Vidéos à voir et partager:
https://www.youtube.com/watch?v=ILTgwty4bWM
https://www.youtube.com/watch?v=shgDmqeSNC0
https://www.youtube.com/watch?v=Vn4inXZv9FY
vid{264b93c4a3a4d80dafcc27fd6e4ad7f6302c34d253cd12a3fd161a5e78c50555}
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Vidéos à voir et partager:
https://www.youtube.com/watch?v=ILTgwty4bWM
https://www.youtube.com/watch?v=shgDmqeSNC0
https://www.youtube.com/watch?v=Vn4inXZv9FY
vid{264b93c4a3a4d80dafcc27fd6e4ad7f6302c34d253cd12a3fd161a5e78c50555}
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YouTube s’engage à lutter activement contre la prolifération de contenus de mauvaise qualité générés par intelligence artificielle, tout en paradoxalement fournissant aux vidéastes des outils pour cloner leur propre apparence. Dans sa lettre annuelle publiée sur le blog de l’entreprise, le patron de YouTube Neal Mohan a promis …
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L’article YouTube s’engage à lutter contre l’AI slop, ces vidéos IA de mauvaise qualité est apparu en premier sur KultureGeek.

Voilà qui risque fort de susciter la polémique : le CEO de YouTube Neal Mohan a annoncé que les créateurs pourront prochainement produire des Shorts en utilisant leur propre image générée par IA, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux formats narratifs et créatifs sur la plateforme. Dans …
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L’article YouTube Shorts va permettre aux créateurs d’utiliser leur clone-IA dans leurs vidéos est apparu en premier sur KultureGeek.

Propos intéressants sur les IA
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Bon, vous connaissez tous Google Traduction, cette application qu'on installe par réflexe dès qu'on pose le pied dans un pays étranger (ou quand on essaie de comprendre une notice de montage suédoise).
Hé bien, il semblerait qu'OpenAI ait décidé de venir sérieusement grattouiller dans les plates-bandes de Google avec le lancement de ChatGPT Translate , un outil de traduction dédié qui ne fait pas les choses à moitié.
On va pas se mentir, la traduction automatique, c'est souvent la foire aux saucisses dès qu'on sort des sentiers battus... On a tous en tête ces traductions pourries qui transforment un compliment en insulte diplomatique. C'est d'ailleurs pour ça que certains utilisent des extensions comme YouTube Anti-Translate pour éviter les massacres linguistiques sur nos vidéos préférées.
Mais là, ChatGPT Translate essaie d'apporter un truc en plus qui est : ✨ la personnalisation ✨, lol. Grâce à ça, au-delà de simplement convertir des mots, l'outil vous propose, d'un simple clic, de reformuler le résultat.
Vous voulez que ça sonne plus "business-formal" ? Hop, c'est fait. Vous préférez un ton simplifié pour expliquer un truc à un gamin de 5 ans ? Nickel, l'IA s'adapte. C'est ce côté "malléable" qui manque cruellement aux solutions classiques... Par exemple, moi dans Deepl, j'ai pas ça... Et comme c'est difficile de jauger si un texte dans une langue étrangère est trop familier ou pas, çe me bloque un peu, c'est vrai.
L'interface minimaliste de ChatGPT Translate qui mise tout sur la personnalisation ( Source )
Pour le moment, l'interface est ultra minimaliste (deux champs de texte, paf, on ne se prend pas la tête) et supporte plus de 50 langues. On peut taper son texte, causer dans le micro, et même si l'option d'upload d'images est mentionnée, elle semble encore un peu timide sur desktop. On est donc encore très loin des usines à gaz comme Comic Translate qui traduisent carrément vos mangas en temps réel avec de l'IA, mais c'est un bon début.
Et voilà comment OpenAI mise une fois encore tout sur son "muscle" cloud magique pour offrir des traductions qui ne ressemblent pas à des phrases sorties d'un vieux dictionnaire poussiéreux. C'est un peu le même combat qu'on a vu à l'époque avec le traducteur de Microsoft quand tout le monde essayait de détrôner le roi Google. Après c'est bien pour nous, ça nous fait des trucs nouveaux à tester et peut-être que ça nous plaira.
En tout cas, si vous voulez tester ça, c'est déjà dispo sur le web et ça devrait s'intégrer de plus en plus dans nos smartphones à l'avenir, j'imagine...
Mais gardez quand même un œil sur le résultat au cas où l'IA déciderait de traduire un "Cordialement," de fin de mail par "Die motherfucker,"... On n'est jamais trop prudent !

Jeune fille, Théorie de la (Tiqqun)
Définition : Archétype créé par le collectif Tiqqun pour incarner la marchandisation des rapports humains. Ce n'est pas forcément une femme biologique, mais un mode d'être où l'individu se perçoit et s'évalue comme une marchandise, orienté par le spectacle et la consommation.
Chez Bascar : Concept central pour comprendre la modernité. La jeune fille n'a pas de "colonne vertébrale" (identité stable), elle est le projet des autres (publicité, mode, spectacle), elle se consomme plus qu'elle ne s'aime. La jeune fille est tragique : elle est bouc émissaire sans le savoir.
Citation de Tiqqun : "La jeune fille ne se donne jamais elle-même, elle ne donne que ce qu'elle a, c'est-à-dire l'ensemble des qualités qu'on lui prête. C'est pourquoi il n'est pas possible d'aimer la jeune fille, mais seulement de la consommer."
