation. Il faudra passer par l’édition de la carte pour reconfigurer le traitement de ce type de sol.

Enfin, on a relevé un comportement atypique : avec l’évitement d’obstacles intelligent (et non “sécurité”), il peut encore taper dans des pieds humains si l’on se place sur sa trajectoire, alors qu’il sait très bien éviter des fils au sol ou des objets posés. Ce n’est pas dangereux, mais c’est à garder en tête dans une maison très vivante. Dernier détail : dans nos toilettes très étroites,sa largeur l’empêche de nettoyer correctement les côtés de la cuvette, comme beaucoup d’autres avant lui, du reste.

Caméra et surveillance : l’incontournable de cette génération

L’application propose aussi un mode de surveillance qui permet d’utiliser la caméra du robot pour jeter un œil à la maison, avec la possibilité de conserver des images et des enregistrements. Sur le papier, c’est un vrai plus pour ceux qui veulent un contrôle ponctuel à distance (un bruit suspect, un animal à vérifier, un oubli…), surtout que la qualité d’image s’est montrée très correcte lors de nos manipulations.

Application Narwal interface mode caméra
Ce que l’on voit à travers l’interface.

En complément, on trouve un mode caméra téléguidé : on pilote le robot manuellement, et on peut même aspirer et changer le mode d’aspiration pendant la conduite. Dans les faits, l’expérience est plus mitigée : il y a un léger lag, et la visibilité à l’écran ne permet pas toujours de bien anticiper ce que l’on fait (angle, repères, précision), ce qui cantonne ce mode à un usage plutôt gadget qu’à une vraie “conduite” efficace au quotidien.

Application Narwal photo mode caméra
Ce qu’on obtient comme cliché sur la même image.

Nota Bene : sa politique de confidentialité, Narwal indique ne pas collecter automatiquement vos photos et vidéos sans consentement. Néanmoins, en utilisant des fonctions image/vidéo (ex. “live photos”) ou en sollicitant le support, vous pouvez téléverser des contenus que l’entreprise peut collecter et stocker (avec une recommandation explicite d’obtenir l’accord des personnes potentiellement concernées).

Aspiration : très bon sur tapis (sauf les gros grains de café)

Sur sol dur, le Narwal Freo Flow s’en sort très bien sur notre protocole “grosses particules” (50 g de grains de café + 50 g de riz répartis sur environ 2 m²). En mode personnalisé (3 passages, puissance max, nettoyage méticuleux, trajectoires en allers-retours resserrés), il atteint 98 % de collecte. La contrepartie, c’est le temps : il lui faut plus de 6 minutes pour venir à bout de la zone. On est clairement sur une approche “je repasse jusqu’à ce que ce soit propre”, plutôt que sur un passage unique très agressif.

Nota Bene : on peut modifier la puissance d’aspiration en plein milieu d’un cycle.

Dans les coins, le bilan est un cran en dessous, mais reste solide : environ 85 % de réussite. On observe un peu de projection (certaines particules sont poussées sur le côté), mais le robot a un comportement assez malin : il ne se contente pas de “viser” la zone, il effectue aussi un petit tour périphérique juste après, ce qui lui permet de récupérer une partie de ce qu’il a involontairement déplacé. Sur cette séquence, le nettoyage prend environ 3 min 40, avec un résultat globalement satisfaisant pour ce type de scénario.

Sur tapis à poils ras, le Freo Flow gagne en efficacité sur les poussières fines, surtout en activant l’aspiration “vortex” (toujours en aspiration seule). Avec le même mix de grains, on obtient 90 % de réussite, et surtout une récupération visible de poussières en plus des grosses particules, ce qui est un bon point.

En revanche, la bordure du tapis devient un piège : quand des grains sont projetés sur les côtés, la limite (relief/arrête) gêne leur reprise et le robot peine à les “rechercher” efficacement. À noter aussi une logique très prudente : il peut mettre près de 10 minutes sur une petite zone, car il accepte de repasser plusieurs fois pour améliorer le résultat.

Le test des cheveux sur tapis est plus nuancé, mais reste globalement encourageant. Avec une belle poignée de cheveux longs et mi-longs, en mode Freo, le robot atteint environ 90 % en 5 min 30 avec un seul passage. Un second passage, après avoir vidé le bac, permet de finaliser proprement. En revanche, si une partie de la matière part bien dans le bac à poussière, nous avons aussi retrouvé une grosse boule de cheveux emmêlés autour de la brosse. Concrètement, pour quelques cheveux et poils “du quotidien” (chute normale, petits apports ponctuels), il fait complètement le travail. Mais dès qu’on passe sur des volumes plus conséquents (gros brossage du chien, environnement type salon de coiffure) la brosse risque de se charger très vite.

Narwal flow nettoyer brosse coincée
Miom, miom, j’ai avalé Barbie !

On retient donc une bonne capacité de ramassage en conditions domestiques, mais une tolérance limitée aux gros apports de fibres longues.

Lavage : plutôt brillant !

Le Freo Flow a surtout brillé par son intelligence de gestion des saletés humides. Nous avons versé environ 10 cl de marc de café mélangé à de la liqueur au milieu de la cuisine (carrelage), avec une seconde zone volontairement placée le long d’une plinthe. Réglages : serpillère en humidité élevée, trois passages, mode méticuleux. Le robot a immédiatement identifié la plus grosse flaque et l’a contournée, comme s’il la classait d’office dans la catégorie “à éviter” (vomi/déjection). Résultat : il ne l’a pas étalée, et s’est concentré sur le reste de la pièce, y compris la tache en bordure.

Sur ce premier passage, le nettoyage est très solide : environ 95 % de réussite, avec seulement une fine ligne d’environ 1 cm sur le côté et une petite marque résiduelle liée au relief d’un carreau mal posé.

On note aussi un point de logique de trajectoire : lorsqu’il fait les bords, il a tendance à suivre la même ligne à chaque fois. Dans notre cas, un passage “dans l’autre sens” aurait sans doute permis d’effacer la micro-trace laissée par l’irrégularité du carrelage. En revanche, il faut l’accepter : en mode “pièce”, il a terminé son cycle en une vingtaine de minutes sans jamais “oser” aller traiter le gros amas central.

Narwal flow serpillère en mode zone

C’est là que le nettoyage de zone devient un excellent complément. En ciblant une zone d’environ 2 m² pile sur la flaque principale (laquelle apparaît en gros sur la carte !), le robot a quasiment tout récupéré en 6 minutes, sans laisser de voile brun ni de traces d’étalement. Néanmoins, il restait tout de même une unique ligne de particules sèches de marc, comme si une frange de grains avait échappé au passage du rouleau.

Même constat (et même mieux) sur une tache sèche de sauce aigre-douce, cette fois sur 1 m², humidité maximum, méticuleux et x3 : le Freo Flow s’est arrêté sur la tache, a insisté, puis a repassé exactement comme on l’attend d’un robot “qui comprend” qu’il a quelque chose à corriger. On s’attendait à un résultat partiel ; on a eu un 100 % très net en environ 5 minutes.

