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(Municipales 2026) Jean François Delattre, un maire/candidat expérimenté sur Haspres

Jean François Delattre : « Pour une stabilité rassurante ! »

Avec trois listes, à ce stade, sur la ligne de départ dont celle de l’édile sortant, Jean-François Delattre compte jouer la carte de l’expérience. En effet, chacun sait que la gestion locale, en 2026, est devenue extrêmement complexe pour ne pas dire un casse tête quotidien. « Oui, j’ai réfléchi à me représenter, mais il manque encore de maturité dans mon équipe pour prendre ma place. De plus, je tiens à lancer des programmes sur le logement. C’est le dossier en haut de la pile », commente-t-il.

« Tous les services à la population à 200 mètres de la Maison communale », Jean François Delattre

Un mandat de simple conseiller municipal, deux d’adjoints et deux comme édile, Jean François Delattre repart pour un éventuel 6ème mandat sur Haspres. La motivation est toujours là. Bien sur, il évoque son bilan sur le long terme avec une concentration des services à la population : « Nous avons tous les services à la population à 200 mètres de la Maison communale, la bibliothèque, l’espace numérique, la crèche, les 3 écoles, les services techniques et salle polyvalente, sans oublier les commerces de proximité », commente-t-il.

Pour autant, avec 2 630 habitants, la collectivité locale a « baissé en population. Un collectif de 36 logements a fermé avant sa prochaine démolition. La Covid a bloqué un dossier avec le bailleur social Habitat du Nord. Aujourd’hui, il est relancé avec un nouveau projet sur 30 logements », précise-t-il.

Mais, ce sont deux autres fonciers disponibles que le Premier magistrat a dans le viseur : « En 2015, dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) communal, nous avons deux terrains constructibles. Ces derniers ont été confirmés dans le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) à La Porte du Hainaut. » Pour y arriver, pas d’armes atomiques comme l’expropriation ou/et une DUP (Déclaration d’Utilité Publique)… « j’ai négocié avec les propriétaires. Nous ne sommes pas dans une grande ville ! », précise-t-il.

L’objectif est clair, proposer une nouvelle offre de logements sur cette commune. « Sur le 1er espace foncier, nous avons deux hectares aménageables. Ce sera un mixte avec du social, du lot libre, des loyers accessibles, etc. », poursuit le candidat. Voilà la case manquante à cet exercice communal pour Jean-François Delattre avec (peut-être) le sentiment du devoir accompli à la fin d’un prochain mandat.

« Un maire ne peut plus se replier sur sa commune », Jean François Delattre

Ensuite, la conduite d’une collectivité locale passe par un travail puissant sur la recherche de partenaires tous azimuts. Dans cette optique, la réussite d’un dossier à changer d’âme. « Un maire ne peut plus se replier sur sa commune. Il doit représenter celle-ci dans les institutions où il défend aussi, directement ou indirectement, les dossiers locaux », souligne le candidat.

A ce titre, Jean François Delattre est vice-président aux finances de La Porte du Hainaut, siège au SIMOUV (Syndicat des transports du Valenciennois), au SIAVED (Syndicat des déchets), NOREAD (les eaux usées), celui travaillant sur l’entretien des berges pour les cours d’eau du territoire…, et dans chaque institution, l’intérêt communal est concerné à tous les niveaux.

Comme d’habitude, pas de liste unique sur Haspres, avec une liste RN et une autre d’opposition, mais aucune dissidence durant ce mandat, l’édile sortant est conscient que le réflexe national pour ce scrutin local est possible. Sa liste de 23 +2 colistières et colistiers comprendra neuf nouveaux, une rotation naturelle, avec toujours la même boussole, l’intérêt des administrés. Au final, et il a bien raison, la démocratie va s’exercer de plein droit : « Je propose une stabilité rassurante pour la population, mais on verra bien ! »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Jacky Boucot, pour la voix des travailleurs au Conseil municipal de Denain

Jacky Boucot : « Voter pour L.O afin de faire entendre la voix des travailleurs au sein du Conseil municipal de Denain. »

On pourrait juger cette candidature décalée par rapport à un enjeu local et pourtant avec la proposition politique sur la table, il existe un créneau clair pour les électrices et les électeurs denaisiens. En effet, vous avez une liste du Rassemblement National emmenée par le Sénateur Hochart, une autre liste très revancharde portée par Youssouf Feddal, les anciens alliés en 2020 de la maire de Denain, et la maire sortante plutôt dans le bloc présidentiel tout au long de ce mandat 2020/2026. Oui, pour les électeurs gauche ne se reconnaissant pas dans la gauche insoumise et communautaire, ni avec une gauche de gouvernement, une autre voix… à gauche est entendable par les administrés. Elu en 2014, mais pas en 2020, Jacky Boucot repart dans cette joute de proximité avec beaucoup d’envie. Il revendique avec la force de sa conviction la nécessité d’une voix, voire de plusieurs, des travailleurs au sein du conseil municipal d’une ville de plus de 20 000 habitants.

Jacky Boucot, retraité, 73 ans, un âge peu important concrètement, car Donald Trump a repoussé l’âge politique acceptable tout comme l’indécence, ancien salarié chez Usinor durant 10 ans « et le plus jeune délégué CGT de France (19 ans) », puis 35 ans dans le bâtiment, est présent en toute légitimité. Comme d’habitude, son discours plante un décor connu, mais cohérent ! « Il faut de l’insoumission sociale, sans lutte, il n’y a rien ! La lutte, c’est l’espoir. Il faut plus de réparation des richesses, ce slogan n’a pas changé depuis mes débuts de militants », déclare Jacky Boucot.

Sur les forces politiques en présence, il classe la liste d’Anne-Lise Dufour « de démocrate sociale », celle du Sénateur Hochart « d’extrême droite » et à l’endroit de Youssouf Feddal, il revendique un « joker ». Pour la constitution de sa liste, elle est déjà bouclée. Ça, c’est la force d’une liste engagée avec une colonne vertébrale politique et de ses militants.

A côte de lui, la 2ème sur la liste L.O, Cécile Bourlet, secrétaire médicale, incarne le renouvellement des générations de militants. Pour autant, le discours reste sur quelques fondamentaux politiques : « Les élections locales doivent faire entendre la parole des travailleurs. Les travailleurs au pouvoir, c’est la fin de l’exploitation, la fin de la guerre, et la fin du racisme ! »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) André Desmedt, un maire/candidat confiant malgré une élection sous haute tension sur Hasnon

André Desmedt : « Je suis l’homme à abattre ! »

L’édile le reconnaît bien volontiers, l’ambiance nationale va influencer beaucoup cette élection municipale sur tous les territoires de France, de la ville au village en passant par la périurbanité et la périruralité. C’est pourquoi cette prise de température nationale sur le terrain, de façon inédite, va piloter la stratégie politique des grandes formations politiques pour le coup d’après, la Présidentielle.

Ce constat politique nous ramène à un scrutin local électrique sur la commune d’Hasnon. Le Premier magistrat ne tourne pas autour du pot : « Wanted, je suis l’homme à abattre ! » Ce dernier a véritablement l’impression d’être « une cible » ambulante. « Il y a eu une cassure en juin dernier, car Andy Verdière et les autres élus de l’opposition, puis Johan Blanpain et 3 autres élus de la majorité sortante, ont choisi de ne pas voter le CFU (Compte Financier Unique/ex compte administratif). La Chambre Régionale des Comptes est venue contrôler et a validé le CFU 2024 de notre commune », commente André Desmedt.

Un éclatement des listes

Sur le paysage politique sur la ligne de départ, il commente sans concessions : « La liste RN, elle est sans surprises ; même là où le RN a  peu de chances, il dépose une liste afin de récupérer un maximum de Grands électeurs en vue des prochaines sénatoriales. » Sur la liste de M. Verdière : « C’est le retour de Nison ! De plus, comme fonctionnaire territorial au sein de La Porte du Hainaut, il ne pourra pas siéger au sein de l’agglo. C’est un gros problème pour les administrés. Nous savons que dorénavant (depuis la loi NOTRe) le pouvoir financier est à l’agglo ! ». Concernant la liste de M. Blanpain, il n’est pas très disert, « mais, elle est en cours de constitution. » Chacun sait que pour cette Municipales 2026, toutes les listes d’opposition dans les 35 000 communes sont difficiles à boucler et dans le Valenciennois comme ailleurs. Sur la liste de la majorité sortante de cet ancien collaborateur administratif au sein de l’Assemblée nationale, il précise : « Je ne suis pas carté à un parti politique. » Sur la liste en question : « Ma liste est déjà bouclée. J’ai 27 colistières et colistiers, pas 25 +2, tout le monde est impliqué. D’ailleurs, pour les 6 élu(e)s mécaniquement non éligibles (sauf 100% des voix), je leur propose tout de suite d’intégrer le CCAS (obligatoire pour une commune de plus de 1 500 habitants). » C’est le bon moment pour évoquer son procès sur sa « verticalité » présumée.

« Je ne participe pas aux commissions même si les adjoints en charge viennent discuter face moi », explique-t-il. « Nous sommes libres et indépendants », souligne Stéphanie Lecoeuvre, adjointe en charge des écoles. « Chaque adjoint assure, à tour de rôle, une permanence le samedi matin. Bien sûr, je suis disponible si nécessaire, mais durant la semaine, ma porte est toujours ouverte », résume-t-il. En résumé, cette critique est sans fondements pour le maire sortant.

Cette commune de moins de 4 000 habitants demeure à taille humaine, elle reste un terreau de la politique de proximité, celle où tout projet est commenté les yeux dans les yeux. C’est pourquoi, cette adversité ne dissuade pas André Desmet dans son engagement local.

Un investissement massif 2020/2026 et des projets 2026/2033

D’ailleurs, il tient à mettre en lumière « un investissement de 6,9 millions d’euros sur le dernier mandat. Le précédent de M. Nison, c’était 900 000 euros… » Pour y arriver, il n’invente tien , mais applique à la lettre la réduction des charges de fonctionnement, matériel même dans le « mobilier de mon bureau. » Cette maîtrise des dépenses a de facto permis de dégager une nouvelle capacité d’autofinancement, d’emprunt, mais surtout une discipline que tous les équipes majoritaires doivent peaufiner, la fameuse « recherche de partenaires, Etat, Région, Département, et l’agglo. Le maire est le VRP de sa commune ! » Bien sûr, Stéphanie Lecoeuvre commente le regroupement des écoles communales « sous évaluée par l’ancienne majorité avec cette construction, sur ce mandat, d’une nouvelle école maternelle, d’une restauration scolaire, d’une garderie. Pour le prochain mandat (en cas d’élection), nous voulons réhabiliter complètement les 8 classes élémentaires. »

Vue de drone, l’exercice municipal d’une collectivité locale au XXème siècle n’a plus grand chose à voir, hors responsabilité pénale, avec celle du XXIème siècle. Sans véritablement forcer le trait, on peut même parler d’avant la Covid et d’après, car toute subvention fait quasi l’objet d’une mise en compétition automatique entre les collectivités publiques, enveloppe fermée, appel à manifestation d’intérêt, complexité administrative XXL pour l’élaboration d’un dossier, transition écologique, le maire sans une équipe solide sur les dossiers de subventions à produire, voire un partenariat fort avec l’agglo, ne pourra financer aucun investissement sur sa commune. C’est là où les choses changent, car il y a peu, le seul carnet d’adresses, un petit coup de fil et la subvention était dans la poche… En fait, l’administration a creusé beaucoup plus profond pour éviter les recours en justice, l’inefficacité d’un projet, et donc de l’utilisation appropriée in fine… de l’argent public !

Pour ce mandat éventuel 2026/2033, le Gros dossier serait une extension de la salle des sports. « C’est une deuxième salle avec des gradins, pas une simple extension. Ensuite, l’existant est trop vétuste, il faut également revoir complètement l’aménagement intérieur. Cela permettra une réorganisation de l’usage de ces salles… Enfin, nous voulons réaliser en extérieur un parking plus la rénovation du citystade », commente le maire/candidat.

En tout état de cause, ce scrutin sur Hasnon sera à suivre de près comme un véritable baromètre de la vie politique sur ce vaste territoire très chamarré du Hainaut.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Eric Renaud, un candidat indépendant sur Saint-Amand-les-Eaux

Eric Renaud : « La seule liste indépendante des partis politiques à Saint-Amand-les-Eaux »

En propos liminaire, Eric Renaud tient à remercier Claudine Deroeux, absente pour cause de maladie, de son soutien indéfectible durant toutes ces années et toujours à ses côtés au Conseil départemental du Nord.

Ensuite, il décrit les événements politiques récents comme « une abstention de 62% en 2020 (15 mars), un résultat électoral tronqué avec un maire absent et détaché qui a juste achevé les dossiers en cours. Ensuite, l’élimination du député (Fabien Roussel qu’il ne cite jamais) et la démission en catastrophe du maire en faveur de son chef de parti. Les Amandinois ne sont pas dupes de ce tour de passe-passe, car nous savons tous que cette fonction lui permettrait juste de rebondir au national et d’abandonner sa ville. Pourquoi la situation d’Outinord , alors qu’il se vante de parler directement à Emmanuel Macron ! Il est seulement présent sur les plateaux télé et les ondes radio. »

Pour sa part, le candidat met en exergue « un maire (en cas d’élection) présent pour plus de stabilité, nous présentons une liste indépendante, sans soutien d’un parti, apolitique et humaniste. » Ensuite, il remet le couvert pour son combat contre la TEOM « que j’étais le seul à engager, la ville n’a rien fait. Par contre, grâce à mon action, nous allons être remboursé de la TEOM (Déchets ménagers) 2021. C’est un mandat de perdu avec une dégradation de la situation financière de la ville. »

Concernant les deux autres listes sur la ligne de départ pilotés par deux partis (PCF et RN) : « Vous avez une liste de gauche radicale et une autre phagocyter par l’extrême droite. Nous sommes la seule liste indépendante des partis politiques à Saint-Amand-les-Eaux. » Dans la foulée, il rappelle une évidence pour tous les candidats : « Il faut voter dès le 1er tour. Compte tenu de la configuration, avec 3 candidats, nous aurons très probablement un second tour. Si vous voulez soutenir votre candidat, c’est dès le 1er tour, après c’est trop tard ! » Effectivement, le réveil démocratique tardif, seulement le 22 mars, sera fatale au postulant concerné.

