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Top 6 Applis 2FA 2026 : Le Guide pour Sécuriser vos Comptes

Vous avez sans doute déjà ressenti cette petite sueur froide en recevant une notification de connexion suspecte sur votre compte Google ou Instagram. On se dit toujours que le mot de passe suffit, jusqu’au jour où il fuite dans une base de données obscure. En 2026, compter uniquement sur un mot de passe, c’est un peu comme laisser sa porte d’entrée ouverte avec un simple panneau « merci de ne pas entrer ».

La double authentification (2FA) n’est plus une option pour les technophiles, c’est une nécessité vitale. Mais entre les applications qui ne se synchronisent pas, celles qui verrouillent vos données et les solutions d’entreprise un peu trop rigides, choisir le bon outil devient un casse-tête. J’ai passé pas mal de temps à tester les dernières versions pour SysKB, et je dois dire que le paysage a bien changé cette année. Si vous cherchez la crème de la crème pour protéger vos accès sans y passer trois heures par jour, vous êtes au bon endroit.

Pourquoi Google Authenticator n’est plus dans mon Top ?

C’est souvent la première application à laquelle on pense, mais en 2026, je ne peux plus vous la recommander en toute conscience. Certes, elle est simple, mais elle traîne des casseroles qui ne passent plus.

D’abord, il y a la question de la vie privée. Google Authenticator collecte pas mal de métadonnées qui permettent au géant de Mountain View d’en savoir encore un peu plus sur vos habitudes de connexion. Ensuite, sa synchronisation cloud, bien qu’existante, manque cruellement de transparence sur le chiffrement de bout en bout comparé à des solutions « Zéro Knowledge ». Enfin, l’interface est restée bloquée en 2010 : pas de dossiers, pas de recherche efficace, pas d’icônes… Bref, on fait beaucoup mieux ailleurs pour le même prix (c’est-à-dire gratuit).

Comparatif des 6 meilleures solutions 2FA en 2026

Voici un tableau mis à jour pour comparer les forces en présence, incluant désormais les gestionnaires de mots de passe qui intègrent le 2FA.

ApplicationUsage idéalOpen SourceSynchro CloudPoints forts
2FASGrand public / SécuritéOuiiCloud / GDriveExtension navigateur géniale
AegisPuristes AndroidOuiManuelle / CloudContrôle total des données
Ente AuthMulti-plateformeOuiE2EE (Chiffré)Desktop & Mobile synchro
NordPassErgonomie & BusinessNonCloud NordChiffrement XChaCha20
Microsoft AuthÉcosystème ProNonCompte MSNotifications Push
BitwardenCentralisation TotaleOuiIntégréeTout-en-un efficace

1. 2FAS : Le champion de la simplicité

Si vous voulez une appli qui fait le job sans vous poser de questions, 2FAS est mon premier choix. C’est l’application que j’installe sur le téléphone de mes parents pour être tranquille.

L’interface est super propre. En 2026, leur extension de navigateur est devenue un standard : vous cliquez sur le champ de code sur votre ordi, une notification arrive sur votre téléphone, vous validez, et hop, le code est rempli tout seul. C’est presque aussi fluide que les Passkeys. Comme c’est Open Source, on sait qu’il n’y a pas de loup sous la moquette.

2. NordPass : L’élégance et la robustesse

Vous êtes nombreux à me l’avoir demandé, et c’est vrai qu’il mérite sa place. NordPass ne se contente plus de stocker vos mots de passe ; il est devenu un véritable hub de sécurité puisque l’authentificateur 2FA est carrément intégré à l’offre NordPass Premium.

Ce qui frappe avec NordPass, c’est l’expérience utilisateur. Tout est « lisse ». L’application utilise l’algorithme de chiffrement XChaCha20, considéré comme plus moderne et rapide que l’AES classique. Pour le 2FA, il scanne les QR codes avec une rapidité déconcertante et synchronise tout sur vos appareils via votre compte Nord. C’est une solution propriétaire, certes, mais leur politique de « Zéro Connaissance » est auditée régulièrement, ce qui rassure pas mal.

De plus si vous cherchez un VPN vous savez sans doute que NordPass c’est avant tout NordVPN ! Donc bien évidemment vous avez une formule qui intègre le VPN, le gestionnaire de mot de passe Premium et donc l’authentificateur TOTP (Time-based One-Time Password). C’est un mon sens la formule la plus pertinente pour ceux qui veulent un truc complet et performant. D’ailleurs vous le savez pour ceux qui me connaissent, je suis un utilisateur très actif de NordVPN.

3. Aegis Authenticator : Pour les allergiques au Cloud

Pour ceux qui ne jurent que par Android et qui veulent garder un contrôle total sur leurs « seeds » (les clés secrètes), Aegis reste indétrônable.

Ici, pas de compte à créer obligatoirement. Vous gérez vos sauvegardes vous-même. Si vous voulez exporter vos codes vers un fichier chiffré pour le mettre sur une clé USB, c’est possible. L’application permet de verrouiller l’accès par biométrie et de classer ses codes par catégories. C’est l’outil « power user » par excellence, même s’il demande un poil plus de configuration que les autres.

4. Ente Auth : La fluidité absolue

C’est la petite pépite qui monte. Ente Auth est parfait si vous jonglez entre un iPhone, une tablette Android et un PC sous Windows ou Linux.

Le gros point fort d’Ente, c’est la synchronisation chiffrée de bout en bout (E2EE). Vos codes sont disponibles partout en temps réel. Si vous perdez votre téléphone dans le train, vous vous connectez sur votre PC et vos codes sont là. C’est d’une fiabilité exemplaire et le code est entièrement ouvert, ce qui garantit une sécurité maximale.

5. Microsoft Authenticator : Le roi du bureau

On ne le présente plus, mais il faut admettre que Microsoft a fait du bon boulot, surtout pour le monde pro.