Dernier point marquant : après ces séquences, le sol était sec en une minute chrono, preuve d’un bon contrôle de l’humidification et d’un rouleau qui n’inonde pas inutilement le carrelage. En revanche, au vu de ce qu’on lui a fait subir (liqueur, sauce sucrée), on sentait une légère sensation collante résiduelle : ce n’est pas un échec du robot, plutôt la conséquence logique d’un mélange très chargé. Un nettoyage de fond en mode Freo, après vidange du bac d’eau sale (à moitié plein) et ajout d’eau claire (réservoir presque aux deux tiers vide), a suffi à remettre tout le monde d’accord.

Bruit : dans la norme (tranche basse)

Côté bruit, le Narwal Freo Flow reste dans une zone très supportable, sans chercher à battre des records de discrétion. En aspiration seule, on mesure, à 1 mètre de distance, 60 dB en mode silencieux, 62 dB en puissance moyenne et 66 dB en mode fort : ce sont des niveaux présents, mais loin d’être envahissants au quotidien, y compris quand le robot enchaîne plusieurs cycles. En revanche, dès qu’on passe sur les modes “musclés”, le profil sonore change nettement : 75 dB en surpuissant, et jusqu’à 80 dB en mode vortex sur tapis, où l’on sent clairement l’effort supplémentaire.

Même ordre de grandeur pour l’aspiration de la station, à 77 dB en mode silencieux et 80 dB en mode puissant : c’est ponctuel et assez bruyant sur le moment, mais comme l’opération ne dure pas longtemps, ça reste facile à vivre. Dans les faits, on peut continuer à écouter de la musique tant qu’on n’est pas dans la même pièce, et on n’a jamais eu cette sensation de “robot insupportable” que l’on coupe au bout de dix minutes.

Autonomie, recharge

Narwal met en avant une grosse batterie (6400 mAh) et communique sur une autonomie pouvant atteindre 230 min. Évidemment, ces chiffres varient beaucoup selon le nombre de passages, le niveau d’humidité, la présence de tapis et l’option “nettoyage méticuleux”. Et pour preuve : en mode Freo, sur notre surface nettoyable de 59 m², le Narwal Freo Flow a bouclé le cycle en 1 h 04 en consommant 39 % de batterie. Si l’on extrapole bêtement, cela donnerait un potentiel théorique d’environ 164 minutes et de 150 m² par charge.

À noter justement ce comportement de batterie basse : en dessous de 30 %, même si on lui commande un cycle, il refuse de repartir. En revanche, s’il est déjà en nettoyage, il peut descendre sous 25 %. Dans nos essais, néanmoins, nous n’avons pas réussi à déterminer à quel seuil il s’arrête complètement.

Nota Bene : contrairement à l’Ecovacs Deebot X11, nous n’avons pas trouvé de mode « charge rapide » dans les paramètres.

Entretien : il faudra quand même surveiller un peu…

Comme pour ses concurrents principaux, le Narwal Flow prévoit des fonctionnalités et des paramètres dédiés à la station :

  • collecte de poussière à la demande
  • désinfection du bac à poussières
  • séchage de la serpillère
  • gestion des accessoires
  • lavage du patin de la serpillère à la demande
  • suivi du sac à poussière
  • contrôle bactérien automatique du bac/sac à poussières
  • intensité de séchage (silencieux, puissant, intelligent)
  • fréquence de dépoussiérage (systématique ou intelligent)
  • mode de collecte de poussière (silencieux ou puissant)
  • fréquence de lavage de la serpillère (tous les 15,20 ou 30 m² ou mode intelligent)
  • mode de nettoyage par défaut sur le bouton de la station de base

Concernant la collecte de poussière, Narwal essaye d’innover. En effet, la station peut refuser de lancer la collecte si elle détecte que le bac est un peu humide : elle va d’abord le sécher pour éviter les colmatages. Mais dans les faits, cela peut conduire à un scénario moins agréable : malgré le mode collecte “intelligente”, on s’est retrouvés avec de gros moutons ou des boules de cheveux dans le bac, au point de gêner l’aspiration. Et surtout, le Freo Flow ne semble pas interrompre automatiquement sa session lorsqu’il est saturé pour aller se vider : on peut donc se retrouver à surveiller l’état du bac lors des sessions “cheveux + tapis”, là où certains concurrents misent davantage sur une stratégie de vidage plus proactive.

Narwal flow application et entretien

Quant au lavage, la station du Freo Flow est plutôt rassurante, à condition d’ajuster correctement la fréquence de lavage du patin/rouleau. En routine, un lavage tous les 30 m² suffit largement pour garder de bonnes performances, mais dès qu’on passe sur des sols plus chargés ou des nettoyages “accident” (sucre, café, gras…), on conseille de descendre à 15 m² ou de laisser le mode intelligent gérer. Les bacs d’eau sont étanches et équipés d’une poignée et de clapets ; leur manipulation est simple et propre. Et surtout, le bac d’eau sale retient bien les odeurs : en usage normal, on n’a pas eu cette sensation de “station qui tourne” au bout de quelques jours. Il y a malgré tout un point à surveiller : le film gras qui finit par se déposer au fond du bac sale. Un rinçage rapide régulier évite que ça s’installe et que l’eau sale “colle” aux parois.

Narwal flow nettoyer station
« Il m’a pris pour une cafetière ou c’est comment ? »

Le module de lavage s’encrasse aussi moins que sur d’autres robots que nous avons testés sur du marc de café, mais il ne faut pas s’illusionner : après un gros nettoyage bien salissant, il faudra nettoyer la zone de lavage (grille, recoins, éventuels dépôts), sinon l’entretien automatique de la serpillère perd en efficacité. Dans des conditions normales, en revanche, c’est impressionnant : la serpillère est sèche, ne colle pas et ne sent rien du tout !

Narwal flow nettoyer robot
En 30 secondes, tout est démonté, prêt à rincer !

Enfin, l’application donne une estimation d’usure des composants, mais en cas de baisse d’aspiration, les réflexes restent classiques : vérifier le filtre, le bac à poussière possiblement saturé, ou un objet/amas coincé dans la brosse. L’ensemble est facile à démonter et lavable à l’eau claire, et un simple coup de chiffon doux de temps en temps sur les capteurs et les contacts de charge suffit. En somme, avec une saleté modérée, l’entretien manuel reste léger (on s’occupe surtout des bacs d’eau). En revanche, après un vieux tapis poussiéreux ou une semaine de poils et de cheveux, mieux vaut contrôler brosse et bac : sinon, on repère vite un manque d’aspiration et parfois un bruit mécanique désagréable, signe que quelque chose force.

Consommables pour le Narwal Flow

La boutique en ligne de Narwal prévoit tout ce qu’il faut pour utiliser durablement leur appareil phare :

  • Pack 2 sacs à poussière à 17,99 € (120 jours”, remplacement conseillé ~tous les 3 mois) ;
  • Pack 2 brosse latérale anti-emmêlement à 13,99 €
  • Serpillière rouleau de lavage à 17,99 €
  • Pack 2 filtres remplaçables à 11,99 €
  • Nettoyant sols “Flow” à 19,99 € (flacon 930 ml).
  • pack 2 bacs à poussière à 11,99 €

On trouve également un pack complet d’accessoires complet à 219,99 € contenant :

  • 2 Track Mop ;
  • 2 filtres jetables ;
  • 2×2 brosses latérales EdgeReach ;
  • 1 brosse rouleau anti-enchevêtrement ;
  • 3 sacs station ;
  • 1 réservoir jetable pour sac ;
  • 2 filtres HEPA ;
  • 2 fioles de détergents

Hélas, ce n’est pas forcément intéressant, financièrement parlant, puisque la somme du prix de chaque composant est de 184,90 €. Certes, il n’est pas interdit de croire que tout se faire livrer d’un coup économiser des frais de port et un peu de charge mentale… ce qui est certain, c’est qu’il ne s’agit pas là d’un pack promotionnel !

