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Android 17 fait peau neuve : voici comment fonctionnent les nouveaux panneaux
Matthew McConaughey™ brevette son visage
Quel grand philosophe du XXIe siècle considère que l'identité personnelle est le dernier rempart contre les algos ?
Hé oui, il s'agit bien de Luciano Floridi , qui défend depuis le milieu des années 2000 le concept de vie privée informationnelle. Pour lui, la vie privée n'est pas une question de secret, mais un droit fondamental à l'immunité personnelle contre les altérations non désirées de l'identité, qu'elles soient actives (vol, clonage, manipulation de données) ou passives (imposition d'informations que l'on n'a jamais choisies).
Autrement dit, notre identité n'est pas un stock de données exploitables, mais une entité informationnelle qui mérite une protection en tant que telle.
Et cette idée vient de trouver une incarnation très concrète à Hollywood.
Matthew McConaughey vient en effet de déposer plusieurs marques couvrant son image, sa voix et même son légendaire "Alright, alright, alright". L'objectif affiché c'est de créer un périmètre juridique pour empêcher l'utilisation de son identité par des systèmes d'IA sans son consentement.
Sur le papier, ça ressemble à un coup de maître mais dans les faits, c'est surtout le symptôme d'une industrie qui panique.
Car une marque ne protège pas une personne, elle protège un signe distinctif dans un cadre commercial. Autrement dit, elle fonctionne très bien pour attaquer des usages visibles, monétisés, centralisés, genre typiquement, des pubs, des vidéos sponsorisées ou des produits qui exploiteraient l'image ou la voix de McConaughey sans autorisation.
En revanche, les outils de face-swapping ou de synthèse vocale se foutent royalement des dépôts de marque. Un type qui fait tourner FaceFusion , Roop ou un modèle open source sur un serveur anonyme ne va pas vérifier si un sourire, une intonation ou une phrase d'accroche sont enregistrés à l'USPTO (C'est l'INPI des USA).
Alors oui, c'est vrai, cette stratégie peut permettre de nettoyer les grandes plateformes comme YouTube, Instagram ou TikTok à coups de demandes de retrait... Mais pour le reste du web, les barrières juridiques sont contournables en deux clics par des modèles décentralisés qui n'ont ni frontières ni service juridique.
Heureusement, pendant ce temps, le cadre légal évolue quand même un peu.
En Europe, l' AI Act impose des obligations de transparence pour les contenus générés ou manipulés par IA, notamment les deepfakes, en exigeant que leur nature artificielle soit clairement signalée dans de nombreux cas. Ce n'est donc pas une interdiction générale, puisqu'on passe du "on peut le faire" au "on doit le dire", mais c'est déjà pas mal.
Et en France, la loi SREN est également venue renforcer l'arsenal pénal, notamment contre les deepfakes non consensuels, en particulier lorsqu'ils portent atteinte à la dignité ou ont une dimension sexuelle.
Maintenant aux États-Unis, il y a le projet de loi NO FAKES Act proposé au Congrès qui vise à donner aux individus un droit fédéral clair pour contrôler l'utilisation de répliques numériques non autorisées de leur voix ou de leur image. Contrairement aux dépôts de marque, ce texte cherche donc à créer une base juridique uniforme pour réclamer la suppression ou l'interdiction d'un deepfake non consenti, avec heureusement, des exceptions pour les œuvres protégées comme les documentaires, les commentaires ou la satire.
Cependant, comme je le souligne dans mon article à ce sujet, le texte tel qu’il est rédigé pose des problèmes sérieux pour l’écosystème open source et pourrait imposer des mécanismes de "notice and stay down" (retrait permanent) sans protections claires contre les erreurs ou les abus, ce qui pourrait refroidir fortement l’innovation dans les outils d’IA générative.
Le problème reste donc identique... même avec des lois comme celle-ci ou la loi TAKE IT DOWN Act qui criminalise certaines formes de deepfakes non désirés, les cadres juridiques peinent à suivre la vitesse d’évolution des modèles et des usages. Et voilà comment on se retrouve avec un McConaughey qui tente de sécuriser son périmètre avec les outils qu'il a sous la main.