Un programme sur 3 axes

Avant de dévoiler l’intégralité de son programme, le jeudi 19 février, à 18H30, au sein de l’espace Jean Ferrat, le candidat trace les grandes lignes de celui-ci : « Ce programme sera basé sur 3 axes principaux. Tout d’abord, il y a une nécessité de redresser les finances de la commune. Le dernier exercice budgétaire marque un déficit de 5 millions d’euros masqué par des emprunts. Ce redressement passera également par une réorganisation des services municipaux. Ensuite, nous souhaitons une ville à haut niveau de services. Nous voulons maintenir tous les services existants, les améliorer, et en proposer de nouveaux. Enfin, une vision à moyen et long terme sur le développement du thermalisme sur la commune, nous pourrions booster son exploitation en installant un pôle de médecine préventive. »

Liste « L’Alliance Amandinoise »

Il y a 20 membres de la liste candidate en 2020 et donc 13 nouveaux, tous les quartiers sont représentés avec une grande diversité socio professionnelle, une note sportive se dégage chez beaucoup de colistières et colistiers. Moyenne d’âge 53 ans.

Tête de Liste : Eric Renaud, adjoint entre 1995 et 2017 à Saint-Amand, conseillé régional entre 1998 et 2008, Conseiller départemental du Nord entre 2008 et aujourd’hui, élu d’opposition à Saint-Amand-les-Eaux et communautaire à la La Porte du Hainaut

Nathalie Bigex-Grimaux

Professeur d’anglais agrégé à l’UPHF, elle est également 5ème dan de Karaté et ex championne du monde dans sa catégorie.

Antoine Deltour

Conseil municipal sortant, il est chef d’entreprise paysagiste. « Il m’a beaucoup aidé dans le travail sur l’aménagement urbain et paysager », mentionne Eric Renaud.

Karine Delplancke

Gérante d’un hébergement de tourisme, elle est aussi conjointe d’un agriculteur.

Alain Gapski

Ingénieur informatique en retraite

Caroline Lemer (nouvelle)

Avocate au barreau de Valenciennes, mais installée sur la cite thermale

Hassan Meftouh

Chirurgien orthopédiste, enseignant à la faculté de Lille, cabinet d’expertise médicale

Nathalie Barbieu-Verdière

Responsable administrative en entreprise, elle est aussi très investie sur le champ du handicap, sur le plan familial, et dans son engagement sur cette thématique.

Georges Giboux

Attaché territorial en retraire, c’est un spécialiste des finances publiques

Clémence Broutin

Cheffe de projet organisation, elle voyage beaucoup sur la thématique de la solidarité, cause humanitaire…

Etienne Pruvot (nouveau)

Agriculteur, c’est le mari de Karine Delplancke, très engagé dans l’action syndicale agricole. « J’assume ce choix, car ils sont très complémentaires dans leurs métiers respectifs », commente Eric Renaud.

Hélène Michel (nouvelle)

Infirmière, sophrologue et prochainement hypnothérapeute

Pascal Dugnol

Agent EDF/GDF retraité et ancien conseiller de 1995 à 2020. « Il a choisi de venir en 2020 sur l’Alliance Amandinoise », indique la tête de liste.

Anaïs Lheureux (nouvelle)

Conseillère en assurances

Alain Wuilbert

Technicien d’usage en retraite, conseiller délégué de 2001 à 2020.

Fanny Hacquart (nouvelle)

Comptable en entreprise, diplômée de sauvetage aquatique

Guillaume Passion

Sous-Officier des sapeurs-pompiers professionnels à Valenciennes et Saint-Amand

Nabila Hamadi (nouvelle)

Secrétaire médicale dans un laboratoire d’analyses

Jean Taine

Professeur d’EPS au lycée Couteaux

Laurence Decobecq

Coordinatrice petite enfance

Nicolas Vandenelsken (nouveau)

Directeur d’une association nationale engagée sur l’environnement, il est plus connu médiatiquement pour « ses 110 marathons enchaînés », souligne Eric Renaud. Un défi sportif s’inscrivant dans le cadre d’études physiologiques et de sensibilisation aux enjeux environnementaux

Céline Jean (nouvelle)

Coordinatrice enfance jeunesse, elle est également une militante de la cause animale

Sébastien Spelle

Ouvrier qualifié d’usinage

Célia Demarlier

Mère au foyer absente, car elle vient d’accoucher de son 3ème enfant

Jean-Michel Moreau

Artisan climaticien (ex frigoriste)

Patricia Vandermouten

Ex gestionnaire de courrier à La Poste en retraite

Pierrick Tison (nouveau)

Syndic de gestion immobilière et éducateur de tennis, le benjamin de la liste (22 ans)

Christelle Havet

Agent de maîtrise territorial au département

Samad Valy (nouveau)

Architecte urbaniste DPLG et « avec une compétence fine sur l’agriculture et les réseaux hydrauliques. Il est d’origine iranienne et très inquiet pour ses proches encore là bas », précise Eric Renaud

Delphine Fredryck (nouvelle)

Professeur des écoles

Daniel Dubois (nouveau)

Agent hospitalier en retraite

Isabelle Hachem (nouvelle)

Professeure de SVT au collège du Moulin Blanc, monitrice de plongée sous-marine, très sensible à son pays d’origine le Maroc.

Jean Szydlowski

Comme en 2020, le doyen et le pousseur de la liste, il est géomètre principal en retraite. « Il connaît le cadastre de la ville par coeur », conclut Eric Renaud.

En conclusion de cette manifestation, Bruno Crombez, le mandataire financier, fait un appel aux sympathisants, car « nous ne sommes pas soutenus financièrement par un parti politique. Je fais donc un appel aux dons et à la solidarité si vous voulez une campagne équitable. » C’est malin afin de remettre une couche sur l’indépendance de cette liste vis à vis des… formations politiques.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Fabien Roussel, officiellement candidat sur Saint-Amand-les-Eaux

Fabien Roussel : « L’équipe « Ensemble Saint-Amand au coeur » est fière de ce beau bilan même si nous avons bien conscience qu’il reste encore beaucoup de combats à mener pour défendre notre ville et ses projets. »

Evidemment, même pour une figure politique nationale et expérimentée, il est compliqué d’accéder à la fonction de maire durant la dernière année d’un mandat local. Ainsi, pour le nouvel édile/candidat, il faut immanquablement combiner une certaine continuité, mais avec son empreinte politique personnelle. L’exercice n’est pas simple et se traduira dans la présentation de la liste emmenée par Fabien Roussel, très remaniée dans les délégations potentielles.

Sur les grands axes des chantiers réalisés durant ce mandat écartelé par les crises successives, le document balaye tous les sujets, le « verdissement » de la commune à travers l’ouverture du magnifique Parc de la Scarpe après tant d’années dans les tuyaux, le patrimoine dont les mandats du maire emblématique restera sa signature (Tour abbatiale et son parvis, pôle seniors, église Saint-Martin, Maison Louise de Bettignies), les travaux dans les écoles et les voiries dans les quartiers, la toute récente vidéo-protection, des projets de quartiers suite aux budgets participatifs, des services à destination des tous-petits comme pour les aînés, une offre optimisée de logements, une vie culturelle et sportive assez consensuelle, sans oublier une gestion financière locale, par contre, très controversée.

D’autres manifestations, dans le cadre de cette candidature, devraient muscler cette déclaration de candidature à plus d’un titre dans une commune qui pèse dans le Hainaut et au delà, nous y revenons ci-dessous.

Un point de situation politique locale !

La cité thermale fait partie de ces trois communes références dans le Valenciennois, Valenciennes sur le territoire de Valenciennes Métropole (43 500 habitants) et le ticket Denain/Saint-Amand-les-Eaux (20 000 + 16 500 habitants) sur La Porte du Hainaut. Dans ce cadre, la première annonce officielle d’une majorité sortante, avant Valenciennes et Denain, constitue un événement de taille sur le plan politique. Voilà l’occasion de faire un point de situation.

En effet, suite à la calamiteuse dissolution en juin 2024 choisie par Emmanuel Macron et sa non prise en compte du résultat en juillet 2024 par le Président de la République, le Front Républicain est mort et enterré. Comme constaté au 1er tour des législatives 2024, Saint-Amand-les-Eaux n’est pas une île.

Concrètement, sauf candidature de témoignage de dernière minute, nous resterons donc sur trois postulants sur Saint-Amand-les-Eaux, Fabien Roussel, l’édile sortant, Eric Renaud (candidature officielle ce dimanche 18 janvier), et Eric Castelain dont la candidature remonte en 2025. Ensuite, sur les 82 communes du Hainaut comme ailleurs, on peut concentrer 90% des reproches, de par et d’autre, sur 3 items : Manque d’accessibilité, verticalité, pas en phase avec les attentes de la population… pour le maire sortant. Cette critique récurrente n’est pas recevable à l’endroit de Fabien Roussel, héritier politique d’Alain Bocquet, il connaît parfaitement sa cité, ses quartiers, ses problématiques, ses atouts, et l’échange à portée de baffes ne l’effraie pas.

Concernant l’opposition, la diatribe sur l’incompétence présumée et l’inexpérience face à une complexité, réelle, des rouages d’une collectivité locale est également inopérante pour Eric Castelain comme pour Eric Renaud. Ces deux candidats sont très affutés sur les dossiers de la communes depuis de nombreux mandats, au fait des murs administratifs dans le quotidien de gestion d’une collectivité publique, ils ne seront donc pas surpris par cette mission difficile et de proximité. Que reste-t-il de facto comme différence entre ces 3 candidats ? D’évidence, une signature politique, une divergence de fond sur la conduite de la gestion locale, sans oublier des personnalités différentes. N’oublions pas que l’électrice et l’électeur votent également pour un homme ou une femme tête de liste. L’humain fait partie du bulletin de vote plus encore dans un scrutin les yeux dans les yeux… !

En conclusion, cette élection locale sur la cité thermale sera la plus indécise de toutes les communes du Valenciennois pour deux raisons lisibles et compréhensibles. En effet, la pesée locale des trois candidats est inégalée sur l’arrondissement de Valenciennes. De plus, tous les scénarios d’un second tour sont envisageables, tous les duels sont possibles, voire une triangulaire qui serait tout sauf une figure de style, sans omettre l’imprévisibilité politique locale.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Eric Blondiaux brigue un 2ème mandat sur la Sentinelle

Eric Blondiaux : « Ma candidature se base sur les retours du terrain »

Face à l’âpreté de l’exercice municipal, le maire sortant arrive sur la ligne de départ de ce scrutin municipal avec quelques différences factuelles.

Premièrement, en 2020, Eric Blondiaux était en activité au sein du Centre Hospitalier de Valenciennes, mais ce dernier a pris sa retraite depuis 4 ans. Avant l’élection présidentielle 2017, le procès d’un maire retraité était récurrent, trop vieux, déconnecté du terrain, plus dans les réponses actuelles des administrés… En 2026, face au sacerdoce technique et chronophage d’un mandat local, sans parler de l’agressivité sur les réseaux sociaux, voire sur le terrain, la sagesse et le temps libre d’un retraité devient extrêmement précieux. D’ailleurs, le maire sortant tire sa détermination à se représenter d’une proximité avec la population. « Ma candidature se base sur les retours du terrain. Je sus très présent aux manifestations locales et j’ai eu beaucoup de retour en 2025 pour une nouvelle candidature en 2026 », commente-t-il.

Deuxièmement, borlooiste de la première heure, il n’était plus carté UDI en 2020, mais il a repris sa carte au sein du parti emmené par Valérie Létard sur les Hauts de France. « Je suis plutôt du centre, ni centre droit, ni centre gauche, car je suis en capacité de travailler avec tout le monde », poursuit le maire/candidat.

« Ma feuille de route 2026/2032 se base sur l’énergie et l’environnement », Eric Blondiaux

Bien sûr, Eric Blondiaux s’appuie sur un bilan solide avec des projets structurants sur https://www.va-infos.fr/2023/12/19/mon-ecole-ma-cantine-prochainement-en-liberte-a-la-sentinelle/ comme la nouvelle école maternelle dans le quartier de la Chasse Royale, partagé entre Valenciennes et La Sentinelle, la sécurité avec le lancement d’une police pluracommunale, des services à la population comme des cours d’anglais pour les CE2 payés par la commune, et le développement urbain, bilan à retrouver sur https://www.lavoixdunord.fr/1661197/article/2026-01-01/municipales-2026-maire-et-candidat-la-sentinelle-eric-blondiaux-avance-la-grande

Pour ce nouveau mandat, deux axes se détachent de la gestion courante d’une collectivité locale. En effet, dans la lignée du fameux « Décret Tertiaire », totalement méconnu du grand public, le candidat veut s’attacher à l’autonomie énergétique de tous les bâtiments publics sur La Sentinelle.