Si vous utilisez Outlook, Teams ou Azure au quotidien, c’est presque un passage obligé. La fonction « Push » est un bonheur : pas de code à copier, juste une notification « Est-ce bien vous ? » à valider. En 2026, l’application est aussi devenue un excellent gestionnaire de Passkeys, préparant doucement la fin des mots de passe traditionnels.

6. Bitwarden : La tour de contrôle Open Source

Bitwarden est le chouchou de la communauté Tech. C’est avant tout un gestionnaire de mots de passe, mais sa fonction 2FA intégrée (pour les membres Premium) est redoutable.

L’avantage ? Quand vous arrivez sur une page de login, Bitwarden remplit votre identifiant, votre mot de passe, et garde le code 2FA prêt dans votre presse-papiers. C’est le niveau zéro de la friction. Attention quand même : mettre tous ses œufs dans le même panier demande d’avoir un mot de passe maître ultra-solide et, si possible, une clé physique (Yubikey) pour protéger votre coffre Bitwarden lui-même.

Qu’est-ce que le 2FA ?

L’authentification à deux facteurs (2FA) renforce la sécurité des comptes en ajoutant une étape de vérification après la saisie du mot de passe.

Cette seconde preuve peut prendre plusieurs formes : un code reçu par SMS, une notification de validation ou, de plus en plus, un code généré par une application d’authentification dédiée.

Si les SMS et notifications ont longtemps été la norme, ils présentent aujourd’hui des limites en matière de sécurité et de fiabilité (dépendance au réseau, risques d’attaques par interception ou duplication de carte SIM).

Les applications d’authentification s’imposent donc comme la solution de référence : elles génèrent des codes temporaires directement sur le smartphone, fonctionnent même hors connexion et reposent sur des standards de sécurité éprouvés.

Plus pratiques au quotidien et nettement plus robustes, elles sont désormais recommandées par la majorité des services en ligne et constituent la méthode 2FA la plus utilisée et la plus sûre.

Mes conseils pour ne jamais rester bloqué dehors

C’est le cauchemar de tout le monde : perdre son téléphone et perdre l’accès à ses comptes. Pour éviter ça, voici mes règles d’or :

  1. Imprimez vos codes de secours : Chaque site vous donne une liste de codes à usage unique. Mettez-les dans un coffre ou un tiroir, pas sur votre bureau.
  2. Doublez vos applis : Rien ne vous empêche de scanner le même QR code avec 2FAS et NordPass. Si une appli a un bug, l’autre vous sauve.
  3. Méfiez-vous du SMS : Si un site vous propose le choix, prenez toujours l’application. Le « SIM swapping » est une réalité en 2026, les pirates peuvent voler votre numéro de mobile à distance.

Installer une de ces applis prend 5 minutes. Récupérer un compte piraté prend des semaines (quand c’est possible). Le calcul est vite fait, non ?

FAQ : Vos questions sur le 2FA en 2026

Puis-je utiliser NordPass gratuitement pour le 2FA ?

NordPass propose une version gratuite, mais pour profiter pleinement de la synchronisation multi-appareils et de certaines fonctions avancées, l’abonnement Premium est souvent nécessaire.

Comment transférer mes codes depuis Google Authenticator ?

C’est devenu facile : Google propose une fonction « Exporter les comptes » qui génère un gros QR code. Vous n’avez qu’à le scanner avec votre nouvelle application (comme 2FAS ou Ente) pour tout importer d’un coup.

Est-ce que Bitwarden est plus sûr que NordPass ?

C’est un débat éternel. Bitwarden est Open Source (transparence), tandis que NordPass mise sur une ergonomie parfaite et un chiffrement très moderne (XChaCha20). Les deux sont d’excellents choix.

Toutes ces applis fonctionnent-elles sans internet ?

Oui ! Les codes TOTP sont générés localement sur votre appareil grâce à une clé secrète et à l’heure de votre téléphone. Pas besoin de 4G ou de Wi-Fi pour obtenir votre code.

Pourquoi Aegis n’existe pas sur iPhone ?

Aegis est un projet spécifiquement développé pour tirer parti des libertés d’Android. Pour les utilisateurs iOS, 2FAS ou Ente Auth sont les meilleures alternatives Open Source.

Cet article original intitulé Top 6 Applis 2FA 2026 : Le Guide pour Sécuriser vos Comptes a été publié la première sur SysKB.

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Top 7 des meilleurs gestionnaires de mots de passe en 2026

Franchement, si vous utilisez encore le même mot de passe pour votre compte Amazon et votre boîte mail pro, on a un petit problème. Je sais, c’est une corvée de retenir des suites de caractères improbables. Mais en 2026, avec l’explosion des attaques par IA et du phishing ultra-personnalisé, laisser ses accès sans surveillance, c’est un peu comme laisser ses clés sur la serrure avec une pancarte « servez-vous ».

On a vu passer pas mal de changements cette année, notamment la généralisation des Passkeys qui commencent enfin à envoyer les vieux mots de passe au placard. Mais attention, tous les outils ne se valent pas. Entre les solutions open-source et les mastodontes du secteur, le choix est devenu un vrai casse-tête. On a donc passé au crible les solutions du moment pour vous aider à y voir plus clair. Promis, on va essayer de ne pas être trop barbants avec les détails techniques.

Pourquoi un gestionnaire est indispensable en 2026 ?

On ne va pas se mentir, le paysage de la cybersécurité a bien changé. Aujourd’hui, un pirate n’a plus besoin d’être un génie pour deviner vos identifiants ; il lui suffit d’un script bien ficelé ou d’une fuite de données massive sur un site marchand que vous aviez oublié.

Le rôle du gestionnaire a aussi évolué. Ce n’est plus juste un carnet de notes numérique. C’est devenu votre tour de contrôle pour :

  • Gérer les Passkeys (les clés d’accès sans mot de passe).
  • Surveiller si vos infos traînent sur le Dark Web.
  • Stocker des documents ultra-sensibles (scans de passeports, contrats).
  • Partager des accès en famille ou avec des collègues sans s’envoyer des SMS en clair.