Quoi qu’il en soit, comptez environ 140 €/an (580 € tous les 5 ans) pour un usage modéré de l’appareil, et environ 250 €/an (1170 € tous les 5 ans) si vous suivez scrupuleusement les recommandations de la marque quant au remplacement des consommables.

Position sur le marché : il clôture très bien cette génération !

À l’échelle du trio premium que nous avons en tête (Ecovacs, Mova, Roborock), le Narwal Flow se retrouve dans une position assez intéressante : c’est un “flagship” très solide sur le lavage et la navigation, mais dont le prix constaté le rend nettement plus compétitif qu’on ne l’imagine en lisant la fiche produit. On le croise régulièrement autour de 849 € en période de promos, ce qui le place mécaniquement sous des références comme le Deebot X11 OmniCyclone et le Mova Z60 Ultra Roller Complete dans les grilles de prix “réelles”.

Là où le Flow se distingue le plus, c’est sur la serpillière : Narwal reste fidèle à son ADN “mop-first”, avec un nettoyage humide précis, propre et très bien géré sur les incidents (à condition d’accepter sa logique d’évitement des grosses flaques, parfois à finir en nettoyage de zone). En face, l’Ecovacs X11 pousse lui aussi très loin la philosophie du rouleau avec injection continue et un rouleau annoncé à 200 tr/min, conçu pour frotter et se rincer en permanence. Le Mova Z60, de son côté, joue la carte d’un rouleau rincé en continu (HydroForce) et d’une stratégie “tapis” plus cadrée (AutoShield, relevage), avec un ensemble très démonstratif sur le papier. Roborock, enfin, adopte une approche différente : le S8 MaxV Ultra mise sur la serpillère sonique (jusqu’à 4 000 vibrations/min) et un levage jusqu’à 20 mm, très polyvalent, mais pas exactement la même école que les systèmes à rouleau “toujours propre”.

En aspiration, le Flow est bien placé (22 000 Pa annoncés), au-dessus de l’X11 (19 500 Pa) et derrière le Z60 (28 000 Pa). Dans nos mesures terrain, il se comporte davantage comme un robot “finisseur” (il repasse, il sécurise le résultat) que comme un bulldozer qui arrache tout en un seul passage. Et sur la navigation / évitement d’obstacles, il se situe clairement dans le haut du panier.

La contrepartie, c’est que le Flow est excellent… mais pas forcément le plus “automatique” au sens strict. Sa logique d’évitement des grosses flaques peut obliger à reprendre en zone, la collecte de poussière peut se montrer trop prudente dans certains scénarios (au risque de laisser le bac se charger), et ce refus de repartir sous 30 % est une contrainte à garder en tête sur les grandes maisons. Au final, il peut convenir à à peu près tous les foyers (tapis, animaux, surfaces moyennes à grandes), mais plutôt à condition d’être un utilisateur averti : quelqu’un qui sait alterner intelligemment entre Freo, la personnalisation et les fonctions annexes. Dans ce cadre, et au vu des performances en lavage et en navigation, son rapport qualité/prix reste particulièrement solide.

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Dreame X60 Max Ultra Complete : roi des robots ultra-plats… ou doublon de luxe face au X50 et à Roborock ?

Dreame X60 Max Ultra Complet

Sous les canapés, sur les seuils, contre les poils d’animaux et les odeurs : c’est là que se gagne désormais la guerre des robots premium. Avec le X60 Max Ultra Complete, Dreame promet le “package ultime” et relance la course aux flagships.

Sur le très haut de gamme, le robot-aspirateur est entré dans une vraie course à l’armement. Chaque marque promet “le plus” : une station plus autonome, une IA plus futée, une aspiration plus démonstrative… et surtout un format capable d’aller là où les anciens modèles échouent, sous les meubles bas. Dans ce contexte, Dreame dégaine le X60 Max Ultra Complete et clame haut et fort : « les frérots, nous, on coche toutes les cases à la fois ! », brandissant d’un geste triomphal un robot ultra-fin, annoncé très puissant, et épaulé par une station qui met l’accent sur l’hygiène.

Bon, mais alors… ce modèle est-il seulement impressionnant… ou différent ? Car sur un marché saturé de “flagships”, le X60 doit éviter le piège du doublon interne face au Dreame X50 Ultra Complete, et du doublon externe face aux nouveaux Roborock Saros. Examinons cela d’un peu plus près…

Quelques spécifications communiquées par Dreame

Caractéristique TechniquesDreame X60 Max Ultra Complete
Dimensionsrobot : 350 × 350 × 79,5 mm/102,8 mm
station : 390 × 423 × 499 mm
Poidsrobot : 4,7 kg
station : 10,6 kg
Capacité de franchissement d’obstacles8,8 cm (double marche) /4,5 cm (marche simple)
Lavage de la serpillière100°C
Puissance d’aspiration 35 000 Pa
Pression vers le sol 15 N
Batterie6 400 mAh
AutonomieNC
Temps de charge complèteNC
Bac robot235 ml
Volume du sac à poussière3,2 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,2 L / 3,0 L
Vitesse de rotation annoncée230 tr/min
Assistance vocaleBuilt-in & third-party
Ajout automatique de détergentDual-Solution Compartment
NavigationVersaLift DToF + 2 caméras IA + lumière latérale 3D structurée + LED + jusqu’à 280+ types d’objets
Brosse principaleHyperStream™ Detangling DuoBrush 2.0

Sur le papier, le X60 Max Ultra Complete frappe fort sur trois points : un gabarit ultra-fin (7,95 cm) rare sur un flagship, une puissance annoncée très élevée (35 000 Pa), et surtout un combo “tout-terrain” avec franchissement jusqu’à 8,8 cm et station 100°C orientée hygiène/odeurs (pratique avec des animaux). Le bémol, c’est que l’autonomie, le bruit et la performance réelle restent à vérifier pour avoir un portrait vraiment fiable de ce nouveau candidat !

Pourquoi Dreame mise tout sur le profil bas… et sur la station

À ce niveau de gamme, Dreame ne cherche plus à “réinventer” le robot-aspirateur : l’enjeu, c’est plutôt de réduire les compromis là où les modèles premium restent perfectibles. Premier irritant : les zones inaccessibles. Une partie de la poussière se loge sous les canapés, les lits et certains buffets, et quelques millimètres de trop suffisent à laisser des “angles morts”. Avec une hauteur annoncée à 7,95 cm, le X60 ne promet pas une révolution, mais un élargissement très concret de la couverture : beaucoup de robots haut de gamme avec tourelle culminent autour de 10 cm, et ce différentiel de 1,5 à 2,5 cm peut suffire à faire passer un robot sous des meubles bas modernes (meuble TV, lit plateforme, canapé à caisse basse).