A travers divers sources, photovoltaïques, géothermie, réseau de chaleur, les bâtiments publics locaux sont programmés pour « une autoconsommation énergétique. De plus, nos études prévoient 30% d’énergie produite en plus de la consommation bâtimentaire nécessaire avec des recettes à la clé pour la commune. D’ailleurs, nous envisageons de proposer, à prix très réduit, cette énergie aux commerces de proximité comme la boulangerie, grosse consommatrice, voire aux particuliers fléchés en précarité par notre CCAS. »

Plus concrètement, le réseau de chaleur avec récupération de la chaleur fatale en cours avec l’entreprise LME, dont les villes de Valenciennes, La Sentinelle et Trith-st-Léger seront les bénéficiaires, s’impose comme une solution pertinente en terme d’alimentation énergétique autonome. Certes, la finalité de ce réseau de chaleur est la fourniture énergétique du Centre Hospitalier de Valenciennes, mais « ce dispositif va traverser notre commune et nous comptons tirer profit de cette énergie décarbonée. D’ailleurs, j’ai alerté le bailleur social SIGH afin que ces logements sur La Sentinelle puissent bénéficier de cette énergie propre. »

Energie et environnement, le tout est lié, mais « nous n’avons pas d’autres gros chantiers prévus compte tenu du manque (criant) de lisibilité budgétaire », ajoute-t-il.

« 2/3 de la majorité sortante renouvelée », Eric Blondiaux

Durant ce mandat 2020/2026, l’équipe sortante a été bousculée avec une fine majorité restante, à 2 voix près pour la conduite d’une politique locale, c’est trop peu. Sans surprises, la nouvelle formation sur la ligne de départ sera revisitée. « Cette liste, déjà constituée, est renouvelée avec 2/3 de nouvelles personnalités. Sur les 23 + 2 (suppléants) colistières et colistiers, 6 adjoint(e)s et 4 conseillers délégué(e)s sont issues du dernier mandat », conclut Eric Blondiaux.

A ce stade, il n’y a pas encore d’autres listes sur la ligne de départ. Pour autant, il faudra attendre le 26 février et le dépôt limite des listes candidates à ces Municipales 2026. Toutefois, on peut raisonnablement dire que tout candidature après le début des vacances de février est hautement improbable.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Ludovic Zientek, confiant et déterminé… pour une suite à Bouchain !

Ludovic Zientek : « L’énergie et l’expérience sont fondamentales dans l’exercice de la fonction de maire ! »

Après sa cérémonie des voeux à la population, le 09 janvier dernier, l’édile sortant est devant un choix, y retourner ou candidater de nouveau pour la fonction de premier magistrat. Sur cette décision, le suspense officieux est levé depuis un bon moment, mais l’annonce officielle demeure toujours un momentum important dans une campagne municipale, petite ou grande collectivité locale.

Pour cette campagne et la prochaine échéance, Ludovic Zientek part « confiant et déterminé. Même si l’image de l’homme ou de la femme politique est dégradée, celle du maire est encore préservée », commente Ludovic Zientek. Pour autant, il est conscient de l’impatience chronique de l’administré, plus encore depuis la COVID, des électrices et des électeurs. On passe de la fameuse « portée de baffes » au nez à nez tant la situation est parfois tendue entre le citoyen et toute forme de pouvoir, local ou national !

« incompréhension totale (sur les dissidences) », Ludovic Zientek

A ce stade, 3 listes potentielles pourraient venir s’additionner à la liste du maire sortant. Là où en 2020, le Premier magistrat se targuait d’une absence de dissidences, voire de démissions, dans sa majorité municipale ; en 2025, la musique change avec le départ du 1er adjoint, Luc Brouta, et de deux autres adjoints avec au final 3 listes dissidentes.

Sur ces 3 candidatures présumées, l’édile souligne avec force son « incompréhension totale. Je n’ai aucune explication concrète. 85% des délibérations ont été votées à l’unanimité. Pourquoi des départs aussi tardifs, c’était avant qu’il fallait le faire en cas de désaccord. En fait, ils sont guidés par des motivations d’intérêts personnels », poursuit-il.

Ensuite, le maire détaille quelques situations factuelles, non exhaustives : « Luc Brouta me reproche de la verticalité. Pourtant, je suis accessible, à l’écoute, présent sur le terrain pour les Bouchinoises et Bouchinois, relaye toutes les manifestations locales sur ma page Facebook. Ces reproches ne sont fondés sur rien. Par contre, le 1er adjoint pouvait s’exprimer, sans aucune modifications, en 1ère page du magazine de la commune. Connaissez-vous beaucoup de collectivités locales où le 1er adjoint peut s’exprimer ainsi aux administrés ! » Ensuite, il constate pour les autres dissidents que « l’adjoint aux fêtes et cérémonies m’a assisté 9 fois sur 200 cérémonies de mariage durant le mandat. Concrètement, ces deux adjoints n’ont pas répondu à mes attentes », ajoute-t-il. Enfin, il note « la cohérence de Luc Boda et Leopold Nef, deux élus d’opposition qui ont toujours (ou abstention) soutenu les délibérations de la majorité municipale. Ces derniers sont sur ma liste. »

Autrefois carté P.S, Ludovic Zientek a quitté ce parti historique face aux tribulations internes et complexes. « Aujourd’hui, ma carte, c’est Bouchain. Ma liste sera renouvelée à 50%, rotation naturelle (et dissidences) avec des nouvelles personnes très investies dans le tissu associatif de la commune. D’ailleurs, quels sont les candidats dissidents impliqués dans une association sur Bouchain ? », indique le maire/candidat.

Enfin, sa liste déjà bouclée travaille sur la coconstruction d’un programme : « Nous élaborons collégialement un programme 2026/2032 (ou 2033). A ce titre, nous avons déjà effectué 6 réunions à cet effet. »

Bouchain, une ville à la campagne

Sur cette commune d’environ 4150 habitants en 2025, contre 3950 en 2020, le maire a des chantiers dans les tuyaux comme la rénovation de la salle des sports, un plan global de sécurisation sur Bouchain (Voirie, vidéo surveillance, Police Municipale, radar pédagogique, protection des bâtiments publics et privés), et la mise en oeuvre de la nouvelle loi sur la répartition du corps médical sur les territoires, pilotée par l’ARS (Agence Régionale. De Santé) . « Actuellement, nous avons un médecin libéral dans la maison médicale sur Bouchain, mais sur l’Ostrevant, vous avez 60 professionnels de santé. Pour autant, nous espérons, à travers cette nouvelle loi, l’arrivée de nouveaux médecins en 2026 », précise-t-il.

Pour le futur programme, la jeunesse et les personnes âgées seront au coeur du prochain opus local. Néanmoins, un gros projet sera certainement révélé dans les prochaines semaines « il est trop tôt pour en parler » ou veut-il conserver l’effet de surprise ? Comme d’habitude, l’existence d’un projet passe par la collecte des subventions associées de l’Etat, le Département, la région et de l’agglo (La Porte du Hainaut). « Sur ce mandat, nous sommes allés chercher 3 millions d’euros, c’est énorme pour une commune de moins de 5 000 habitants », conclut-il. Effectivement, il ne faut jamais oublier de souligner la réalité de la gestion d’une commune, sous perfusion de fait des subsides de l’Etat en 2026, et par suite la capacité à traiter des dossiers administratifs complexes d’où la conclusion finale de l’édile : « J’ai 55 ans, et je ne dépasserai pas 65 ans dans cette fonction. L’énergie et l’expérience sont fondamentales dans l’exercice d’un mandat de maire ! Il faut de l’énergie pour récupérer des financements et de l’expérience pour trouver des idées réalisables ! »

« La démocratie s’exprimera et tranchera  », Ludovic Zientek

Sur son pronostic pour les 15 et 22 mars, le maire est très confiant sur l’issue du scrutin : « La démocratie s’exprimera et tranchera. » Il repose cette sérénité sur son travail de proximité tout au long de ce mandat, qu’importe les vents contraires, même plus virulent qu’en 2020, car ll pense que le terrain et la proximité avec ses administrés payera dans l’isoloir, la fameuse prime au sortant.

Bouchain fait partie de ces communes du Hainaut où le suspense est assuré, c’est la démocratie !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Andy Verdière, un candidat déterminé pour une nouvelle donne démocratique sur Hasnon

Andy Verdière : « Il faut une autre méthode de gouvernance locale. »

Comme en 2020, une forte mobilisation électorale marque cette commune d’un peu moins de 4 000 habitants. Par contre, là où l’agrégation s’est réalisée avec une liste gagnante emmenée par André Desmet contre le maire sortant Yannick Nison, vous avez aujourd’hui quatre listes, une du PCF, une du RN, celle du maire sortant, et enfin celle sans étiquette portée par Andy Verdière. Pour autant, ce dernier n’est pas un inconnu aux affaires.

Elu dans la majorité municipale de Yannick Nison, en 2014, adjoint aux travaux, il siège aujourd’hui dans l’opposition. Fonctionnaire territorial, 43 ans, impliqué dans le basket club local depuis 17 ans, ex joueur, entraîneur, il vit dans sa cité avec l’envie « d’une autre proposition pour les Hasnonaises et Hasnonais, il y a un manque de dynamisme, une absence de proximité. Mon objectif est que la majorité municipale soit une facilitatrice pour les administrés. Il faut une autre méthode de gouvernance locale », explique le candidat.

Face à une imagé très dégradée de la politique nationale, les listes citoyennes composées de colistières et colistiers très chamarrés, politiquement parlant, se multiplient durant ces municipales 2026 à l’instar des bourgeons au printemps, de l’humain avant tout programme politique identifié. C’est pourquoi, nous voyons fleurir, ici et là, des équipes dont le seul objectif repose sur les projets locaux. « Notre parti, c’est Hasnon », commente Bruno Buemi, un colistier compagnon de route dans les conseils municipaux depuis longtemps d’Andy Verdière. Certes, c’est un slogan très classique, presque basique, mais comme les vinyles, le son entendu redevient porteur de sens pour les citoyens.

« Pas d’alliance avant le premier tour, ni au second tour », Andy Verdière

Sur le paysage de cette élection municipale, la volonté est de ne pas faire « d’alliance avant le premier tour, ni au second tour. » Ensuite, Andy Verdière rappelle que « nous avons choisi de ne pas démissionner dans l’intérêt des habitants, malgré 14 démissions dans la majorité municipale. Si nous l’avions fait, nous partions sur une élection anticipée en 2025 ». D’ailleurs, sur ce point, Bruno Buemi souligne cette « cohérence avec nous-mêmes. »

Ensuite, l’attitude de l’équipe autour du candidat est respectueuse de chacun, le choix n’est pas dans l’invective gratuite vis à vis de toutes les listes présentes le 26 février 2026 : « J’ai du respect pour le maire. Je ne vais pas me précipiter sur les réseaux sociaux, mais échanger directement avec l’édile en cas de désaccord ! ».

Un programme en concertation

Dans une petite commune, il est assez évident que les projets phares sont souvent semblables. « Il est probable que tout le monde voudra refaire la Place du centre-ville en souffrance », indique Bruno Buemi. Par ailleurs, l’expérience du tissu associatif et sportif permet à Andy Verdière de sentir les besoins des structures : « Il y a une nécessité de réorganiser et de concerter pour une meilleure utilisation des équipements de la commune. Bien sûr, la réfection de la salle des sports fait partie de notre programme. Pour le reste, nous allons le construire dans la concertation », souligne le candidat d’une liste nommée :  » Pour Hasnon, l’avenir se construit avec vous « … logique !

Quand les forces élues réalisent que la concertation en amont, avant un projet nimbé de secrets, est indispensable à l’appropriation de celui-ci, la chose politique avance ! « Le fonctionnement de cette commune est tout simplement inadapté au climat (politique et citoyen) actuel », conclut Andy Verdière.

Vous pouvez retrouver prochainement cette liste sur les réseaux sociaux et hasnon2026@mail.fr ; 06 46 12 21 66

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Jérome Leman, une candidature indépendante et ambitieuse sur Marly

Jérome Leman : « Une équipe unie par ses convictions ne se divise pas par calcul ! »

Evidemment, l’entame de ce sujet commence par la fin de l’exercice politique de l’ancien « maire de la Covid » (1er confinement). En effet, après le décès du regretté Fabien Thiémé en décembre 2019, Jérome Leman a pris la suite et la tête d’une liste de la majorité sortante et « félicite encore la mobilisation des équipes de la ville durant cette période (improbable). » Ensuite, il quitte le Conseil municipal de Marly d’où une critique très acerbe des autres candidatures… de gauche ! Revenu comme DGS au sein d’une ville de la MEL, en l’occurrence Faches-Thumesnil, il revendique son attachement a son « mentor, Luc Coppin, et son pragmatisme en terme écologique », ex maire de Fresnes-sur-Escaut dont il était le DGS.

Sur ce retour politique, il le justifie par le non respect du programme de l’édile sortant. « Je ne cours pas après une place, mais si le programme de Jean-Noël Verfaillie avait été respecté à la lettre, je ne serai pas candidat aujourd’hui (nous y reviendrons ci-dessous) », clame Jérome Leman.

Positionnement politique

Carté au Parti Socialiste, Jérome Leman ne part pas avec un logo claqué sur l’affiche, car sa liste « reste ouverte même si je n’ai aucune difficulté à la constituer. 90% de mes colistières et colistiers seront de la société civile, des anciens élu(e)s, et des élu(e)s actuels », déroule le candidat. « Je ne suis pas communiste », ajoute-t-il.

