Vue lecture

Perplexity se laisse séduire par Microsoft Foundry…sans lâcher AWS

Perplexity s’offre les services du cloud Azure de Microsoft pour déployer des modèles d’IA via le service Foundry, incluant notamment ceux développés par OpenAI, Anthropic et xAI, selon des sources citées par Bloomberg.

Son montant :  750 millions $ sur trois ans.

« Nous sommes ravis de nous associer à Microsoft pour accéder aux modèles de pointe de X, OpenAI et Anthropic », a déclaré Perplexity en précisant que ce nouveau contrat ne s’accompagne d’aucun transfert de dépenses depuis Amazon Web Services, son principal fournisseur cloud historique.

« AWS reste le fournisseur d’infrastructure cloud privilégié de Perplexity, et nous sommes impatients d’annoncer des extensions de ce partenariat dans les semaines à venir », a ajouté le porte-parole.

Cette diversification illustre une tendance forte de l’approche  « multicloud » qui s’est accélérée avec l’avènement de l’IA.

Des relations complexes avec Amazon

Perplexity avait jusqu’ici construit l’essentiel de son activité sur AWS, utilisant le service Bedrock  pour accéder aux modèles Anthropic qui alimentent son moteur de recherche.

Aravind Srinivas, le directeur général de Perplexity, est un habitué des conférences AWS qui  présentait volontiers Perplexity comme l’un de ses clients IA de référence.

Les relations se sont toutefois tendues ces derniers mois. En novembre, Amazon a poursuivi Perplexity en justice pour tenter d’empêcher la start-up de permettre aux consommateurs d’utiliser ses outils d’IA pour faire leurs achats sur la marketplace du géant du commerce en ligne. Perplexity a riposté en qualifiant Amazon d’intimidateur, dénonçant des actions constituant « une menace pour le choix des utilisateurs ». Srinivas avait alors révélé avoir pris des « centaines de millions » d’engagements auprès d’AWS.

Microsoft muscle son offre IA

Pour Microsoft, cet accord renforce sa stratégie visant à positionner Azure comme la plateforme de référence pour développer des applications d’IA et déployer des modèles de multiples fournisseurs. Le groupe propose depuis longtemps les modèles de son partenaire OpenAI et a conclu un accord similaire avec Anthropic en novembre.

« Nos clients s’attendent à utiliser plusieurs modèles dans le cadre de n’importe quelle charge de travail », a déclaré le PDG Satya Nadella lors d’une conférence téléphonique sur les résultats cette semaine. « Et nous offrons la plus large sélection de modèles de tous les hyperscalers. »

Plus de 1 500 clients Microsoft Foundry ont déjà utilisé à la fois les modèles OpenAI et Anthropic, a précisé le PDG Satya Nadella lors d’une conférence téléphonique sur les résultats financcette semaine indiquant que le nombre de clients dépensant plus d’un million de dollars par trimestre sur Foundry a progressé de près de 80% au cours du trimestre clos en décembre.

Perplexity compte parmi les start-ups d’IA les mieux valorisées, mais fait face à une rude concurrence de Google et OpenAI dans son ambition de révolutionner la recherche d’informations en ligne. Contrairement à OpenAI et Anthropic, qui ont récemment multiplié les accords d’infrastructure, elle n’a pas levé autant de capitaux que ses concurrents.

« `

The post Perplexity se laisse séduire par Microsoft Foundry…sans lâcher AWS appeared first on Silicon.fr.

  •  

Résultats : Microsoft dépasse les 80 milliards de CA, mais la division gaming s’écroule

Microsoft a publié ses résultats financiers pour le trimestre clos fin décembre 2025, et le contraste est frappant entre les scores de la division gaming… et le reste de la société ! Tandis que le groupe affiche une croissance solide portée par le cloud et l’intelligence artificielle, Xbox …

Lire la suite

Aimez KultureGeek sur Facebook, et suivez-nous sur Twitter

N'oubliez pas de télécharger notre Application gratuite iAddict pour iPhone et iPad (lien App Store)


L’article Résultats : Microsoft dépasse les 80 milliards de CA, mais la division gaming s’écroule est apparu en premier sur KultureGeek.