Tableau comparatif des meilleurs gestionnaires (2026)

GestionnairePoint fortPrix de départ (approx.)Passkeys supportées
NordPassSimplicité et Chiffrement XChaCha201,20 € / moisOui
1PasswordExpérience utilisateur et Mode Voyage2,49 € / moisOui
Proton PassConfidentialité suisse et Open-sourceGratuit / 1,99 €Oui
BitwardenTransparence totale (Open-source)Gratuit / 10 € par anOui
DashlaneAnalyse de sécurité et VPN intégré3,30 € / moisOui
KeeperSécurité granulaire (Entreprises)2,90 € / moisOui
RoboFormRemplissage de formulaires complexe0,90 € / moisOui

1. NordPass : Le plus équilibré pour le grand public

Si vous cherchez un outil qui « juste fonctionne » sans vous demander d’avoir un Master en cryptographie, NordPass est sans doute le candidat idéal. Édité par la boîte derrière NordVPN, il a su s’imposer grâce à une interface d’une propreté incroyable.

Ce qui nous plaît bien ici, c’est l’utilisation de l’algorithme XChaCha20. C’est un peu plus moderne que le vieux standard AES-256 utilisé par tout le monde. C’est plus rapide et, selon certains experts, plus résistant aux futures menaces. L’extension navigateur est d’une fluidité exemplaire, elle détecte les champs de connexion sans jamais vous spammer de fenêtres inutiles.

Petit bémol quand même : la version gratuite est un peu frustrante car elle ne permet d’être connecté que sur un seul appareil à la fois. C’est un peu juste si vous passez souvent de votre PC à votre smartphone.

2. 1Password : La Rolls-Royce des coffres-forts

On l’utilise souvent chez SysKB pour sa robustesse. 1Password n’est pas le moins cher, c’est vrai. Mais c’est sans doute le plus « poli ». L’expérience sur macOS et iOS est tout simplement bluffante, même si les utilisateurs Windows n’ont plus à rougir de leur version.

Leur fonctionnalité phare reste le Mode Voyage. C’est génial : avant de passer une frontière sensible, vous pouvez désactiver temporairement certains coffres-forts de vos appareils. Même si on vous force à déverrouiller votre téléphone, les données sensibles ne sont physiquement plus là. Elles reviennent dès que vous le décidez via le cloud. C’est un niveau de paranoïa saine qu’on apprécie beaucoup.

3. Proton Pass : L’outsider qui mise tout sur la vie privée

Venu tout droit de Suisse, Proton Pass a fait une entrée fracassante. Si vous utilisez déjà Proton Mail ou Proton VPN, l’intégration est un pur bonheur. Ce qui est chouette, c’est leur approche « Zero Knowledge » poussée à l’extrême.

L’une des fonctions les plus utiles, c’est le générateur d’alias d’emails. Quand vous vous inscrivez sur un site un peu louche, Proton Pass crée une adresse mail jetable qui redirige vers la vôtre. Si le site commence à vous spammer ou est piraté, vous désactivez l’alias et hop, votre vraie boîte mail reste propre. C’est vraiment malin pour éviter de se faire polluer.

4. Bitwarden : La transparence avant tout

Pour les puristes de l’informatique (et on sait qu’il y en a parmi vous), Bitwarden est souvent le choix numéro un. Pourquoi ? Parce qu’il est Open-Source. Tout le monde peut aller vérifier le code pour s’assurer qu’il n’y a pas de porte dérobée.

Il est peut-être un peu moins « sexy » visuellement que 1Password, mais il fait tout ce qu’on lui demande, et il le fait bien. Cerise sur le gâteau : vous pouvez même l’héberger vous-même sur votre propre serveur si vous ne faites pas confiance au cloud. La version gratuite est d’ailleurs l’une des plus généreuses du marché, avec un stockage illimité de mots de passe sur tous vos appareils.

5. Dashlane : Le couteau suisse de la sécurité

Dashlane a un positionnement un peu particulier. Il ne se contente pas de stocker vos identifiants. Il inclut souvent un VPN et un outil de surveillance du Dark Web qui vous alerte en temps réel si votre adresse mail apparaît dans une base de données piratée.

L’interface est très intuitive, surtout pour le remplissage automatique des paiements en ligne. Par contre, il faut avouer que le prix a tendance à grimper assez vite. Si vous avez déjà un VPN à côté, vous risquez de payer pour un service en double. Mais pour quelqu’un qui veut une solution « tout-en-un » sans se prendre la tête, c’est un excellent choix.

6. Keeper : Le coffre-fort ultra-sécurisé pour les pros

Si vous gérez une petite équipe ou une boîte, Keeper mérite votre attention. Il propose une gestion des permissions très fine. Vous pouvez décider exactement qui a accès à quoi, avec des journaux d’audit très complets.

Leur interface a fait d’énormes progrès ces dernières années. C’est sobre, efficace, et surtout très stable. On sent que c’est une solution pensée pour la production. Ils proposent aussi un module de chat sécurisé, KeeperChat, qui permet d’échanger des infos sensibles de façon chiffrée. C’est peut-être un peu trop pour un usage personnel, mais pour le business, c’est top.

7. RoboForm : Le champion du remplissage automatique

On a tendance à oublier RoboForm, mais c’est l’un des plus anciens du secteur. Sa grande force, c’est sa capacité à remplir des formulaires complexes. Vous savez, ces formulaires administratifs interminables avec 50 champs différents ? RoboForm les gère bien mieux que la plupart de ses concurrents.

C’est aussi l’un des moins chers de cette liste. Si votre budget est serré mais que vous voulez quand même une solution sérieuse et éprouvée, c’est une option très solide. L’interface a vieilli un peu, mais au fond, on lui demande surtout d’être efficace, non ?

Comment bien choisir son gestionnaire ?

