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Les radios associatives (encore) en danger dans le budget de l’Etat 2026

Joris Neassens (Radio Club à Wallers) : C’est 3 000 emplois menacés en France »

C’est un « bis repetita » avec l’opus budgétaire 2025, car dès l’année dernière le Gouvernement Barnier envisageait une baisse de 30% de l’enveloppe de 38/39 millions d’euros allouée à la défense de l’expression radiophonique. La mobilisation des associations représentatives, CNRA et SNRL, a permis de rectifier le tir avant la motion ce censure à l’endroit de Michel Barnier et de son Gouvernement (décembre 2025). Les associations nationales mettent aussi en exergue une technicité particulière du sujet : « En outre, dans un contexte où le coût de la diffusion (volet technique), notamment en DAB+, ne cesse d’augmenter, les radios les plus fragiles ne pourraient tout simplement pas suivre, accentuant ainsi les fractures entre territoires et privant certains bassins de vie de toute voix locale. » Cela concerne 770 radios associatives françaises… !

« On rejoue la même chose. Concrètement, c’est 3 000 emplois menacés en France ; 1 à 2 emplois par structure en danger », tance Joris Naessens, journaliste chez Radio-Club sur Wallers Arenberg. Ensuite, il est toujours utile de rappeler quelques évidences : « A l’heure de l’IA et des fakenews, nous intervenons dans le cadre d’ateliers médias dans les écoles, les centres sociaux, les IME, la PJJ, voire des manifestations comme les Forums des Associations. Plus globalement, la radio associative est un lien social et intergénérationnel. »

Dernière intervention de Salvatore Castiglione à l’Assemblée nationale

Alors que l’ancienne Ministre, Valérie Létard, reprend ses fonctions à l’Assemblée nationale le mercredi 05 novembre prochain, le suppléant/député Salvatore Castiglione est intervenu au sein de la Commission des Affaires sociales et Culturelles ce mercredi 29 octobre 2025 en faveur des radios associatives (intervention à écouter sur https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7389351856730267648/). 

« Nous avons la chance d’avoir un parlementaire (et ex maire) très proche de sa commune et par suite de Radio-Club sur Wallers-Arenberg », souligne Joris Neassens.

La Ministre de la Culture, Rachida Dati, comme l’année dernière, soutient cette levée de boucliers contre cette baisse drastique. Cette dernière avait réussi à maintenir l’enveloppe 2025 en l’état, en clair de 38/39 millions d’euros. Quel sera le verdict d’un éventuel budget 2026 validé par les parlementaires ou la dissolution emportera-t-elle cette polémique mortifère ?

Daniel Carlier

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Départ en retraite de Madjid Bounoua, une page se tourne à l’ACSRV après 38 ans, 6 mois et 17 jours !

Madjid Bounoua : « L’action sociale demande de la rigueur et de la vigilance. »

Bien sûr, sa famille nombreuse, ses ami(e)s, ses relations professionnelles en interne comme chez les partenaires, et de nombreux membres du conseil municipal de Saint-Saulve, quelques un(e)s de Valenciennes, ont répondu à cette invitation conviviale. L’édile de la commune, Yves Dusart, a pris la parole en premier, car en 2013 le Centre social de Saint-Saulve naviguait sur un chemin glissant. Comme souvent, le délitement d’une gestion sociale transpire assez rapidement dans le quotidien des habitants à travers « un manque de dynamisme et un centre social en grandes difficultés », mentionne le maire conscient de ce renouveau coconstruit. Ensuite, l’édile souligne la méthode : « Il a imposé sa philosophie, l’a joué collectif et a su fédérer ses équipes ! Je ne l’ai jamais vu s’énerver même dans des situations difficiles. C’était une véritable chance pour notre commune. »

Madjid et Karine

Au pupitre, Madjid Bounoua se souvient de son entretien d’embauche avec Cécile Gallez avec une question centrale par l’ancienne maire emblématique. Celle-ci reposait sur la durée de l’engagement du postulant…, on reconnaît la franchise des questions de l’ancienne édile, peu importe les codes et les usages : « J’ai répondu que je resterai jusqu’à mon départ en retraite. »

« Un binôme méditerranéen », Anita Hang Wong

Certes, le rôle du Directeur est fondamental, mais la présidence de l’antenne sociale est tout aussi essentielle. « Avant l’arrivée de Madjid, ce centre social était sur la mauvaise pente et Zorro est arrivé. Il a du tout reconstruire, notamment le lien avec les salariés et les bénévoles, sans oublier renouveler la confiance des partenaires. Nous étions un binôme méditerranéen qui a très bien travaillé ensemble », explique la Présidente du Centre social jusque début 2025, Anita Hang Wong.

