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Android Auto en crise : l'Assistant ne comprend pas et Gemini rencontre des problèmes.

Ces dernières semaines ont mis en lumière la complexité croissante de la dépendance à l' Assistant Google au sein d'Android Auto . Le déploiement progressif de Gemini , annoncé par Google ces derniers mois , n'a pas encore résolu le problème et plonge de nombreux conducteurs dans une situation frustrante. Le retard pris dans le passage au nouvel assistant et la détérioration des fonctions de l'assistant créent des difficultés, notamment au volant, où la commande vocale est l'un des outils les plus utiles à disposition. Google a commencé le déploiement de Gemini sur Android Auto sur une période de plusieurs mois, mais sa disponibilité reste limitée. Certains utilisateurs l'ont déjà reçu et le décrivent comme un assistant plus interactif , capable de conversations plus approfondies que l'Assistant. L'utilisation quotidienne met cependant en évidence des limitations évidentes, car Gemini ne communique pas directement avec les applications Android Auto intégrées . Il arrive donc que vous lanciez une commande vocale et deviez ensuite terminer l'action via l'écran tactile, tandis que l'assistant continue de parler jusqu'à ce que vous l'interrompiez manuellement. Ces interactions défaillantes créent un fossé entre ce qui devrait être une aide à la conduite et un flux qui, au contraire, distrait et nécessite des interventions répétées. Alors que le déploiement de Gemini progresse lentement, l'Assistant Google montre des signes de ralentissement croissants. Un fil de discussion sur r/AndroidAuto a rassemblé des témoignages d'utilisateurs qui reçoivent des réponses peu claires, même pour des commandes basiques. De nombreuses fonctionnalités sont totalement hors service, et ce déclin reflète une tendance déjà observée ces derniers mois sur d'autres appareils, des enceintes connectées aux intégrations pour smartphones. Google a publiquement reconnu ces limitations, mais la situation reste actuellement bloquée. En voiture, où l'alternative est de toucher l'écran ou de saisir son smartphone, ces dysfonctionnements ont un impact beaucoup plus important et peuvent augmenter le temps d'interaction avec les commandes, vous obligeant à quitter la route des yeux. L'importance d'un assistant vocal stable au volant reste un point central de l' expérience Android Auto . L'arrivée de Gemini promet de résoudre plusieurs problèmes critiques, mais son déploiement lent, associé à un Assistant de plus en plus peu fiable, laisse de nombreux utilisateurs dans une transition semée d'embûches. L’objectif est de trouver un équilibre entre fonctionnalité et sécurité, car sans un assistant vocal réactif et précis, le système tout entier perd une grande partie de son utilité. (Lire la suite)
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Android 17 fait peau neuve : voici comment fonctionnent les nouveaux panneaux

La nouvelle organisation des panneaux d' Android 17 est de nouveau sous les projecteurs grâce à une version divulguée, qui présente une interface remaniée et une approche plus flexible de la gestion des notifications et des paramètres rapides. Les images publiées par 9to5Google offrent un aperçu assez complet de la manière dont Google s'efforce d'affiner un système déjà bien connu, tout en introduisant des solutions visant à rendre l'accès aux commandes principales plus immédiat. La nouveauté la plus marquante est le menu Notifications et Paramètres rapides , qui propose deux modes distincts. Le premier permet de séparer les deux panneaux : un glissement depuis le coin supérieur droit ouvre les Paramètres rapides, tandis qu’un glissement depuis le coin gauche affiche les notifications. Le second conserve le comportement classique avec un panneau unique regroupant toutes les informations. En activant le mode séparé, la zone de notification conserve la liste habituelle, mais une grande horloge s'y ajoute en haut. La date et les icônes de la barre d'état apparaissent alors dans des éléments arrondis placés dans les coins. Un glissement depuis l'autre côté de l'écran vous amène à la feuille des paramètres rapides , qui comporte une petite horloge et deux lignes avec les informations de l'opérateur, l'édition des vignettes, les paramètres généraux et un bouton d'alimentation. Un nouveau curseur de volume apparaît dans le panneau Réglages rapides , situé sous le curseur de luminosité. Un menu à trois points s'affiche à côté, permettant d'accéder à l'ensemble des commandes audio ; les panneaux principaux conservent leur interface précédente. Sur les appareils dotés de grands écrans, tels que les modèles pliables, le mode Combo est limité à l'écran extérieur, ne laissant que la séparation des panneaux comme seule option. De plus, le raccourci vers les données mobiles fait son retour dans les vignettes , avec une nouvelle icône, tandis que le Wi-Fi conserve son symbole habituel. Vous pouvez consulter tous ces changements dans la galerie ci-dessus. (Lire la suite)
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Matthew McConaughey™ brevette son visage