Bon, je ne vais pas vous dire lequel prendre, ça dépend de votre usage. Mais voici quelques critères pour vous aider à trancher :

  • Le budget : Si vous ne voulez pas débourser un centime, tournez-vous vers Bitwarden ou la version gratuite de Proton Pass.
  • Le package malin : Si vous voulez en profiter pour souscrire un VPN et un gestionnaire de mot de passe NordVPN est indéniablement le meilleur choix puisque l’abonnement NordVPN Plus intègre le VPN, le gestionnaire de mot de passe, la protection de la navigation et anti-malware, le bloqueur de publicités et de traqueurs.
  • L’écosystème : Si vous êtes à 100 % chez Apple, l’intégration de 1Password est un régal. Si vous êtes déjà chez Proton, le choix est vite fait.
  • Les Passkeys : En 2026, assurez-vous que votre gestionnaire supporte bien les clés d’accès. C’est l’avenir, et naviguer sans ça va devenir pénible.
  • Le partage : Si vous voulez partager les codes Netflix ou les comptes bancaires avec votre conjoint(e), regardez bien les options « Famille ».

Personnellement, j’ai une petite préférence pour les solutions qui permettent un audit facile de la sécurité de ses mots de passe. C’est toujours un peu flippant de voir qu’on a 12 mots de passe « faibles », mais c’est nécessaire pour agir. J’utilise NordPass depuis qu’il existe et je suis très satisfait.

FAQ : Vos questions sur les gestionnaires de mots de passe

Est-ce que c’est risqué de mettre tous ses œufs dans le même panier ?

C’est la question qui revient tout le temps. En théorie, oui, si le gestionnaire est piraté, c’est la catastrophe. Mais en pratique, ces boîtes utilisent un chiffrement tel que même si elles se faisaient voler leurs serveurs, les pirates ne pourraient rien lire sans votre Mot de passe Maître. C’est bien plus risqué d’utiliser le même mot de passe partout ou de les noter dans un fichier Excel.

C’est quoi la différence avec le gestionnaire de Google ou Apple ?

Les gestionnaires intégrés aux navigateurs (Chrome, Safari) sont devenus très bons. Mais ils vous enferment dans leur écosystème. Si vous passez d’un iPhone à un Android, ou de Chrome à Firefox, c’est la galère. Un gestionnaire indépendant fonctionne partout, sur tous les navigateurs et tous les systèmes.

Est-ce que les Passkeys vont remplacer les mots de passe ?

À terme, oui. En 2026, la plupart des gros sites (Google, Amazon, Microsoft) les proposent déjà. C’est plus sûr car il n’y a rien à retenir, c’est votre appareil qui prouve votre identité via la biométrie. Les gestionnaires de cette liste permettent de stocker et synchroniser ces Passkeys.

Que se passe-t-il si j’oublie mon mot de passe maître ?

Là, c’est le drame. Pour des raisons de sécurité, la plupart des services ne peuvent pas réinitialiser votre compte. Il faut donc bien noter votre clé de secours (Recovery Key) dans un endroit sûr (physique, de préférence).

Cet article original intitulé Top 7 des meilleurs gestionnaires de mots de passe en 2026 a été publié la première sur SysKB.

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ProtonVPN : Présentation complète du géant de la sécurité suisse

Quand on commence à s’intéresser sérieusement à sa vie privée en ligne, un nom finit toujours par revenir dans les discussions : ProtonVPN. Vous avez sans doute déjà entendu parler de Proton Mail, ce service de messagerie chiffrée utilisé par les journalistes et les activistes du monde entier. Eh bien, ProtonVPN, c’est leur solution pour sécuriser votre connexion internet globale. Mais au-delà de l’étiquette « made in Switzerland » et de l’aura de sérieux qui entoure les anciens scientifiques du CERN à l’origine du projet, qu’est-ce que ce service vaut réellement dans la vie de tous les jours ? Est-il aussi rapide et polyvalent qu’un NordVPN pour le streaming ?

On ne va pas se mentir, le marché des VPN est saturé de promesses marketing souvent un peu exagérées. Entre ceux qui affirment être les plus rapides du monde et ceux qui jurent ne garder aucun log tout en étant basés dans des juridictions douteuses, il y a de quoi être perdu. Pour cet article, j’ai pris le temps de décortiquer ProtonVPN sous toutes ses coutures. On va parler technique, juridiction, mais aussi ergonomie et prix. Pas de bla-bla inutile, juste du concret pour vous aider à savoir si vous devez, ou non, leur confier vos données.

L’origine de ProtonVPN : du CERN à la vie privée pour tous

L’histoire de ProtonVPN n’est pas celle d’une startup lambda lancée par des experts en marketing. Tout a commencé en 2014, au CERN (l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire). Une équipe de scientifiques, menée par Andy Yen, a d’abord créé Proton Mail pour répondre à un besoin vital de communication sécurisée. ProtonVPN est arrivé quelques années plus tard, en 2017, avec la même philosophie : protéger les libertés civiles sur le web.

C’est un point qui me semble important à souligner. Contrairement à beaucoup de ses concurrents dont les structures de propriété sont parfois opaques ou changeantes, Proton appartient à une fondation à but non lucratif partielle, la Proton Foundation. Ça ne veut pas dire qu’ils ne veulent pas gagner d’argent (ils ont des factures à payer comme tout le monde), mais leur modèle économique repose sur les abonnements de leurs utilisateurs, pas sur la vente de données ou la publicité. Forcément, ça donne un peu plus confiance dès le départ.

La juridiction suisse : un vrai rempart ?

ProtonVPN est basé à Genève, en Suisse. Dans le monde du VPN, c’est un argument de poids. Pourquoi ? Parce que la Suisse ne fait pas partie des alliances de surveillance « 5 Eyes », « 9 Eyes » ou « 14 Eyes ». Les lois suisses sur la protection des données sont parmi les plus strictes au monde.

Si une autorité étrangère veut obtenir des informations sur un utilisateur de ProtonVPN, elle doit passer par une procédure judiciaire complexe devant un tribunal suisse. Et même là, comme Proton applique une politique stricte de non-conservation des journaux (no-logs), il y a de fortes chances pour qu’il n’y ait rien à transmettre de toute façon. C’est un aspect rassurant pour ceux qui craignent une surveillance gouvernementale abusive.