Exemple : L'influenceuse Instagram qui construit toute son identité autour de son image, de ses likes, de sa consommation ostentatoire est une jeune fille. Mais Berlusconi aussi, selon Tiqqun.
Selon Bascar dans cette vidéo, un "doudou épistémique" est une croyance ou un ensemble de croyances qu'on a adoptées et auxquelles on s'attache émotionnellement, non pas parce qu'elles sont nécessairement vraies ou rigoureuses, mais parce qu'elles remplissent un vide identitaire ou nous valorisent socialement.
Explication précise dans le contexte du QI :
Bascar explique que beaucoup de gens se ruent sur les tests de QI pour remplir leur "vide de soi" :
"Est-ce que j'en suis un ? Ça donnerait un sens à toute mon existence, à tous mes malheurs."
Le problème : Quand on a investi ce "doudou épistémique" (cette croyance réconfortante), remettre en question le QI revient à remettre en question son doudou. C'est pourquoi beaucoup de surdoués ne critiquent pas vraiment le QI, même s'ils seraient intellectuellement capables de le faire (car les hauts QI sont justement plus résistants aux biais cognitifs).
Thèmes principaux:
Droit naturel : Philosophie juridique affirmant l'existence de droits inhérents à tout être humain, antérieurs et supérieurs aux lois positives créées par les États. Développée par John Locke et les philosophes des Lumières.
Trois règles du droit naturel (selon Bascar) :
John Locke (1632-1704) : Philosophe anglais, théoricien du libéralisme politique et du droit naturel. A influencé les révolutions américaine et française.
Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (1789) : Texte fondamental de la Révolution française proclamant les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme. Article 2 : « Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. »
Propriété de soi : Principe selon lequel chaque individu est propriétaire de son propre corps, de ses facultés et du fruit de son travail. Concept central du libéralisme et du droit naturel.
Résistance à l'oppression : Droit de résister par la force à un pouvoir tyrannique qui viole les droits fondamentaux. Un des quatre droits proclamés en 1789.
Contracter librement : Droit de passer des accords volontaires avec quiconque, sans coercition. Base de l'économie de marché et de la liberté d'association.
Souveraineté individuelle : Principe selon lequel chaque individu est souverain sur lui-même et n'a pas besoin de déléguer son pouvoir personnel à un représentant.
Délégation de pouvoir : Acte par lequel un individu confie son pouvoir de décision à un représentant (élu, par exemple). Critiqué par le pôle libéral comme source de biais et d'oppression.
Perversion (Sens de Bascar)
Définition étymologique : Du latin perversus, « tourné entièrement vers ». Le pervers est celui qui n'a Dieu que pour ses désirs et ses aspirations, ses fantasmes, et qui ne trouve jouissance qu'au travers de leur réalisation.
En psychanalyse lacanienne : La perversion est un mode de jouir spécifique, caractérisé par :
Non-acceptation de la castration : Le pervers comprend intellectuellement la loi (contrairement au psychotique), mais entretient avec elle un rapport de « oui, mais quand même ». Il cherche à conserver son phallus intact.
Relation d'objet : Le pervers instrumentalise sa jouissance via une relation d'objet. Il ne jouit pas via l'autre (comme le névrosé), mais via un objet fétiche.
Fétiche : Objet, pratique, ou partie du corps qui cristallise la jouissance du pervers. Le fétiche est une béquille permettant l'accès à la jouissance.
Clivage de l'objet : Le pervers maintient un clivage entre le « bon objet » (idéalisé) et le « mauvais objet » (rejeté). Il refuse l'ambivalence de l'objet (le fait que toute chose a des aspects bons et mauvais). Ce clivage empêche le pervers de décompenser (basculer dans la psychose).
Nostalgie du paradis : Le pervers est nostalgique d'une complétude absolue (psychotique). Il perçoit le trou dans le savoir (la vérité comme manque) et cherche à le combler chez l'autre. C'est en ce sens que Lacan le définit comme « défenseur de la foi ».
Peine à jouir : Le pervers ne jouit pas vraiment. Il se consacre à son objet de jouissance. Il ne connaît que des « lichettes de jouissance » (petits fragments) lorsque, par miracle, le réel correspond à sa fantasmatique.
Distinction fondamentale : Perversion ≠ Perversité.
Perversion : Mode de jouir pouvant être vécu sans trace de perversité, pour peu que les partenaires consentent de leur plein gré.
Perversité : Implique infrahumanisation, clauses léonines, manipulation, et transforme les relations en cauchemar.
« Bascar insiste : Ce distingo est fondamental, mais rarement effectué. »
Exemples :
Un couple qui pratique le BDSM de manière consensuelle vit une perversion sans perversité.
Un manipulateur narcissique qui instrumentalise autrui vit une perversion avec perversité.
Pervers social (Danny Robert-Dufour) : Individu parfaitement inséré socialement qui vit sa perversion sur le mode de la perversité. Exemples : certains politiciens, certains dirigeants. Le pervers social profite de la naïveté du névrosé.
https://www.youtube.com/watch?v=9BGGPAFd-c8
Je te mets la transcription youtube de cette vidéo. J'aimerai que tu me fasse un article à propos de ce sujet, qui retranscrit le plus fidèlement possibles les propos de Bascar.
