Vue lecture

Voici comment un imposteur a réussi à prendre les commandes d’Airbus A320

En Europe, un pilote sans les qualifications requises a pris les commandes d'Airbus A320 pendant plusieurs mois avant que la supercherie ne soit découverte. Comment une telle falsification a-t-elle pu tromper les systèmes de contrôle d'une compagnie aérienne ? Cette affaire révélée en novembre...

  •  

En Chine, ces gratte-ciels sont si hauts qu’un nouveau métier (improbable) a vu le jour

Dans les méandres verticaux de Shenzhen, une nouvelle profession a émergé : celle de livreur relais au service d'autres livreurs. Ces coursiers d'un genre inédit sont chargés d'acheminer les commandes alimentaires jusqu'aux étages supérieurs des tours géantes chinoises. Un phénomène...

  •  

Et si votre prise de sang révélait vos chances d’atteindre 100 ans ?

Le mystère de la longévité exceptionnelle fascine depuis des siècles. Qu'est-ce qui distingue les centenaires du reste de la population ? Une étude récente lève le voile sur les secrets cachés dans leur sang. Découvrez les différences biologiques qui pourraient être la clé d'une vie plus longue...

  •  

Ce signal « anodin » pourrait être un premier indice de démence, selon les chercheurs

L'apathie, souvent perçue comme un simple désintérêt, pourrait cacher un trouble plus grave. Des neurologues américains tirent la sonnette d'alarme sur ce symptôme sous-estimé qui pourrait annoncer un déclin cognitif accéléré. Un changement de comportement apparemment anodin qui mérite pourtant...

  •  

Alzheimer : un élément clé du cerveau était négligé… jusqu’à aujourd’hui

Une avancée prometteuse dans la lutte contre Alzheimer vient d'être réalisée. Des scientifiques ont identifié un nouveau « coupable » potentiel : certaines cellules immunitaires du cerveau. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques. Quelles sont les...

  •  

Chats domestiques : ce lien invisible avec la schizophrénie dérange les chercheurs

Une étude surprenante révèle un lien mystérieux entre la possession de chats et la schizophrénie. Les chercheurs australiens ont analysé 17 études sur 44 ans, couvrant 11 pays. Leur conclusion ? Vivre avec un félin pourrait doubler le risque de troubles schizophrènes. Cette découverte soulève...

  •  

Ces aliments que les gastro-entérologues bannissent totalement de leur assiette

Pizza-cola, glace au chocolat, burger-frites : ces plaisirs gourmands rythment nos vies. Mais certains aliments méritent-ils d'être évités plus que d'autres ? Les spécialistes de l'appareil digestif ont leur propre liste noire. Quels produits ces experts refusent-ils catégoriquement de consommer...

  •  

Toutes les applications mobiles des enceintes sans fil sont-elles vraiment nulles ?

Ergonomie application multiroom

A en croire les forums d’utilisateurs, les applications de contrôles des enceintes sans fil sont toutes nulles. Quelle que soit la marque, elles sont inutilisables, buggées, lentes ou mal organisées. Sonos va bientôt présenter une mise à jour majeure de son application mobile : sera-t-elle toujours aussi “nulle” ?

Une question d’adaptation

La conception de l’ergonomie d’une application mobile, comme de toute interface entre l’homme et une machine au sens large du terme, est un travail extrêmement complexe. On ne peut pas se rendre compte à quel point si l’on ne s’intéresse pas au domaine. Du point de vue de l’utilisateur final, ce dernier s’attend dans toutes les situations à une solution parfaite répondant à 100% de ses besoins et de ses intentions.

Sauf que cela ne fonctionne pas ainsi.

J’ai lu différents livres techniques sur le sujet, j’ai créé des interfaces de contrôle pour la domotique et travaillé sur la conception d’applications mobiles. Ma conclusion : c’est un vrai métier. Malgré tout, il n’existe aucune interface parfaite, aucune application de commande parfaite. Sinon, ce serait la même que l’on trouverait partout. Et je parle ici aussi bien des applications mobiles pour les enceintes multiroom que les écrans tactiles dans une voiture moderne ou ceux d’un distributeur de billets. Les concepteurs font des choix qu’ils estiment de leur point de vue de spécialiste répondre aux attentes du plus grand nombre.

C’est là que se pose toute la problématique des interfaces : être comprise par le plus grand nombre.

Les concepteurs auront beau faire tout ce qu’ils peuvent, créer des milliers de prototypes, il y aura toujours des insatisfaits qui pensent que le résultat final est nul. En réalité, il ne répond tout simplement pas à leur schéma de pensée. Celui-ci mélange à la fois une culture, une expérience ou pas, l’appréciation du graphisme, des couleurs, des formes… Autant de critères multiples, différents d’un humain à un autre, qui font qu’aucune interface ne peut vraiment convenir à tout le monde.

livre interface designing interfaces
livre interface ui is communication
livre interface simple and usable

Quelques exemples de livres de référence (en anglais) dédiés à l’ergonomie des interfaces

Une application mobile ratée, vraiment ?