Dreame X60 Max Ultra Complete sous un meuble très bas
« La partie que personne ne veut faire… C’est pour ma pomme ! » ©Dreame

Deuxième point : les seuils et tapis épais. Vu de l’extérieur, annoncer “jusqu’à 8,8 cm” peut sembler spectaculaire… mais l’intention est plus terre-à-terre : réduire le nombre de blocages qui cassent l’autonomie au quotidien. Dans la plupart des tests, encore beaucoup de robots “classiques” plafonnent autour de 2 cm de seuil franchissable ; c’est suffisant pour les transitions propres, mais ça coince dès qu’on cumule un rail + une barre, un seuil un peu haut, ou un bord de tapis épais. Dans cette logique, le X60 vise moins à “changer de catégorie” qu’à être moins exigeant sur l’environnement : tolérer davantage de situations réelles comme les passages irréguliers ou les doubles seuils et devenir la nouvelle norme premium, là où Roborock n’annonce « que » 4 cm sur ses Saros.

Dreame X60 Max Ultra Complete sur double margelle
« Maintenant, je comprends l’intérêt du gainage… » ©Dreame

Enfin, avec une station qui promet le lavage des serpillières à 100°C, la marque s’attaque à l’odeur, au gras et à l’entretien, particulièrement sensibles dans les foyers avec animaux (ou des testeurs fous qui procèdent à des expériences façon Mimi Cracra…).

Un nouveau modèle qui peut faire doublon… mais qui gratte sérieusement les limites actuelles

Le Dreame X60 Max Ultra Complete arrive dans une zone un peu inconfortable : celle du “flagship de plus”, alors que le X50 Ultra Complete couvre déjà largement les besoins d’un robot premium. Sur le fond, la différence se joue sur des compromis grattés un par un : un robot annoncé plus bas pour réduire les angles morts sous les meubles, plus puissant sur le papier, une station orientée hygiène (lavage chaud) et une tolérance accrue face aux passages difficiles. On n’est donc pas (encore) une nouvelle catégorie : juste sur une manière de rendre le robot moins dépendant d’un intérieur optimisé pour lui.

Le risque, c’est évidemment la cannibalisation : à prix et positionnement proches, le X50 reste le choix premium déjà très complet, tandis que le X60 devient une sorte de vitrine technologique, surtout pertinente si l’on cumule des contraintes concrètes (meubles bas, seuils/tapis pénibles, forte exigence d’hygiène). Autrement dit : on ne s’y intéressera que pour réduire les situations où un très bon robot se heurte encore à une limite.

Et puis il y a le doublon externe : Roborock joue désormais le même match avec ses modèles ultra-plats. À ce niveau, la différence se fera moins sur la surenchère de chiffres que sur l’expérience : fiabilité de la navigation dans les zones sombres, constance sur tapis, qualité du lavage dans la durée, gestion des odeurs, fréquence d’entretien réellement nécessaire, stabilité de l’app et des automatisations. En 2026, la signification de « premium » sera un robot autonome, prévisible, et réclamant donc le moins d’attention possible…

Prix et disponibilité : ce qu’on sait, ce qui manque encore

Aux États-Unis, Dreame positionne le X60 Max Ultra Complete dans le très haut de gamme, avec un prix annoncé de 1 699,99 $ et une commercialisation annoncée à partir du 10 février 2026 (avec une phase de précommande/early offers en amont). En revanche, pour la France/Europe, il manque encore l’essentiel : date de sortie locale, tarif en euros, détails du bundle “Complete” selon les pays, ainsi que la politique SAV et le coût/disponibilité des consommables (sacs, patins, brosses, détergents). En attendant, l’alternative la plus évidente s’appelle Mova S70 Ultra Roller !

On espère vous en dire davantage le plus vite possible ! Et vous ? Pensez-vous que les améliorations du X60 Maw Ultra Complete pour concerner votre intérieur ou, rien qu’à voir le prix aux USA, vous savez que vous allez lâcher l’affaire ?

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Roborock ose le robot aspirateur qui grimpe les escaliers : révolution… ou casse-tête ?

Roborock Saros Rover en train de monter une marche

Roborock vient de lâcher une petite bombe au CES 2026 : le Saros Rover, un robot aspirateur qui ne se contente plus d’éviter l’escalier… il le grimpe. Et pas juste pour “passer à l’étage” : l’idée, c’est qu’il nettoie chaque marche au passage, comme si l’escalier devenait enfin une surface comme une autre. Really ?

Roborock mise sur ce qu’elle présente comme la première architecture “wheel-leg” (des “jambes-roues” articulées) : chaque module peut monter et descendre indépendamment, afin de garder le robot stable tout en franchissant marches, pentes et reliefs. Côté cerveau, la marque évoque un pilotage via algorithmes d’IA, capteurs de mouvement et information spatiale 3D.

Évidemment, une promesse aussi “révolutionnaire” ouvre autant de portes qu’elle soulève de questions : cartographie multi-étages, gestion des risques de chute ou de blocage, sécurité pour les habitants (enfants, animaux, objets sur les marches), et surtout réparabilité si un incident survient sur l’élément le plus brutal de la maison. D’autant que Roborock reste prudente : pas de spécifications détaillées, pas de prix, pas de date de sortie, et le Rover est présenté comme un produit réel en développement. Nous allons examiner en l’état la promesse d’un des leaders du marché, et essayer de deviner si son ambition ne risque pas de lui faire louper une marche !

Comment le Saros Rover procède-t-il pour gérer les escaliers ?

Sur le stand, le Saros Rover ne “saute” pas les escaliers comme un gadget de foire : il les négocie marche par marche, avec une chorégraphie mécanique assez parlante. Le robot soulève son châssis, se pose sur la marche, puis pivote sur une de ses jambes-roues pour aspirer le long de la marche, avant de recommencer sur la suivante. L’effet est spectaculaire… mais surtout très différent d’un simple franchissement de seuil : ici, l’escalier devient une surface de nettoyage à part entière.

Le point qui calme immédiatement l’enthousiasme, c’est le rythme ; il lui faut un peu moins de trois minutes pour monter cinq marches. À l’échelle d’une maison, c’est loin d’être anecdotique : si le Rover doit “travailler” l’escalier en plus de l’étage, la durée totale des cycles peut exploser. D’autre part, il n’est pas rare que le robot tangue légèrement au bord d’une marche, au point de donner l’impression qu’il est sur le point de basculer, avant de se rattraper. En somme la moindre perte d’adhérence, le moindre objet oublié sur une marche, le moindre frôlement avec le chat peut tourner en accident domestique !

Plus rassurant sur les autres types de relief…

Roborock ne mise pas uniquement sur l’escalier : la démo inclut aussi la gestion des pentes et des différences de niveaux. The Verge explique que le Rover descend une pente “avec contrôle”, et que Roborock revendique la capacité à freiner, s’arrêter, faire demi-tour et remonter en marche arrière. Mieux : le robot a réalisé un petit “hop” destiné à franchir des seuils multi-niveaux.

Roborock Saros Rover sur une pente
Un sens de l’équilibre plutôt impressionnant ! ©nghenhinvietnam

Et c’est là que la promesse devient intéressante : si ce Rover sait enchaîner montée, descente, arrêt, pivot, micro-saut, alors on n’est plus seulement face à un robot “plus fort”, mais face à un robot qui doit gérer une dynamique proche de la robotique mobile. Techniquement, ça ouvre la voie à un vrai nettoyage multi-étages.