Sécurité et confidentialité : le cœur du réacteur

C’est là que ProtonVPN joue ses meilleures cartes. Pour un utilisateur lambda, tous les VPN se ressemblent un peu. Mais quand on regarde sous le capot, il y a des différences majeures.

Une architecture « Secure Core » unique

L’une des fonctionnalités phares, c’est le Secure Core. Normalement, un VPN fait passer votre trafic par un serveur intermédiaire. Si ce serveur est compromis, votre anonymat peut être menacé. Avec le Secure Core, ProtonVPN fait d’abord passer votre trafic par des serveurs ultra-sécurisés situés en Suisse, en Islande ou en Suède, avant de l’envoyer vers le pays de votre choix.

Ces serveurs sont installés dans des centres de données hautement protégés (souvent d’anciens abris militaires). Cela signifie que même si le serveur de destination finale (disons aux USA ou en France) est surveillé, il est techniquement impossible de remonter jusqu’à votre véritable adresse IP car la connexion précédente provient d’un réseau Proton totalement contrôlé. Franchement, pour la sécurité pure, c’est ce qui se fait de mieux actuellement sur le marché grand public.

Avec le Secure Core, ProtonVPN fait d'abord passer votre trafic par des serveurs ultra-sécurisés situés en Suisse, en Islande ou en Suède, avant de l'envoyer vers le pays de votre choix.

Open Source et audits indépendants

C’est un point que j’apprécie particulièrement. Toutes les applications ProtonVPN sont open source. Ça veut dire que n’importe quel expert en cybersécurité peut aller sur GitHub, lire le code et vérifier qu’il n’y a pas de « backdoor » ou de failles cachées. Peu de concurrents osent une telle transparence même chez les leaders comme NordVPN, CyberGhost ou ExpressVPN.

En plus de ça, Proton fait régulièrement auditer ses logiciels et sa politique de logs par des cabinets indépendants (comme SEC Consult). Ces rapports sont publics. Quand un service vous dit « on ne garde rien », c’est bien. Quand un expert externe le confirme après avoir fouillé dans les serveurs, c’est beaucoup mieux.

Les protocoles utilisés

ProtonVPN ne s’encombre pas de vieux protocoles peu sécurisés comme le PPTP ou le L2TP. Ils se concentrent sur ce qui marche :

  • OpenVPN : Le standard de l’industrie, ultra stable.
  • IKEv2 : Très bon pour les mobiles car il gère bien les changements de réseaux (Wi-Fi vers 4G).
  • WireGuard : Le petit dernier, très léger et extrêmement rapide. C’est celui que je recommande d’utiliser par défaut.

Ils ont aussi développé un protocole maison appelé Stealth. Il est conçu pour contourner la censure dans les pays comme la Chine ou l’Iran en faisant passer le trafic VPN pour du trafic HTTPS classique. Si vous voyagez dans des zones « difficiles », c’est un outil indispensable.

Le protocole Stealth est conçu pour contourner la censure dans les pays comme la Chine ou l'Iran en faisant passer le trafic VPN pour du trafic HTTPS classique

Performances et vitesse : le test de réalité

Avoir le VPN le plus sécurisé du monde ne sert à rien si charger une page Google prend 10 secondes. Pendant longtemps, ProtonVPN a eu une réputation de service un peu lent. Mais ça, c’était avant 😊

Le VPN Accelerator

Proton a mis en place une technologie qu’ils appellent « VPN Accelerator ». Pour faire simple, c’est un ensemble d’optimisations logicielles qui permettent de dépasser les limitations de vitesse habituelles liées au traitement des protocoles VPN. Sur des connexions longue distance (par exemple se connecter au Japon depuis la France), les gains peuvent aller jusqu’à 400 %.

Dans mes tests, sur une fibre à 1 Gbps, j’atteins régulièrement des débits de 600 à 700 Mbps avec WireGuard sur des serveurs proches. C’est largement suffisant pour de la 4K, du téléchargement intensif ou du jeu en ligne. On sent qu’ils ont investi massivement dans leurs infrastructures ces deux dernières années.

VPN Accelerator est un ensemble d'optimisations logicielles qui permettent de dépasser les limitations de vitesse habituelles liées au traitement des protocoles VPN.

Le réseau de serveurs

ProtonVPN dispose de plus de 6 000 serveurs répartis dans plus de 110 pays. Ce n’est pas le plus gros réseau du marché (certains en ont 10 000), mais la qualité est là. Ils possèdent en propre une grande partie de leurs serveurs critiques, ce qui est un gage de sécurité supplémentaire.

Fonctionnalités avancées et usage quotidien

Utiliser ProtonVPN au quotidien est devenu très plaisant. L’interface a été simplifiée, même si elle garde un petit côté « tableau de bord technique » qui plaira aux amateurs d’informatique.

NetShield : le bloqueur de pubs intégré

Le NetShield est leur outil de filtrage DNS. Il permet de bloquer les publicités, les traceurs et les sites malveillants directement au niveau du VPN. L’avantage, c’est que ça économise de la bande passante et que ça protège tous vos appareils, même ceux où vous ne pouvez pas installer d’extension de navigateur (comme sur smartphone). C’est simple et diablement efficace.

Streaming et P2P

Pendant longtemps, Proton était perçu comme un VPN « sérieux » pas vraiment fait pour Netflix. Ce n’est plus vrai. Avec un abonnement Plus, vous pouvez débloquer la plupart des catalogues :

  • Netflix (US, UK, FR, etc.)
  • Disney+
  • Amazon Prime Video
  • Hulu et HBO Max

Pour le P2P (BitTorrent), l’abonnement Plus de ProtonVPN perme de profiter de serveurs dédiés optimisés pour le partage de fichiers. Le débit est constant et il n’y a pas de bridage.

Le Kill Switch et le Split Tunneling

Le Kill Switch est automatique. Si la connexion VPN coupe, votre accès internet est instantanément bloqué pour éviter que votre adresse IP réelle ne « fuite ». C’est un basique, mais il est très bien géré ici.