« Une part de l’histoire de l’association », Jean Clavery

Pour sa part, le Président de l’association ACSRV, Jean Clavery met en exergue la capacité de Madjid a créer du lien social : « C’est un animateur-relieur, une façon de créer du vivre-ensemble joyeux pour 600 usagers, 6 jours sur 7. C’est une marche à suivre ! »

« Il y a eu une évolution de l’action sociale au même titre que la société », Madjid Bounoua

Après 38 ans, 6 mois et 17 jours…, Madjid Bounoua quitte ses fonctions au sein de la Direction du centre social de Saint-Saulve avec reconnaissance pour son partenaire du quotidien. « Je suis témoin de chaque euro dépensé pour l’actions sociale, les oeuvres, voire la jeunesse dans cette commune ! Je ne connais pas d’autres villes où l’on dépense autant d’argent pour ses habitants », commente l’intéressé.

Issu d’une famille de 11 enfants et arrivé d’Algérie à l’âge de 9 ans, il a gravi les échelons au sein de cette association ACSRV. De son premier emploi comme animateur au sein du Centre social du Faubourg de Lille dans la ville-centre, puis sur le site de la Chasse Royale à Valenciennes, il a travaillé à la mise en musique d’une partition sociale complexe. « Il faut créer du lien entre les salariés et les bénévoles. Parfois, c’est plus difficile avec les bénévoles ! Nous avons toujours mis en avant les valeurs républicaines comme ici à Saint-Saulve avec l’accueil des Syriens (et des familles ukrainiennes). Notre objectif premier était l’accueil de toutes les personnes poussant notre porte. C’est un travail collaboratif et collectif de cohésion sociale. Plus globalement, l’action sociale demande de la rigueur et de la vigilance », indique-t-il.

Voilà, ces interventions sont un peu un résumé de la politique sociale d’une collectivité locale, car cette dernière imprime et donne les moyens financiers et humains, en direct ou par le biais d’une association, de tisser un lien social dans les quartiers de ses administrés. A ce titre, la présence massive d’une foule bienveillante à ce pot de départ XXL est une preuve que le volet social existe sur Saint-Saulve, incarné par ce jeune retraité, depuis de nombreux mandats locaux.

Daniel Carlier

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(BASKET NF1) Face à Escaudain, la CO Trith, adroite, écrase la première manche du derby.

(Visuel le formation trithoise 2025/2026)

LES FORCES EN PRESENCE

LE BF ESCAUDAIN VERSION 2025-2026

Poste 1 : Oneyssa Sbahi (ex-Trith, 32 ans, 1,68m), Lilie Chiappa (ex-R1 BFE, 20 ans, 1,62m).

Postes 2/1, 2 : Lisa Herblot (ex-Roanne, 20 ans, 1,68m), Lucie Laroche (ex-Monaco, 30 ans, 1,83m) Postes 3, 3/4: Alexia Bothier (ex-Le Havre, 26 ans, 1,85m), Justine Wallez (26 ans, 1,80m), Margot Dubreucq (29 ans, 1,77m). Postes : 4/5, 5 : Ginette Mfutila (37 ans, 1,80m), Maélys Mpasi (22 ans, 1,80m), Maéva Marcq (ex-Tarbes, 20 ans, 1,97m).  Coach : Olivier Schellaert ; Adjointe : Vinciane Gheller.

TRITH 2025-2026

Poste 1 : Kanelle Mahobah (27 ans, 1,68m) ; Ewl Guenoc (ex-st Amand, 23 ans, 1,74m) ; Helena Delaruelle (ex-Rouen, 23 ans, 1,69m). Poste 2/3 : Leya Kapinga (22 ans, 1,76m) ; Kimberley Adonis (non mutée, ex-SIG NF1, 25 ans, 1,78m) Poste 3/4 : Maéva Mfonow (ex-Toulouse L2, 19 ans, 1,85m). Postes 4/5 et 5 : Camille Hirigoyen (24 ans, 1,86m) ; Meiya Tiréra (39 ans, 1,87m) ; Vashti Nwagbaraocha (USA, ex-Esgueira Portuga, 28 ans, 1,77m)

Coach : Vincent Verryser; Adjoint: Alexis Demazure.