C'est plutôt rationnel comme approche, mais c'est surtout un aveu d'impuissance, car protéger une voix ou un visage aujourd'hui avec le droit des marques ou du rafistolage de petits bouts de lois, c'est comme essayer de vider l'océan avec une petite cuillère en argent gravée à son nom.
Du coup, quelle serait la vraie solution ?
Hé bien peut-être arrêter de croire que le droit d'auteur et les bricolages juridiques du XXe siècle peuvent faire le job au XXIe. Comme le défend Floridi, il faudrait un cadre global qui traite l'identité personnelle comme une donnée inaliénable, protégée par un véritable droit à la vie privée informationnelle, et non comme une marque de sac à main de luxe qu'on dépose à l'INPI ou à l'USPTO.
Bref, Matthew essaie de poser une clôture, mais l'IA a déjà sauté par-dessus.
A ce train là, je ne donne pas cher du futur de notre propre visage et de notre propre voix.

Google est en train de braquer l'IA
J'sais pas si vous l'avez senti mais Google est peut-être bien en train de gagner la course à l'IA non pas par son génie technique pur, mais par un bon gros hold-up sur nos infrastructures et nos vies privées.
C'est vrai que d'après pas mal de spécialistes IA, Gemini serait désormais le modèle le plus performant du marché. Super. Mais est ce que vous savez pourquoi il est en train de gagner ?
Hé bien parce que Google possède "tout le reste". Contrairement à OpenAI qui doit quémander pour choper des utilisateurs sur son application, l'IA de Mountain View s'installe de force partout où vous êtes déjà. Dans Android, dans Chrome, et même bientôt au cœur de votre iPhone via une intégration avec Siri. C'est la stratégie Internet Explorer des années 90, mais version 2026. Brrrr…
Alors oui c'est pratique d'avoir une IA qui connaît déjà vos mails et vos photos... Sauf que non. Car Gemini utilise nos données pour absolument tout... Sous couvert de "Personal Intelligence", l'outil se connecte à vos recherches, votre historique YouTube, vos documents et vos photos. Mais pas d'inquiétude, c'est pour votre bien, évidemment. Ahahaha !
Après si vous croyez que ce pouvoir ne sera pas utilisé pour verrouiller encore plus le marché, c'est que vous avez loupé quelques épisodes. J'en parlais déjà avec l'intégration forcée de l'IA dans vos apps Android , Google change les règles du jeu en plein milieu de la partie. On se retrouve donc face à un monopole full-stack, des puces TPU maison jusqu'à l'écran de votre smartphone.
Et pendant que la Chine sécurise sa propre souveraineté cyber en virant le matos occidental, nous, on continue d'ouvrir grand la porte.... Les amis, si demain Google décide de changer ses CGU (encore) ou de monétiser votre "intelligence personnelle", vous ferez quoi ?
Bref, le géant de la recherche avance ses pions et étouffe peu à peu la concurrence avant même qu'elle puisse respirer. Notez vous ça sur un post-it afin de le relire régulièrement : Plus une IA est "intégrée", plus elle est intrusive. Donc si vous voulez vraiment garder le contrôle, il va falloir commencer à regarder du côté des modèles locaux et des alternatives qui ne demandent pas les clés de votre maison pour fonctionner.
A bon entendeur...

La mise à jour Android 16 de janvier apporte des correctifs pour la batterie et l'affichage
QUIK SMS | F-Droid - Free and Open Source Android App Repository
Solution qui marche: Remplacer par l'application de QUIK.
(Au cas où ça pourrait aider.)
(Permalink)
Comment auditer les apps mobiles qui vous traquent sans votre consentement
Si vous avez installé une app récemment, vous avez surement remarqué le petit popup RGPD qui vous demande votre consentement pour les cookies et le tracking. Vous cliquez évidemment sur "Refuser" en vous disant que c'est réglé... Ben en fait... non.