Le Split Tunneling, lui, vous permet de choisir quelles applications passent par le VPN et lesquelles utilisent votre connexion normale. C’est super pratique si vous voulez sécuriser vos téléchargements tout en gardant une latence minimale sur votre jeu vidéo préféré en parallèle.

Analyse des tarifs et offres de ProtonVPN

ProtonVPN propose une structure tarifaire assez claire, mais attention : les fonctionnalités varient énormément entre l’offre gratuite et l’offre payante.

Tableau comparatif des offres ProtonVPN

CaractéristiqueOffre Free (Gratuit)Offre Plus (Payant)
Nombre de serveursServeurs limités (5 pays)6 000+ serveurs (110+ pays)
Nombre d’appareils1 appareil10 appareils simultanés
Vitesse« Moyenne » (pas de priorité)Jusqu’à 10 Gbps
Secure CoreNonOui
NetShieldNonOui (Bloqueur pubs/malware)
Streaming & P2PNon supporté officiellementOui (Optimisé)
Tor over VPNNonOui
Support clientBasiquePrioritaire

Le cas de l’offre gratuite

C’est probablement le meilleur VPN gratuit du marché. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucune limite de data. Vous pouvez l’utiliser 24h/24 sans jamais être coupé. Par contre, vous ne pouvez pas choisir votre serveur (il vous connecte au plus proche disponible automatiquement) et les vitesses sont bridées en période de forte affluence. C’est parfait pour dépanner ou pour une utilisation basique, mais frustrant pour du streaming ou du P2P

L’abonnement Plus

C’est l’offre qui nous intéresse pour un usage complet. Le prix tourne autour de 3€ / mois si vous vous engagez sur deux ans. C’est un peu plus cher que certains concurrents « low cost », mais la qualité de l’infrastructure et la juridiction suisse justifient selon moi cet écart de prix.

Si vous rechercher en plus un Drive et un système de Mail qui respecte votre vie privée, l’offre Proton Unlimited vous permet de disposer de tous les outils de ProtonVPN pour un prix clairement très intéressant.

Installation et compatibilité : où peut-on l’utiliser ?

ProtonVPN est disponible sur quasiment tout ce qui se connecte à internet :

  • Windows et macOS : Des applications très complètes avec une carte interactive.
  • Linux : Enfin une vraie interface graphique pour les distributions majeures (Ubuntu, Fedora), ce qui est rare dans le milieu.
  • iOS et Android : Des apps bien notées, économes en batterie.
  • Android TV et Fire TV : Une application dédiée pour profiter du streaming sur grand écran.
  • Routeurs : Support pour DD-WRT, AsusWRT, etc.

Le processus d’installation est un jeu d’enfant. On télécharge, on s’identifie, on clique sur « Quick Connect » et c’est fini. Même ma grand-mère pourrait l’utiliser, et c’est un compliment pour une boîte de scientifiques du CERN.

Points forts et points faibles : le bilan

Pour être totalement honnête, aucun service n’est parfait. Voici ce qu’il faut retenir de ProtonVPN après plusieurs semaines de test intensif.

Ce qu’on adore :

  • Confidentialité absolue : La Suisse, l’Open Source et le No-logs audité. Difficile de faire mieux.
  • Le Secure Core : Un vrai plus pour les utilisateurs qui ont besoin d’une sécurité maximale.
  • L’offre gratuite illimitée : Une rareté sur le marché qui mérite d’être saluée.
  • Les performances : Le VPN Accelerator a vraiment changé la donne, c’est devenu très rapide.
  • L’écosystème : L’intégration avec Proton Mail, Drive et Pass est un vrai confort.

Ce qu’on aime moins :

  • Le prix : Un peu plus élevé que la moyenne du marché.
  • Pas de chat en direct 24/7 pour tout le monde : Le support peut parfois être un peu lent à répondre par mail, même si les réponses sont toujours très techniques et précises.
  • Interface parfois dense : Trop d’options pour l’utilisateur qui veut juste un bouton « On/Off » sans rien comprendre.

FAQ : Tout ce qu’il faut savoir sur ProtonVPN

Est-ce que ProtonVPN est vraiment gratuit ?

Oui, il existe une version gratuite illimitée en volume de données. Elle est financée par les utilisateurs payants. Elle est cependant limitée en termes de serveurs et de fonctionnalités (pas de streaming, pas de P2P).

ProtonVPN fonctionne-t-il avec Netflix ?

Oui, mais uniquement avec l’abonnement « Plus ». Les serveurs optimisés permettent de débloquer les catalogues de nombreux pays sans message d’erreur.

Est-ce que ProtonVPN ralentit ma connexion ?

Tous les VPN ralentissent un peu la connexion à cause du chiffrement. Cependant, avec le protocole WireGuard et le VPN Accelerator, la perte est minime (souvent moins de 10-15 % sur des serveurs proches).

Peut-on utiliser ProtonVPN en Chine ?

Oui, grâce au protocole « Stealth » qui masque le trafic VPN. C’est l’un des services les plus efficaces pour passer le « Grand Firewall » chinois.

Cet article original intitulé ProtonVPN : Présentation complète du géant de la sécurité suisse a été publié la première sur SysKB.

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Pourquoi il y a des rageux qui critiquent NordVPN ?

J’avoue que ça me fascine toujours. Sous les vidéos d’influenceurs, dans les commentaires d’articles, tu trouves immanquablement un « NordVPN c’est de la m… ». Sérieusement ? J’utilise NordVPN au quotidien depuis des années et pour mon usage c’est juste top. Rapide, efficace, pas cher quand il y a des promos. Alors, pourquoi autant de rage ? Spoiler : plus un service est gros et populaire, plus il devient une cible idéale pour les puristes, les déçus … et les trolls en roue libre.

Je te propose de décortiquer ça, sans langue de bois, avec un peu d’ironie peut être mais avec des faits vérifiés à l’appui !