UN DEBUT DE SAISON CORRECT DES DEUX ENTITES

la meneuse escaudinoise Onayssa Sbahi retrouvait ses anciennes couleurs

Avant cette rencontre la CO Trith pointait à la 7e place du classement avec 5 pts pour 3 matchs ayant été exempte le 20 septembre. Cela pour deux victoires : à Saumur (48-86) et contre V.d’Ascq B (106-54) pour une défaite à Sceaux (76-75).

Quant au BFE, il était 6e avec 6 pts pour deux victoires: contre Lamboisières (68-40) et le Stade Français (59-57) pour deux défaites en déplacement à Dieppe (76-70) et à Moulin (71-67). Le BFE sera exempt le 6 décembre. Cela dans une poule A de onze équipes (tout comme dans la poule B) que la FFBB a bien eu du mal à bâtir après << les affaires >> et la disparition du niveau national de plusieurs clubs comme Tarbes qui était en LFB, Alençon ( LF2), Roanne, La Glacerie, Villeurbanne (toutes de NF1) pour raisons financières.

Notons que les deux équipes sont toujours en course dans le Trophée Coupe de France après leurs succès à Calais (50-93) pour la COT et à Aulnoye les Valenciennes (66-97) pour le BFE. Restent en course: Arras, Estaire, Trith et Escaudain.

TRITH A DEROULE EN SECONDE MI-TEMPS

Lisa Herblot n’a pas été ménagée par les Trithoises

Pour ce match entre deux formations aux ambitions différentes, Trith était privé des services de Camille Hirigoyen et Maéva M’Fonow toutes deux blessées alors qu’en face on affichait complet. Pas de round d’observation , les protagonistes entraient de suite dans le vif du sujet: 7-2 (3e), 7-8 (4e). C’est là que les Trithoises prenaient un léger ascendant: 16-8 (8e), 18-12 (10e). Une domination que le BFE  avait bien du mal à contrarier, dominé au rebond et surtout avec un manque d’adresse flagrant depuis le début des hostilités: 26-19 (14e). Malgré tout au repos il avait repris quelques couleurs dans une partie rythmée et engagée: 34-30. Trith , reprenait les débats comme il les avait commencés face à des Escaudinoises qui avaient bien du mal à concrétiser leurs actions, adresse en berne: 50-32 (26e), 53-37 (30e). La victoire avait choisi son camp depuis la reprise: 63-41 (36e). Malgré son courage et son abnégation dans le sillage d’Onayssa Sbahi, qui retrouvait ses anciennes couleurs, Escaudain devait s’avouer vaincu. Score final: 72-52.

Au classement Trith pointe à la 4e place avec 7 pts (4m, 3V,1D), Escaudain à la 7e place avec 7 pts (5m, 2V,3D).

LES REACTIONS :

Vincent Verryser (coach de Trith): << Nous avons fait une bonne seconde mi-temps. Dans la première, nous avons joué avec le frein à main, nous sommes arrivés à décoller avant de retomber dans nos travers. Défensivement, on baisse d’intensité, on n’est plus concerné. Dans la troisième période Escaudain est longtemps resté à 2 pts, il n’en marque que 7 car l’identité de l’équipe a ressorti. On les a assommés et après nous avons géré la fin de rencontre. Face à une salle pleine qui a peut être généré du stress, c’est une belle victoire. >>

Ewl Guennoc (joueuse de Trith): << Pour nous ce match, comme nous les aimons, était super à jouer dans une ambiance de feu. Je suis très satisfaite du résultat final, nous avons été sérieuses, même si nous avons eu un peu de mal à trouver le rythme que l’on voulait. C’est intéressant ce que l’on a produit ce soir. >>

Olivier Schellaert (coach d’Escaudain): << Nous avons manqué d’adresse, mais pas seulement. Lorsque nous avons fait les choses correctement nous avons trouvé des solutions, des actions positives. Sauf que là nous avons été perturbés par l’agressivité défensive que Trith a pu mettre, on le savait mais les arbitres n’ont pas beaucoup sifflé des deux côtés. L’idée principale est que nous n’avons pas su réagir à cette pression défensive ce qui nous a mis en difficulté et contrarié notre d’adresse. La balle n’a pas assez bougé aussi pour trouver des solutions plus faciles. On encaisse 72 pts, mais on n’en marque que 52. >>