  •  

Souveraineté numérique de l’UE : état des lieux et enjeux stratégiques

Avec 83 % des dépenses IT des grandes entreprises captées par des fournisseurs étrangers et une part de marché européenne marginale sur la plupart des segments critiques (OS, cloud, IA générative), l’UE fait face à des risques majeurs de souveraineté et de sécurité.

Ce dossier décrypte les données chiffrées de cette dépendance, analyse la matrice des risques économiques et géopolitiques associés, et illustre concrètement ces enjeux à travers le cas du secteur de l’énergie, où la cybersécurité repose massivement sur des solutions non européennes.

> Dépendances numériques de l’UE : une matrice des risques
L’étude commandée par le Parlement européen propose une matrice d’évaluation du « risque de souveraineté », sur trois axes (contrôle juridique, autonomie technique, indépendance stratégique) comportant chacun trois dimensions

> Les dépendances numériques de l’UE chiffrées, GenAI comprise
Les grandes entreprises européennes orientent près 83 % de leurs budgets IT vers des acteurs américains.

> Dépendances numériques : l’exemple de la cyber dans le secteur de l’énergie
La dépendance de l’UE à des logiciels étrangers trouve une illustration avec les solutions cyber déployées dans le secteur de l’énergie.

The post Souveraineté numérique de l’UE : état des lieux et enjeux stratégiques appeared first on Silicon.fr.

  •  

Cloud : Google retire sa plainte antitrust contre Microsoft

Alphabet, maison mère de Google, a retiré sa plainte antitrust déposée auprès de la Commission européenne contre les pratiques cloud de Microsoft, une semaine après l’ouverture par Bruxelles de trois enquêtes de marché sur AWS et Microsoft Azure dans le cadre du Digital Markets Act (DMA).

Désormais, Google affirme vouloir contribuer aux travaux des autorités dans ce cadre plus large, et indique rester engagé dans le dialogue avec les décideurs publics pour faire évoluer les règles de concurrence et les conditions de licences dans le cloud.​

Google avait saisi la Commission européenne en 2024 en accusant Microsoft d’utiliser des conditions de licences logicielles pour enfermer les clients dans sa plateforme Azure. La plainte mettait en avant des pénalités financières, des restrictions d’usage de Windows Server et des obstacles d’interopérabilité pour les entreprises souhaitant exécuter les logiciels Microsoft sur des clouds concurrents ou migrer leurs charges de travail hors d’Azure.​

Ces griefs faisaient écho à des préoccupations déjà exprimées par l’association professionnelle CISPE, soutenue par Amazon, qui avait elle-même déposé puis retiré une plainte contre Microsoft après un accord transactionnel en 2024.​

Enquêtes de l’UE sur le cloud

Les enquêtes ouvertes par la Commission visent à déterminer si AWS et Azure doivent être désignés comme « contrôleurs d’accès » (gatekeepers) pour leurs services cloud, alors même qu’ils ne remplissent pas automatiquement tous les seuils chiffrés prévus par le DMA. Bruxelles veut évaluer si certaines caractéristiques du secteur (effets de verrouillage, coûts de sortie, barrières techniques au multicloud) renforcent le pouvoir de marché de ces hyperscalers au détriment de la concurrence.​

Une troisième enquête examinera si les dispositions actuelles du DMA suffisent à traiter les pratiques susceptibles de limiter la contestabilité et l’équité dans le cloud, ou si des ajustements réglementaires sont nécessaires. La Commission a indiqué que ces travaux s’inscrivent dans un effort plus large pour adapter les outils de concurrence numérique aux spécificités de l’informatique en nuage dans l’UE.​

The post Cloud : Google retire sa plainte antitrust contre Microsoft appeared first on Silicon.fr.

  •  
❌