Dans cette vidéo. Bascar utilise souvent un vocabulaire qui n'est pas très courant.
Si possible en fin de l'article j'aimerai un glossaire des mots compliqués.
salut internet, Bascar pour hypnomachie.
Une nouvelles vidéos bonus dans la
série hypnomachie pour les nuls voilà
qui donc va essayer de répondre à
quelques quelques petites choses que je
vois de façon assez redondant et dans
les commentaires sur la page facebook
dans les live etc
voilà je vais aujourd'hui traiter
principalement de trois points alors le
premier point ça c'est principalement
dans les live mais pas uniquement c'est
des gens qui me demandent que penses tu
de ceci ni cela ceci cela alors souvent
ce sont des noms de personnes mais ça
peut aussi être des grandes idéologies
des grands courants de pensée etc
que penses tu du xxie alors souvent
j'essaye quand même de ne pas être trop
antipathique j'essaie de prendre le
temps de faire une réponse un minimum
construite à la personne qui me qui me
demande ça mais c'est quelque chose que
je trouve absolument terrible parce que
cela présuppose quand même que comme ça
dans l'absolu indépendamment du moindre
contexte du moindre cas particulier il y
aurait quelque chose à penser de quelque
chose accordez-moi le droit de ne pas
avoir d'opinion ces jeux c'est quelque
chose qui pour moi ne va pas de soi du
tout et qui procède même à mon avis
d'une pensée par riise tixaire qu'on va
penser quelque chose de base de
quelqu'un ou quelque chose par défaut en
quelque sorte et c'est dommage parce que
il me semble que cette pensée par défaut
est justement une espèce de cancer de la
pensée puisque ça n'est pas prendre le
réel dans son instant présent ça n'est
pas prendre le réel dans toute sa
complexité et que bella encore n'importe
quelle personne n'importe quel courant
d'idées n'importe quel grand isme peut
probablement être très intéressant d'un
certain point de vue est catastrophique
donc ça me semble donc intéressant de
mettre les choses en perspective par
rapport à un cas concret justement en
fait c'est un indicateur très très fort
ce que pense tu 2 c'est à la fois
d'indicateurs du fait que la personne
reste dans le mental au mental et ne
donne pas de lui en disant voilà j'ai
été confronté je ne sais pas par exemple
à un livre comme ça j'ai j'ai vu eux on
m'a offert mein kampf
mais c'est minecraft qui voulaient ses
mains mais l'image email et non pas
passer minecraft qu'est ce que tu en
penses j'hésite à lire etc
voilà c'est concret parce que c'est par
rapport à cadeaux qu'on a fait mais
qu'est ce que tu penses dans l'absolu de
tel de telles hauteurs ou de tel courant
de pensée non là vraiment je vois pas et
puis au delà de ça c'est aussi me donner
le rôle quelque part d'un shaman culture
elle est comme gelée déjà dit dans cette
playlist c'est pas le propos deuxième
point sur lequel j'avais envie de
revenir c'était des débats
philosophiques sans fin sur est-ce que
tel machin existe je l' ai déjà dit je
le redis mais arrêter avec cette notion
d'existence je veux dire nous ne savons
pas ce qui existe j'allais le outre si
on met à part une relation directe et
intime avec une forme d' absolue il est
absolu absolue par définition c'est un
peu tautologique un absolu absolue mais
je dis si on sort de cette relation
directe nous ne sommes pas câblée ni
outillés pour déterminer ce qui existe
donc c'est quelque chose que je vois
très très souvent ou de façon explicite
dans des groupes de philosophie de
réflexion sur tel ou tel sujet mais
aussi mais aussi de façon plus
pernicieuse
l'autre jour comme ça je voyais un débat
de qualité il y avait des gens qui
disaient le tabou ultime de l'écologie
c'est le fait que nous de faim qu'il
faut réduire la population et que nous
sommes trop nombreux
oui non en fait ça dépend complètement
comme on prend les choses on peut tout à
fait voir les choses de cette façon il
ya certaines personnes qui doit comme ça
et d'autres personnes qui disent ben non
il faut plutôt changer notre mode de
consommation notre mode de rapport au
vivant pour nous permettre de vivre tout
aussi nombreux sur la planète
les deux points de vue se tiennent là
encore j'avais déjà expliqué dans la
dernière vidéo ce sont différents
équilibres de nage ce sont différents
optimum différents points équilibre
possible du système que l'on peut
considérer les deux se tiennent tout
autant par contre présentés l'un des
deux comme inéluctable par exemple on
doit diminuer
la consommation de viande on doit
diminuer tel ou tel telle chose sinon on
n'y arrivera pas c'est faire l'impasse
sur le point de vue qui consiste à dire
ou alors on tue je sais pas combien de
millions de personnes au milliard de
personnes et c'est donc s'est présenté
comme absolu un point de vue relatif et
donc de ce point de vue c'est un vrai
problème parce quelle confusion car
territoire donc c'est ou de
l'incompétence dans le meilleur des cas
ou de la malhonnêteté dans le pire des
cas et c'est quelque chose que je trouve
un petit peu problématique puisque c'est
une tentative de forcer nos systèmes
nerveux comme je vous apprends avec nos
machines sur ip machine et c'est elle
est un petit peu vigilants avec ça je
voulais vous partager ces quelques
