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En quoi consiste SAP EU AI Cloud ?

Prenez une offre de « cloud souverain » et greffez-y de l’IA : chez SAP, cela donne EU AI Cloud.

La partie « cloud souverain » est promue depuis quelques années sous la marque SAP Sovereign Cloud.

Le volet IA consiste notamment en l’intégration de modèles génératifs dans l’offre SAP BTP (Business Technology Platform). Une démarche qui s’étend actuellement aux services adossés à ces modèles. Par exemple, Mistral AI Studio et Le Chat, ou la plate-forme Cohere North.

L’approche « cloud distribué », mais sous l’angle IA

Sous la bannière EU AI Cloud, SAP promet la possibilité d’exploiter ces modèles et services sur des infrastructures « souveraines » à quatre niveaux :

  • Données (localisation)
  • Exploitation (opérations sensibles effectuées en local avec du personnel situé sur place ou dans un « pays de confiance »)
  • Technique (plans de contrôle locaux)
  • Juridique (entités locales ou établies dans des « pays de confiance »)

Quatre options de déploiement.sont proposées : sur l’infrastructure SAP, chez le client (en managé), chez des hyperscalers*… et chez Delos Cloud – filiale du groupe allemand – pour le secteur public.

En fonction des territoires, ces modes de déploiement ne sont pas tous disponibles. En France, c’est pour le moment sur site ou sur le IaaS SAP. Une option de déploiement alternative est « en cours d’évaluation », nous assure-t-on.

Des licences au CLOUD Act, un « cloud souverain » qui interroge

Les fondements de SAP Sovereign Cloud sont à trouver dans l’offre NS2 (National Security Services), exploitée depuis une vingtaine d’années aux États-Unis.

Malgré cette expérience, on est encore loin d’une parité fonctionnelle entre le « cloud souverain » et le cloud commercial, a récemment admis le responsable de l’offre SAP Sovereign Cloud au Royaume-Uni.

En France, l’USF (association professionnelle des utilisateurs SAP francophones) se demande ce que l’option de déploiement sur site apportera par rapport à l’offre SAP CDC qui existait précédemment. Elle s’interroge aussi quant aux risques liés au CLOUD Act au niveau du IaaS SAP. Tout en appelant à des clarifications sur la gouvernance du modèle de Delos Cloud, qui semble se rapprocher fortement de la future offre de Bleu.

Son homologue allemande – le DSAG – attend une « transparence totale » sur le contenu des services et leur date de disponibilité. Elle affirme par ailleurs que la question des licences dans les environnements hybrides est cruciale.

* SAP a récemment confirmé que l’offre AWS European Sovereign Cloud sera une option de déploiement. Le cloud d’Amazon est déjà proposé en Australie et en Nouvelle-Zélande (depuis 2023), au Royaume-Uni (2024), ainsi qu’en Inde et au Canada (2025).

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Le partenariat SAP-Mistral AI trouve un relais dans l’administration publique

La collaboration entre SAP et Mistral AI devient une affaire d’États.

La France et l’Allemagne ont annoncé leur intention d’établir un partenariat public-privé avec les deux sociétés. Elles promettent la signature d’un accord-cadre contraignant d’ici à mi-2026.

À partir de là, et jusqu’en 2030, des cas d’usage seront déployés dans les administrations publiques. Il est notamment question d’automatiser des workflows financiers – en particulier le classement des factures et les contrôles d’audit. On nous parle aussi d’agents pour :

  • Aide à la décision et conformité
  • Rédaction, simulatin de scénarios et justification budgétaire
  • Contrôle d’éligibilité et aide au remplissage des formulaires pour les citoyens

Pour piloter l’initiative, Paris et Berlin entendent convoquer un comité dédié au Consortium franco-allemand pour l’infrastructure européenne. Un EDIC dont on n’avait pas entendu parler jusque-là.

Le partenariat se traduira aussi par des labos communs d’innovation en matière d’IA-ERP. Il est ouvert à d’autres fournisseurs européens.

SAP et Mistral AI, officiellement alliés depuis juin 2024

Mistral AI se montre plus emphatique : il évoque l’ambition de livrer « une stack IA souveraine pour l’Allemagne et l’Europe », en intégrant ses modèles dans l’AI Foundation de SAP et en codéveloppant des solutions sectorielles.

Dans la pratique, plusieurs modèles ont déjà été intégrés dans cette couche de conception et d’orchestration qui repose sur l’offre SAP BTP (Business Technology Platform). Parmi eux, Mistral Large 2. Son intégration fut l’un des premiers temps forts du « partenariat multiannuel » que les deux entreprises avaient annoncé en juin 2024.

La prochaine phase va consister à intégrer Mistral AI Studio et Le Chat dans l’AI Foundation. Ils voisineront avec des LLM de Cohere, d’IBM et de NVIDIA, tous hébergés sur l’infra SAP. Ainsi qu’avec d’autres accessibles par API via Bedrock, Vertex AI et Azure OpenAI.

Les Chemins de fer suisses, un client référent pour Mistral AI sur SAP

L’intégration de Mistral Large sur SAP a un client référent : les Chemins de fer suisses. Le modèle est intégré dans les workflows via le portail SAP Build Work Zone et Microsoft Teams. Il apporte un support utilisateur multilingue (allemand, français, italien) dans le contexte d’une migration vers S/4HANA.

Aux dernières nouvelles, le projet semblait devoir se porter sur l’automatisation des achats, à travers les capacités d’appel d’outils et de fonctions de Mistral AI. Était aussi évoqué Agent Accruals. Ce service de tenue de journal comptable fait partie de la quinzaine d’agents Joule que SAP a promis de rendre disponibles d’ici à mi-2026.

Illustration © BMDS/Woithe

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L’UE examine les engagements de SAP pour clore une enquête antitrust

L’Union européenne ouvre un test de marché pour évaluer les engagements présentés par SAP  dans le cadre d’une enquête antitrust  lancée en septembre dernier, visant des soupçons de distorsion de concurrence concernant les services de maintenance et de support pour ses logiciels installés sur site (on-premise).

L’autorité de régulation européenne s’interrogeait notamment sur quatre pratiques susceptibles d’avoir contribué à exclure la concurrence. (lire notre article sur le sujet).

Face à ces accusations, SAP a soumis cette semaine des propositions pour répondre à ses préoccupations :
> L’octroi d’un plus grand choix aux clients dans la sélection de leurs fournisseurs de services de support logiciel
> Une flexibilité accrue concernant les licences logicielles
> La suppression de certains frais de licence

Un test de marché décisif

« Dans nos remèdes proposés, nous clarifions leur fonctionnement dans le cadre de notre engagement plus large en faveur de la transparence et du choix des clients. Nous n’anticipons pas que cette procédure aura des impacts significatifs sur notre performance financière. » indique SAP dans un communiqué.

Le lancement d’un test de marché  auprès des concurrents et des clients de SAP doit évaluer si les propositions de l’éditeur allemand suffisent à dissiper les inquiétudes concurrentielles. Si aucune objection majeure n’est soulevée durant cette phase, les régulateurs européens devraient abandonner la menace de sanctions financières.

La sanction maximale prévue est une amende d’un montant équivalent à 10 % de son chiffre d’affaires mondial (34 Md€ en 2024).

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