Ensuite, sur le paysage d’une gauche divisée, Jérome Leman s’appuie sur sa colonne vertébrale politique. « Je n’ai pas choisi, malgré les sollicitations multiples, de faire une alliance en 2008, ni en 2020, ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. D’ailleurs, je pense l’emporter dès le 1er tour, mais quel que soit mon score dans l’éventualité d’un second tour, je ne souhaite aucune alliance. Une équipe unie par ses convictions ne se divise pas par calcul ! », déclare le candidat sans hostilité affichée vis à vis des autres listes de gauche, l’union à gauche ne s’est pas réalisée comme dans des centaines de communes en France (sauf Valenciennes), mais sa cible, l’objet de son courroux, demeure le maire sortant.

Factuellement, son maintien, malgré un appel du pied de Philippe Duée, voire des sbires de Jean Louis Borloo, en 2008 a permis à Fabien Thiémé d’accéder à la fonction de maire de Marly. En 2020, il a également refusé toute alliance, car à ce titre « sur un second tour classique (8 jours après), je ne perdais pas cette élection où j’ai réalisé 41,77% a 1er tour (abstention de 58,45% au 1er tour) », poursuit-il.

D’ailleurs, l’ancien édile compare le moment politique sur Marly 2026 à 2008 : « Jean-Noël Verfaillie est un peu comme Philippe Duée en 2008, il est dans sa tour d’ivoire, coupé du terrain. D’ailleurs, il n’a jamais assuré de permanence pour ses administrés ! »

Un programme de la majorité sortante démonté…

« Son PPI est de façade. Avec Fabien Thiémé, je revendique la signature du NPNRU (110 millions d’euros), mais certainement pas sa modification pour un Groupe scolaire dont l’accessibilité n’est pas pour tous, malgré la qualité de l’équipement. Ensuite, même faisant suite à une demande Fabien Thiémé, la rénovation lourde de l’Avenue Barbusse avec la suppression des places de stationnement n’est pas du tout pertinente. » Il ajoute dans la foulée vouloir, en cas d’élection, revoir la Place Gabriel Péri « en modifiant cette place complètement minérale avec 60 places de parking. »

Cadre de vie avec « trop de suppressions de fonctionnaires avec à la clé une baisse de la qualité de l’entretien des espaces publics. Il y a trop d’externalisation des services de la ville à la population. »

Sur le développement économique, Jérome Leman rappelle qu’il reste des terrains à conquérir, dévolus un temps pour l’installation d’Auchan Marly, mais 20 hectares sont disponibles « et il compte bien travailler avec Valenciennes Métropole sur ce dossier. »

Petite enfance, culture, enfance jeunesse, inclusion, accompagnement des aînés, le candidat reviendra sur ces thématique avec la présentation de sa liste, au sein de son local de campagne, Avenue Henri Durre… !

Et l’incertitude politique demeure… !

En cas d’élection à la fonction de maire de Marly, Jérome Léman se consacrerait à 100% à son mandat de proximité et cesserait de fait son métier de DGS d’une ville de plus de 10 000 habitants. « Je pense pouvoir gérer des services », glisse-t-il avec une pointe d’ironie.

En digression, mais si peu, malgré tous les efforts du maire de Valenciennes, Laurent Degallaix, pour constituer une liste unique face à Jean-Noël Verfaillie, cette tentative avortée dans l’oeuf ne signifie pas que ce scrutin de proximité est écrit d’avance… sur Marly, loin s’en faut !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Bruno Saligot, maire/candidat en cohérence sur Escaudain !

Bruno Saligot : « Apolitique est un moyen de ratisser large, c’est de la démagogie ! »

Elu depuis 1989, 1er adjoint aux finances en 2001 et en 2008, puis maire en 2014, reconduit en 2020, Bruno Saligot, 66 ans en mars 2026, a cogité durant l’année 2025. Bien sûr, il y a déjà un fossé énorme entre la fonction d’adjoint et celle de Premier magistrat, mais tous les maires ont goûté difficilement ce mandat 2020/2026 à la fois corseté entre la Covid, la crise énergétique pour les collectivités locales sans protection tarifaire, la hausse du coût de tous les projets, sans oublier la réduction de la dette publique pour laquelle les communes sont fléchées comme les mauvais élèves de la classe France, injuste sur le fond. Malgré tout cela, Bruno Saligot constate aussi « un dernier mandat transformé avec une extrême lourdeur administrative et de l’autre une population plus exigeante (depuis La Covid), les attentes sont très fortes même si la commune ne peut pas tout, mais je reste au service de la population. Je veux demeurer en cohérence avec la politique locale et les projets lancés pour ce prochain mandat (éventuel), car il y a encore beaucoup de travail. »

Enfin, sur son engagement, il rappelle qu’en 2014, il a fait un choix professionnel fort : « J’ai mis un terme à ma profession pour me consacrer exclusivement à la commune et à l’agglo (vice- présidence en charge du climat à La Porte du Hainaut), et je ne suis toujours pas pensionné. Je rappelle que l’électeur vote pour une liste locale et ses élus communautaires. »

« Se préoccuper des politiques de l’Etat comme de la Sécurité et de l’Education sur son sol, c’est faire de la politique ! », Bruno Saligot

Certes, s’occuper des politiques locales constitue le ferment de ce vote de proximité, mais l’édile est confronté chaque jour aux choix nationaux sur certains sujets régaliens. « Se préoccuper des politiques de l’Etat comme de la Sécurité et de l’Education sur son sol, c’est faire de la politique », commente Bruno Saligot. Vue d’un drone sur les 35 000 communes françaises, lorsque le gouvernent décide de diviser les classes, en zone REP + pour alléger les classes, initiative saluée par tous les maires, l’exécutif laisse à la charge des communes l’aménagement intérieur des écoles. Sur la sécurité du quotidien, lorsque les polices de proximité ont disparu sous Nicolas Sarkozy, l’impact est réel sur une commune, en l’occurrence sur une cité de plus de 9 000 habitants… ! En résumé, lorsque vous êtes candidate ou candidat, maire ou dans l’opposition, vous agissez comme acteur politique ce qui n’est pas à mélanger avec l’adhésion stricto sensu à un parti… Plus sèchement, Bruno Saligot observe que se revendiquer « apolitique est un moyen de ratisser large, c’est de la démagogie ! Je la dénonce. Bien sûr, on peut critiquer une politique locale, mais ne pas répandre des fausses informations. »

« Ceux qui ne veulent pas me voir ne me voient pas », Bruno Saligot

Taxer d’une indisponibilité pour ses administrés, d’un mandat éloigné de ses habitants, il répond tout de go : « Je suis ouvert et accessible, mais je sais déléguer à mes adjoints un sujet de leur compétence. Lorsque cela concerne un problème de travaux, l’adjoint en charge reçoit les Escaudinois, de santé, de sécurité, etc. Ceux qui ne veulent pas me voir ne me voient pas, on trouvera toujours des administrés avec un problème de rendez-vous. Par contre, même en m’adaptant, je note dans le sens contraire que des rendez-vous planifiés avec le maire ne sont pas honorés, il n’y a plus le respect de la fonction. » Sur les autres critiques, il tacle par sa surprise « compte tenu que l’opposition a voté 98 % des délibérations durant le mandat. Evidemment, le travail en commission est très important. L’opposition est présente, ou pas, et le débat a lieu. Nous écoutons tout le monde, mais Mme Mercier voudrait que toutes ses idées soient reprises, mais il faut qu’elle gagne les élections pour cela ! », poursuit-il.

« Nous sommes taillés pour plus de 10 000 habitants », Bruno Saligot

En amont de cette thématique, il ne faut pas balayer d’un trait de plume la densité de la population, car à tout le moins le seuil des 10 000 habitants est une frontière imposante en terme de dotations de l’Etat. Aujourd’hui, Escaudain est recensé à 9 100 habitants « contre 13 000 à l’époque d’USINOR », rappelle le maire. Toutefois, le choix de la majorité municipale, comme des précédentes, a été de maintenir tous les services à la population : « Nous avons une médiathèque, une piscine, 9 écoles, et nous avons maintenu tous les services à la population même si pour l’Etat, nous sommes dans une strate de subventions entre 5 000 à 10 000 habitants. En fait, nous sommes taillés pour plus de 10 000 habitants. »

« Une politique du logement est possible grâce à une bonne maîtrise du foncier… », Bruno Saligot

Pour atteindre ce niveau de population « raisonnée et pas 15 000, nous avons travaillé en amont sur les espaces urbains à vendre. Aujourd’hui, notre politique du logement est possible grâce à une bonne maîtrise du foncier en amont. » Par contre, il tient à préciser que derrière chaque préemption, il y a un projet concret à venir même « pour une simple maison, il y a un dossier comme récemment dans une impasse où nous avons racheté une habitation, détruite cette dernière, et aménagé un parking pour les riverains qui avaient des difficultés de stationnement. »

En fond de toile, ce choix de scruter tout foncier disponible permet à la municipalité d’Escaudain de « faire baisser les prix pour un investisseur. La ville apporte dans la corbeille de la mariée le terrain afin de maîtriser l’atterrissage pour les locataires ou acquéreurs ! », mentionne le maire.

La déclinaison se traduit aujourd’hui avec un rendu de 32 logements (programme le Clos du Terril) à proximité du centre ville « attribués la semaine dernière et 32 autres en mars prochain via le bailleur social Clesence. C’est une belle opération ! »

Ensuite, un programme lourd et ambitieux est dans les tuyaux pour 229 logements « dont la majorité sont des habitations, plus une résidence senior. Les premiers maisons pourraient être livrées fin 2028 », commente le maire.

Comme pour le quartier Schneider, où le dispositif ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier) est achevé, mais la partie Lourchoise est en cours, Bruno Saligot martèle « que les dossiers sont trop longs. Heureusement, la Préfecture a validé le passage d’une étude environnementale de 18 mois à 12 mois (avant tout démarrage de chantier). » L’édile profite de l’occasion pour piquer le Gouvernement : « Lorsque vous réduisez le nombre de fonctionnaires, vous allongez les délais d’instructions, d’une mise en oeuvre d’un investissement…, tout est lié. Le temps des travaux est une réalité locale à gérer. »

L’écologie de proximité n’est pas oubliée avec des projets de liaisons douces comme « entre la Médiathèque et le centre-ville (ruelle Gambetta) dont le foncier (vieux garages) a été acquis par l’EPF (Etablissement Public Foncier). Pour une voie douce de qualité, cela représente un coût de 600 000 à 800 000 euros. Toutefois, comme pour un nouveau groupe scolaire, j’attends que les finances soient au rendez-vous. »

Toujours sur cette idée du coup d’après, le maire indique que « nous avons acquis un foncier à côté de la maison médicale et en face. Nous espérons un nouveau bâtiment avec des acteurs pluridisciplinaires. A ce stade, deux nouveaux médecins libéraux, en sus de l’offre existante, et un cardiologique sont venus sur Escaudain dans cette maison de santé. »

Le développement économique comme rebond local…

Vue d’un drone du raccordement à l’autoroute avec l’espace réservé à DATA 4 au nord de ce visuel.

L’édile sortant insiste sur une gestion des finances locales avec prudence. « Il existe 4 moyens de faire rentrer de l’argent public pour une commune, les impôts locaux qui n’ont pas bougé depuis 20 ans, sur notre partie, les dotations de l’Etat en baisse comme celles des autres partenaires comme la région et le département, et l’économie avec l’installation de nouvelles entreprises (taxe foncière, taxe d’aménagement), sans oublier l’agglo (La Porte du Hainaut) et sa politique forte de solidarité pour des communes avec des administrés aux revenus modestes », explique Bruno Saligot.

Par suite et la volonté du maire de ne point solliciter le portefeuille des Escaudinois et Escaudinoises, le développement économique, croisée en l’occurrence avec l’occupation d’une friche industrielle historique, constitue une aubaine pour Escaudain. En effet, l’annonce très médiatique de l’installation d’un Data Center assorti d’un campus, par l’entreprise spécialisée DATA 4, est quasi providentielle pour cette collectivité locale. Face à l’étonnement affiché par Mme Mercier en conseil communautaire, il réplique… « elle n’est pas suivi les conseils communautaires précédents, car l’arrivée de la bretelle de l’autoroute était conditionnée au développement économique de la zone des Soufflantes, comme les Six Mariannes, et les Pierres Blanches sur Denain. » La seule inconnue était de fait le nom de l’heureux élu.

Pour autant, le choix du candidat maintenu dans le plus grand secret par le trio, Aymeric Robin, Ali Benamara, et Bruno Saligot, aurait pu correspondre à une industrie lourde, plus classique. Que nenni, car l’installation d’un grand faiseux français dans l’économie numérique est promu par l’Etat et la région, et par capillarité les autorisations tombent… plus vite !  « Nous voyons déjà RTE travailler sur ce chantier afin de raccorder le réseau électrique. Non, il n’y aura aucune coupure d’électricité, et d’ailleurs DATA 4 vient aussi chez nous, car l’alimentation électrique sera assurée sans problème », déclare le maire/candidat.

Ensuite, ce chantier inclus une qualité environnementale avec notamment 6,5 hectares dédiés à un espace de biodiversité et la création d’un campus, « nous avons encore beaucoup de boulot sur ce dossier. Le volet campus est primordial, car ce dernier pourra assurer la formation continue de tous les salariés dans le numérique au niveau territorial, voire au delà ! Bien sûr, sur les 5 bâtiments prévus, un sera consacré uniquement au stockage des données. »

Enfin, sur ce dossier sensible, le maire réfute les critiques sur le nombre d’emplois in fine. « C’est d’abord 600 emplois et 2 400 au final, sur 3 à 4 ans, directs ou indirects. Je n’ai jamais dit que cela serait  2400 emplois pour les Escaudinoises et Escaudinois. Pour autant, de nouveaux arrivants vont chercher des logements sur Escaudain. C’est pourquoi, nous avons travaillé une offre de logements en amont », ajoute-t-il. Nous observons cette problématique sur Onnaing où le futur complexe du Groupe « Action » génère une demande de logements que la commune ne peut pourvoir à ce stade.