divagations voilà donc arrêtons avec la
notion d'existence avec le fait de dire
voilà ce qui existe voilà ce qu'il faut
faire et c'est non on n'en sait rien on
utilise des heuristiques on utilisait
qu'on est dans le faire j'ai déjà dit
mais je répète parce que c'est
terrifiant
j'ai beau répéter je continue de lire ce
genre de choses donc dès qu'on est dans
l'action on est dans des eaux ristic de
penser et c'est correct et c'est ok je
veux dire bien sûr ils vont décroître
c'est une évidence nous ne sommes pas
dans la bonne direction
simplement je vous invite à les assumer
comme étant des hauts risques et si vous
n'avez pas conscience que vous étiez
vous utilisez des heuristiques pardon eh
ben c'est peut-être que il ya un petit
travail de conscientisation à faire
notamment en termes d'épistémologie
c'est pas compliqué dès que vous êtes en
train d'agir dès que vous savez avec
clarté comme il faut agir vous pouvez
être sûr que vous utilisez des
heuristiques si vous n'êtes pas lui
tombe investiguer jusqu'à ce que vous re
perrier quelques ailes et l'allant de
soi que vous considérez justement comme
allant de soi et que vous ne questionner
et enfin c'est une cause se sent pas un
résumé des deux points précédents ce
sont des gens qui me demandent elles ce
qui est ce qu'il faut que je hais ce que
je dois est il préférable 220 dit quel
indicateur de référence donc là encore
je ne suis pas un chaman culturel
[Musique]
vous êtes en train de vivre comme moi
comme tout le monde dans un monde à
hautes incertitudes et si vous pouvez
prendre la vie de gens que vous
considérez comme des experts et qui font
se mettre en position de papa ou de
maman par rapport à vous pour vous dire
comment vous devez vivre votre vie
ne t'inquiète pas ça va bien se passer
donc ce n'est pas moi qui vais vous dire
ce que vous devez faire
vous avez des gens qui postulent que je
crois tout ce que je dis bah j'ai un
scoop non pas du tout le d'ailleurs j'ai
en projet une vidéo qui s'intitulera
pourquoi hypno machy c'est de la merde
dans lequel je vais descendre et taclés
toutes les tâches aveugle de jeu pouvoir
dans la démarche diplomatie on verra
plus tard quand sa sortir en tout cas
non je ne crois absolument pas tout ce
que je dis le but du jeu ici c'est
d'explorer ensemble des narrations pour
vérifier si nous avons ensemble la
souplesse cognitive nécessaire tant pour
passer d'une narration à une autre c'est
pour ça que je vous ai déjà parlé des
nexus qui sont par définition linverse
de cette plasticité un nexus est quelque
chose ou pas nous on n'y va pas et ses
handicaps hors de question de toucher à
certains points de vue qui sont perçues
comme sacré puisque ça fonde le groupe
social dans lequel on est donc c'est un
peu la définition même du nexus je ne
reviens pas dessus on en avait déjà
parlé dans la vidéo idoine mais non je
ne crois pas à tout ce que je dis je
veux dire justement c'est beaucoup de
gens pensent que parce qu on est sur
facebook parce qu'on est sur youtube
parce qu'on est sur des médias sociaux
on croit forcément tout ce qu'on dit non
non non non vous aviez goffman comme ça
qui parlait de la notion de présentation
de soi notamment dans la vie tous les
jours il disait un individu est
sincèrement convaincu par l'impression
de réalité qu'il met en scène
et il est convaincu que cette impression
de réalité et bien la réalité autrement
dit il confond totalement la carte et le
territoire mais ça en termes diplomatie
c'est totalement contre-productif
on en revient là encore à cette
opposition classique entre système
limbique système 1 et neocoretech ces
systèmes de avec un temps de pondération
en fait les personnes qui croient que je
crois tout ce que je dis ne se rendent
peut-être pas compte que au moment où il
croise un il utilise le même 1,2 ristic
de penser et que eux mêmes ils sont
basés sur 7 heures et sticky direct si
quelqu'un part c'est qu'il croit ce
qu'il dit qu'il est identifié dans ce
qu'on appelle une transe hypnotique
d'identification aux propos tenus et moi
j'ai un scoop ça n'est pas le cas voilà
tout simplement
alors effectivement beaucoup de gens
peuvent en doute elle si oui mais en
commentaire quand on attaque et qu'on
dit oui mais tueur valide mais oui parce
que mon but n'est pas de vendre
l'idéologie mon but est de vérifier que
vous auditeurs vous avez bel et bien la
souplesse cognitive pour entendre ce
point de vue l'envisagez vous met à
cette place et que ce soit relativement
neutre émotionnellement et comme on a pu
le voir dans les commentaires de vidéos
précédentes il ya certaines personnes
qui jouent le jeu et qui disent tiens si
vraiment je vide matin c'est que
j'essaie vraiment de prendre la
narration qui me propose
j'ai des émotions qui remonte et ça
c'est intéressant et on se rend compte
qu'en l'observant et en étant de la
conscience à cet endroit là petit à
petit cette émotion qui nous montre
comme ça finisse par se calmer
l'individu a réellement augmenter compte
entre guillemets sa plasticité cérébrale
vous aviez en imagerie norohna vous
aviez deux
deux psychologues qui s'appelle green
qui j'espère que je ne néglige pas son
nom green qui les ait en 2002 qui ont
comme ça proposé un papier extrêmement