Alors, lorsque l’on lit sur les forums que telle application pour enceintes sans fil est ratée ou incompréhensible, c’est surtout qu’il n’y a pas d’adéquation entre les attentes et la proposition. Mais l’utilisateur n’a pas le choix. Il n’y a qu’une seule interface pour un appareil donné. Soit on s’y habitue, soit on doit aller voir ailleurs et changer de matériel. Aucune alternative n’est possible.

Évidemment, les plus mécontents, ceux qui crient le plus fort et qui sont les plus visibles, pensent toujours détenir la vérité. Comme on dit, quand on est satisfait, on ne va pas le crier sur tous les toits, contrairement à ceux qui ne le sont pas. Ce sont donc ces derniers qui sont vus, ce qui pourrait laisser croire qu’ils représentent la vérité. Alors qu’ils ne sont qu’une minorité à se plaindre contre une immense majorité silencieuse satisfaite de l’interface proposée par le fabricant de son enceinte sans fil multiroom.

A ce propos, d’un point de vue général, lorsqu’un utilisateur découvre sa première enceinte connectée et donc sa première interface sur smartphone, il va automatiquement s’y habituer. C’est son premier contact avec ce type d’interface. Il découvre, il enregistre dans son cerveau que ça marche comme ça et il s’y adapte. C’est ainsi que fonctionnent la plupart des êtres humains. Les autres sont ceux qui ont plus d’expérience, ils comparent et se mettent ainsi à peser le pour et le contre et à se créer des attentes : j’aime bien ceci sur cette interface, cela sur telle autre. Ils imaginent dans leur tête l’interface parfaite en se pensant ergonomes. Cette fameuse interface parfaite qui n’existe toujours pas… Ils sont juste ergonomes pour eux-mêmes.

J’ai un autre exemple qui illustre mon point de vue. Lorsque je créais des interfaces pour des systèmes domotique, j’ai proposé à différents clients une page d’accueil avec un plan de la maison. On pouvait d’un coup d’œil visualiser l’état de la lumière ou la température dans chaque pièce, puis sélectionner celle que l’on souhaitait contrôler. Cette expérience m’a permis de me rendre compte que certains clients appréciaient, et d’autres pas du tout. Ceux qui ne voulaient pas de ce type d’ergonomie avaient un problème tout simple : ils étaient incapables de visualiser rapidement leur maison à travers un plan. Cela leur demandait trop d’effort de mise en situation.

L’évolution des interfaces

Les concepteurs d’interfaces pour applications mobiles prennent en compte de nombreux paramètres lors de la création puis pour toute itération ultérieure. Ils se basent évidemment sur les retours des utilisateurs et sur bien d’autres choses : l’évolution de tous les types d’interfaces en général auxquelles nous sommes confrontés au quotidien, les tendances graphiques, les polices d’écriture, leur taille, leur poids, l’évolution de la taille des écrans des interfaces, etc. Ils doivent aussi prendre en compte les nouvelles fonctions des produits à adapter à l’existant.

Dans le multiroom, on observe que les interfaces des différents fabricants d’enceintes sans fil et de lecteurs réseau se copient souvent les uns les autres. Certains tentent des choses qui sortent de l’ordinaire pour revenir sur des basiques bien implantés. Prenons justement l’exemple de l’application Sonos. Elle a permis d’imposer petit à petit la barre de menu horizontale au bas de l’écran permettant de naviguer entre les fonctions principales : accueil, lecture, recherche, paramètres. D’autres n’avaient pas retenu cette ergonomie et écarté ce menu au bas de l’écran, tels que BluOS et MusicCast. Et puis en 2023, BluOS comme MusicCast ont sorti des mises à jour majeures de leurs interfaces faisant apparaître la barre de menu horizontale !

Et bien en 2024, Sonos abandonne la barre de menu au bas de l’écran. Les premières captures que l’on peut voir de la nouvelle app Sonos illustrent une toute nouvelle proposition. Est-ce pour autant un retour en arrière ? A la place, on trouve une zone dynamique selon l’écran en cours de consultation. Par exemple : la lecture en cours depuis la page d’accueil, le multiroom depuis la page de lecture.

Nouvelle application Sonos 2024
©The Verge

Pour rappel, vous avez ci-dessous à gauche la toute première app Sonos en 2010, sans barre de menu horizontale. A droite, c’est l’app Sonos actuelle avec sa barre de menu, avant la mise à jour à venir.

sonos app 2010
sonos app 2023

Cette nouvelle évolution de l’app Sonos répond à des choix d’ergonomie mûrement réfléchis, après sans doute d’innombrables heures de test. Si Sonos abandonne un élément d’interface qui s’était généralisé, comme la barre de menu en bas, c’est qu’ils pensent que l’on peut faire mieux et différemment. Avec toujours ce même objectif : être compris et assimilable par le plus grand nombre, facilement pour les nouveaux utilisateurs, sans créer de rupture pour les utilisateurs existants. Mais sûrement pas pour répondre aux mécontents notoires des forums.