Cartographie et navigation : le vrai mur technique

Sur un robot “classique”, la navigation consiste surtout à se repérer, éviter les obstacles et optimiser les trajets sur un plan 2D. Avec le Saros Rover, Roborock change d’échelle : dès qu’on ajoute des marches, on ne parle plus seulement d’itinéraires, mais de posture, de stabilité, d’adhérence, et de décisions en temps réel. La marque résume son approche avec une formule assez claire : une lecture spatiale 3D, combinée à des capteurs de mouvement et à des algorithmes d’IA, pour ajuster la cinématique des jambes-roues au fil des appuis.

Le problème, c’est que cette promesse est aussi celle qui laisse le plus de zones d’ombre. Roborock parle de “3D” et d’IA, mais sans détailler la nature des capteurs, ni la manière dont la cartographie s’organise quand le sol devient vertical par séquences. Or, c’est précisément là que tout se joue : si le Rover veut être autre chose qu’une démonstration spectaculaire, il doit maîtriser la réalité domestique avec un niveau de fiabilité supérieur à celui d’un robot qui se contente d’éviter le vide. Ce qui nous laisse avec pléthore de questionnements :

  • Quels capteurs exactement, notamment pour gérer les escaliers sombres et les marches aux arêtes peu nettes ?
  • Comment se gère la cartographie multi-étages ?
  • Si la station reste au RDC, est-ce que le robot redescend systématiquement pour se vider/se laver/recharger ? Ou faudra-t-il, à terme, imaginer une base par étage ?

En somme, pour transformer l’essai, il faudra prouver que le Saros Rover sait cartographier et naviguer “en 3D” avec la même fiabilité qu’un bon robot en 2D.

Sécurité, fiabilité et réparabilité : le vrai prix du risque

Quand un robot reste au sol, la pire frayeur, c’est souvent un blocage sous un meuble ou une belle trace de boue sur un tapis. Quand il monte un escalier, la sécurité devient un sujet central, et pas seulement pour le robot. Or, la sécurité, c’est la capacité à gérer les imprévus de manière répétable, pendant des centaines d’heures, avec des comportements prévisibles pour les habitants. Vu les premières démos, il semble que la marge d’erreur soit relativement fine, d’autant plus que l’expérience domestique sera forcément plus chaotique qu’une présentation publique dans des conditions optimales.

L’autre inquiétude la plus évidente concerne l’architecture à jambes-roues, laquelle implique mécaniquement plus de pièces mobiles, donc plus d’usure potentielle, plus de tolérances à tenir, et probablement un SAV plus coûteux qu’un robot à châssis classique. Dans le meilleur des cas, ce surcroît de complexité se traduit par un entretien et des consommables spécifiques ; dans le pire, par des réparations lourdes.

En somme, les garde-fous manquent de netteté pour protéger l’appareil des chutes, gérer un éventuel obstacle au moment critique, solutionner une casse survenue après la rencontre du cocker surexcité avant sa promenade… Bref, tant que Roborock n’a pas verrouillé ces deux volets, on est face à une techno prometteuse… mais pas encore “domestiquée”. Mais si la marque arrive à verrouiller la sécurité en conditions réelles et une réparabilité intelligente, elle ouvre un nouveau chapitre du robot domestique.

En attendant d’en savoir plus : les autres annonces Roborock au CES 2026

Reste que, pour l’instant, Roborock entretient volontairement le suspense sur son “produit phare” : aucun prix ni date de sortie n’ont été annoncés pour le Saros Rover, toujours présenté comme un projet en développement.

Pour patienter, la marque pousse des nouveautés plus immédiatement “commerciales”, à commencer par le Qrevo Curv 2 Flow, qui succède au Qrevo Curv 2 Pro. C’est un modèle important dans la gamme, puisqu’il introduit chez Roborock un rouleau serpillière motorisé (avec promesse d’auto-nettoyage), une aspiration annoncée à 20 000 Pa, la compatibilité Matter et une station/dock dédiée. Aux États-Unis, Roborock annonce un lancement le 19 janvier à 849 $ en prix promo (pour un prix public indiqué à 999 $).

Qrevo Curv 2 Flow devant sa station
©Roborock présente aussi le Qrevo Curv 2 Flow…

Nota Bene : pour les fans de foot, Roborock n’a pas manqué de rappeler son partenariat avec le Real Madrid dans ses communications autour du CES 2026 !

Dans un registre plus “haut de gamme technique”, les Saros 20 et Saros 20 Sonic mettent l’accent sur le franchissement… mais des seuils, pas des escaliers. La marque évoque AdaptiLift Chassis 3.0 pour mieux passer les obstacles, StarSight 2.0 pour la reconnaissance d’objets, et, sur le Sonic, une serpillière vibrante VibraRise 5.0, avec une puissance annoncée à 35 000 Pa et une station qui parle notamment de lavage à l’eau chaude.

Gamme Saros 20 Roborock
… et enfin la gamme Saros 20 ! ©Roborock

En revanche, pas de prix, et une sortie annoncée encore un peu plus tard dans l’année.

Et vous, vous y croyez à ce Saros Rover de Roborock ? Pourriez-vous faire partie des premiers acheteurs pour assister à un tournant dans l’électro-ménager robotique, ou jouerez-vous la carte de la prudence en attendant que le produit soit testé par nos soins ?

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Plus jamais vos bijoux ne seront aspirées par erreur : l’aspirateur robot Flow 2 de Narwal les retrouve !

Narwal Flow 2 et sa version raccordée à la tuyauterie

Au CES 2026, Narwal revient sur le devant de la scène pour consolider sa place dans le haut de gamme du robot-aspirateur et plus généralement dans les solutions de lavage. Au programme : un nouvel appareil SURPUISSANT et smart, enrichi d’un écosystème plus large…

Cette année, la marque ne vient pas seulement “montrer un robot”. Sur son stand, Narwal déroule une vision plus étendue du nettoyage domestique, en élargissant son écosystème avec des produits complémentaires comme des aspirateurs balais et un appareil dédié aux matelas. L’idée est simple : couvrir plus de situations, du sol aux tissus, tout en gardant une logique de gamme cohérente. Mais la star, c’est bien le Narwal Flow 2, présenté comme le nouveau flagship. Celui-ci revendique une IA épaulée par une double caméra 1080p pour mieux reconnaître et éviter les objets, et un vrai saut sur la fiche technique avec une aspiration annoncée jusqu’à 30 000 Pa et un lavage à l’eau chaude.