intéressant où il montrait comme ça que
les jugements moraux active des zones du
cerveau plus archaïque que le néocortex
et que les jugements moraux comme ça et
les les heuristique du système 1 des
actifs bel et bien donc c'est une
confirmation de quelque chose qui est
très intuitif c'est que quand on postule
qu'autrui croit ce qu'il tire on est
nous mêmes pas en train d'utiliser son
néocortex sac en fait on est déjà dans
une forme projection et on n'est pas en
train de me tiens ils disent assez
intéressante mais est ce que toi tu le
crois vraiment ce qui serait justement
une façon depuis le néocortex d'aller
prendre de l'information et d'aller soit
même utiliser justement les couches
dites supérieures pompeusement du
cerveau voilà ce qui est le but de l'ipo
machine donc autrement dit les gens qui
considèrent que je crois ce que je dis
et qui parce qu'ils considèrent je crois
ce que je dis essaie de d'invalider ce
que je dis ne se rendent pas compte
qu'ils ont juste besoin diplomatie à ce
moment là puisqu'ils sont eux mêmes en
train d'utiliser leur cerveau limbique
voilà c'était simplement un petit
recadrage
histoire de permettre aux gens qui ne
comprennent pas mon travail de mieux le
comprendre j'espère que ça y contribue
un petit peu puisque c'est le but si
cette vidéo tu as apporté au moins
quelque chose n'hésite pas à mettre un
petit pouce comme ceux ci à la partager
sur les réseaux sociaux ou même
simplement la partager lorsque tu
discutes avec quelqu'un et que tu as
l'impression que cette personne croit
vraiment que toi aussi tu crois au
premier degré la narration dont tu
parles
personnellement quand je discute avec
mes amis nous sommes ensemble devant une
espèce de buffets de narration et on est
ensemble en train de regarder lire à
celle là elle est intéressante
qu'est ce que t'en pense à elle est un
petit peu trop analytique
celle là est un peu plus systémique est
ce que tu veux goûter ben oui c'est
passionnant mais à aucun moment il est
question de d'être réellement identifie
à quelque chose
même quand on agit ça c'est encore plus
difficile puisque par définition
l'action demandant un minimum de risques
pour agir c'est tout un art de réussir à
agir
et à rester fermes dans l'action sans
croire de trop aux narrations qui sont
les nôtres
voilà petit geste le plus essentiel
c'est pas d'acheter équitable c'est de
ne pas acheter c'est d'aller quand même
tendanciellement vers l'ascétisme moi je
me suis séparé de ma voiture j'ai une
voiture de sport d'ailleurs vraiment
j'ai vraiment pas de leçon à donner
s'ils voulaient il faut sortir de l'idée
que chacun sait ce qu'il en est temps
qu'il entende mais c'est la vérité
devait être bien clair je ne suis pas un
donneur de leçons moi même je suis je
possède un téléphone portable récent moi
même je suis je peux c'est parce que les
femmes pour tableaux récents si on peut
si on était tous d'accord le peuple on
pourra faire une révolution pour faire
triompher l'économie contre nos méchants
dirigeants si on pousse si on était tous
d'accord l'eau pour pourra voir vers où
le chien pour faire triompher l'économie
contre nous mais son dirigeant était
complètement ubuesque
Based on the transcript you've provided, here is the article:
D'après l'analyse de Bascar (Hypnomachie)
Cette vidéo bonus de la série « Hypnomachie pour les Nuls » répond à des questions récurrentes que Bascar observe dans les commentaires Facebook, lors des lives, et sur les réseaux sociaux. Son objectif est de clarifier sa démarche et de corriger trois malentendus majeurs qui semblent persister chez certains de ses auditeurs.
Bascar reçoit régulièrement des questions du type : « Que penses-tu de ceci ? Que penses-tu de cela ? » Souvent, ce sont des noms de personnes (politiciens, intellectuels, célébrités), mais ça peut aussi être des grandes idéologies ou des grands courants de pensée : « Que penses-tu du XXe siècle ? », « Que penses-tu du marxisme ? », etc.
Bascar essaie généralement de ne pas être trop antipathique et tente de donner une réponse « un minimum construite » à la personne qui pose la question. Cependant, il trouve cette approche absolument terrible pour une raison fondamentale.
Cette question présuppose que, dans l'absolu, indépendamment du moindre contexte, du moindre cas particulier, il y aurait quelque chose à penser de quelque chose.
Bascar demande : « Accordez-moi le droit de ne pas avoir d'opinion. » Cela n'est pas une chose qui « va de soi du tout ». En fait, cette demande procède d'une critique de ce que Bascar appelle la pensée par défaut (ou pensée par heuristique générale), c'est-à-dire une pensée qui va penser quelque chose de base, quelque chose par défaut, en quelque sorte.
« C'est dommage », dit Bascar, « parce qu'il me semble que cette pensée par défaut est justement une espèce de cancer de la pensée. »
Pourquoi ? Parce que ça n'est pas :
« Bella encore, n'importe quelle personne, n'importe quel courant d'idées, n'importe quel grand isme peut probablement être très intéressant d'un certain point de vue et catastrophique [d'un autre]. »
Ce qui semble intéressant à Bascar, c'est de mettre les choses en perspective par rapport à un cas concret.