Quel grand philosophe du XXIe siècle considère que l'identité personnelle est le dernier rempart contre les algos ?

Hé oui, il s'agit bien de Luciano Floridi , qui défend depuis le milieu des années 2000 le concept de vie privée informationnelle. Pour lui, la vie privée n'est pas une question de secret, mais un droit fondamental à l'immunité personnelle contre les altérations non désirées de l'identité, qu'elles soient actives (vol, clonage, manipulation de données) ou passives (imposition d'informations que l'on n'a jamais choisies).

Autrement dit, notre identité n'est pas un stock de données exploitables, mais une entité informationnelle qui mérite une protection en tant que telle.

Et cette idée vient de trouver une incarnation très concrète à Hollywood.

Matthew McConaughey vient en effet de déposer plusieurs marques couvrant son image, sa voix et même son légendaire "Alright, alright, alright". L'objectif affiché c'est de créer un périmètre juridique pour empêcher l'utilisation de son identité par des systèmes d'IA sans son consentement.

Sur le papier, ça ressemble à un coup de maître mais dans les faits, c'est surtout le symptôme d'une industrie qui panique.

Car une marque ne protège pas une personne, elle protège un signe distinctif dans un cadre commercial. Autrement dit, elle fonctionne très bien pour attaquer des usages visibles, monétisés, centralisés, genre typiquement, des pubs, des vidéos sponsorisées ou des produits qui exploiteraient l'image ou la voix de McConaughey sans autorisation.

En revanche, les outils de face-swapping ou de synthèse vocale se foutent royalement des dépôts de marque. Un type qui fait tourner FaceFusion , Roop ou un modèle open source sur un serveur anonyme ne va pas vérifier si un sourire, une intonation ou une phrase d'accroche sont enregistrés à l'USPTO (C'est l'INPI des USA).

Alors oui, c'est vrai, cette stratégie peut permettre de nettoyer les grandes plateformes comme YouTube, Instagram ou TikTok à coups de demandes de retrait... Mais pour le reste du web, les barrières juridiques sont contournables en deux clics par des modèles décentralisés qui n'ont ni frontières ni service juridique.

Heureusement, pendant ce temps, le cadre légal évolue quand même un peu.

En Europe, l' AI Act impose des obligations de transparence pour les contenus générés ou manipulés par IA, notamment les deepfakes, en exigeant que leur nature artificielle soit clairement signalée dans de nombreux cas. Ce n'est donc pas une interdiction générale, puisqu'on passe du "on peut le faire" au "on doit le dire", mais c'est déjà pas mal.

Et en France, la loi SREN est également venue renforcer l'arsenal pénal, notamment contre les deepfakes non consensuels, en particulier lorsqu'ils portent atteinte à la dignité ou ont une dimension sexuelle.

Maintenant aux États-Unis, il y a le projet de loi NO FAKES Act proposé au Congrès qui vise à donner aux individus un droit fédéral clair pour contrôler l'utilisation de répliques numériques non autorisées de leur voix ou de leur image. Contrairement aux dépôts de marque, ce texte cherche donc à créer une base juridique uniforme pour réclamer la suppression ou l'interdiction d'un deepfake non consenti, avec heureusement, des exceptions pour les œuvres protégées comme les documentaires, les commentaires ou la satire.