A ce stade, outre la candidature d’une liste emmenée par Catherine Mercier, une 3ème liste serait dans les coulisses, à suivre, car cela changerait le profil de cette élection inévitablement.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Sonia Benbarek, candidate sur Raismes, et de droite et de gauche !

Sonia Benbarek, une histoire humaine près de chez vous !

A l’aulne de cette élection municipale 2026 française ébouriffante, la plus transgressive et impactante sur le quotidien des administrés depuis la sortie de la seconde guerre mondiale, les candidatures se font jour au fil des semaines jusqu’au 26 février (date limite de dépôt d’une liste). Ensuite, quelques paramètres particuliers entourent cette respiration démocratique dans le Hainaut avec notamment une kyrielle de retraits d’une génération d’élu(e)s pour cette élection locale 2026, une colère sourde (Gilets Jaunes) de la population qui n’a pas pu s’exprimer au 1er tour des élections le 15 mars 2020 en lien avec une participation famélique (en cause La Covid), sans oublier deux procès judiciaires pour des élus et candidats putatifs aux élections municipales, un adjoint de Douchy-les-Mines, Eddy Brahma (présumé innocent), le 13 janvier 2026, et le maire de Valenciennes, Laurent Degallaix (présumé innocent), le 19 février 2026.

« Je ne suis plus cartée à l’UDI », Sonia Benbarek

Originaire du célèbre quartier de Wazemmes à Lille,  Sonia Benbarek est arrivée sur le Valenciennois en 1983 où elle a exercé des activités professionnelles diverses, commerce alimentaire, prêt à porter, dans le service, voire ouvrière dans une entreprise du vestimentaire. « J’ai tenu également un proximarché sur Raismes en 97/98 durant trois ans rue Léopold Dusart », précise-t-elle. « Je me sens proche des gens sur cette commune avec leur simplicité et leur franchise », ajoute-t-elle. A la remarque sur ses origines lilloises, elle répond tout de go : « Nous n’avions pas la mine, mais la misère. Je suis orpheline de guerre (39-45), je me suis mariée très jeune et j’ai eu 5 enfants dont un en situation de handicap. »

Son engagement politique, elle le puise chez Jean-Louis Borloo dont le soutien pour « l’intégration de mon fils handicapé au sein du l’Université de Valenciennes a été déterminant. Ensuite, il m’a sollicité en 2011 pour adhérer à l’UDI. » Présent sur la liste de Charles Matéoli en 2014, élue d’opposition au sein du Conseil municipal durant 6 ans, puis elle est tête de liste en 2020, mais n’obtient pas les suffrages suffisants pour siéger après la victoire au 1er tour du maire sortant Aymeric Robin. « Je regrette le taux d’abstention de 58,98% en 2020 », mentionne la candidate.

Pour autant, Sonia Benbarek, aujourd’hui retraitée, a fait son chemin politique comme beaucoup de Françaises et de Français : « Je fais du porte à porte et les habitants ne veulent plus parler de politique du tout. La politique nationale est tellement décevante. » La candidate confirme sur le terrain « un rejet de la politique d’Emmanuel Macron ! D’ailleurs, Je ne suis plus cartée à l’UDI depuis 2025 », comme pour justifier son indépendance vis à vis d’un parti politique.

Estampillée de droite en 2014, elle balaie cet affichage qui ne lui correspond pas : «  Je construis une liste transpartisane, les étiquettes politiques restent à l’entrée » de sa permanence au 264 rue Henri Durre sur Raismes, officiellement investie ce samedi 03 janvier 2026.

« Je veux simplement servir notre ville », Sonia Benbarek

Forte d’une expérience comme conseillère d’opposition (2014-2020), mais surtout d’un suivi de la politique locale, elle est également présidente d’une association intergénérationnelle sur Valenciennes, elle revendique une expérience « des rouages d’une collectivité locale et des besoins des administrés.» A force de battre le pavé, elle comprend mieux « les différentes problématiques. J’ai appris et acquis de la richesse humaine. Moi, je veux simplement servir notre ville », explique-t-elle. Les grandes thématiques du programme de la liste «  pour vous et avec vous » sont dessinées avec un relief sur la sécurité, la mobilité pour tous, la solidarité et les services, et les politiques en faveur du handicap.

Sur la gouvernance locale, elle ne veut pas s’étendre : « Je ne suis pas dans la critique personnelle. Je ne veux pas attaquer le maire ni même tout autre candidat à cette élection locale. »

Plus d’infos sur le programme de Sonia Benbarek www.sonia2026.com, bsonia@gmail.com, et 06 79 25 88 39

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Eric Castelain, le meilleur candidat pour le Rassemblement National sur Saint-Amand-les-Eaux

Eric Castelain: « Nous sommes en phase avec les grands enjeux pour Saint-Amand-les-Eaux »

Evidemment, la candidature d’Eric Castelain, élu depuis 2001 au sein de l’hémicycle local, n’est pas une surprise en soi, mais le rapprochement avec le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella ne coulait pas de source. Toutefois, sa présence sur la liste de Sébastien Chenu aux dernières régionales, en 2021, constituait déjà un indice. Ensuite, l’accès à la députation, en juin 2024 de Guillaume Florquin, a changé la donne locale, une alliance pertinente était de fait plus cohérente qu’une nouvelle aventure chacun dans son couloir… à droite !

« La liste sera composée de colistières et de colistiers du RN, mais également d’autres partis (de droite), voire de la société civile », précise le candidat. Sur le fond du rapprochement politique, Eric Castelain insiste sur une convergence de vue : « Nous sommes en phase avec les grands enjeux pour Saint-Amand-les-Eaux, sécurité, logement, etc. »

« Eric Castelain a été investi par le Rassemblement National », Guillaume Florquin

Pour le député de la 20ème circonscription « très investi dans l’exercice de son mandat à l’Assemblée nationale », Eric Castelain s’imposait  : « C’est le meilleur choix pour gagner ! Il connaît très bien les dossiers locaux. On travaille ensemble, c’est dans l’esprit d’un rassemblement de tous les patriotes… même de gauche ! »

Sur le paysage politique local, 3 candidatures vont se détacher avec « 3 blocs pour une triangulaire » au 1er tour à minima. La prochaine étape, outre des campagnes de terrain dynamiques dans les semaines à venir, sera la composition des listes in fine. En effet, dans une ville à dimension humaine, la composition de l’équipe donnera plus d’infos sur les potentiels électoraux respectifs. Sur ce point, il ne faut pas se rater et éviter les erreurs de casting… ! Sur sa présence sur la liste, le député mentionne : « Je ne sais pas encore. »

En fait, le seul questionnement réel sur ce prochain scrutin à Saint-Amand-les-Eaux est qui est le favori de cette élection ? En effet, compte tenu des dernières échéances électorales en juin 2024, même sur la cité thermale, tout laisse à penser qu’il faudra que le gagnant renverse la table, rien n’est joué d’avance pour aucun des 3 postulants (connus) au fauteuil majoral. Qui sera le plus percutant, imaginatif, et convaincant, mystère, car la prime au sortant n’existera pas, sauf duel au 1er tour ce qui ne sera pas la configuration amandinoise… Le visage de la politique abimée au niveau national exaspère tellement les administrés que tout est possible. D’évidence, les édiles des deux agglo vont être bousculés sur leur gauche, comme sur leur droite, tout dépend du profil du sortant !

Néanmoins, deux certitudes tout de même sur ce scrutin, le retour à une participation importante, hors 2020, comme de coutume pour une élection très prisée par les françaises et les français. Et surtout sur la ligne de départ à Saint-Amand-les-eaux, il n’y aura pas (à ce stade) de candidat(e)s de la majorité présidentielle d’où l’indécision maximale sur cette commune… !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Pascal Durieux se (ré)affirme comme tête de liste !

En propos liminaire, Pascal Durieux (germanophone) revient du Marché de Noël de la ville de Düren le week-end dernier, la ville allemande jumelée à Valenciennes. « J’ai relancé ce jumelage éteint depuis 10 ans à travers le carnaval de Düren en février 2025. L’association Val en Liesse était invitée à des manifestations en septembre dernier, puis moi à titre personnel au marché de Noël dans le cadre de la réélection du maire de Düren. Nous avons des liens d’amitiés avec l’édile actuel. » Rien n’est anodin dans une campagne municipale… !

« Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes », Pascal Durieux

A travers les différentes publications de presse, une porosité présumée entre la liste du Rassemblement National et celle en cours de construction de Pascal Durieux pouvait être supposée. Au delà de sa réponse, le profil d’une autorité (en retraite) dans les douanes sur le Valenciennois constitue, sans surprise, un profil bankable pour un parti radical de droite…, presque logique ! A cette supposition, Pascal Durieux tient à répondre sans ambiguïtés : « Oui, j’ai rencontré Tanneguy Adriencense plusieurs fois, notamment aux Folies de Binbin. Ensuite, nous avons pris un café le 31 octobre où ce dernier m’a proposé de figurer sur sa liste (sans place prédéterminée). De même, le sénateur Hochart m’a indiqué que j’avais très peu de chance de réussite, pas d’expérience… Mais pourquoi, si je n’ai aucune chance, me tenir ce discours ? », mentionne Pascal Durieux. Il ajoute : « J’ai refusé un dîner avec le candidat et de venir dans un local de campagne du RN. Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes. »

« Il n’y a pas deux listes, mais une seule », Pascal Durieux

Ensuite concernant la rupture entre trois membres sur la photo de famille le jour de la déclaration de candidature (Thomas Cacheux, Paul de Zorzi, et  Isabelle Desoil) et lui même, tout s’explique en trois actes.

« A la base, Didier Legrand m’a soutenu et m’a présenté aux membres de l’association AREAH. C’était au retour des vacances d’été », explique Pascal Durieux. Chemin faisant, le lien se construit et une dynamique s’installe, mandataire financier, local de campagne, et candidature officielle. Tout semble glisser vers une campagne de terrain, et sur tous les supports de communication, assez classique sauf que…

Pour autant, peu à peu et au détour d’une charte proposée par Thomas Cacheux et Paul de Zorzi, « deux jeunes très compétents et très dynamiques », souligne Pascal Durieux, le fossé se creuse. En effet, fort d’un programme, très abouti, élaboré par les deux membres de l’association AREAH, la dissension débute autour d’une proposition de charte. « Elle n’a pas été coconstruite. J’avais l’impression qu’il y avait deux listes et pas une seule. Il ne peut y avoir deux listes en une. C’est moi qui m’engage financièrement ! Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes ! » En clair, Pascal Durieux fustige la méthode plutôt que le contenu de la charte « où nous sommes d’accord. »

Enfin, la rupture est définitive dès lors qu’un ultimatum est assorti à la signature de cette charte proposée par Thomas Cacheux et Paul de Zorzi. Dans la foulée, on connaît la suite, Thomas Cacheux, Paul de Zorzi, et Isabelle Desoil quittent cette liste, voire d’autres colistiers et colistières à déterminer. « L’idée reçue voulant que ces retraits marquent la fin de ma liste est totalement fausse. L’équipe est là, cette équipe est en(re) construction. Je n’ai aucun doute sur le rassemblement d’une liste complète (43/+ 2) dans les délais impartis », commente Pascal Durieux.

« C’est l’entourage (sur la liste) de Pascal Durieux qui pose des questions », Thomas Cacheux

La réponse de Thomas Cacheux sur la genèse de cette discorde est assez simple, la perte de confiance. « Au fil des réunions, il y a eu des changements de position à tel point qu’à la question-que ferions-nous en cas de second tour (si 3ème ou plus) ?-, la réponse n’a pas été un front républicain naturel, mais- je sais pas, mais la décision fera l’objet d’un consensus majoritaire-. » En résumé, l’agrégation de nouveaux membres à l’équipe n’intègre pas les valeurs souhaitées par les membres de l’association AREAH. « Nous n’avons aucun problème avec Pascal Durieux, mais c’est l’entourage (sur la liste) de Pascal Durieux qui pose des questions ! Pascal est trop malléable », assène Thomas Cacheux.

Sur le programme proposé, il dément fermement : « C’était une base de travail. On pouvait le fluidifier, mais surtout, il n’était pas définitif ! »

Voilà, cette histoire commune et éphémère s’achève là, mais dans un calendrier où tout reste possible, car une « réflexion est toujours là. Nous continuons à vouloir être acteur et sûr de notre engagement ! », conclut Thomas Cacheux.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Ludovic Tonneau, candidat sur la commune de Wavrechain-sous-Denain

Ludovic Tonneau : « La jeunesse, les actifs et nos aînés »

48 ans, policier de son état, marié et père de trois enfants, il est engagé politiquement dans le mouvement politique, La France Insoumise, sur Denain. A cet effet,  le candidat sur Wavrechain-sous-Denain précise qu’il respectera son mandat denaisien jusqu’au bout et assistera au dernier conseil de Denain, ce vendredi 19 décembre. Sur cette nouvelle commune d’adoption, le collectif « Donnons ensemble » n’est pas construit autour de cette ligne politique radicale : « C’est une liste citoyenne sans étiquette et ouverte. Il y a différentes tendances au sein de cette équipe, une grande diversité des profils, mais nous restons apolitiques », précise-t-il.