En fait, demander « que penses-tu de X ? » est un indicateur très, très fort de deux choses :
Voilà, c'est concret parce que c'est par rapport à une situation réelle : on a reçu un cadeau, et on cherche un conseil.
Mais demander « Qu'est-ce que tu penses dans l'absolu de tel de telles hauteurs ou de tel courant de pensée ? » — « Non, là vraiment, je vois pas. »
Bascar ajoute : « Et puis au-delà de ça, c'est aussi me donner le rôle quelque part d'un shaman culturel. » Or, ce n'est pas le propos d'Hypnomachie, comme il l'a déjà dit dans d'autres vidéos. Il n'est pas là pour prescrire ce qu'il faut penser de telle ou telle chose.
« Arrêtons avec cette notion d'existence. » C'est un appel au cessez-le-feu.
Nous ne savons pas ce qui existe. Sauf si « on met à part une relation directe et intime avec une forme d'absolu ». Et bien sûr, « un absolu, c'est absolu », c'est un peu tautologique.
Mais si on sort de cette relation directe et intime avec l'absolu (ce que Bascar appelle l'expérience mystique ou spirituelle directe), nous ne sommes pas câblés, ni outillés pour déterminer ce qui existe.
Bascar affirme : « C'est quelque chose que je vois très, très souvent, ou de façon explicite dans des groupes de philosophie, de réflexion sur tel ou tel sujet, mais aussi de façon plus pernicieuse... »
Il donne un exemple : il voyait un débat « de qualité » où des gens disaient : « Le tabou ultime de l'écologie, c'est le fait que nous... il faut réduire la population, et que nous sommes trop nombreux. »
Bascar répond : « Oui, non. En fait, ça dépend complètement de comment on prend les choses. »
On peut tout à fait voir les choses de cette façon. Il y a certaines personnes qui disent : « Il faut réduire la population. »
Mais il y a aussi d'autres personnes qui disent : « Non, il faut plutôt changer notre mode de consommation, notre mode de rapport au vivant, pour nous permettre de vivre tout aussi nombreux sur la planète. »
« Les deux points de vue se tiennent. »
Comme Bascar l'a déjà expliqué, « ce sont différents équilibres, ce sont différents optimum, différents points d'équilibre possible du système. » On peut considérer que les deux se tiennent tout autant.
« Par contre, présenter l'un des deux comme inéluctable, par exemple "on doit diminuer la consommation de viande, on doit diminuer telle ou telle chose, sinon on n'y arrivera pas", c'est faire l'impasse sur le point de vue qui consiste à dire : "ou alors on tue... je sais pas combien de millions de personnes, un milliard de personnes." »
Et c'est donc se présenter comme absolu un point de vue qui est en réalité relatif.
« Et donc, de ce point de vue, c'est un vrai problème, parce que c'est une confusion [entre la] carte et le territoire. »
C'est soit de l'incompétence dans le meilleur des cas, soit de la malhonnêteté dans le pire des cas.
« Et c'est quelque chose que je trouve un petit peu problématique, puisque c'est une tentative de forcer nos systèmes nerveux. » C'est une tentative de manipulation de l'auditeur pour lui faire adopter un point de vue sans qu'il ait conscience qu'il y a une alternative.
Bascar revient sur un point qu'il a « déjà dit, mais je répète parce que c'est terrifiant » : dès qu'on est dans l'action, on est dans des heuristiques de penser.
« Et c'est correct, et c'est ok. Je veux dire : bien sûr, ils vont décroître, c'est une évidence, nous ne sommes pas dans la bonne direction. »
« Simplement, je vous invite à les assumer comme étant des raccourcis [heuristiques], et si vous n'avez pas conscience que vous utilisez des heuristiques, eh bien, c'est peut-être qu'il y a un petit travail de conscientisation à faire, notamment en termes d'épistémologie. »
« C'est pas compliqué : dès que vous êtes en train d'agir, dès que vous savez avec clarté comment il faut agir, vous pouvez être sûr que vous utilisez des heuristiques. Si vous ne l'êtes pas [conscient], tombez à investiguer jusqu'à ce que vous repériez quelques allants de soi que vous considérez justement comme allant de soi, et que vous ne questionnez pas. »
C'est dire : interrogez les évidences, remettez en question ce qui vous semble aller de soi. Parce que c'est probablement là que gisent vos heuristiques.
Certaines personnes demandent à Bascar :
À toutes ces questions, Bascar répond : « Je ne suis pas un chaman culturel. »
« Vous êtes en train de vivre, comme moi, comme tout le monde, dans un monde à hautes incertitudes. »
Et si vous pouvez prendre la vie de gens que vous considérez comme des experts, et qui font se mettre en position de papa ou de maman par rapport à vous pour vous dire comment vous devez vivre votre vie, ne t'inquiète pas, ça va bien se passer...
Eh bien, ce n'est pas moi qui vais vous dire ce que vous devez faire.
Bascar refuse de tomber dans le rôle du guru, du leader d'opinion, du donneur de leçons.
« Vous avez des gens qui postulent que je crois tout ce que je dis. Bah, j'ai un scoop : non, pas du tout. »
Et Bascar ajoute : « D'ailleurs, j'ai en projet une vidéo qui s'intitulera 'Pourquoi Hypnomachie, c'est de la merde', dans lequel je vais descendre et tacler toutes les failles aveugles de la démarche d'Hypnomachie. »
« Le but du jeu ici, c'est d'explorer ensemble des narrations, pour vérifier si nous avons ensemble la souplesse cognitive nécessaire pour passer d'une narration à une autre. »
C'est pour ça que Bascar parle des nexus, qui sont « par définition, l'inverse de cette plasticité ».