Des chercheurs ont passé au crible 400 applications mobiles populaires (200 sur Android, 200 sur iOS) et résultat, 100% d'entre elles violent au moins une exigence du RGPD. Et près de la moitié de ces apps continuent à contacter des trackers MÊME APRÈS que vous ayez dit non.
Sympa le "consentement" !
Du coup, plutôt que de vous laisser vous faire gauler par ces mouchards, je vous propose un petit guide pour auditer vous-même les apps que vous utilisez. Sans vous prendre la tête, promis.
Ce qu'il vous faut
- Un téléphone Android (iOS, c'est plus compliqué, Apple verrouille tout)
- TrackerControl , l'outil d'audit qu'on va utiliser
- 10 minutes de votre temps
- L'option "Sources inconnues" activée dans les paramètres sécurité d'Android (l'app n'est pas sur le Play Store...)
Étape 1 : Installer TrackerControl
TrackerControl est donc un outil open source développé par des chercheurs. La bestiole analyse le trafic réseau de chaque app pour détecter les connexions vers des serveurs de tracking.
Rendez-vous sur le GitHub du projet et téléchargez l'APK. Installez-le en autorisant temporairement les sources inconnues.
Étape 2 : Lancer l'audit
Une fois installé, TrackerControl se comporte comme un VPN local (vos données ne sortent pas de votre téléphone, rassurez-vous). Activez-le et lancez l'app que vous voulez auditer.
L'outil va alors intercepter toutes les connexions sortantes et les classer : publicité, analytics, tracking social, fingerprinting... Y'a de quoi faire le tri !
L'interface de TrackerControl - sobre mais efficace ( Source )
Étape 3 : Interpréter les résultats
Ce qu'il faut surveiller :
- Connexions AVANT toute action : Si l'app contacte des trackers dès son lancement, avant même que vous ayez vu un popup de consentement, c'est une violation du critère "Prior consent"
- Connexions APRÈS refus : Relancez l'app après avoir refusé le tracking. Si des connexions partent quand même vers Google Analytics, Facebook ou autres... bingo !
- Le nombre de domaines contactés : Une app de lampe torche qui contacte 15 serveurs différents, c'est suspect (oui ça existe)
Détail des trackers détectés - on voit tout ce qui sort ( Source )
Les 6 critères RGPD que les apps violent
L'étude suivante a identifié six types de violations :
- Prior : L'app collecte VOS données avant de vous demander votre avis
- Informed : On vous dit pas vraiment ce qu'on fait avec vos données
- Freely-given : Pas le choix, c'est "accepte ou dégage"
- Specific : Le consentement est trop vague, genre "améliorer nos services"
- Unambiguous : L'interface est conçue pour vous faire cliquer sur "Accepter"
- Revocable : Vous dites non, mais ça continue quand même (près de la moitié des apps)
C'est flippant, non ? Comme je vous l'expliquais dans mon article sur le mythe du smartphone espion , le vrai problème n'est pas le micro qui vous écoute... c'est ce réseau de data brokers qui aspire tout ce qu'ils peuvent.
Dépannage
Et si TrackerControl ne détecte rien, vérifiez que le "VPN" est bien actif (icône de clé dans la barre de notifications). Certaines apps détectent les VPN et changent leur comportement, du coup relancez plusieurs fois pour être sûr.
Pour aller plus loin dans la protection de vos données, j'ai publié également ce guide sur la suppression de vos données personnelles qui vous donnera quelques pistes.
Voilà, maintenant vous avez les outils pour aller à la pêche aux trackers. De quoi regarder vos apps d'un autre œil, j'imagine !

L'avenir s'annonce prometteur pour Android Auto. 2026 marquera-t-elle une avancée majeure ?
How CoMaps focuses on Privacy | CoMaps
La philosophie de CoMaps en matière de respect de la vie privée, qui est notamment le domaine dans lequel elle s'éloigne du projet dont elle est issue : Organic Maps.
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Google vient de ralentir définitivement le développement indépendant d'Android.