Arrivé sur la commune il y a 18 mois, il veut « redonner vie à ce village autour de trois axes, la jeunesse, les actifs et nos aînés. » Quelques axes forts sont déjà sur la table comme une « cantine scolaire pour les enfants en maternelle. Actuellement, il n’y a pas une offre pour ces enfants, uniquement pour les élèves de l’école élémentaire. C’est une attente forte des parents. Toujours pour les familles, nous souhaitons créer une MAM (Maison d’Assistants Maternels) et une micro-crèche », poursuit Ludovic Tonneau. Concernant la solution trouvée pour cette cantine scolaire, elle sera dévoilée ultérieurement, mais « elle est parfaitement budgétée. »

Après les plus jeunes, l’attention se porte également sur les anciens et les personnes en situation de handicap à travers des propositions « d’un service de livraison de panier de saison. Ensuite, nous avons un marché couvert et nous voulons le relancer. »

Ensuite, le fameux parc communal d’environ 5 hectares demeure un atout vert terriblement envié par les villes voisines. Dans ce denier, une colistière, éducatrice canine professionnelle depuis 30 ans, suggère la création d’un club canin dans celui-ci, un apprentissage pour gérer et comprendre un chien, du sport canin, et un accompagnement personnalisé afin de pouvoir évoluer sans danger avec un chien, éviter les abandons, etc.

Autour de ses colistières et colistiers, Luc Tonneau a voulu passer aussi un message en interne de la collectivité locale : « Nous voulons plus de considérations pour les agents territoriaux, plus d’échanges avec eux. »

A suivre cette candidature au sein de cette commune rurale de Wavrechain-sous-Denain où l’ancien maire, invisible depuis 5 ans, Jean-François Burette, s’est déclaré, Jacques Delcroix, l’édile actuel, n’a pas encore annoncé la sienne, même si la situation devrait s’éclaircir sous peu. Ce scrutin est bien indécis comme dans de nombreuses collectivités locales du Valenciennois.

Daniel Carlier

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Carole Millet-Vézilier prend la tête d’une liste de rupture avec Grégory Lelong sur Condé-sur-l’Escaut

Carole Millet-Vézilier : « Un manque de transparence dans la gouvernance de Grégory Lelong »

Comme souvent, la commune de Condé-sur-l’Escaut nous réserve des pépites électorales, car la vie politique est bouillonnante à l’ombre d’un patrimoine traversé par les siècles. Cette fois, outre deux listes d’opposition, une de gauche assumée, une plus centriste, cette liste dissidente sans étiquette prend une place de choix dans le paysage de cette prochaine élection municipale, sans oublier l’édile sortant candidat officieux… !

Toutefois, une différence est très palpable par rapport à l’édition locale 2020, car la rupture de l’intérieur est bien plus prononcée que pour le précédent scrutin. « Nous l’avions prévenu depuis longtemps, car il y a un manque de transparence dans la gouvernance de Grégory Lelong. Toutefois, nous avons tenu à rester jusqu’au bout de notre mandat », explique la 2ère adjointe, ex délégation à l’Etat civil, au cimetière et à la proximité. Comme à chaque fois, il existe un déclic avant la rupture et la verticalité à outrance a achevé de fissurer cette majorité municipale en mode puzzle.

Ainsi, 3 adjointes et 4 conseillers délégué(e)s ont perdu leur délégation et rejoignent la liste dissidente emmenée par Carole Millet-Vézilier. Il s’agit de Karine Belot, 6ème adjointe, ex chargée de la cohésion sociale, Céline Demonchaux, 8ème adjointe, ex chargée des politiques éducatives et sportives, Joëlle Gau, conseillère, ex déléguée aux finances, Bruno Biadala, conseiller, ex délégué au sport de proximité, Céline Despriet, ex déléguée à la petite enfance, et Xavier Lafon, ex délégué aux ainés. C’est une purge ni plus, ni moins, et un départ collectif « sans états d’âmes. »

« On écoute tout le monde, mais on ne travaille pas avec tout le monde », Carole Millet-Vézilier

Local de campagne

Carole Millet-Vézilier est une condéenne dont la famille transpire l’histoire de cette localité, un grand-père mineur à la fosse Ledoux, une Grand-mère institutrice à l’école du Cocq. « Je suis une enfant de Condé, à l’école et aujourd’hui enseignante », mentionne la candidate dans ce local de campagne « authentique », un ancien café idéalement placé sur la Place verte fermé en 2020. Elle souligne avec force son voeux de « réaliser une campagne digne, au contact des habitant(e)s avec nos valeurs et nos convictions. » Elle observe déjà 3 vidéos de l’édile assez polémiques, elle ne veut visiblement répondre à ce genre de communication.

Bien sûr, l’expérience du mandat permet à cette liste venue de l’intérieur de pointer du doigt les problèmes. « on connaît les dysfonctionnements internes. Nous avons de l’expérience. D’ailleurs, à titre personnel, j’ai suivi un grand nombre de formations pour les élu(es) », commente Carole Millet-Vézilier.

Un programme s’esquisse autour de son équipe avec en fer de lance des réflexions sur les espaces verts, Chabaud-Latour et la forêt de Bonsecours, le fluvial avec toutes les questionnements sur la voie d’eau, le patrimoine évidemment, sans oublier l’humain, les commerces, la sécurité, la vie locale, en fait « une approche globale sans oublier personne. »

Ex membre de l’UDI, Carole Millet-Vézilier insiste sur l’ouverture de cette liste : « On écoute tout le monde, mais on ne travaille pas avec tout le monde. » Une façon de mettre en exergue que les bonnes idées viennent de partout, les problématiques sont écoutées, mais les solutions resteront en cohérence avec certaines valeurs partagées par les membres de cette liste.

Logo de campagne

La tête de liste n’a aucune crainte sur la composition (complète) de celle-ci (29 +2), baptisée « Tous pour Condé », elle compte présenter ultérieurement le programme de l’équipe, mais surtout aller vers les Condéennes et les Condéens. Elle conclut cette présentation magistrale, sans ambiguïtés, sur un fait politique de proximité : « Il n’y a jamais eu une femme maire de Condé-sur-l’Escaut (et peut-être une tête de liste femme) et pourquoi pas ! »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Tanneguy Adriencense : « La priorité des Français et des Valenciennois est la sécurité »

Sébastien Chenu : « C’est la bunkérisation du pouvoir, Laurent Degallaix a perdu la capacité de comprendre les attentes des Valenciennois ! »

Avant de rentrer dans le vif de cette présentation, prenons un peu de recul sur un état des lieux des candidatures aux Municipales 2026 sur la ville centre du Valenciennois. Tout d’abord, vous avez Laurent Lasselin, car vous n’avez pas de petit candidat en démocratie, inéligible suite à une faute administrative de sa part durant l’élection législative 2024, un maire sortant officieusement en lice dont la candidature est aussi suspendue à une décision de justice (procès 19 février 2026), une liste de la société civile, Pascale Durieux, dont 3 initiateurs ont claqué la porte, une union de la gauche presque rafraîchissante tant elle est émiettée au national comme dans les autres communes du Valenciennois, et maintenant celle du Rassemblement National à travers un nouveau visage politique sur ce territoire Tanneguy Adriencense. Nous sommes loin du chamboule-tout de 1989 ! Par contre, l’électrice comme l’électeur est en quête d’une boussole, car on cherche le Nord… sur Valenciennes !

En propos liminaire, Sébastien Chenu présente le candidat adoubé par les instances du parti politique « sur une ville importante. » L’homme politique déroule sa vision de l’ambiance bien particulière qui s’installe sur la ville centre du Hainaut : « Notre score est en évolution constante sur Valenciennes. J’ai beaucoup de respect pour Jean-Louis Borloo et Valenciennes a connu une spirale ascendante avec lui. Aujourd’hui, le maire actuel est dans une spirale descendante. Tous les clignotants sont au rouge, c’est la bunkerisation du pouvoir, Laurent Degallaix a perdu la capacité de comprendre les attentes des Valenciennois ! On y va pour gagner sur Valenciennes dans le cadre d’un second tour contre Laurent Degallaix (ou la majorité). »

Laurence Bara, passée tout près d’un exploit sur la 21ème en 2024, met en exergue les problématiques de sécurité : « Chaque jour, vous avez un problème de sécurité sur Valenciennes. Il y a également des soucis avec le commerce de proximité. Certes, la ville a remis une heure gratuite (le 31 mars 2025), mais cela fait des mois que les gens ne veulent plus venir à Valenciennes. »

Tanneguy Adriencense, pas un novice politique

Dés son plus jeune âge, Tanneguy Adriencense était sensible « à la fougue de Nicolas Sarkozy ». Ensuite, il commence sa carrière politique sous les couleurs de « Reconquête », aux législatives en juin 2022, puis rallie en septembre 2022 le Rassemblement National. Ensuite, il participe activement à la campagne sénatoriale en faveur de Joshua Hochart. Suite à l’élection du sénateur du RN, il devient logiquement son attaché parlementaire. Bien sûr, cette fonction lui confère un regard acéré sur les Grands électeurs et une approche assez fine des problématiques des collectivités locales : « Je ne veux plus être spectateur, mais acteur ! »

Justement, Tanneguy Adriencense, 23 ans, est originaire de l’Amandinois, il connaît bien Valenciennes. « C’était la grande ville, j’ai beaucoup d’amis ici. J’y habite depuis deux ans. Mon père travaille au sein de la Police Nationale à Valenciennes », explique le candidat.

Bien sûr, il évoque la sécurité comme première thématique à aborder en cas de succès. « Je ne dis pas que rien n’a été fait, mais les délits se multiplient dans le quartier de la Gare SNCF, rue Vieille Poissonnerie, voire même devant Rubika très récemment. Il faut faire plus. La priorité des Français et des Valenciennois est la sécurité ! D’ailleurs, on voit dans le Budget primitif, elle n’est pas assez financée. Nous devons essayer toute la panoplie existante, en la matière, voire les initiatives dans les autres villes », poursuit-il.

Evidemment, il n’est pas évident de balayer tous les sujets d’un programme durant une conférence de presse, mais le candidat a essayé de synthétiser les autres grands axes.

« Un conseil municipal en moins d’une heure, cela pose des questions », Tanneguy Adriencense

Le sujet de la démocratie participative est (malheureusement) existant sur Valenciennes. Pas le cas, loin s’en faut, sous Jean-Louis Borloo, ni Dominique Riquet, mais sous Laurent Degallaix dont tout le monde se souvient de sa sortie en mai 2020, quasi mythique, à l’endroit de la liste « Valenciennes Verte Solidaire ». En effet, cette dernière avait eu l’outrecuidance de faire un recours administratif contre les comptes de campagne du maire élu au 1er tour le 15 mars 2020, d’une banalité démocratique infinie. En réponse, le jour de l’installation, il envoie sa diatribe à la liste VVS… « vous avez mon mépris pour six ans. » Chose confirmée dans les conseils municipaux où une seule question est autorisée par délibération et jamais une réponse au maire ou l’adjoint en charge de la thématique. De plus, le record du Conseil municipal le plus rapide du monde tente d’être battu à chaque fois. On est passé une fois sous les 30 minutes. « Un conseil municipal en moins d’une heure, cela pose des questions. Il devrait y avoir de nombreux échanges entre la majorité et les oppositions. Cette verticalité réduit la démocratie locale », s’étonne le candidat.

Ensuite, comme idée sur la table, il veut, comme des milliers de communes en France, recommencer la transmission en direct des conseils municipaux (consultable en ligne etc.).

« Nous voulons réaliser des référendums locaux sur des sujets importants pour les habitant(e)s », Tanneguy Adriencense

Comment éviter le sujet du stationnement quand les extérieurs, même les Lillois, commentent la possibilité de ne pas pouvoir se stationner à Valenciennes. D’un côté, on peut dire que la ville attire les chalands, mais de l’autre convenir que cette politique de stationnement a faits des ravages, et sa voiture LAPI, chez les Professionnels de proximité : « Le maire s’est tellement bunkerisé qu’il a mis plusieurs années avant de se rendre compte l’impact sur les commerçants/artisans. Il faut soutenir nos commerçants. Il existe énormément de cellules vides dans le centre de Valenciennes. »

Toutefois, on peut rappeler les initiatives du dispositif « Attractive » afin de faire baisser la pression des loyers, trop chers sur Valenciennes, mais l’embellie juste avant la Covid est retombée. Certains axes comme la rue de Famars, partie roulante, sont déprimants.

Sur des sujets très clivants comme la piétonnisation, ou pas, de la Place d’Armes, Tanneguy Adriencense souhaite organiser une ou des consultations locales : « Nous voulons organiser des référendums locaux où nous pourrions poser plusieurs questions importantes pour les Valenciennois. » Cette organisation, reconnue par l’Etat, a été utilisée sur Saint-Amand-les-eaux sur la présence ou non d’une Police Municipale, car si la participation est de plus de 50%, le résultat du vote s’impose de fait aux administrés en toute légalité.

Autre exemple de questionnement potentiel, le candidat fustige « le transfert au privé de la compétence stationnement (au 01 janvier 2026). Nous voulons renégocier avec le nouvel exploitant dans les meilleurs délais. »

Bien sûr, Tanneguy Adriencense explique que les quartiers sont tous prioritaires en quelque sorte. Valenciennes ne se résume pas au centre-ville. Chaque candidat(e) au fauteuil majoral est conscient d’une nouvelle vitalité à retrouver dans les quartiers. Si l’ANRU a incontestablement modifié l’urbain, l’humain est à repenser sur le temps continu et pas seulement pour collecter les procurations par des ami(e)s, employés en mairie de Valenciennes par ailleurs.