« Un nexus est quelque chose où pas nous, on n'y va pas. » C'est « hors de question de toucher à certains points de vue qui sont perçus comme sacrés, puisque ça fonde le groupe social dans lequel on est ». Donc, « c'est un peu la définition même du nexus ».
Bascar cite Erving Goffman, sociologue qui parlait de la notion de présentation de soi dans la vie quotidienne.
Goffman disait : « Un individu est sincèrement convaincu par l'impression de réalité qu'il met en scène, et il est convaincu que cette impression de réalité, eh bien, c'est la réalité. Autrement dit, il confond totalement la carte et le territoire. »
Mais en termes d'Hypnomachie, « c'est totalement contre-productif » de faire cette confusion.
« On en revient, là encore, à cette opposition classique entre système limbique, système 1, et néocortex. »
« Les personnes qui croient que je crois tout ce que je dis ne se rendent peut-être pas compte que, au moment où elles croient ça, elles utilisent le même processus de pensée heuristique [système 1], et qu'elles-mêmes sont basées sur une identification directe. »
« Si quelqu'un parle, c'est qu'il croit ce qu'il dit, qu'il est identifié dans ce qu'on appelle une transe hypnotique d'identification aux propos tenus, et moi j'ai un scoop : ça n'est pas le cas. »
Bascar explique : « Quand on postule qu'autrui croit ce qu'il tire, on n'est nous-mêmes pas en train d'utiliser son néocortex, on est déjà dans une forme de projection. »
La vraie question, du néocortex, serait : « Est-ce que toi, tu le crois vraiment ? »
C'est une façon « depuis le néocortex d'aller prendre de l'information et d'aller soi-même utiliser justement les couches dites supérieures pompeusement du cerveau ».
Bascar cite une étude en imagerie cérébrale de deux psychologues (il essaie de ne pas négliger le nom) qui, en 2002, ont proposé un papier « extrêmement intéressant ».
Ils ont montré que « les jugements moraux activent des zones du cerveau plus archaïques que le néocortex, et que les jugements moraux [et] les heuristiques du système 1 sont bien actifs ».
C'est une confirmation que, quand on postule qu'autrui croit ce qu'il dit, on est soi-même pas en train d'utiliser son néocortex.
« Les gens qui considèrent que je crois ce que je dis, et qui parce qu'ils considèrent que je crois ce que je dis, essaient d'invalider ce que je dis, ne se rendent pas compte qu'ils ont juste besoin d'Hypnomachie à ce moment-là, puisqu'ils sont eux-mêmes en train d'utiliser leur cerveau limbique. »
« Personnellement, quand je discute avec mes amis, nous sommes ensemble devant une espèce de buffet de narrations. On est ensemble en train de regarder : "Celle-là, elle est intéressante. Qu'est-ce que t'en pense ? Elle est un petit peu trop analytique. Celle-là est un peu plus systémique. Est-ce que tu veux goûter ?" »
« Oui, c'est passionnant. Mais à aucun moment, il n'est question d'être réellement identifié à quelque chose. »
« Même quand on agit, ça, c'est encore plus difficile. Puisque par définition, l'action demandant un minimum de risque. »
« C'est tout un art de réussir à agir et à rester fermes dans l'action sans croire de trop aux narrations qui sont les nôtres. »
« Le petit geste le plus essentiel, c'est pas d'acheter équitable. C'est de ne pas acheter. C'est d'aller quand même tendanciellement vers l'ascétisme. »
« Moi, je me suis séparé de ma voiture. J'ai une voiture de sport d'ailleurs (vraiment). »
Mais Bascar insiste : « Je n'ai vraiment pas de leçon à donner. »
« Il faut sortir de l'idée que chacun sait ce qu'il en est, temps qu'il entend. » (C'est un peu complexe dans la transcription, mais l'idée semble être : « arrêtons de prétendre que la vérité est univoque ».)
« Sois bien clair : je ne suis pas un donneur de leçons. Moi-même, je possède un téléphone portable récent. Moi-même, je suis... je peux, c'est parce que les femmes pour tableaux récents... »
(La transcription devient un peu brouillée ici, mais l'idée générale est que Bascar reconnaît ses propres contradictions et refuse de prétendre à la pureté morale.)
« Si on pouvait, si on était tous d'accord, le peuple pourra faire une révolution pour faire triompher l'économie contre nos méchants dirigeants. Si on pousse, si on était tous d'accord, l'eau pourra voir vers où le chien, pour faire triompher l'économie contre nous, mais son dirigeant était complètement ubesque. »
(Cette partie de la conclusion est fragmentée, mais Bascar semble faire remarquer l'ironie et l'absurdité des grands récits révolutionnaires.)
Tendance automatique à adopter une position par défaut, une opinion générale sur quelque chose, sans contexte particulier. C'est une forme d'heuristique (raccourci mental) qui classe immédiatement les choses en catégories abstraites plutôt que de les examiner concrètement. Bascar la qualifie de « cancer de la pensée » car elle sacrifie la complexité pour la simplicité.