Justine Wallez (joueuse d’Escaudain) : << Un match compliqué sur la seconde mi-temps, surtout la troisième période. On revient un peu dans la quatrième, mais c’était trop tard. Nous nous sommes bien battues dans les vingt  premières minutes. On travaille, mais nous ne sommes que trois de l’année dernière, il faut construire. Cela va le faire, nous avons confiance, il faut bosser et se servir de ce match là pour nos deux prochains matchs à domicile contre Calais (le 1er novembre) et Franconville (le 8). >>

TRITH  – ESCAUDAIN: 72-52  (18-12, 16-18, 19-7, 19-15)

Trith: Kapinga: 6, Delaruelle:13, Tiréra: 16, Guennoc: 15, Hill: 5, puis Mahobah: 2, Adonis:  10, Plust: 5,

Escaudain: Wallez: 12, Sbahi: 8, Bothier: 4, Laroche: 3, Mfutila: 17, puis Mpassi, Chiappa, Herblot: 6, Marcq: 2.

 Olivia Place

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(CAPH) Pour fêter « Halloween », deux journées fantastiques à vivre les 31 octobre et 01 novembre

(Visuel du spectacle final du 01 novembre sur le site minier d’Arenberg)

Pour une fois, commençons par la fin de l’histoire, car elle est lumineuse. En effet, le samedi 01 novembre, sur le site minier d’Arenberg-La Porte du Hainaut, vous pouvez assister à un spectacle final grandiose, un spectacle (GRATUIT) de feu et final pyrotechnique de 20H15 à 20H40 sur le parvis du dite minier d’Arenberg https://www.tourisme-porteduhainaut.com/preparer/agenda/6060807-jf-cloture-des-journees-fantastiques—final-flamboyant-

Au tout début de ses deux journées fantastiques, spectacle de magie, animations fantastiques, monstrueuses histoires, et sans oublier la saga complète d’Harry Potter, un marathon ou à la carte au sein de la salle LEAUD sur le site minier d’Arenberg (retrouvez tout le programme sur https://www.tourisme-porteduhainaut.com/preparer/agenda

En famille et/ou entre amis, réservez dès à présent dans ce menu effrayant votre ou vos spectacles pour vivre… deux jours pas comme les autres !

Daniel Carlier

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Une borne de jeux vidéo « vintage » disponible à la Médiathèque d’Anzin

Pierre-Michel Bernard : « Le jeu vidéo est un produit culturel comme un autre »

La Médiathèque d’Anzin est en ébullition puisque son hall d’entrée est en cours de transformation. En effet, la tendance architecturale sur les bâtiments existants, comme les neufs, est de transformer un banal hall d’accueil en nouvel espace de vie : Lieu de conférences, d’expositions et d’ateliers, de réunions, voire d’accueil d’infos, du nouveau mobilier, mais plus seulement un espace traversant avant d’atteindre les salles de vie.

Concernant cette nouveauté ludique, l’installation d’une borne Arcade apporte cette nouvelle touche « vintage », le maire savoure d’ailleurs le moment avec un petit test en réel. « Le support de cette borne Arcade a été réalisé par les jeunes de l’EVS (Espace de Vie Social). Ensuite, cette transformation s’inscrit dans la modernisation de cette Médiathèque, des PC libre d’accès, 10 tablettes à disposition, un casque virtuel, un PC Gamer, et aujourd’hui la mise à disposition d’une borne Arcade dans notre hall (constructeur français de matériel de jeux vidéo, flipper…). Le jeu vidéo est un produit culturel comme un autre », commente l’édile de la commune.

Ensuite, le Premier magistrat insiste également sur les vertus de cet outil potentiel de convivialité. Tout d’abord, le jeu vidéo sur une borne dans un équipement public ou privé, une médiathèque, un café, un foyer de vie…, vous prend du temps de cerveau en dehors des réseaux sociaux, pousse à partager aussi avec des amis ces moments de convivialité et surtout vous sortez de chez vous, comme une potentielle rupture d’un isolement numérique ! L’objectif est que la jeunesse s’empare de cette borne Arcade afin de découvrir ces univers désuets, mais aussi addictifs que les nouveaux jeux numériques. 