Patrimoine, associations, culture/sport, l’écologie

Valenciennes est une cité d’une grande richesse culturelle, par son patrimoine, ses grandes signatures bien connues, mais surtout sa vie culturelle bouillonnante. Le candidat digère mal le transfert de l’exploitation du Musée des Beaux-Arts, le Phénix au sein de Valenciennes Métropole même si la logique financière transpire de cette démarche. Ça bouillonne beaucoup moins même si l’arrivée d’un cinéma de centre ville fera du bien, pas mi décembre pour Avatar 3 comme annoncée sur la page Facebook de Laurent Degallaix, mais courant 2026 à la lumière des travaux. Heureusement, la com d’ouverture d’un cinéma privée n’est pas confiée au public comme celle du Centre aquatique en décembre 2019. En effet, une fuite majuscule bâtimentaire après… une inauguration reportée début février 2020, et des milliers d’euros publics dépensés en affiches (et de multiples supports pour le mois de décembre 2019 en ville) en toute précipitation…, pas grave c’est l’argent des autres !

« Je suis très attaché au Patrimoine. C’est pourquoi, il faut mieux soutenir les associations culturelles, sportives, mais également patriotiques. Nous devons revenir à un dialogue avec le monde associatif. », précise-t-il. Pour autant, l’adjointe aux associations fait le job avec les moyens à disposition.

Le jeune âge du candidat lui donne un Droit, celui de subir de plein fouet le réchauffement climatique. Gageons que les mesures proposées à cet effet seront à la hauteur d’une génération sur le front et en 1ère ligne… sur ce sujet, à suivre de près. Pour un projet en une phrase, Sébastien Chenu avait résumé le tout en quelques mots : « Il manque une nouvelle vision à Valenciennes. »

Le panorama politique singulier… à Valenciennes

Face à une échéance municipale, peut-être inédite en France, compte tenu de son impact sur les prochaines présidentielles, chaque parti politique sait qu’il doit planter le drapeau dans les collectivités locales. On peut gloser tout ce que l’on veut dans les couloirs du parlement, l’ancrage local demeure une valeur essentielle dans notre démocratie pour faire passer des messages. Là, nous parlons de la vraie vie, celle du quotidien où le maire doit faire sa place jour après jour. « Un point noir (pour le RN à Valenciennes et ailleurs) », à ce stade commente le candidat.

Sur Valenciennes, l’évènement judiciaire à l’endroit du maire de Valenciennes constitue un fait politique aussi : « Je ne commente pas une procédure en cours. Laurent Degallaix est présumé innocent. Nous sommes prêts à tous les scénarios, on trace notre route ! »

Ensuite, il poursuit sa constitution d’une liste et pourquoi pas d’autres alliances. « J’ai demandé à prendre un café avec Pascal Durieux à l’occasion des Folies de Binbin, il a accepté et nous avons échangé sur les prochaines élections municipales. Par contre, je n’ai pas promis de place à Pascale Durieux sur ma liste. Néanmoins, la porte est ouverte (jusqu’au 25 février…) », indique le candidat.

Oui, cette élection de proximité à Valenciennes est sans doute la plus importante de son histoire, depuis la sortie de la seconde guerre mondiale, pour des raisons simples. Cette collectivité locale n’est pas à un tournant urbain, financier, ou autres thématiques centrales, mais celle de la place du citoyen dans sa cité, le respect de l’administré quel que soit son opinion politique, sa couleur de peau, sa religion, sa condition sociale et le moins que l’on puisse dire est que ce sujet est au centre de tout à Valenciennes. Quel regard à Jean-Louis Borloo sur tout cela ? Ce dernier viendra sans doute soutenir derrière minute le candidat de la majorité municipale, qu’importe la tête de liste le 26 février. « Je pense qu’il y a de la nostalgie de Jean-Louis Borloo chez les Valenciennois, mais cette majorité municipale est à bout de souffle.» Cette équation démocratique complexe, sur le sud du département du Nord, sera particulièrement suivie, comme Saint-Amand-les-Eaux et Denain, voire Douchy-les-Mines, par les médias locaux, régionaux, et nationaux !

L’arrêt du match hier soir du VAFC n’est qu’une coïncidence évidemment, mais chaque action d’un maire sur le temps long se paye un jour. Le combat personnel de Laurent Degallaix contre l’ancien président du VAFC, jusqu’à envoyer les huissiers réclamés les loyers du Stade du Hainaut pendant la période Covid, trouve sa traduction un jour sur le terrain… Le VAFC en bas de classement doit beaucoup au maire de Valenciennes, pas dans le sportif immédiat, mais pour son oeuvre globale à vouloir imposer un autre repreneur à sa main… au lieu de soutenir une présidence existante, qu’il n’aimait pas, mais qui avait maintenu en ligue 2 cette équipe in fine. Un symbole de la verticalité dont nous parlions précédemment !

Daniel Carlier

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Luca Brouta, la candidature modifiant totalement le paysage de l’élection sur Bouchain

Luc Brouta : « Je suis serein et optimiste »

Présent sur la liste de Ludovic Zientek dès 2014, puis de nouveau en 2015 suite au recours et 1er adjoint après le succès (un peu surprise) de Ludovic Zientek. Entre deux élections locales, il s’est retrouvé comme suppléant de Sabine Hebbar à la députation en 2017 avec in fine la victoire de Sébastien Chenu, mais avec un coup de pouce de la maire de Denain à travers un post discret (le mercredi) sur les réseaux sociaux de soutien pour un Front républicain. Puis, il repart sur la liste du maire sortant en 2020 avec une élection au 1er tour (56,61% et 52,84% d’abstention) où il occupe de nouveau la fonction de 1er adjoint, aux finances, développement économique, emploi et RH. Chemin faisant, la relation s’est visiblement dégradée au fil des mois « et le lien a été rompu durant une commission. Nous ne partageons plus les mêmes valeurs. Ludovic Zientek décide de tout tout seul. J’ai décidé de quitter mes fonctions (mai 2025) comme deux autres adjoints (travaux et fêtes/cérémonie) », commente Luc Brouta. Il constate comme dans de nombreuses collectivités publiques les pouvoirs trop importants du Bureau municipal ou communautaire. La réforme la plus démocratique à venir, après la Présidentielle, serait une modification drastique des pouvoirs du maire ou d’un président d’une EPCI, et surtout l’exigence absolue de passer tous les dossiers structurants en plénière. Encore heureux que le ROB et le Budget Primitif ne soient pas « votables » en Bureau, car certains édiles n’hésiteraient pas une seconde !

Pour Luc Brouta, la page est tournée, sans regrets, mais surtout pas avec la volonté d’une campagne de caniveau contre l’édile sortant, mais avec la farouche volonté de « montrer une autre voie pour les Bouchinoises et Bouchinois. Je suis toujours carté au Modem (version canal historique), depuis sa création, mais je ne demande à aucun de mes colistiers et colistières leur positionnement politique. C’est une liste plurielle sans étiquette, une liste ouverte en opposition à la gouvernance locale.»

Analyse de (con)texte

Historiquement, cette terre centrale de l’Ostrevant est bouillonnante, ébouriffante, et surprenante à chaque élection municipale. Toutefois, cette fois le paysage politique s’est autant construit dans une opposition (classique), mais aussi via une dissidence de fond. Au final, vous avez une liste d’opposition, une liste mixte avec des dissidents et des opposants, puis la liste de Luc Brouta, le véritable caillou dans la chaussure. Il faut se dire les choses franchement ! Avant cette rupture, le maire sortant pouvait considérer que l’affaire était pliée en mars prochain. 

En effet, la proximité entre le maire et le Vice-Président de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu, est de notoriété publique. Il est peu probable qu’une liste de l’extrême droite pose candidature sur Bouchain et par suite permet au Premier magistrat local d’engranger toutes les voix de la droite, d’une droite plus radicale et de l’extrême droite. C’est malin, mais la candidature qui trouble ce décorum parfait, pour une réélection dans un fauteuil, est celle de Luc Brouta. 

Cette remarque n’est en rien désobligeante pour les deux autres listes d’opposition qui pourraient finir devant l’ancien 1er adjoint le 15 mars 2026, mais celle de Luc Brouta taille dans le corpus électoral de Ludovic Zientek. Elle le pousse encore plus sur la droite de l’échiquier, vers une radicalité encombrante comme bouée de sauvetage. Sur les 82 communes du Valenciennois, le Front républicain est mort et enterré, certain(e)s vont payer le prix fort au mois de mars prochain, mais le seul village d’Astérix pourrait être celui de Bouchain où un front républicain à trois listes pourrait faire basculer cette échéance électorale joué d’avance… jusqu’en avril 2025 ! Pourquoi ? Tout simplement, parce que le maire de Bouchain avait habilement construit un « et en même temps » politique, un peu au centre, de droite et de gauche, droite modérée tout en soignant la droite radicale.  Sauf erreur le « Et en même temps », c’est mort !!!

« Une autre vision aux habitants », Luc Brouta

Bien sûr, cet élu expérimenté sait qu’une élection ne s’arrête pas le jour du scrutin. Il veut proposer une « autre vision aux Bouchinoises et Bouchinois. En donnant des responsabilités aux adjoints, on peut construire dans l’échange et le débat. J’ai constaté la verticalité dans l’exercice actuel. Pour cette élection, je suis serein et optimiste », commente-t-il. 

Après sa démission en mai 2025, Luc Brouta a construit sa liste et elle est bouclée « depuis juillet dernier. Nous construisons ensemble notre programme que nous présenterons prochainement », conclut-il.

On dézoome !

Face à une ambiance marquée par le « dégagisme » national, empêché aux Municipales 2020, où sauf les non représentations des maires sortants sur les deux EPCI, vous avez eu seulement deux changements majeurs sur Valenciennes Métropole, Ali BenYahia sur Beuvrages au 1er tour et Jean-Noël Verfaillie sur Marly au second tour, et sur La Porte du Hainaut Eric Blondiaux sur la Sentinelle au second tour. Là, on peut penser raisonnablement à 4 grosses bascules sur Valenciennes Métropole et 5 sur La Porte du Hainaut sur les collectivités locales de plus de 3 000 habitants de l’arrondissement de Valenciennes.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Joël Dordain : « Je veux un débat public avec Pierre Michel Bernard » sur Anzin

Joël Dordain : « Il faut faire barrage à la monarchie familiale ! »

Comme souvent dans la vie politique, un sympathisant déçu a des mots bien plus rudes qu’un(e) opposant(e) classique. Oui, on sent de la colère chez Joël Dordain, car il n’aurait pas dû revenir dans le champ politique. En effet, après trois mandats comme adjoint avec André Parent (1983 jusqu’en 2001), Géry Duval devient maire, puis « Michel Bernard vient me voir pour rentrer sur la liste de son fils, Pierre-Michel, que je ne connaissais pas. A l’époque, j’étais le secrétaire de la section du PS, de gauche, d’Anzin avec 170 membres, la plus grosse section du Nord. Par ailleurs, je ne courrais pas après un mandat de maire », raconte l’ancien adjoint. Et l’histoire s’écrit de nouveau avec un double mandat comme 1er adjoint avec Pierre-Miche Bernard 2008-2020. Enfin, il ne rempile pas pour raisons personnelles en 2020, apporte un soutien sans faille au maire, mais avoue « avoir vécu une fin de mandat 2014-2020 difficile. »

Sur les choix politiques de l’édile actuel, il plante le décor : « En 2008, lorsque que je lui parle d’une alliance avec le PCF, il me répond le PCF est trop révolutionnaire pour moi –, et en 2014, il court après Fabien Roussel… D’ailleurs, j’ai rencontré ce dernier aux 3 Jours Gourmands qui m’a chaleureusement salué en me disant je ne peux pas te soutenir, car cela serait l’apocalypse – » En tout état de cause, le PS ne soutiendra aucun des deux candidats. »

« Une liste citoyenne de rassemblement », Joël Dordain

Sur son positionnement politique 2025 pour cette campagne locale iconoclaste en France, il a laissé sa carte du P.S et revendique « une liste citoyenne de rassemblement. Elle comprend l’opposition actuelle au maire, la droite et le centre droit, mais également une majeure partie du PS, même si certains cartés seront sur la liste du candidat sortant, et plus globalement une gauche élargie ! » Le périmètre est très large ! Est-ce tenable ? Il décoche une flèche à l’endroit de Patrick Kanner, ex ministre et sénateur du Nord « je pense qu’il aura son soutien. Patrick Kanner à l’habitude de poignarder les gens dans le dos. »

« Attention, nous avons signé une charte de confiance entre toutes et tous les leaders. Même si nous pouvons avoir des opinions différentes au niveau national, on travaille sur Anzin. Nous sommes dans l’action locale », précise Claudio Macaluso, ex candidat en 2008 pour le parti de gauche, et Directeur de campagne. 

« Je suis très hostile au transfert du théâtre d’Anzin à l’agglo », Joël Dordain

Premier point de discorde, la convention de cession du fleuron culturel de cette collectivité locale , le fameux théâtre d’Anzin, ne passe pas. « Pourquoi ? Certes, le bâtiment est vétuste et il y a des travaux à réaliser (début des travaux BP 2026 de la CAVM), mais nous pouvions dégager les finances nécessaires pour le faire. C’est un choix politique ! Ensuite, nous n’avons même plus la maîtrise de la programmation culturelle ! », s’étonne le candidat.

Dans la foulée, des friches emblématiques « sont restés à l’abandon comme celle de l’ex concession FORD, voire une partie des Jardins de Valmont, etc. C’est incompréhensible, regardez le développement de la ville de Beuvrages ou de Valenciennes à côté », ajoute l’ex élu très remonté.