Les raisons « psychologiques » derrière les critiques

1) Le syndrome du « trop populaire pour être honnête »

NordVPN est mainstream. Ça marche, c’est simple, ça a des apps partout. Dans l’imaginaire collectif tech, le service grand public « qui fait tout bien » déclenche automatiquement une suspicion. Les rageux confondent souvent visibilité et médiocrité. Sauf qu’en sécurité, popularité ne veut pas dire relâchement : NordVPN fait auditer son no-log régulièrement par des tiers indépendants, et pas une fois tous les 10 ans. En 2024/2025, ils en étaient à leur 5e audit sur cette promesse.

2) Le fétichisme de la pureté

Tu connais le discours : « le vrai VPN, c’est celui où tu n’as même pas d’email pour créer un compte, sinon c’est vendu ». Oui, Mullvad a ce modèle hyper minimaliste et c’est très respectable. Mais ça ne veut pas dire que tous les autres seraient « nuls » ou « dangereux ». Pour la plupart des usages courants, on n’a pas besoin d’un niveau d’opsec d’agent infiltré. On a besoin d’un VPN stable, rapide, simple — et qui ne coûte pas un bras.

3) La guerre de chapelle

Dans le monde des VPN, il y a des camps. Certains ne jureront que par un service X ou Y, et vont dénigrer le reste par réflexe tribal. C’est humain, mais pas très utile quand on cherche un outil qui répond à de vrais besoins.

Mon usage réel (et celui de la majorité)

Contourner les geo-restrictions (sans faire un tuto illégal)

En France, certaines compétitions sportives, plateformes ou catalogues sont réservés à un pays. Le geoshifting via VPN, c’est l’usage n°1. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ça fonctionne très bien avec NordVPN grâce à son réseau massif et des apps très propres, y compris sur Android TV. J’utilise NordVPN pour regarder la F1 Gratuitement en passant par la Belgique depuis des années et je n’ai aucun reproche à faire, ni aucune frustration sur le fonctionnement du service (pas de LAG, jamais de défaillance). Tu peux faire la même chose pour regarder n’importe quel évènement sportif, il suffit de choper la chaîne locale ou a lieu la compétition, il y en a toujours une qui diffuse gratuitement le contenu.

Télécharger… parfois

Je paye déjà une blinde d’abonnements culture pour la famille. Parfois, on craque et on télécharge un livre introuvable, une série oubliée, bref, la vraie vie. L’objectif d’un VPN ici, c’est de cloisonner, pas de devenir invisible à la NSA. Et oui, NordVPN a des serveurs dédiés P2P, un kill switch, et tout ce qu’il faut pour limiter la casse si la connexion saute. (Rappel légal : en France, le droit s’applique. Fais tes choix en connaissance de cause.) Dans tous les cas NordVPN est une vraie forteresse et ton opérateur devient complètement aveugle sur ce que tu est entrain de faire.

Wifi publics, Airbnb, boulot

Dans un café, un hôtel ou au travail, un VPN, c’est juste une bonne hygiène numérique. Tu évites que l’admin réseau, l’employeur ou n’importe qui d’un peu curieux n’aspire tes DNS/ton trafic en clair. Là, NordVPN coche les cases : protocole NordLynx (base WireGuard) rapide, kill switch, DNS privés, etc.

Et YouTube sans pub ?

C’est possible de profiter de YouTube sans aucune publicité sans payer d’abonnement Premium. En effet l’Albanie n’est pas un marché monétisé par YouTube. Concrètement, les annonceurs ne peuvent pas cibler des pubs sur les utilisateurs dont l’IP est localisée en Albanie, car YouTube ne liste pas ce pays parmi ses marchés monétisés. Résultat : quand tu te connectes à un serveur VPN en Albanie, tu profites de YouTube sans publicité (sur TV comme sur ordi), tant que ton IP reste albanaise.

Et non, ce n’est pas illégal en France d’utiliser un VPN. L’outil en lui-même est légal ; c’est l’usage qui doit rester responsable. En pratique, changer de pays via VPN peut contrevenir aux CGU de certaines plateformes : à chacun de vérifier ce qu’il accepte contractuellement. Mais d’un point de vue strictement légal en France, utiliser un VPN = OK.

En résumé, si ton IP sort d’Albanie, YouTube n’ayant pas d’inventaire pub ciblable sur ce pays, tu n’as pas de pubs. C’est une conséquence technique de la non-monétisation du marché albanais par YouTube.

Pourquoi je trouve NordVPN « remarquable » (pour mon usage)

Vitesse et stabilité

NordLynx (leur implémentation de WireGuard) est rapide et connecte en deux secondes. Les tests indépendants classent régulièrement NordVPN parmi les plus véloces du marché, et en pratique tu le sens quand tu streames en 4K ou que tu télécharges. Techniquement, le protocole WireGuard y est pour beaucoup, et Nord a ajouté sa couche pour la gestion des identités (sans sacrifier la perf).

Politique de logs et juridiction

Le service opère sous juridiction du Panama, un pays sans obligation de rétention de données, ce qui l’aide à tenir sa promesse « no-log ». Cette promesse est auditée régulièrement par des cabinets indépendants — un point que beaucoup « oublient » dans les commentaires au vitriol.

Infra et sécurité « propres »

Le parc de serveurs est en RAM-only (pas de stockage persistant), ce qui limite sacrément l’empreinte de données en cas de saisie d’un serveur. C’est devenu une bonne pratique chez les meilleurs, et Nord l’a généralisée depuis des années.

Couverture d’apps et appareils

Windows, macOS, iOS, Android, Linux… et les télés/box Android TV via le Play Store. Tu veux juste cliquer et que ça marche ? C’est le cas.

10 connexions simultanées

La limite a été relevée à 10 appareils en même temps, ce qui suffit pour une famille connectée. (Astuce classique : installer le VPN au niveau du routeur protège tout le réseau sans te soucier des limites.)