Là où Roborock fait le show avec un robot capable de grimper des escaliers, et où Ecovacs peaufine la gestion des taches, Narwal joue une carte moins spectaculaire mais potentiellement plus utile au quotidien : mieux “voir” ce qui traîne et sécuriser le nettoyage sans exiger un sol parfaitement rangé. Reste que la promesse ne se jugera pas sur la scène du CES : si le Flow 2 vise un vrai statut de flagship, il devra surtout convaincre sur la fiabilité et la maturité logicielle. Voyons ça d’un peu plus près…

Narwal Flow 2 : domotique et performances améliorées

Sur le Flow 2, Narwal mise d’abord sur ce qui fait (ou défait) un robot au quotidien : la capacité à circuler dans une maison imparfaite. Le robot s’appuie sur deux caméras RGB 1080p offrant un champ de vision de 136°, et sur une IA qui traite l’essentiel en local, avec la possibilité d’envoyer une image dans le cloud en cas de doute pour affiner l’analyse. L’objectif affiché : éviter les obstacles “au millimètre” et reconnaître des objets sans se limiter à une petite liste figée. Seulement, la navigation du Flow (V1) fonctionnait déjà sur des bases très solides : à quel point cette amélioration sera visible à l’œil nu ?

Concrètement, la nouveauté la plus parlante, c’est le mode qui repère des objets de valeur (bijoux, clés, etc.) : le Flow 2 garde ses distances (au moins 5 cm), puis envoie dans l’app une photo et la position sur la carte. C’est moins spectaculaire qu’un robot qui grimpe des marches, mais potentiellement beaucoup plus utile quand on ne veut pas “ranger pour pouvoir lancer le robot”.

Enfin, Narwal pousse des modes “famille” : silence près du berceau, évitement de zones sensibles (tapis de jeu / zones de déplacement), rappels quand des jouets traînent, et même des fonctions orientées animaux (repérer l’animal, nettoyer plus fort les zones où il vit). Là encore, la promesse est pertinente. La question sera la fiabilité (faux positifs, comportement en faible lumière, dépendance cloud).

Le nettoyage : toujours plus de puissance et lavage à l’eau chaude en continu

Sur le papier, Narwal muscle franchement la fiche technique avec une aspiration annoncée jusqu’à 30 000 Pa, et des briques maison comme CarpetFocus (adaptation sur tapis) et DualFlow Tangle-Free (réduction de l’enchevêtrement cheveux/poils). C’est le genre de combo qui, s’il est bien réglé, peut faire la différence sur les tapis épais et les foyers avec animaux.

Narwal Flow 2 serpillère au bord des plinthes
On espère vous montrer les mêmes images en test ! ©Narwal

Le point le plus intéressant reste cependant le lavage. Narwal conserve son approche “track mop” avec injection d’eau en temps réel pour garder une serpillière propre, et annonce une montée en température : le communiqué parle d’un lavage à l’eau chaude porté de 113°F à 140°F (≈ 60°C) et d’une pression constante de 12 N pour décoller les saletés tenaces.

La station et l’autonomie d’usage : des sacs à poussière réutilisables !

Narwal n’oublie pas la partie “vie avec le robot” : le Flow 2 garderait deux options de station (une simple réservoir, une avec remplissage/vidange automatiques), tout en ajoutant des éléments orientés maintenance minimale comme un sac à poussière réutilisable et des filtres revus (lavables / jetables selon cas). Côté logiciel, la marque met aussi en avant une cartographie TrueColor 3D “tap-to-clean” (jusqu’au mobilier) et une gestion de batterie pilotée par IA.

En somme, quelle avancée par rapport au Narwal Flow ?

Le Narwal Flow (V1) n’était pas un “concept CES” : c’était déjà un robot très abouti sur le lavage, avec une approche technique assez rare. Sur la fiche, on retrouve 22 000 Pa, un rouleau FlowWash auto-entretenu à l’eau chaude 113°F (45°C), et surtout une pression annoncée à 12 N (donc, pas un simple patin qui caresse le sol). Il ajoutait déjà une brique “intelligence” solide avec double caméra RGB + IA (jusqu’à 200 objets reconnus selon les specs reprises par Vacuum Wars), une serpillière qui peut se relever de 12 mm sur tapis, et un châssis ultra-plat (95 mm).

Ce que Narwal tente avec le Flow 2, c’est moins une révolution qu’un resserrage des vis là où la V1 était déjà bonne : plus de puissance (30 000 Pa), et surtout une IA plus “contextuelle” grâce à un système NarMind Pro annoncé comme nouveau, avec double caméras 1080p (FOV 136°) et une promesse forte : reconnaissance illimitée + modes “scénarios réels” (Pet Care, Baby Care, AI Floor Tag). Le truc le plus parlant au quotidien, c’est ce “Floor Tag” : le robot repère un objet de valeur, le prend en photo, le localise sur la carte et garde une distance de sécurité (The Verge parle d’au moins 5 cm). Côté lavage, Narwal annonce surtout une montée en température : 140°F (60°C) au lieu de 113°F (45°C), tandis que certains médias parlent de 158°F (70°C) — à traiter comme “selon les sources” tant qu’on n’a pas la fiche Europe définitive.

Là où le Flow (V1) laisse davantage de marge de progression, c’est sur la couche “expérience” : une application jugée dense, parfois capricieuse, et notamment quelques comportements irréguliers du mode Freo selon les intérieurs (gestion de la poussière, décisions de nettoyage pas toujours limpides). C’est précisément ce que le Flow 2 doit corriger pour mériter son statut de nouveau flagship : l’IA ne doit pas seulement “reconnaître plus d’objets”, elle doit rendre le robot plus fiable, plus prévisible et plus simple à vivre.

En résumé… et en attendant d’en savoir plus !

CritèreNarwal Flow (V1 – 2025)Narwal Flow 2 (CES 2026)
Aspiration (max.)22 000 Pa30 000 Pa
Système de lavageFlowWash “track/roller” auto-entretenuFlowWash “track/roller” amélioré
Température eau chaude (lavage/entretien)113°F (45°C)140°F (60°C) (officiel)
Pression appliquée au sol (lavage)12 N12 N
Caméras / visionDouble caméras RGB + IA2× 1080p RGB, 136°, modèle VLM “OmniVision”
Reconnaissance d’objets~200 objets“Unlimited object recognition” annoncé
“Tag” objets de valeurOui (photo + localisation dans l’app + priorité d’évitement)
Modes “famille”IA / détection de saleté (DirtSense 2.0)Pet Care + Baby Care + AI Floor Tag
Relèvement serpillière sur tapisOui (12 mm)Non communiqué
Hauteur robot95 mmNon communiqué
Station / poussièreSac 2,5 L, “jusqu’à 120 jours”Sac 2,5 L, “jusqu’à 120 jours” réutilisable + filtre lavable
Prix / dispo999 € (hors promo)dispo annoncée avril 2026 ; pas de prix annoncé

Bonus : Narwal élargit l’écosystème (V50 & U50)

À côté du Flow 2, Narwal profite du CES pour élargir son champ d’action avec deux appareils complémentaires !