Enfin, il rajoute une couche sur Valenciennes Métropole : « Si je suis élu, mon premier rendez-vous sera un entretien avec le ou la Président(e) de la CAVM. Je veux des réponses à mes questions et à défaut je ferai le choix de quitter Valenciennes Métropole pour rejoindre La Porte du Hainaut, j’assume le délai de carence pour y arriver. »

« Une préemption de la Croix d’Anzin à Raismes », Joël Dordain

L’ancien élu s’étrangle lorsqu’il évoque l’état du commerce de proximité sur Anzin, et « même la Place Salengro. Vous regardez de la Croix d’Anzin à Raismes le type de commerce existant. Moi, je souhaite une préemption urbaine (renforcée comme sur Valenciennes) de la Croix d’Anzin à Raismes afin de récupérer les locaux, ou fonds de commerce, à vendre afin de rénover les cellules commerciales et de choisir (avec un jury) les artisans/commerçants dont la ville a besoin. » 

Sur le cimetière… « c’est une honte ». Concernant les impôts, il ajoute : « Le maire ment. Certes, les impôts locaux n’ont pas augmenté, mais in fine les Anzinoises et Anzinois payent plus. Je connais des communes qui ont adapté leur taux pour compenser cette hausse. »

Sur l’insécurité, il est également vent debout contre la police pluricommunale avec Raismes et Petite-Forêt. « Pendant que les forces de l’ordre sont ailleurs, elles ne sont pas sur notre commune », commente Claudio Macaluso. « Moi, je propose la tenue d’un comité citoyen tous les trois mois avec la Police Nationale et on débat de tous les sujets de sécurité », comme une version XXL du dispositif « Voisins vigilants ».

Comme symptôme d’une mauvaise gestion présumée de la commune, l’ex adjoint cite « les agences immobilières n’osent même plus affichés le nom d’Anzin sur un bien à vendre. La chute de la valeur immobilière est énorme ! Tout est à refaire sur Anzin, une ville en déclin ! »

Question de famille

Enfin, et c’est peut-être le dénominateur commun des soutiens, comme Elisabeth Gondy, de cette liste. « 18 ans, ça suffit !  Il faut faire barrage à la monarchie familiale (M., Mme Bernard et beau-frère dans le conseil municipal) », tance Joël Dordain. 

Il y a comme un parfum de reconquête qui avait marqué la campagne de 2008 entre Géry Duval et Pierre-Michel Bernard, et c’est pourquoi le candidat veut « un débat public avec Pierre Michel Bernard dans une salle municipale. Il doit répondre aux questions, expliquer ses choix et que nous évoquions nos solutions pour y remédier. C’est la démocratie ! »

On ne connaît pas le reste du paysage politique sur la ligne de départ, mais cette joute locale s’annonce épique sur la 2ème ville de la ceinture valenciennoise avec une 1ère vice-présidence à Valenciennes Métropole.

Daniel Carlier

 

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Catherine Mercier poursuit son « objectif » d’une nouvelle gouvernance locale sur Escaudain

Catherine Mercier : « Nous avons travaillé et joué notre rôle d’opposition durant tout le mandat »

Allez, commençons par une anecdote croustillante ! Avec 5 élus au Conseil municipal pour la liste « Objectif Escaudain » et deux pour le Rassemblement National, on pourrait penser que ces deux oppositions honoreraient leur mandat. Sauf que pour le RN, la division a émaillé le mandat entre ces deux élus d’opposition, voire une absence chronique pendant 5 ans, jusqu’au « pouvoir (de vote) laisser par Geoffrey Cloet au maire d’Escaudain, Bruno Saligot », explique Catherine Mercier histoire de bien mettre en exergue leur travail d’une opposition qui a respecté ses électrices et ses électeurs. Ça ne s’invente pas, mais reflète sur le fond la valeur d’un bulletin de vote RN sur Escaudain…

Grosse frustration en 2020

Comme les maires élu(es) en mars 2020, les oppositions battues ont regretté amèrement cette abstention stratosphérique (63,11% au 1er tour et 66,52% au 2ème tour). « Pour notre 1er engagement dans une campagne municipale sur Escaudain, nous avons eu la présence, pour la 1ère fois, d’une liste du Rassemblement National et en plus la Covid. Oui, il y avait une grosse frustration dans l’équipe même si nous avons obtenu un bon résultat sur les deux tours », explique Catherine Mercier.

En effet, pour une première fois, le maire (communiste) sortant n’a page gagné au 1er tour, mais « nous avons progressé au second tour en prenant des voix au maire sortant et au Rassemblement National », poursuit la candidate. Résultat 2020 : 45,76% Bruno Saligot (contre 46,90% au 1er tour), 35,58% Catherine Mercier (contre 29,52% au 1er tour), et 18,65% Geoffrey Cloet (contre 23,59% au 1er tour).

« Certains habitants ont attendu pendant 5 ans un rendez-vous avec le maire », Catherine Mercier

Pour cette campagne 2026, les conseillers municipaux acquiescent d’une « bonne gestion municipale par la majorité », mais fustige le mode de gouvernance locale. « C’est un maire fantôme, il n’est pas accessible », indique Franca Petrioli. Il est « aux abonnés absents », ajoute Christian Duhem sans oublier Laure Troia « il n’est pas proche des gens. » La tête de liste enfonce le clou : « Certains habitants ont attendu pendant 5 ans un rendez-vous avec le maire. Nous voulons ramener de l’accessibilité et de la proximité avec les habitants » et de « l’écoute », ajoute Christian Duhem.

« Je demande aux colistiers et colistières s’ils sont cartés politiquement, ça nous dérange », Catherine Mercier

La candidate insiste sur le volet apolitique de cette liste de 29 personnes + 2 suppléants. « Aucun colistier/colistière n’est carté sur cette liste. Je demande directement s’ils sont cartés politiquement, ça nous dérange ! Bien sûr, en réunion avec nos colistiers durant 5,5 ans, nous parlons de tout », explique la tête de liste, « mais surtout d’activités sur Escaudain. C’est notre objectif », lance Franca Petrioli.

« On n’a rien lâché pendant 5 ans », Catherine Mercier

Visiblement, la nouveauté dans cet hémicycle local est l’arrivée d’une opposition énergique. « On n’a rien lâché pendant 5 ans et demi. Nous avons assisté aux commissions même si tout est bouclé d’avance comme durant les conseils municipaux où tout se joue en Bureau municipal. C’est une chambre d’enregistrement », tance Catherine Mercier. Dans cet hémicycle pour l’opposition, vous avez Laure Troia, conjoint collaboratrice dans une entreprise de bâtiment sur Escaudain « depuis 25 ans », mais également Christian Duhem, retraité et ex animateur culturel au sein du Cercle laïque d’Escaudain et artiste avec des éléments à recycler (métal et cuir), et Franca Petrioli, retraitée et ex Directrice de l’école Schneider. Pour sa part, Mickael Abdelkader n’habite plus Escaudain et évidemment Catherine Mercier, aujourd’hui commerçante avec son mari sur la commune de Roeulx

De l’autre côté, une liste minoritaire reste minoritaire, mais la forme et le dialogue dans un hémicycle demeure important sur la méthode. Un point que l’individu politique, que nous sommes toutes et tous, regarde de plus en plus d’où l’image dégradée de la pratique politique, tout est lié intimement. L’électrice et l’électeur ne veut plus d’un idiome, une langue perceptible uniquement par une communauté politique. Les gens au coin de la rue ne supportent plus « La politique » et tout le défi de cette municipale 2026 sera de redonner une conscience citoyenne en la matière. Heureusement, l’élection les yeux dans les yeux demeure la préférée des Françaises et des Français et le challenge sera de faire « matcher » ces deux sentiments, défiance envers la politique en général et vote en faveur d’un(e) élu(e) de proximité désiré… ! 

Le programme est en cours d’élaboration autour d’une « liste renouvelé d’1/3 », conclut Catherine Mercier.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Philippe Baudrin brigue un nouveau mandat sur Maing

Philippe Baudrin : « Je suis un candidat non-inscrit. »

Bien sûr, Philippe Baudrin, comme tous les maires élu en mars 2020, regrette « cet élan cassé, car nous avions renouvelé notre liste à 60%. Néanmoins, il s’est installé une solidarité entre les élus et la population. » Certes, le déroulé municipal a été bouleversé même « si nous avons réalisé 85% de notre programme », précise le candidat/maire. Pour autant, chaque élu a compris dorénavant le sens de la contingence d’une décision municipale ; tout peut arriver, une pandémie, une guerre à nos portes avec un effet domino au coin de la rue, voire une crise politique nationale avec une lisibilité budgétaire pire que le Fog londonien, il faut donc du sang froid et ne prendre rien pour acquis. L’expérience d’une gestion municipale (sans trop de polémiques) sera un atout indéniable pour les sortants au mois de mars 2026 tant l’exercice en cours a été difficile, pour ne pas dire lunaire. En 2025, la gouvernance d’une commune est un métier !

Pour cette campagne à venir, Philippe Baudrin affiche son positionnement politique, car il est adhérent à la FENIN ( Fédération des élus non-inscrits du Nord) lancée sur les fonts baptismaux en juin 2023. Sa liste 27 colistiers + 2 suppléants, déjà bouclée, ne sera pas trop chamboulée avec « 5 ou 6 départs sur les 22 élu(e)s de la majorité », mais il met aussi en exergue son ouverture politique : « Comme maire, je suis trop pauvre pour refuser une bonne initiative quel que soit son auteur(e). »

« La formation d’un(e) élu(e) devrait être contraignante, obligatoire, et systématique », Philippe Baudrin

Comme membre du Bureau de l’association des maires du Nord, il pointe du doigt le manque de préparation d’un nouvel élu face à cette avalanche normative qui l’attend. « La formation d’un(e) élu(e) devrait être contraignante, obligatoire, et systématique. Dès son élection comme maire par le Conseil municipal, la prise de risque est immédiate pour ce dernier. L’AMN (Association des Maires du Nord) propose des formations à cet effet », commente l’édile.

C’est pourquoi Philippe Baudrin revendique l’utilité du travail dans les différentes institutions : « Le boulot dans les instances est très important. Il aide la population de sa commune, mais également ses collègues. Par exemple, j’ai reçu le maire de Crespin afin de monter son dossier pour l’installation de la vidéo surveillance. »

Sur le volet sécuritaire, Maing est une commune située en zone police, mais « il manque des moyen humains avec un parc de véhicules vieillissants sur le Valenciennois. Quand je dois attendre 30 minutes (incident avec les gens du voyage), c’est très long ! »

« La population attend particulièrement cette rénovation du complexe sportif (Aragon) », Philippe Baudrin

Un regard vers l’avenir et un oeil sur le rendu est toujours utile. Dans les tuyaux, la rénovation lourde du complexe sportif Aragon constitue le dossier au dessus de la pile. Ce dernier a été repoussé compte tenu de ces crises en cascade, mais « nous sommes au stade des études. Ce projet, à hauteur de 5 millions d’euros, est porté par Valenciennes Métropole avec pour la commune un reste à charge. La population attend particulièrement cette rénovation du complexe sportif (Aragon) », explique le maire. 

La liste des travaux sur ce bâtiment public est pléthorique, une toiture en amiante à refaire, un système de chauffage obsolète, des fuites d’eau récurrentes…, et par suite une nouvelle isolation intérieure et extérieure avec de la géothermie et des panneaux photovoltaïques (la combinaison des deux est rare). Ensuite, cette rénovation majuscule s’inscrit également dans le respect du fameux et trop méconnu « Décret tertiaire ». « Nous devons impérativement réduire notre consommation énergétique dans les bâtiments publics, d’ici 2030, sous peine de pénalités », précise Philippe Baudrin. 

Mais pas seulement…

Sur cet exercice, l’édile souligne le gros travail sur les voiries, rue Barbusse avec les assainissements, d’autre rues structurantes, mais surtout un chantier au long cours contre les forces de la nature. « Nous avons été déclarés trois fois au titre des catastrophes naturelles (inondations, coulée de boue). On travaille beaucoup pour minimiser les risques, mais je déplore la lenteur administrative sur chaque dossier », indique l’édile. Evidemment, ce n’est pas le premier locataire du fauteuil majoral à se plaindre d’un manque d’agilité en la matière. Pourtant, pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris, on a réussi… à bousculer les contraintes normatives.

Prochainement, Maing aura aussi sa zone d’activité. Certes, elle sera modeste avec une surface de 5,5 hectares. A ce stade, elle a connu un retard suite à des fouilles préventives par l’INRAP Hauts de France, et des découvertes historiques notables. « C’est le prolongement de la Z.A de l’Ecaillon. Les terrains seront à vendre aux entreprises fin 2026. Elle sera très vite pleine ! », ajoute-t-il.

Pour autant, lorsque vous demandez au maire/candidat quel est le dossier le plus marquant, il n’hésite pas une seconde : « C’est l’association Perce-Neige (https://www.perce-neige.org/). Nous avons 40 places dans ce foyer de vie occupationnel, mais je travaille pour six places inclusives. C’est compliqué en terme de financement (Conseil départemental comme financeur) et à tel point que notre maison de retraite (82 lits) a dû accueillir des personnes trisomiques à défaut de places ailleurs. »

Enfin, la commune de Maing accueille le service de délivrance des passeports biométriques et des CNI. « Nous avons réaménagé tout notre espace administratif dans ce cadre. C’est un service à la population », indique le maire même si sur le même registre Philippe Baudrin insiste sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement : « Nous sommes passés de 35 agents en 2020 à 30 en 2025. »

Le programme 2026/2032-2033 est en cours d’élaboration par le candidat et ses colistières/colistiers. 

Daniel Carlier

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