« Nous avons 30 à 40 jeux en même temps avec plus de 3 000 disponibles », explique Valérie Cazin, la Directrice de la Médiathèque d’Anzin depuis 2019. Rappelons que cet équipement fait partie du réseau « Myriades » de Valenciennes Métropole. 

Daniel Carlier

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Une sanction professionnelle contestée au « KFC » d’Aulnoy-lez-Valenciennes

Une convocation et des questionnements !

Ce n’était pas la 1ère manifestation de la CGT devant ces locaux, mais celle là se voulait plus démonstrative. « La salariée convoquée n’a pas de représentation au sein de cet établissement à Aulnoy. La loi précise qu’en l’absence d’élections interne, un conseiller extérieur référencé sur les liste officielles peut accompagner une salariée à un entretien préalable », explique avant le rendez-vous Maximilien Blanquet, Secrétaire départemental commerce, service et distribution pour la CGT. C’est pourquoi ce dernier a accompagné la salariée en question durant son rendez-vous sauf que « la Direction sur Aulnoy m’a présenté une liste de représentants du personnel de la Franchise (EG Group https://www.eg.group/fr/countries/france/). Néanmoins, sur le site d’Aulnoy, les salariés n’ont pas été informés de cette élection interne ! Je n’ai pas pu rester auprès de la salariée », poursuit-il.

Un retour sur les événements antérieurs à cette convocation est essentiel pour mieux comprendre ce sujet. « Je suis depuis 2 ans et demi chez KFC. Dans le cadre d’une opération, j’ai eu un arrêt de travail du 26 mars au 17 juillet 2025. Depuis mon retour, je suis toujours à la plonge et je vis un isolement vis à vis des autres salariés », explique-t-elle. Syndicaliste CGT, elle n’envisage pas que cela puisse être défavorable : « Non, je ne pense pas que mon appartenance syndicale (CGT) à un rapport avec cette attitude de la Direction. » Pour autant, il est assez « rare de voir une franchise s’impliquer autant, au niveau du siège, sur une problématique interne locale », observe Maximilien Blanquet.

L’entretien préalable !

Durant cet entretien avec la Direction locale où la salariée s’est vue signifier « une mise à pied conservatoire à effet immédiat. On me reproche de m’être accrochée avec un collègue. Non, j’ai simplement exposé les choses sans hausser le ton. Ensuite, d’avoir quitté mon poste à 23 heures, mais sur mon planning figurait cet horaire. J’avais réalisé l’intégralité de mon travail le jour en question. Enfin, nous observons un problème avec des caméras internes ! Je ne connais pas la (prochaine) sanction », commente la salariée ! 

Sur la mise à pied conservatoire à effet immédiat, Maximilien Blanquet est catégorique : « C’est déjà une 1ère sanction et elle est disciplinaire. Ensuite, la Direction n’observe pas un devoir de réflexion de 24 ou 48 heures avant de rendre sa décision, elle a donné en main propre un courrier rédigé au siège d’EG Group sur Cergy. » Ce dernier est également surpris par la prise en main de ce dossier par le siège : « Il est rare de voir une intervention de cet ordre directement par la franchise ! »

Concrètement, une mise à pied « dépasse très très rarement un mois. Au delà, elle est considérée comme abusive », précise le Secrétaire départemental.

Sécurité sanitaire… aussi ?

Outre cette problématique de droit social, le syndicat CGT va alerter dans les meilleurs délais, par courrier, la DDPP (Direction Départementale de la Protection de la Population), car « nous avons des éléments concrets relatifs à des problèmes d’hygiène, sur de la remballe plus précisément (La remballe est une pratique de déconditionnement et reconditionnement d’aliments périssables), voire autres pratiques. » Ensuite, un autre courrier part « à l’inspection du travail » pour lui expliquer cette problématique sociale. 

Sur le KFC d’Aulnoy-lez-Valenciennes, 17 salariés constituent l’effectif de cette unité dans le Valenciennois, un site au sein d’une structure pachidermique avec de nombreuses franchises. C’est pourquoi, certaines questions sont sans réponses à ce stade. Pourquoi ce changement d’attitude à l’endroit de la salariée, selon ses dires ? Pourquoi, le siège social s’investit autant dans ce problème de management ? Existe-t-il un autre problème au sein de cette localisation sur Aulnoy-les-Valenciennes ? Beaucoup de questions, très peu de réponses, affaire à suivre !

Daniel Carlier

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