Je testerai en détail cette nouvelle version majeure de l’app Sonos dès sa sortie pour vous donner mon avis ici même. Elle devrait être disponible le 7 mai prochain.

Source : The Verge

L’article Toutes les applications mobiles des enceintes sans fil sont-elles vraiment nulles ? est apparu en premier sur Musique connectée & automatismes dans toute la maison.

  •  

L’intelligence artificielle pourrait faciliter l’utilisation du multiroom

Sonos Voice Control AI

L’intelligence artificielle à toutes les sauces, on ne parle que de ça. On nous dit aussi que les applications sont sans limite et que ce sera un véritable raz-de-marée. Qu’en est-il des systèmes audio connectés ? De quelle façon l’IA pourrait faciliter l’utilisation du multiroom au quotidien ?

Du côté de Google et d’Amazon

Les deux grands géants de la tech que sont Amazon et Google ont déjà sauté sur l’occasion. Du côté de Google, l’IA arrive dans l’app domotique Home permettant de contrôler tous les équipements connectés compatibles. L’idée est de proposer un assistant qui va créer les “routines”. Par exemple, en tapant une phrase simple du type “quand j’arrive le soir entre 18h et 20h, allume la musique dans le salon et lance telle webradio”, l’IA de Google est alors censée programmer tout cela toute seule.

Amazon annonce qu’Alexa va devenir proactive en silence. C’est-à-dire qu’elle saura, en analysant les remontées des capteurs, ce qu’il faut faire. Et elle le fera. Par exemple, si elle détecte une présence et qu’il fait sombre, alors elle allumera la lumière sans demander. D’autre part, Alexa sera capable d’interpréter des phrases naturelles telles que “j’ai froid” et d’augmenter le chauffage toute seule. Si on lui dit “ça manque de musique ici”, lancera-t-elle ma playlist préférée ?

Etrangement, Apple n’a pas encore d’outils ni d’applications liées à l’intelligence artificielle. Apple se repose pour l’instant sur le contrôle vocal avec Siri. Il n’y a pas d’information au sujet d’une possible évolution de l’assistant vers plus d’intelligence artificielle. Au contraire, on entend parler d’une éventuelle nouvelle enceinte HomePod avec un écran. Ce qui signifie plus d’interaction physique avec le produit, à l’opposé de l’intelligence artificielle.

Apple HomePod mini avec Siri

Chez les spécialistes de l’audio

Chez Savant, un système domotique très répandu aux Etats-Unis, on indique travailler depuis 5 ans sur le Savant AI Engine. A la lecture des détails, on comprend qu’il est associé à Siri d’Apple et qu’il interprète les phrases naturelles. Mais quand on creuse un peu plus, on a vraiment l’impression que ce sont plus des algorithmes améliorés que réellement de l’intelligence artificielle. Rien de révolutionnaire pour l’instant, mais ça pourrait évoluer.

En revanche, côté musique, ça bouge avec l’IA. Le service de transfert de playlists Soundiiz, la plateforme multimédia Plex, le lecteur audio HiFi Roon ou encore l’application de lecture Volumio ont tous présenté leur service de génération de playlists via IA. Cela consiste à analyser vos goûts, donc votre historique de lecture, et à construire de nouvelles listes de musique intelligentes qui devraient vous plaire à coup sûr.

Crestron a beaucoup évolué dernièrement dans le contrôle de la musique en multiroom grâce à sa gamme NAX. Il est plus simple de piloter de multiples sources vers différentes pièces, le tout à travers l’application unifiée Crestron Home OS. Cependant, cet acteur majeur de la domotique n’a pas encore intégré d’IA dans ses produits, ni multiroom, ni les autres. Peut-être une nouveauté future majeure à venir dans ce domaine ?

crestron NAX music control

Une IA multiroom qui anticiperait la lecture de la musique au bon moment

On est encore loin d’une véritable IA qui apprend de nos habitudes et qui s’adapte et évolue en conséquence. Voilà un exemple. Chaque vendredi soir, après une semaine de travail bien remplie, je lance toujours la playlist “funky chill” dans mon salon. Et puis un vendredi soir, je rentre et je ne lance pas la musique. Normalement, l’IA devrait me demander :

Dave (dédicace aux cinéphiles), voulez-vous que je lance votre playlist funky chill habituelle ?

Ce n’est peut-être pas de ça dont on a envie, mais ça aurait quand même du panache ! On pourrait réellement parler d’intelligence artificielle. Celle qui apprend, qui analyse, qui s’adapte et qui anticipe. Le tout pour faciliter nos usages et nos actions. Si une IA multiroom fait son apparition, vous serez les premiers prévenus !

  •  
❌