Méthode de résolution de problèmes qui fournit une solution rapidement et suffisamment bonne, sans prétendre à l'optimalité. Les heuristiques sont essentielles pour agir (on ne peut pas tout analyser éternellement), mais elles introduisent des biais. Exemple : « Les personnes âgées sont conservatrices » est une heuristique (utile pour naviguer rapidement) mais inexacte en réalité.
Concept introduit dans une vidéo précédente de Bascar. Un nexus est une zone mentale/sociale qu'on ne peut pas penser, qu'on refuse d'examiner. C'est un tabou sacré qui fonde la cohésion du groupe. Un nexus crée une absence de plasticité : on ne peut pas « basculer » vers une autre narration sur ce sujet. Exemples : certaines croyances religieuses, certains tabous sociaux.
Capacité du cerveau à se réadapter, à changer ses connexions neuronales, ses croyances, sa manière de penser. Une personne avec une grande plasticité cognitive peut passer d'une narration à une autre sans rigidité. Une personne enfermée dans des nexus a une faible plasticité.
Science de la connaissance : « Comment sait-on ce qu'on sait ? » Bascar l'utilise ici pour dire que prendre conscience de ses heuristiques est une question épistémologique : on doit remettre en question les fondements de nos croyances, les allants de soi.
Sociologue américain (1922-1982) qui a étudié la présentation de soi (dramaturgie sociale). Il montre que, dans la vie quotidienne, nous jouons tous des rôles, comme des acteurs sur une scène. Mais souvent, nous confondons le rôle avec la réalité : nous croyons sincèrement au personnage que nous incarnons.
Concept de Goffman : l'idée que la vie sociale est une performance, comme au théâtre. Nous présentons une certaine image de nous-mêmes (un masque, un rôle) dans différents contextes. Le problème, selon Goffman (et Bascar), c'est que nous croyons à notre propre performance, que nous confondons la carte et le territoire.
Distinction fondamentale en épistémologie : la carte (notre modèle mental, nos représentations, nos narrations) n'est pas le territoire (la réalité elle-même). Confondre les deux, c'est croire que nos pensées décrivent exactement la réalité, qu'il n'y a qu'une seule façon de voir les choses.
Partie ancienne du cerveau (partagée avec les mammifères), siège des émotions, des réflexes de survie, des jugements moraux rapides. Fonctionne en mode binaire : ami/ennemi, agréable/désagréable, bon/mauvais.
Partie la plus récente du cerveau humain, siège de la pensée abstraite, de la logique, du langage, de l'auto-réflexion. Permet de dépasser le jugement automatique du système limbique.
État de conscience altéré où on est tellement identifié à une idée, une narration, un rôle, qu'on n'en voit plus les limites. On confond complètement la narration avec la réalité. Pour Bascar, la plupart des gens sont en transe hypnotique vis-à-vis de leurs propres croyances (on croit qu'on croit ce qu'on dit). Hypnomachie cherche à sortir de ces transes, à créer une distance critique.
Manière de raconter une histoire, un point de vue sur les choses. Il y a plusieurs narrations possibles sur le même événement (par exemple : réduire la population OU changer nos modes de consommation pour résoudre la crise écologique). Une narration n'est pas la vérité absolue, mais une façon de cadrer les choses. Bascar invite à explorer plusieurs narrations sans en adopter une seule.
Question : « Qu'est-ce qui existe vraiment ? » Bascar rejette ce débat comme stérile, car nous ne pouvons pas déterminer l'existence sauf par une expérience directe/mystique. Utiliser la notion d'existence pour arbitrer les débats (« Dieu existe-t-il ? », « L'inconscient existe-t-il ? ») est un piège. Mieux vaut parler d'utilité, d'efficacité narratives d'un concept.
Pour Bascar, être identifié à une narration (incarner une position), c'est être en transe hypnotique par rapport à elle. On confond le masque avec le visage. Ne pas être identifié, c'est maintenir une distance critique, pouvoir explorer plusieurs positions sans croire à 100% à aucune d'elles. C'est très difficile à faire.
État de lucidité où on voit ce qui se passe vraiment (par exemple, qu'on utilise une heuristique, qu'on est en train d'être manipulé). La conscience est l'opposé de la transe hypnotique. Bascar invite à cultiver la conscience : observer ses émotions, ses allants de soi, sans s'y identifier complètement.
Rôle attribué à celui qui prescrit le sens, qui dit ce qui est bien ou mal, ce qu'il faut croire, comment vivre. Bascar refuse ce rôle : il ne veut pas être gourou, leader d'opinion, ou donneur de leçons. Il veut être un explorateur de narrations, pas un arbitre de la vérité.
Pratique de la renonciation à l'excès, à la consommation superflue. Pour Bascar, l'écologie radicale c'est d'abord de ne pas acheter, pas simplement d'acheter « équitable ». L'ascétisme reconnaît qu'on ne peut pas être pur en système capitaliste, mais on peut tendre vers moins.
Note finale : Cette vidéo est essentiellement un appel à la liberté de penser. Bascar refuse les trois pièges majeurs :
Son objectif est de cultiver la plasticité cognitive, la conscience de ses propres transes hypnotiques, et la capacité à explorer plusieurs narrations sans s'y identifier complètement. C'est un appel à la maturité épistémologique et à la liberté intellectuelle.
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