V50 : un aspirateur balai qui tient la route

Narwal met en avant un format léger (environ 3,1 lb / 1,4 kg) et une station avec auto-vidage, censée réduire la corvée de maintenance. Sur la fiche, plusieurs médias reprennent une puissance annoncée autour de 210 AW. Pour récupérer rapidement les miettes après un repas, les poils sur un plaid, ou nettoyer un palier sans relancer un cycle complet, c’est tout à fait pertinent, mais, sans prix communiqué, difficile de nous prononcer sur son intérêt réel…

U50 : un aspirateur matelas anti-acariens

Narwal U50 sur une couette
S’il pouvait sortir avant le printemps et le pollen, ça nous arrangerait… ©Narwal

Ici, Narwal vise clairement les foyers sensibles aux allergies, avec une approche “traitement” plus que simple aspiration : chaleur ~137°F, UVC, 60 000 taps/min et 16 000 Pa annoncés. C’est typiquement le produit niche qui attire l’œil sur un salon comme le CES et qui peut aussi faire un bon encart “hygiène” dans une gamme qui cherche à devenir plus globale. Toujours pas de prix, en revanche…

Et vous ? Êtes-vous plutôt du genre à vous équiper d’un seul et même écosystème ? Ou bien passez-vous d’une marque à une autre pour avoir le meilleur de l’électroménager selon les spécialités de chacun et les contraintes de votre propre domicile ? Dites-nous tout en commentaires !

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MOVA continue la conquête des robots-aspirateurs avec trois nouveaux modèles !

Mova S70 double coloris

“Move Up, Move Beyond”, tel est le crédo de MOVA pour le CES 2026. La marque, encore jeune à l’échelle du marché mais déjà très visible sur le segment “premium accessible” se propose de livrer une lecture cohérente de ce que doit être la maison intelligente version 2026.

Les robots aspirateurs se ressemblent de plus en plus sur le papier, et la différence se joue désormais sur des sujets très concrets : passer sous les meubles, laver vraiment (pas juste humidifier), réduire la dépendance à l’entretien, et rendre l’expérience plus propre. En filigrane, on sent aussi la pression sur les prix : le haut-de-gamme se veut toujours plus autonome, pendant que le milieu-de-gamme récupère ses meilleures idées.

C’est exactement là que s’inscrit la nouvelle “série 70”, articulée autour de trois robots aux philosophies distinctes : S70 Ultra Roller, P70 Pro Ultra, et V70 Ultra Complete. Trois promesses pour tous les budgets. Vrai pas en avant pour l’utilisateur ou boulimie ultra-productive ? On va essayer d’y voir plus clair…

MOVA S70 Ultra Roller : finesse et efficacité

Ce robot annoncé à 90 mm d’épaisseur a été pensé pour aller chercher la poussière et les traces là où les modèles plus hauts font chou blanc. À ce titre le S70 met en avant une navigation “radar” (CovertSense), cohérente avec l’objectif “sous les meubles” : quand l’espace se réduit, le robot n’a plus le droit à l’approximation. Sur ce point, la promesse n’est pas seulement la précision, mais la capacité à conserver une trajectoire propre dans des environnements denses, où beaucoup de robots finissent par hésiter ou se coincer.

MOVA S70 Ultra Roller vu de face
Ah cette belle géométrie, ça chatouille l’esthète qui sommeille en nous ! ©MOVA

Bien sûr, la finesse et la précision ne doivent pas entraver un lavage actif avec une réelle pression au sol. La vigueur du dispositif HydroForce repose sur le maintien d’un cycle continu (pulvérisation, lavage sous pression, récupération de l’eau sale, évacuation) pour éviter de redéposer ce que le robot vient d’essuyer. Nous avons hâte de voir si la séparation propre/sale est aussi bien gérée qu’annoncé. On conserve le module AutoShield, qui détecte et protège les sols vulnérables contre l’humidité tout en accentuant l’aspiration de la fibre.

Quant à la station MOVA annonce un lavage des éléments de lavage à 100°C et un séchage à air chaud à 70°C. L’intérêt est évident (hygiène, réduction des odeurs, moins d’entretien quotidien), mais seul un véritable test en conditions réelles (durée des cycles, bruit, consommation, efficacité sur le long terme) nous permettra de nous positionner concrètement.

MOVA P70 Pro Ultra : la performance premium à prix plus accessible (à confirmer !)

Le P70 entend reprendre les codes des meilleurs robots-aspirateurs sans exiger le budget d’un ultra-flagship. Les arguments sont bel et bien là : 30 000 Pa d’aspiration, 260 RPM et 12 N de pression descendante. On espère ainsi voir des tapis immaculé et des taches perdre en ténacité même après plusieurs heures.

Pour ce faire, on retrouve un système de nettoyage automatisé de la station avec planche de lavage à 100°C. Tout est là : une station qui lave mieux ses éléments de lavage limite l’encrassement des serpillères. Les performances devraient donc se maintenir au fil des semaines. On peut aussi remarquer la mention du module MaxiReach, qui aura pour mission de couvrir la petite marge le long des plinthes qui oblige à repasser à la main (ou à oublier…).

MOVA P70 Pro Ultra
Il a une petite vibe Narwal celui-ci, non ? ©MOVA

Restent à voir les autres caractéristiques, et bien entendu le prix. Si le test est concluant et que les porte-feuilles sont épargnés, alors MOVA tient une recette redoutable qui risque de faire évoluer le marché encore plus rapidement !

MOVA V70 Ultra Complete : puissance max et (enfin !) une station sans sac

Le V70 Ultra Complete, c’est la vitrine MOVA version 2026 : des performances annoncées au sommet, et quelques atouts pour aller toujours plus loin. D’abord, on a le chiffre monstrueux de 40 000 Pa, vraiment intéressant pour les tapis, les poils coincés et les débris plus lourds.

Ensuite on accueillera avec enthousiasme le nouveau EcoCycle Dust Collector, un système réutilisable et sans sac destiné à éviter le gaspillage des sacs jetables et à réduire les coûts récurrents. On a déjà vu ça sur l’Ecovacs Deebot X11, et le résultat était plutôt convaincant ! Cela étant, l’ergonomie était encore perfectible au moment du vidage ; qu’en sera-t-il pour le V70 ? Par ailleurs, quelle en sera la contenance ?

MOVA V70 Ultra Complete (silhouette)
Le ©MOVA V70 Ultra Complete a pour caractéristique d’être toujours à contre-jour (on en saura plus très bientôt)…

Autre point marquant : le V70 embarque StepMaster 2.0 avec un franchissement annoncé jusqu’à 8 cm : seuils, pieds, rails, petites marches… En outre, la marque veut mettre en avant une brique IA de type Customized Obstacle Avoidance Master, pour les intérieurs particulièrement vivants (jouets, câbles, chaussettes, gamelles). En somme, MOVA poursuit sa chevauchée vers des robots tout-terrains et donc de plus en plus autonomes !

Un projet encore très confidentiel…

À ce stade, MOVA a surtout posé le décor et les promesses. Les prix (et la segmentation exacte entre S70, P70 et V70), les dates de sortie, ainsi que les marchés concernés (France, Europe, ou lancement plus progressif) n’ont pas encore été clarifiés. Même chose pour les données très concrètes : capacité des bacs, gestion précise des consommables (notamment autour du sans sac EcoCycle), fréquence d’entretien, et conditions de garantie/SAV.

Bref : la série 70 intrigue, mais se tient encore trop loin de nos spéculations de testeur. Les trois axes distincts semblent former une gamme complète et cohérente, mais rien ne vaut une démonstration, peut-être au cours d’un prochain event… Ou directement dans nos labos ! On croise les doigts très fort !

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Ecovacs Deebot X12 OmniCyclone : un “X11.1” ou un vrai remplaçant ?