Cependant, comme je le souligne dans mon article à ce sujet, le texte tel qu’il est rédigé pose des problèmes sérieux pour l’écosystème open source et pourrait imposer des mécanismes de "notice and stay down" (retrait permanent) sans protections claires contre les erreurs ou les abus, ce qui pourrait refroidir fortement l’innovation dans les outils d’IA générative.

Le problème reste donc identique... même avec des lois comme celle-ci ou la loi TAKE IT DOWN Act qui criminalise certaines formes de deepfakes non désirés, les cadres juridiques peinent à suivre la vitesse d’évolution des modèles et des usages. Et voilà comment on se retrouve avec un McConaughey qui tente de sécuriser son périmètre avec les outils qu'il a sous la main.

C'est plutôt rationnel comme approche, mais c'est surtout un aveu d'impuissance, car protéger une voix ou un visage aujourd'hui avec le droit des marques ou du rafistolage de petits bouts de lois, c'est comme essayer de vider l'océan avec une petite cuillère en argent gravée à son nom.

Du coup, quelle serait la vraie solution ?

Hé bien peut-être arrêter de croire que le droit d'auteur et les bricolages juridiques du XXe siècle peuvent faire le job au XXIe. Comme le défend Floridi, il faudrait un cadre global qui traite l'identité personnelle comme une donnée inaliénable, protégée par un véritable droit à la vie privée informationnelle, et non comme une marque de sac à main de luxe qu'on dépose à l'INPI ou à l'USPTO.

Bref, Matthew essaie de poser une clôture, mais l'IA a déjà sauté par-dessus.

A ce train là, je ne donne pas cher du futur de notre propre visage et de notre propre voix.

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Google est en train de braquer l'IA

J'sais pas si vous l'avez senti mais Google est peut-être bien en train de gagner la course à l'IA non pas par son génie technique pur, mais par un bon gros hold-up sur nos infrastructures et nos vies privées.

C'est vrai que d'après pas mal de spécialistes IA, Gemini serait désormais le modèle le plus performant du marché. Super. Mais est ce que vous savez pourquoi il est en train de gagner ?

Hé bien parce que Google possède "tout le reste". Contrairement à OpenAI qui doit quémander pour choper des utilisateurs sur son application, l'IA de Mountain View s'installe de force partout où vous êtes déjà. Dans Android, dans Chrome, et même bientôt au cœur de votre iPhone via une intégration avec Siri. C'est la stratégie Internet Explorer des années 90, mais version 2026. Brrrr…

Alors oui c'est pratique d'avoir une IA qui connaît déjà vos mails et vos photos... Sauf que non. Car Gemini utilise nos données pour absolument tout... Sous couvert de "Personal Intelligence", l'outil se connecte à vos recherches, votre historique YouTube, vos documents et vos photos. Mais pas d'inquiétude, c'est pour votre bien, évidemment. Ahahaha !

Après si vous croyez que ce pouvoir ne sera pas utilisé pour verrouiller encore plus le marché, c'est que vous avez loupé quelques épisodes. J'en parlais déjà avec l'intégration forcée de l'IA dans vos apps Android , Google change les règles du jeu en plein milieu de la partie. On se retrouve donc face à un monopole full-stack, des puces TPU maison jusqu'à l'écran de votre smartphone.

Et pendant que la Chine sécurise sa propre souveraineté cyber en virant le matos occidental, nous, on continue d'ouvrir grand la porte.... Les amis, si demain Google décide de changer ses CGU (encore) ou de monétiser votre "intelligence personnelle", vous ferez quoi ?

Bref, le géant de la recherche avance ses pions et étouffe peu à peu la concurrence avant même qu'elle puisse respirer. Notez vous ça sur un post-it afin de le relire régulièrement : Plus une IA est "intégrée", plus elle est intrusive. Donc si vous voulez vraiment garder le contrôle, il va falloir commencer à regarder du côté des modèles locaux et des alternatives qui ne demandent pas les clés de votre maison pour fonctionner.

A bon entendeur...

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