Des features qui évoluent

En 2025, NordVPN a étendu le chiffrement post-quantique (PQC) à toutes ses applications — intéressant pour le « harvest-now, decrypt-later ». On n’en a pas besoin tous les jours, mais c’est bien de voir le service pousser sur l’anticipation.

« Oui mais Mullvad, c’est mieux pour la vie privée ! »

Mullvad est un excellent VPN orienté vie privée « pure ». Compte sans email, numéro aléatoire, paiement possible en cash par courrier, pas de promos agressives, prix flat. Je respecte à fond. Mais ce n’est pas le même ADN produit : Mullvad n’a pas vocation à « tout débloquer partout » ni à plaire au plus grand nombre. Et il y a quelques contraintes pour une famille nombreuse : 5 appareils simultanés max, pas de pricing dégressif, etc.

En clair : si ton objectif n°1 est l’anonymat opérationnel et une empreinte minimale, Mullvad est cohérent. Si tu veux un couteau suisse rapide pour streaming, voyages, P2P et une app TV plug-and-play, NordVPN est plus simple. Et on peut parfaitement apprécier les deux pour des raisons différentes.

Comparatif express (chiffré, mais sans blabla marketing)

Les infos de prix varient avec les promos. Prends ça comme un ordre de grandeur, pas une promesse gravée dans le marbre.

CritèreNordVPNMullvad
JuridictionPanama (no mandatory data retention)Suède
Politique de logsNo-log, audits indépendants récurrentsNo-log, comptes numérotés
Vitesse / protocoleNordLynx (WireGuard) très rapideWireGuard (OpenVPN en retrait progressif)
Serveurs / couvertureRéseau très large, apps Android TV officiellesCouverture solide, design privacy-first
Connexions simultanées105
Prix typiqueFortes promos régulières ≈ 2,99€/mois)5 €/mois flat
Points fortsStreaming, vitesse, apps, audits, RAM-only, PQCAnonymat, simplicité, paiement cash/crypto

Pourquoi les critiques tapent surtout sur NordVPN (et pas sur des « petits »)

  1. Effet projecteur : tu tapes sur le plus visible pour faire du bruit.
  2. Attentes irréalistes : on demande au même produit d’être ultra-user-friendly et d’atteindre l’opsec d’un labo de recherche.
  3. Méconnaissance technique : beaucoup ignorent l’implémentation WireGuard maison (NordLynx), l’infra RAM-only, les audits, etc.
  4. Dogme anti-promo : « s’il y a des promos, c’est forcement louche ». Ou juste… une stratégie commerciale pour un produit grand public.

Le juste milieu, tout simplement

Je ne suis pas activiste à Pékin. Je ne vis pas reclus dans un bunker numérique. Je veux juste :

  • regarder ce que j’ai envie quand je voyage,
  • éviter que mon FAI ou l’admin Wi-Fi de l’hôtel fouillent mon trafic,
  • protéger ma famille sur 8–10 appareils sans prise de tête,
  • et, franchement, optimiser mes dépenses.

Pour ça, NordVPN me rend service au quotidien et, en promo, c’est imbattable pour ce que j’en fais. Et si demain j’ai besoin d’un setup plus « jusqu’au-boutiste », je garderai un compte Mullvad à côté. Les deux ne sont pas incompatibles.

Rappels légaux & bon sens

  • Un VPN ne te rend pas au-dessus des lois. Vérifie la législation locale (copyright, contournement de mesures techniques, etc.) et les CGU des services que tu utilises.
  • Évite les guides « magiques » trop précis pour contourner des protections : s’ils violent des CGU ou la loi, c’est toi qui prends le risque.
  • Active le kill switch et utilise les applis officielles (desktop, mobile, TV) pour limiter les erreurs de config.

Fiche rapide NordVPN (ce que les rageux oublient souvent)

ÉlémentDétail vérifié
JuridictionPanama (pas de loi de rétention obligatoire)
No-logEngagement audité à plusieurs reprises (cabinet indépendant)
Protocole phareNordLynx (WireGuard), connexion rapide, excellente perf
InfraServeurs RAM-only (pas de disques)
Apps TVAppli Android/Android TV sur Google Play, installation simple
Appareils10 connexions simultanées par compte
Crypto / futur-proofChiffrement post-quantique étendu à toutes les apps en 2025

Conclusion

Les rageux critiquent NordVPN surtout parce qu’il est visible, populaire et qu’il ne correspond pas au fantasme d’un outil « puriste ». Dans la vraie vie, pour un usage normal — streaming en voyage, P2P raisonnable, wifi publics, TV connectée — c’est l’un des VPN les plus pratiques et réguliers. Ça n’empêche pas d’apprécier Mullvad ou Proton pour d’autres raisons. On arrête la guerre de chapelle et on choisit l’outil qui colle à son usage, point.

FAQ

NordVPN est-il vraiment no-log ?
Oui, la politique no-log est auditée à répétition par des cabinets indépendants. Et la juridiction (Panama) n’impose pas de rétention.

Mullvad protège-t-il mieux ma vie privée ?
Son modèle (compte sans email, numéro aléatoire, paiement cash/crypto) est radical et très privacy-first. Mais pour la vitesse, les apps TV, les 10 appareils, et son prix, fatalement NordVPN est plus « populaire ».

Est-ce légal d’utiliser un VPN pour regarder des contenus d’un autre pays ?
Le VPN en soi est légal en France. En revanche, contourner des restrictions peut violer les CGU de certains services. Informe-toi et reste responsable.

NordVPN marche-t-il bien sur Android TV / Fire TV ?
Oui, il existe des applis officielles sur Android/Android TV. L’installation se fait via Google Play et c’est rapide.

Combien d’appareils puis-je connecter ?
NordVPN : 10 simultanés. Mullvad : 5.

C’est quoi ce « chiffrement post-quantique » chez NordVPN ?
Un mécanisme qui anticipe les risques liés aux futurs ordinateurs quantiques. En 2025, NordVPN l’a déployé sur toutes ses apps.

Cet article original intitulé Pourquoi il y a des rageux qui critiquent NordVPN ? a été publié la première sur SysKB.

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