Deebot X12 OmniCyclone avec projection de détergent

Présenté au CES 2026 début janvier, le Deebot X12 OmniCyclone a de quoi surprendre par son timing : Ecovacs le dévoile comme une évolution directe du X11, lancé seulement quelques mois plus tôt.

Le X11 OmniCyclone incarnait déjà le haut de gamme “hands-free” d’Ecovacs : une approche premium centrée sur une station cyclonique sans sac (plus hygiénique et économique sur le long terme), une recharge PowerBoost pensée pour enchaîner les grandes surfaces, et un lavage au rouleau qui visait la régularité plutôt que le simple passage de serpillières plates.

Produits Ecovacs CES 2026
©Ecovacs l’a mis au centre de ses nouveautés : promesse d’une R&D vraiment aboutie ?

À l’affiche de son successeur, trois nouveautés très “terrain” : un prétraitement des taches avec détection (infrarouge) et jets d’eau haute pression, un rouleau de lavage plus long (OZMO Roller 3.0, annoncé à 26 cm) et une housse intelligente censée éviter de mouiller les tapis lors des transitions. S’agirait-il donc d’une nouvelle génération qui rend le X11 immédiatement obsolète, ou un refresh ciblé qui corrige surtout deux ou trois points précis ? En attendant l’annonce d’un prix et d’une date de sortie, nous vous proposons de regarder ensemble les points les plus prometteurs et différenciants tout récemment présentés par la marque.

Le Deebot X12 OmniCyclone en trois nouveautés majeures

Il semble que le Deebot X12 OmniCyclone soit avant tout conçu pour corriger trois irritants très concrets : les taches un peu sèches, la constance du lavage sur grandes surfaces, et la cohabitation avec les tapis quand on lave souvent. De bonnes idées sur le papier qui s’inscrivent directement dans la continuité de l’existant. Mais à quel point y-a-t-il vraiment rupture ?

FocusJet : le prétraitement des taches… enfin plus crédible ?

La nouveauté la plus “parlante” s’appelle FocusJet Stain Pre-Dissolving : un détecteur infrarouge repère la zone souillée, puis deux buses haute pression projettent des jets d’eau croisés pour “attaquer” la saleté avant le passage du rouleau. Pourquoi Ecovacs insiste là-dessus ? Parce que le X11, malgré son OZMO Roller 2.0 et sa logique de rouleau maintenu propre par injection continue d’eau, pouvait encore montrer ses limites sur des taches un peu sèches.

Deebot X12 OmniCyclone vu de côté
Bon, la DA reste très proche de la version précédente. ©Ecovacs

Bien sûr, cela soulève des questions qui nécessitent un test rigoureux, puisque, sur certains sols, certains effets secondaires peuvent survenir : sur-humidification locale, éventuelle dispersion de salissures, et efficacité potentiellement variable selon la texture du revêtement.

OZMO Roller 3.0 : plus large, mieux rincé, plus constant ?

Deuxième évolution, très concrète : OZMO Roller 3.0. Ecovacs annonce un rouleau porté à 26 cm, soit +50 % par rapport à la génération précédente. L’intérêt par rapport au X11 (OZMO Roller 2.0) est évident : si le rouleau “travaille” mieux en largeur, le robot peut réduire le nombre de bandes sur une même pièce, donc gagner du temps… sans forcément sacrifier la pression ou la fréquence de frottement qui faisaient l’ADN du X11.

Nota Bene : Ecovacs ajoute aussi un argument de “propreté en continu” : la marque parle de jets d’eau pulsés via 16 buses pour aider à décoller les saletés tenaces, en parallèle de la logique d’auto-lavage du rouleau.

Le “mop cover” : la vraie protection des tapis épais

Troisième nouveauté, sans doute la plus “usage” : un smart mop cover, autrement dit une housse/couvercle qui vient isoler la partie humide lors des passages sur tapis, afin d’éviter l’effet désagréable du tapis “un peu mouillé” après une session mixte. Certes, une housse peut mieux isoler qu’un relèvement partiel, mais elle ajoute aussi un mécanisme et des tolérances à gérer. Les points à surveiller au test seront donc très concrets : compatibilité avec tapis épais, franges, seuils, et capacité à rester fiable sur la durée !

Navigation et évitement : du neuf ou surtout une reformulation marketing ?

Ecovacs met en avant, sur la série Deebot X12, une détection d’obstacles dite « Full Scenario », qui combinerait LiDAR et vision par ordinateur pour affiner le déplacement et éviter les objets du quotidien. Sur le principe, c’est cohérent avec l’orientation “premium” de la gamme : un robot très autonome doit savoir se repérer finement et surtout ne pas se mettre en défaut à la moindre chaussette, câble ou pied de chaise.

Pour autant, il faut rester prudent sur la portée réelle de l’annonce. Le X11 s’appuyait déjà sur une approche hybride (capteurs laser et caméra / IA) et, dans la série Deebot X, l’objectif est depuis longtemps d’obtenir un robot plus bas (sans dôme LiDAR proéminent) tout en conservant une cartographie et un évitement solides. Dans ce contexte, “Full Scenario” ressemble davantage à une itération (capteurs + algorithmes) qu’à une rupture technologique.

Autonomie et station : une annonce spectaculaire !

Sur le X12 OmniCyclone, Ecovacs revendique une continuité plutôt qu’une rupture : on reste sur l’idée OmniCyclone (station cyclonique / sans sac), l’un des marqueurs les plus différenciants de la gamme face aux bases à sacs jetables. Sur le X11, la marque mettait déjà en avant une station “PureCyclone” pensée pour limiter les consommables, avec une logique de maintenance plus “durable”.

La mise à jour annoncée se joue surtout sur l’énergie : PowerBoost Charging Plus. Dans les communiqués CES 2026, Ecovacs promet une supercharge améliorée (avec par exemple une récupération annoncée de 6 % en 3 minutes sur certaines communications), et une optimisation “algorithme + puissance”, permettant au robot de nettoyer jusqu’à 1 000 m² sur un seul cycle ininterrompu.

Bien sûr, une telle valeur dépend toujours énormément du mode utilisé (aspiration seule vs lavage, intensité, densité d’obstacles, tapis, passages multiples) et des temps morts à la base (rinçage, séchage, vidage)…

Nos premières impressions sur le dernier flagship d’Ecovacs : ça peut valoir le coup

La difficulté qui limite notre analyse actuelle du Deebot X12 OmniCyclone est bien évidemment l’absence de prix et de date de sortie. En effet, si le X12 arrive au même tarif que le X11, ce dernier risque de devenir nettement moins intéressant… sauf en promotion. À l’inverse, si le X12 se place plus haut, le X11 pourrait rester longtemps un meilleur achat rationnel, surtout quand les prix commencent à baisser. Sur le fond, le X12 a néanmoins un potentiel réel : FocusJet vise directement la faiblesse classique des taches un peu sèches, et le mop cover pourrait sécuriser les passages sur tapis sans compromis.

Quoiqu’il en soit, les heureux possesseurs d’un X11 savent déjà à quel point il est satisfaisant, et une partie s’en contenteront sans problème. Seuls ceux dont le domicile est spécifiquement concerné par les améliorations du X12 OmniCyclone auront vraiment intérêt à attendre sa sortie. Dans tous les cas, pas de panique : le X11 se revendra très bien, pour peu qu’il ait été bien conservé !

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