Motorola Signature Aims at the High-End Android Smartphone Segment

DoNotNotify - Reprenez le contrôle de vos notifications Android
Vous le savez, les notifications sur Android c'est devenu n'importe quoi. Entre les promos, les rappels débiles et les alertes dont vous n'avez strictement rien à foutre, votre téléphone vibre plus qu'un marteau-piqueur ou que le jouet préféré de votre sœur. Et les options natives d'Android pour gérer tout ça ? Bof, c'est du tout ou rien.
Bref, c'est là qu'arrive DoNotNotify, un petit pare-feu pour vos alertes qui fait exactement ce que son nom indique.
Ça vous permet de créer des règles pour bloquer ce qui vous gonfle, et vous gardez ce qui compte vraiment. Vous pouvez ainsi filtrer par application, par mots-clés dans le contenu du message, ou même utiliser des expressions régulières pour les plus geeks d'entre vous. Du coup, fini les popups "Profitez de -20% !" toutes les 5 minutes pendant que vous essayez de vous concentrer sur vos orteils pour la méditation guidée.
Et le truc vraiment cool, c'est le système de whitelist/blacklist. Vous pouvez mettre une app en mode "je bloque tout sauf les messages urgents" ou au contraire "je garde tout sauf ce spam précis". Hop, vous configurez ça une fois et c'est réglé.
L'interface de création de règles - sobre et efficace
L'autre point qui m'a bien plu, c'est que l'app garde un historique de TOUTES vos alertes, y compris celles que vous avez bloquées. C'est super pratique si vous avez un doute et que vous voulez vérifier que vous n'avez pas loupé un truc important.
L'historique des notifications bloquées - rien ne vous échappe
Côté vie privée, c'est du béton. Tout se passe en local sur votre téléphone, zéro serveur externe, zéro tracking, zéro pub. L'app ne collecte aucune donnée personnelle, ce qui est plutôt rare pour une app gratuite et d'ailleurs, si le sujet vous intéresse, j'avais parlé d' Oversec pour chiffrer vos messages Android , c'est dans la même philosophie.
Pour l'installer, direction le Play Store ou tapez simplement "DoNotNotify" dans le champ de recherche. L'app pèse que dalle et ne bouffe pas de batterie en arrière-plan.
Seul bémol, les notifications "Live Update" d'Android ne peuvent pas être bloquées (c'est une limitation système) et l'app vous prévient avec une petite icône quand c'est le cas.
Voilà de quoi enfin retrouver un peu de sérénité sur votre smartphone !

CES 2026: Meet Clicks Communicator, A Keyboard Phone Inspired By BlackBerry

Un milliard d'appareils Android sont menacés et la seule solution passe par votre portefeuille.
bontegames - Blog of Bart Bonte, a Belgian independent game designer
I loved his series of free Android & iPhone logic puzzle games:
- Purple
- Green
- Pink
- Black
- Orange
- Blue
- Red
- Yellow
- What's inside the box?
They can also be played in your web browser.
If necessary, you can find hints for the logic puzzles on this wiki page: https://bontegames.fandom.com/wiki/Category:Colour_Games
— Permalien
Amazon frappe fort avec une réduction massive sur le smartphone phare de Google
Les amateurs de technologie mobile viennent de recevoir une excellente nouvelle : Amazon propose actuellement des rabais remarquables sur l’intégralité de la gamme Pixel 10. Si le modèle de base à 449 dollars ne correspond pas tout à fait à vos attentes, la version Pro affichée à 649 dollars mérite assurément votre attention. Ce tarif ... Lire plus
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Android Auto pourrait nous permettre de diffuser du contenu multimédia directement dans notre voiture.
FUTO Voice Input
Une application de dictée vocale (speech-to-text) qui utilise le modèle Whisper d'OpenAI purement en local (l'APK fait 70 Mo environ).
FUTO propose également un clavier alternatif bien plus respectueux de la vie privée que ne l'est GBoard, celui de Google.
— Permalink